Catégorie : Cheveux

31 mars 2017

Invisibobble addiction

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Pretzel Brown extra strong @invisibobble

Non mais ho.

Ca me tue d’être à chaque fois la dernière au courant quand des bidules géniaux débarquent, on dirait qu’ils s’obstinent à éviter ma planète de fifolle histoire de me laisser dans l’ignorance la plus totale. Ne m’en veux donc pas si j’aborde un sujet qui a déjà fait le tour de toutes les perruques du monde, mais la découverte est trop chouette.

Un peu comme l’eau ça mouille et le feu ça brûle.

 

Ceux qui me suivent depuis un moment ont déjà vu passer pas mal de changements capillaires par ici, mais le plus franc et récurrent a toujours été la petite crise d’automne, quand l’envie d’à nouveau tout couper me reprend pour repartir sur des pointes jeunes, fringantes et pleines de vie.

Sauf que, cette année, j’ai UN CHOUILLA failli à la règle et sauté cette case de tonte.

J’ai donc la tifaille longue, désépaissie par les changements hormonaux- et complètement crâmée par les conneries d’une « artiste capillaire ». A moins de toucher à des sprays volumisants ou qui miment la texture de la cascade de Megan Fox, je suis face à une misère sans nom.

Qui demande beaucoup d’entretien.
Le but du moment c’est d’assez laisser pousser pour pouvoir rafraîchir ma coupe en virant d’un coup les longueurs mortes et sans tonus, brûlées par les deux décolorations successives de Madame La Pro du Pwal De Tayte.

Comme ça m’emmerde quand ça virevolte et qu’au détour d’un coup de vent, je me bouffe joyeusement une mèche perdue, je les attache un peu plus souvent qu’avant. Je veux que cela tienne sans trop serrer pour ne pas finir chauve, que cela n’impacte pas sur le volume ni la super forme que j’ai obtenue au lisseur et surtout, que cela s’enlève sans couinement.

 

Mes choix sont relativement restreints au quotidien :

  • je peux me jeter sur un élastique fin : qui va absolument zigouiller le reste de dignité capillaire qui m’habite, tout en profitant pour être une horreur à enlever; on m’entend hurler dans la salle de bain à chaque bulbe arraché depuis au moins deux décennies
  • choisir une pince : ça tire mais c’est déjà moins pénible, au moins ça dégage vite fait le visage quand je suis de corvée vaisselle
  • ou encore un chouchou : pas sexy du tout, même si j’en ai un gris dans le tas, je trouve que ça n’appelle pas forcément le professionnalisme si j’en porte un en journée, mais au moins la bande qui abîme la fibre est fourrée sous un tissu en accordéon, ça adoucit une soupe amère

Les bobby pins sont pas mal aussi, j’arrive à les enlever sans trop de peine, mais ils ont le défaut d’aller se fourrer à nowhere land, là où personne ne remet la main dessus. En gros, quand tu en achètes 30, le lendemain, un vortex bourré d’humour a déjà englouti la moitié.

On ne sait où.

J’ai découvert les invisibobble au boulot, une goumiche avait laissé traîné le sien, personne n’était venu le réclamer, du coup j’étais rentrée avec à la maison.

Si le blogging n’avait pas été mon hobby, je n’aurais pas deviné qu’il s’agissait d’un élastique. Peut-être d’un bracelet un peu fancy mais sans plus.

J’ai passé une journée entière avec le tournicoti transparent calé sur le haut de ma caboche, sans vraiment me douter d’où viendrait le succès.

Mais en l’enlevant tu comprends TRES VITE le délire planétaire :

  • un plaisir à enlever – really
  • il n’y a pas de trace. None. Tu brosses et c’est good, tu peux laisser ta perruque à nouveau pendouiller à l’air libre
  • ça ne tire absolument pas – donc pas de migraine, pas de tête en forme de polygone
  • je ne perds pas le volume que j’avais avant de les attacher

Ca paraît con, mais cette spirale – au-delà de la marque même – pourrait bien plus soigner vos cheveux que ce que vous pensiez, fallait me voir le premier soir, j’en suis tombée sur le fessier.

Je crois que le point le plus important a été la non-casse et le fait que les plis ne soient pas là après plus de 10h de port, je n’avais JAMAIS eu un résultat pareil, pas même avec une pince crabe (qui est pourtant la plus aérée de tous).

 

En perdant celui que j’avais trouvé (après un mois quand même, record absolu pour un accessoire cheveux), j’ai vu qu’ils étaient vendus chez Ici Paris Xl et m’en suis repris un lot de 3.

Je n’avais pas remarqué qu’il y avait différentes « puissances » de serrage, et même si les miens sont les POWER, ils finissent par se détendre un peu et tiennent très bien sans arracher.

Je conseille quand même les ORIGINAL si vous avez plus de masse ou envie d’une coiffure un peu plus lâche. Il existe aussi des NANO pour les looks plus minimalistes ou les coupes courtes.

 

BREF, tu t’attaches la perruque avec ce que tu veux, mais l’invisibobble est une vraie réussite pour la mienne.

 

Des bisous les Caribous !
Lot de 3 POWER pretzel Brown @invisibobble ,
à dégoter chez Ici Paris Xl, 5,95 euros le lot

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30 janvier 2017

Havana curls, le baume des cheveux à la dérive

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Dr Lüderitz Havana Curls / @mademoisellebio

Depuis mon papelard sur mes cheveux à la dérive, je ne suis toujours pas passée chez le coiffe-tif.

J’en cherche un bon, celui qui comprendra « un bête carré un peu plongeant, un peu foufou, qui frôle gaiment les épaules », mais tu la connais autant que moi cette quête de la perle rare : elle roule la perlasse, mais t’en as pas foule pour l’attraper.

Anyway, je me traîne depuis des mois avec une espèce de coiffure bizarbizar, un semblant de brun naturel descendant des racines et se poursuivant sur les longueurs en châtain roux clair (même pas un beau blond vénitien, la couleur est juste étrange). On dirait vraiment une artiste à la manque qui craint du boudin, mais tant que je n’aurai pas trouvé un coiffeur en or, je serai condamnée à vivre avec une queue d’écureuil.

 

Les problèmes persistants des perruques foutues en l’air par une décoloration sont leur tendance à très vite se fragiliser au niveau des pointes, crier « sécheresse » et être totalement indomptables – tu la vois la tignasse d’hystérique qui mêle électricité statique, racine qui râle et poil qui rebique ?

L’huile de camélia a permis de déjà me faire passer du statut filandreux à un peu plus de tenue. Mais le bas arrivait encore à s’emmêler comme des spaghettis. Il y a quelques semaines, en pré-séchage, j’ai commencé à me mettre le baume Havana Curls en prenant bien soin de faire un maximum dégorger mes cheveux avant histoire qu’il y ait une meilleure accroche de la crème sur la fibre.

Puis je dégainais le séchoir et j’inondais mes lianes d’air chaud.

 

Dedans il y a : de l’eau et de la glycérine (bien, on ne commence pas sur une base huileuse), de l’huile de coco (très pénétrante et revitalisant capillaire), du beurre de karité (riche et nourrissant), un émulsifiant naturel (pour que le gras et l’aqueux cohabitent bien), du beurre de mangue (évite les fourches tant que faire se peut), de l’huile d’avocat et d’olive (brillance, nutrition), de l’extrait d’aloe vera. Ensuite, on a un alcool gras comme émollient, de l’huile de jojoba, de l’allantoin et du panthenol (pour adoucir le tif), et enfin des touches d’huile de tournesol, de soie hydrolysée (lisse les lianes comme une reine), entre autres.

Aqua, Glycerin, Cocos Nucifera (Coconut) Oil, Butyrospermum Parkii (Shea) Butter, Methyl Glucose
Sesquistearate, Mangifera Indica (Mango) Seed Butter, Persea Gratissima (Avocado) Oil, Olea Europaea (Olive) Fruit Oil, Aloe Barbadensis Leaf Extract, Cetyl Alcohol, Simmondsia Chinensis (Jojoba) Seed Oil, Allantoin, Panthenol, Fragrance (Essential Oils), Tocopherol, Benzyl Alcohol, Citric Acid, Rosmarinus Officinalis Leaf Extract, Benzoic Acid, Helianthus Annuus (Sunflower) Seed Oil, Sorbic Acid, Hydrolyzed Silk, Potassium Sorbate, Sodium Benzoate, Rosa Damascena Flower Oil, Citral, Eugenol, Geraniol, Linalool, Citronellol, Limonene

 

Ce petit soin est vraiment spécial : il en faut une lichette (voire moins encore) – ultra dur à doser la première fois, on est face à une texture à la fois épaisse et malléable, on se dit qu’on va finir avec le capillaire tellement lesté par les lipides qu’il perdra tout son volume.

Mais non.

Il est à mi-chemin entre le baume coiffant et l’huile de finition et peut à la fois s’utiliser sur cheveux essorés (ce que je fais), ou pour parfaire une coiffure en bout de route (i do that too). L’odeur est assez passe-partout, elle est un chouilla aromatique et légère et ne reste pas longtemps, donc même si vous n’aimez pas la fragrance, elle s’oublie après un moment.

 

Depuis que je l’utilise mes cheveux s’emmêlent encore moins (j’ai aussi toujours l’huile multi-usage d’elizabeth arden dans ma sacoche, celle qui sent le melon) et sont devenus encore un peu plus doux, malgré les dégâts subis il y a quelques mois.

Bon, je t’avoue qu’il y a deux jours, j’en ai quand même eu marre et j’ai coupé mes pointes un peu partout, parce que ça commençait à sérieusement me grimper sur le panard. Je ne savais même pas que je serais capable d’aérer mes tifs sans passer par le coiffeur ni l’hôpital (les ciseaux et moi, ce sont souvent des histoires de maladresse), mais j’y suis arrivée.

Du coup ce baume a encore plus de sens maintenant que j’ai un peu entretenu ma jungle, même si je sais que je bouche le trou qui cache la montagne. Mais au moins, je ressemble à quelque chose et je ne fais plus peur aux gosses dans la rue.

NB : il sera parfait pour les cheveux ondulés / afros / secs et fragilisés – et ne commandez surtout pas le pot de 150 ml à moins d’être du genre à manger les produits cosmétiques. Le modèle que j’ai est celui de 30ml, et je pense qu’il va me durer une bonne année !

 

Des bisous les Caribous !
Crème sans rinçage Havana Curls reçue par @mademoisellebio

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23 janvier 2017

Botanicals fresh care, ceci n’est pas une fleur

Le langage des marques – Tome 1
Tout ce qui change de nom n’est pas une révolution – Tome 2
Organix tu nous nix #lacontrerevue

Avoue quand même que devant le culot de certaines marques, tu te demandes parfois comment est-ce possible ? Comment les gens vont-ils gober telle campagne, acheter tel produit sans arrière-pensée, se demander s’ils font le bon choix ?

Dans la vie de tous les jours, il n’est clairement pas envisageable de tout analyser, ou de faire comme moi, le téléphone à la main, une analyse poussée de chaque produit (oui je regarde les avis clients quand je suis devant un dilemme, même quand le vendeur me talonne de près). J’ai le temps, donc je le prends, mais je dois aussi me mettre à ta place, avec ton job full time, tes gosses peut-être, le boss qui hurle, la facture qui t’attend sur le bureau, la frustration du dernier muffin acheté par la brune devant toi.

Tu deviens vive et à l’affût en te baladant dans les allées et, dans le rush, tu chopes un soin sur l’étagère du supermarché en ne lisant que l’intitulé (on le fait toutes), en te dépêchant d’aller vers la caisse avant de changer d’avis – pour pas qu’on te pique une chose de plus sur la journée – merde, t’as déjà beaucoup donné de ta personne.

Tu es un peu comme ces rapaces en plein vol, qui n’ont pas besoin d’un produit en particulier, juste « d’un bête shampoing », d’une « bête crème pour les mains », « un bidule qui marche vite fait », on va à l’essentiel en ne visant que le visuel, le nom qui nous parle et le prix.

Bienvenue dans le monde où vous succombez parce que vous étiez pressée – ah oui, t’inquiètes, je les collectionne aussi les achats cons.

 

Fresh Care Botanicals by L’Oréal

Botanicals, fresh, la petite fleur derrière l’étiquette, le produit « infusé à l’huile de cameline » qui te donne l’impression d’avoir touché le jackpot naturel, sans parabènes, sans silicones ni colorants (depuis quand le sans colorant est-il un argument de vente vital ?). Les nouveautés paradaient devant l’encart publicitaire, quand d’autres goumiches qui voulaient asseoir leur pouvoir d’achat se bousculaient derrière moi dans la boutique.

Hum.

Une nouvelle gamme était sortie du sol dans la droguerie, un peu comme la mousse investit l’interstice des dalles de la terrasse, on ne voyait que ça devant nos mirettes. L’ensemble m’évoquait de loin la marque Korres, avec des ingrédients d’origine naturelle, un packaging qui se la joue botaniste mais pas trop (d’autant plus frappant sur les autres soins de la gamme) et des couleurs chaudes et plaisantes – le brun de la terre, tu humes presque l’humus à plein pif.

On voyait des mots comme source-infusion-vinaigre, en rajoutant encore sur le côté clean et respectueux. Mais « madame, on a juste écrit ce qu’il n’y avait pas dedans, on ne se revendique pas organic haircare ».

Moui. J’ai mordu ma lèvre pour essayer de me décider un peu plus vite. Parce que, oui, je suis ressortie avec.

 

Quand j’ai un doute sur une gamme, je prends l’après-shampoing : plus facile de voir si c’est efficace qu’avec un nettoyant capillaire, l’effet est immédiat et sans concessions.

De ce point de vue-là, le conditioning balm à la cameline est vraiment bien – même si, à l’usage, je l’ai quand même un peu espacé, il est suffisant utilisé une fois par semaine.

Là où le bât blesse, c’est au niveau de la formulation : de loin, elle paraît tout à fait acceptable, mais de près, on peut vite déchanter – c’est encore le « trop beau pour être vrai, mais merci l’Oréal d’avoir fait un mini effort ».

 

Dedans il y a : de l’eau, un alcool gras (agent de texture dosé de 1 à 20% en général), de l’huile de soja pour le toucher doux, et du behentrimonium chloride (dosé à maximum 0,1%, irritant pour les muqueuses).

Je m’arrête volontairement au quatrième ingrédient parce que ce qui suit n’est que là pour servir un discours pseudo-vert de la part de la marque. La première place jusqu’à la troisième, ce sont les plus fournis, en pourcentage.

Après, ce ne sont que des petites gouttes huileuses glissées par-ci par-là – avec la coco, la nigelle, la cameline (ah, t’étais là ?); et le reste.

AQUA / WATER • CETEARYL ALCOHOL• GLYCINE SOJA OIL / SOYBEAN OIL • BEHENTRIMONIUMCHLORIDE • COCOS NUCIFERA OIL / COCONUT OIL •SODIUM HYDROXIDE • NIGELLA SATIVA SEED OIL •CAMELINA SATIVA SEED OIL • BENZOIC ACID •PENTAERYTHRITYL TETRA-DI-T-BUTYL HYDROXYHYDROCINNAMATE• LINALOOL • ISOPROPYL ALCOHOL• CAPRYLYL GLYCOL • HEXYL CINNAMAL • GLYCERIN• PARFUM / FRAGRANCE. (F.I.L. C192133/1)

 

Même genre de ritournelle avec le shampoing coriandre (pas testé) : de l’eau, SLS (sulfate de base), un tensioactif (naturel chez l’Oréal ? – dosé de 2 à 8%, atténue dans une certaine mesure l’effet des sulfates), un tensioactif chimique, et enfin le cocamide mea (issu de très loin de la coco, réputation pas terrible). Le reste est un bain de quat et polymère ( pour le toucher doux siliconesque) avec un bas de liste un chouilla d’huile de coriandre.

AQUA / WATER • SODIUMLAURETH SULFATE • COCO-BETAINE • LAURETH-5CARBOXYLIC ACID • COCAMIDE MEA • ISOPROPYLMYRISTATE • COCOS NUCIFERA OIL / COCONUT OIL •SODIUM CHLORIDE • SODIUM BENZOATE • SODIUMACETATE • SODIUM HYDROXIDE • PEG-60HYDROGENATED CASTOR OIL • POLYQUATERNIUM-10 •SALICYLIC ACID • LIMONENE • LINALOOL • BENZYLSALICYLATE • BENZYL ALCOHOL • ISOPROPYL ALCOHOL •GERANIOL • CORIANDRUM SATIVUM SEED OIL /CORIANDER SEED OIL • CETEARETH-60 MYRISTYL GLYCOL• CITRIC ACID • HEXYLENE GLYCOL • GLYCINE SOJA OIL /SOYBEAN OIL • PARFUM / FRAGRANCE

 

Je sais que je me fourvoie en pensant qu’on peut vraiment imaginer que d’une manière ou d’une autre, les grandes maisons cosmétiques du monde parviendront enfin à comprendre l’intérêt de créer une forte division naturelle voire bio dans leurs bureaux.

Le mieux serait en gardant le conventionnel, parce qu’il fonctionne et que la recherche coûte moins cher vu les années d’expertise, tout en doublant le tout d’une vraie couche de gazon, de gens embauchés pour nous parler de brise et d’eau fraîche qu’ils mettent effectivement dans leurs pots. Et pas des gens rigolos qui s’amusent dans un labo de chimie pour imaginer des formules « qui passent » mais en étant réellement borderline.

 

Botanicals Fresh Care est donc une économie de nature tout en vous donnant l’impression de respecter votre porte-monnaie et l’environnement.

M’est avis que la fougère sera contente de savoir que le packaging vous enjoint à « penser à couper l’eau pendant votre douche », un peu moins enjouée quand elle apprendra que la plupart des ingrédients disponibles dans ces nouveaux flacons ne sont pas ou difficilement biosphère-friendly (rien que les PEG et les sulfates sont déjà en cause).

 

Est-ce que tu dois pour autant tout jeter ou tout du moins les éviter ?

Même si je suggère ici de regarder une composition dans son ensemble et de ne pas cibler un ingrédient en particulier au moment de l’achat, il s’avère que dans certains cas, si la base n’est pas convenable ou peu valable (prix très élevé alors qu’on lit eau-silicone-émulsifiant-huile de coco esthérifiée par exemple) autant passer son chemin.

Une batterie de soin comme chez Botanicals Fresh Care vous vante chaque fois les bienfaits d’un ingrédient en particulier qui, en réalité, n’est qu’un poil de moustache parmi tant d’autres, parce que l’ENSEMBLE est pauvre en substances intéressantes.

S’il y avait eu, pour la version cameline, d’autres huiles de soin assouplissantes reconnues – brocolis, kukui, macadamia – et qu’elles avaient été plus fortement dosées, peut-être qu’on aurait enfin eu un véritable pas en avant de la part de L’Oréal. Mais bon.

 

Quant à les éviter ou les jeter, personnellement je n’en fais pas tout un cas, le tube est gentiment posé dans ma douche et je ne compte pas le décapiter pour venger les fous tous nus de la forêt.

Il fallait juste que je remette l’église au milieu du village, parce qu’elle avait franchement dévié vers Lolilol Ville et que même si les marques arrivent très souvent à vous donner envie, il est important que vous SACHIEZ ce que vous mettez sur votre corps.

J’aurais très bien pu prendre une autre gamme pour illustrer le sujet, mais le côté un peu marketing niais de chez Botanical Fresh Care étant moins clair que celui d’autres marques comme Yves Rocher (qui plaque partout sa petite feuille verte sans arrière-pensée), il m’a un peu plus interpellée.

Ceci étant dit, théoriquement, on est plus ou moins dans le même bateau, celui où on essaye sans vraiment se lancer plus avant. C’est dommage, parce que la goumiche, elle n’aime pas trop le flou.

Du coup elle ira voir ailleurs la prochaine fois.

 

Des bisous les Caribous !

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Caribouland
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27 novembre 2016

Le cheveu précieux avec l’huile de camélia

ABOUT
Huile de Camélia Laboratoire du Haut-Ségala
camelia

Cette année, j’ai brûlé ma perruque chez le coiffeur. Façon de parler.

Je traînais sur pinterest en plein milieu des vacances, la chaleur estivale me chatouillant les narines, je me suis dit qu’un petit ombré tirant sur du auburn serait le must de la sexitude pour trancher avec le ciel bleu. Deux jours plus tard, je me suis pris une douche chimique sur la trogne pour avoir un bout d’Ariel dans la fibre.

Sans vraiment me préoccuper des conséquences – tu penses.

Mi-brune mi-rouge du tif, la coiffeuse a du s’y reprendre à deux fois pour me décolorer les cheveux, tout en clamant qu’ils étaient en excellent état – tu apprécieras le contraste du monstre qui te prend en chasse tout en te complimentant sur le fait que tu coures bien.

Trois mois plus tard, je ne suis plus aussi joyeuse du bulbe. La faute à ma faute.

J’en ai eu marre de ressembler à une ado « qui essaie des choses », j’ai reteint par-dessus mes restes de mèches décolorées pour repartir sur un brun foncé uniforme qui s’est patiné depuis. Si le tout a encore plus ou moins de la gueule (avec des zones rouges-châtain qui ressortent, bonjour), c’est parce que le lundi soir est dédié au soin du cheveuillou en profondeur.

Même la raclette ne passe pas avant. Ni les hot-dog moutarde d’Ikea à 1 balle.

 

Après quelques mois de traque, j’ai enfin pu mettre la main sur un trésor végétal sur lequel je zieutais depuis un bail, la merveilleuse huile de camelia (oui, non, même gougeul ne voulait pas coopérer, pourtant je tapais bien le mot, pas cameliane, ni cameline, tu vois). La fameuse se vante d’être le secret des japonaises pour avoir des lianes impeccables et qui réfléchissent la lumière comme un miroir, en gros, si tu n’as pas ce flacon, tu rates ta vie capillaire et ta reconversion en panneau solaire.

 

Il en existe trois variétés essentielles :

le camelia sinensis ou camelia chinois, essentiellement utilisé pour la cérémonie du thé

le camelia oleifera dont les graines produisent l’huile qu’on retrouve en général dans le domaine alimentaire et cosmétique

le camelia japonica, la version japonaise du sinensis, qu’on se passait sous le manteau à une époque, tellement elle coûtait cher et se faisait rare

Ceci étant dit, les trois produisent l’huile de camelia.

 

Je ne reviendrai pas (trop) sur le mythe de l’huile qui répare la fibre: si elle est déglinguée, elle le restera, juste que les écailles seront plus disciplinées si vous suivez un traitement grassouillet régulier. Une huile va, le plus souvent, assouplir et détendre votre cheveuillou pour le rendre moins stressé du bulbe et donner une IMPRESSION de gros changement.

On mate les mèches rebelles, on évite le plus gros des frisottis, on a moins de mal à se peigner la perruque, en gros, on revit.
Et puis surtout, on aide sa tignasse à rester lubrifiée tout du long, ce qui est une grande lacune des cheveux secs – ils ont le sébum « lent ».

 

La particularité de celle-ci, c’est qu’elle est TRES riche en acide oléique (avec un dosage encore plus élevé que dans l’huile d’olive), ce qui lui donne un haut pouvoir nourrissant et assouplissant. On n’oubliera pas ses effets antioxidants et anti-âge grâce à la vitamine E (combien de fois on ne t’as pas emmerdé avec « le thé, ça rajeunit la bouille et dégage les cernes »), elle stimule le collagène et ralentit les effets du vieillissement (à prendre avec des pincettes, tout de même). Elle a, par-dessus le marché, un effet protecteur plus que probant.

 

Personnellement, je l’utilise sur mes cheveux comme un bain d’huile classique, en la laissant poser pendant tout l’après-midi si possible, et le soir je file sous la douche. NB : cette huile végétale de camelia convient aussi bien en pré qu’en post-shampoing sur les pointes

Comparé aux autres huiles que j’ai déjà pu utiliser, celle-ci a un énorme avantage pour elle : la légèreté en texture comme dans le résultat au séchage. Et cet effet perdure à chaque fois pendant 4 jours, avant de légèrement s’estomper.

Il y aussi le lissage sans perdre dans les ondulations, un peu comme on repasserait un vêtement fluide, sans lui enlever son volume ou sa souplesse. Et puis, du gonflant en racine, pour encore embellir le tableau.

Au niveau de la brillance, je pense qu’il doit y avoir un mieux – mais j’ai toujours eu le tif qui brille comme une guirlande, donc je ne suis pas le meilleur juge du monde de ce point de vue-là.

camelia2

Je lui voue un culte parce que dans un monde de base, une chevelure qui s’est pris trois teintures dans la figure en 2 mois de temps devrait plutôt ressembler à un casque filandreux mimant une barbapapa.

Ce qui n’est pas mon cas – même la coco et l’argan n’ont pas donné ce résultat-là.

Alors, soit j’ai un ADN mutant dans ma fibre, soit l’huile de camelia est miraculeuse. Je penche quand même pour la deuxième option, sachant qu’avec la première j’aurais du naître avec la perruque de Megan Fox.

Et on en est vraiment loin.

J’attends juste que tout pousse pour que je puisse tailler mes cheveux et survivre avec un carré sain, parce que si je vais me raccourcir l’ensemble maintenant, il ne me restera qu’une coupe au bol immonde.
Du coup je m’enduis généreusement les longueurs en attendant que l’orage passe.

Et pour l’instant, cette huile végétale de camelia a plus que sauvé les meubles, donc je vais pouvoir attendre que pousse se fasse en toute sérénité.

 

Des bisous les Caribous !
Huile de Camelia Haut Ségala, achetée 20 euros environ sur Love Lula

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27 août 2016

La brosse en bois by Tek

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Brosse Ovale En Frêne by Tek

hair brush tek

Je connais deux catégories de gens qui se battent sans arrêt. Prenons une voiture, un camp dira « tant que ça roule, on s’en fout de la marque », l’autre camp affirmera « que ce ne sont pas quatre roues qui suffisent et que l’expertise est importante ».

J’en suis arrivée au stade où je ne sais pas me contenter d’une seule version d’un même produit, je compare sans cesse.

 

On trouve des qualités dans un panier et des différentes dans un autre, et pour contenter le peuple, on offre à la populace maintes versions d’un livre – taboulé – d’une chemise classique. On a des standards multiples, la vie est ainsi faite. Et devant tout ce choix, j’ai le réflexe naturel d’en profiter pour tremper mes mains dans toutes les mangeoires histoire de voir qui propose la meilleure bouffe.

Je suis malheureusement dans la phase maniaque de la quête du graal, où n’importe quel objet/accessoire/soin qui arrive à moi se doit d’être irréprochable. Sinon je le donne en ronchonnant sec, en mode sorcière insatisfaite.

 

Quand je parle de ma brosse à cheveux (ça m’arrive), j’engage n’importe qui dans le débat, même si je sais que je touche à un sujet futile pour certains – pourtant une donzelle à la cascade ondulée et bien entretenue aura toujours plus de compliments que celle au cheveu gras, par voie de conséquence on touche à l’ego personnel, qui a dit que c’était superficiel ?

Mon intérêt pour les belles tignasses vient sûrement de Disney, l’image de la Petite Sirène qui sort de l’eau sur ses deux gambettes avec des diamants qui lui dégoulinent sur le corps restant imprimée dans mon inconscient comme une empreinte indélébile.

Ses longs cheveux surtout.

N’importe quel expert dira qu’un brossage avec une brush pas trop merdique contribuera à « répartir le sébum, empêcher la casse », Ariel s’en branlait de tout ce toutim, elle dégainait une bonne vieille fourchette, bam bam bam, pas de laque Elnett, et finissait toujours avec un volume de fifou et une masse de poils sur la caboche.

Pas de perte. Pas de pointes fourchues.

 

J’ai longtemps cherché l’outil parfait pour ma touffe, celui qui ne crie pas « je vais passer dans tes lianes, les arracher, te faire souffrir, couiner, hurler, jusqu’à ce que tu n’ai plus un seul bulbe viable ». J’ai épuisé des modèles à 4 euros, du merdique en plastique, connu le peigne en bois The Body Shop (qui a les dents trop larges, faut le dire).

J’en avais marre de regarder cet accessoire comme un chat rencontre un bouledogue en pleine rue, je voulais me sentir en confiance, détendue de la perruque.

J’ai souvent envisagé l’achat d’une brosse en poil de sanglier, mais rien que le prix de base (40 euros facile quand on veut du luxe) me laissait coite. Sans compter que j’imaginais les chasseurs éplucher le cadavre de la pauvre bête sous la pleine lune en hurlant « hallelujah le pwal », le sourire taché par l’alcool.

En cherchant bien, je suis tombée sur la marque Tek qui semble être ce juste milieu entre écolo mais pas si haut de gamme, qui prend soin de la nature et de la touffe – un compromis sans trop de ruine financière tu vois. Et comme j’ai eu de la chance, elle est apparue par un beau matin (belge et pluvieux) devant ma porte d’entrée magique.

 

L’intérêt d’une brush en bois 

hair brush tek 2

  • on n’abîme pas la fibre
  • c’est doux : ha bah oui, ce n’est pas du bois de cure-dents, mamzelle, il est flexible pas agressif pour un sou
  • on contribue au massage délicat et nécessaire du scalp (histoire que tout pousse dans une belle harmonie)
  • on s’évite un effet barbapapa en surface de crâne comme sur les longueurs : pas d’effet statique comme avec du plastique
  • elle dure plus longtemps et se recycle mieux : je l’ai lavée 3 fois je pense, et à part quelques endroits où elle a pris le rosé de ma dernière coloration, elle est toujours aussi belle. Bois de frêne + caoutchouc naturel, un petit combo parfait
  • elle ne nique pas mon volume en racine
  • je perds moins de cheveux avec : bon là, c’est peut-être de l’enthousiasme immodéré mais comme le démêlage est beaucoup plus doux qu’avec une brosse standard (mais tout aussi efficace), j’ai moins de pwals qui tombent. Happy me
  • ma meilleure amie l’a testée sur sa touffe indomptable, et elle n’a rien eu à redire.

Il est vraiment temps que tu lâches ta tangle teezer, Giselle, sérieusement (la première fois qu’on l’a utilisée sur moi, c’était chez le coiffeur y a deux semaines, et jamais de la vie je ne veux revivre cette expérience. EVER).

 

Dans l’absolu, je pense que n’importe quelle femme peut faire l’effort d’un achat intelligent concernant sa brosse, vu qu’il s’agit typiquement d’un outil dont on a tout le temps besoin, qui doit mêler l’utile à l’agréable, rien que le fait de la prendre en matériau naturel va considérablement changer la donne pendant la routine de brossage.

Vous trouverez d’office un modèle qui combine prix et qualité selon votre budget, le mien est à 30 euros mais c’est une big size, y a bien plus de picots que sur la mini, et elle vient d’une marque reconnue.

 

En tout cas, depuis que j’ai ma petite Tek, je la trimballe partout, signe de mon dévouement futile d’égocentrique du bulbe. Je ne veux d’ailleurs plus entendre parler de plastique pour coiffer ma touffe, le bois est 1000 fois plus respectueux que le plastoc.

Mon rêve (rapport à ma quête du graal et mon insatisfaction innée) reste toujours de pouvoir m’offrir une vraie belle version en pwal de sanglier. Même si la densité des picots me fiche une petite trouille, ça ne m’empêchera pas de me l’auto-mettre dans ma hotte de nowel.

Parce qu’on attend pas la neige pour faire sa liste – la mienne est déjà prête. 

 

Des bisous les Caribous !

Brosse Tek Ovale en frêne, 29,90E, offerte par Sebio (MERCI !)

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