Catégorie : Cheveux

18 juillet 2016

Le cheveu simple avec Sante et Garnier

ABOUT
SANTE repair shampoo gingko & olive
Garnier Ultra-Doux masque hydratant délicatesse d’avoine
cheveu simple

Parfois faut pas chercher à se compliquer la vie.

On est déjà tellement sur une autre planète avec le makeup, les routines soins et notre tendance à nous justifier sur nos 20 paires de chaussures (une pour marcher sur le parquet, l’autre sur le béton, l’autre quand il bruine, ..) que si je me cassais la tête sous la douche, je finirais dingo-dingue en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Depuis mon test du des shampoings chimiques de grande surface, j’ai voulu reprendre le chemin d’une simplicité sans fioritures avec un wash wash basique et un après-shampoing découvert cette année et qui s’intègre parfaitement dans ma besace des « petit prix/grande classe ».

Je suis en grand manque de shikakai, faut le dire, ça doit bien faire quelques mois que je n’ai plus touché à cette poudre indienne magique, rapport à mon absence conséquente dans mes magasins bio préférés sur bruxelles.

Mais je compte y remédier sous peu. Ma touffe en a bien besoin, dès que je recommence une cure de wash-wash avec cet ingrédient de fifou, j’ai le poil vigoureux, léger, qui ne demande qu’à sortir au grand air pour parader devant le peuple.

Rien que ça.

 

Du shampoing

Je remise petit à petit mes produits chimiques, que j’utilise de manière sporadique quand j’ai eu une journée absolument crade au boulot (ce sentiment d’avoir du produit ménager jusqu’au plus profond de la couenne). A ce moment-là, c’est l’Ultra-Doux à l’huile d’olive que je prends, il un effet assouplissant super puissant, pas spécialement besoin de soin par après, ce qui me ravit quand mes fins de journées ressemblent à un crawl au sol de ma personne juste pour atteindre le bac de douche.

De manière plus régulière (90% du temps), c’est un petit nouveau qui me comble : le repair shampoo au gingko & Olive de Santé. La marque est allemande, du soin à l’emballage on respecte l’environnement et les hommes, elle fait d’ailleurs partie du grand quatuor « Sante Naturkosmetik – Logona – Lavera – Weleda », des maisons vertes qui n’ont plus rien à prouver.

Ce wash-wash a vraiment tout pour plaire : un prix ultra-mini pour la contenance (9 balles pour 500ml, t’en as pour une petite année), une odeur basique et une base lavante végétale suivie d’agents nettoyants encore plus doux.

On notera la présence d’inuline, réputée pour être un adoucissant capillaire.

Aqua (Water), Sodium Coco Sulfate, Lauryl Glucoside, Coco Glucoside, Inulin, Aloe Barbadensis Leaf Juice, Citric Acid, Betaine, Maris Sal (Sea Salt), Glyceryl Oleate, PCA Glyceryl Oleate, Ginkgo Biloba Leaf Extract, Olea Europaea (Olive) Fruit Oil, Arginine, Glycerin, Potassium Sorbate, Phytic Acid, Parfum (Essential Oils), PCA Ethyl Cocoyl Arginate

 

J’ai déjà testé pas mal de shampoings bios, mais celui-ci apporte un volume considérable en racine, et, sur les cheveux ondulés à bouclés comme les miens, un manque de définition par moments (même s’ils ont un toucher velours). D’où l’usage d’un baume par après pour ne pas me donner l’air d’avoir de la barbapapa en surface crânienne.

Mais on s’en fout, parce qu’il lave bien, sans arracher, et qu’il est économique comme tout.
NB : jamais eu de problème de phase d’adaptation avec celui-ci, avec la fameuse zone des tempes qui est grasse-collante-dégueulasse. Il m’a tout de suite convenu.

 

De l’après-shampoing

L’AS délicatesse d’avoine d’Ultra-Doux est un must have plaf-plouf (tu plafes sur la touffe, tu plouffes la touffe à l’eau). Je l’adore d’un bout à l’autre, à tel point que j’en suis à mon deuxième pot sans l’avoir vu venir (à vrai dire je m’en sers à la louche, la patoune franchement plongée dans la crème blanche).

Si je l’aime autant c’est parce qu’il laisse une odeur de vacances lactée sur la perruque, parfum ni trop imposant ni trop fugace, qui arrive à rester sur ma caboche pendant 2-3 jours d’affilée.

Alors, OUI, c’est de la cosmétique conventionnelle, on ne s’en badigeonne pas jusqu’au follicule, ça passe merveilleusement bien en application sur les longueurs en évitant la racine pour ne pas la surcharger – parce qu’il y a des quats et des polymères et des machins adoucissants qui ne conviennent pas aux bulbes.

Et au rinçage, je me permets une petite danse de la joie sous la douche : il démêle, il assouplit, il fait tout ce qu’une pub aurait envie d’en dire (« à se rouler sous les cocotiers, une douche de crème onctueuse pour les lianes, envie de se parer d’une couverture de nounours ») mais sans casquer 20 balles.

De toute manière, les après-shampoings purement chimiques ne devraient pas coûter la peau du booty, sinon, sur quoi poserions-nous notre divin cul ?

 

Chaque été c’est pareil, les gels douche peuplent par millier ma salle de bains, mais au niveau de ma routine capillaire, less is more, je me contente du strict minimum. Parce qu’il fait chaud, que j’en ai ras la couenne de passer du temps sous l’eau quand je sais pertinemment qu’une fois la peau sèche, je vais recommencer à suer des gouttes de la taille d’un dindon par mes pores.

HOTNESS ISN’T FOR PRINCESSES.

Mais vraiment, je te conseille ces deux produits, parce qu’ils ont un excellent rapport qualité prix, et qu’on ne rechigne jamais sur des euros gagnés quand on est en mode playa/j’ai dépensé tout mon fric dans les solaires.

Ca te fera plus de pesetas pour t’enfiler des glaces.

 

Des bisous les Caribous !

Shampoing Sante gingko & olive reçu par Sebio (merci !)
Après-shampoing Garnier Ultra-doux délicatesse d’avoine, acheté et racheté

Caribouland
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11 mai 2016

Après 6 mois de soins non naturels, comment va ma perruque ?

hairr

Il y a un peu plus de 6 mois de cela, j’ai arrêté de me laver les cheveux avec des soins naturels. Comme ça.

Complètement jetée dans ma propre caboche, je voulais reprendre le chemin en sens inverse histoire de voir si ma touffe allait subir le grand désarroi du cheveux gras qui pique du nez à force de n’être en contact qu’avec des ingrédients non issus du cul d’une plante.

Pour bien commencer, j’ai du mettre de côté ce qui faisait mon bonheur jusque-là : la poudre de shikakai et son odeur de foin et le henné en priorité. Ainsi qu’une ou deux bouteilles de shampoings bio dont je ne me souviens même plus.

Exit mes teintures naturelles et mon wash-wash qui sent la campagne, retour à la case zéro du consommateur de base, celui qui va s’approvisionner au supermarché en rêvant d’avoir la même cascade brune que Nabila sur les épaules.

J’ai essentiellement gravité autour des marques Garnier, Elsève de l’Oréal et Dove, sachant qu’a priori leurs produits m’avaient déjà convenu par le passé (pas folle la loutre).

 

Premier constat : ça coûte plus cher parce qu’on en veut plus

Vous allez rire, mais acheter ses soins en supermarché m’a, au final, coûté plus cher que mes shampoings bios. Ces derniers s’utilisaient avec parcimonie et ne descendaient pas à une vitesse folle quand une bouteille d’Ultra-doux se siphonne facilement en deux petits mois. Et un exemplaire ne suffisait pas. Du coup j’ai récidivé dans les rayons toutes les trois courses. Pour varier. Vala.

Deuxième constat : ça sent bon

Y a rien à dire là-dessus, tout ce qui se trouve en GMS sent le propre, la fleur qui galope, la douceur d’un marshmallow, on en redemande tellement les cheveux s’imprègnent de l’odeur au-delà du lavage.

Troisième constat : les lianes sont douces et le wow effect est quasiment toujours immédiat

On a moins de chance de se retrouver avec une tignasse électrique et rêche avec ce genre de produits, ils apportent tous (ou quasiment) un lissage de la fibre et un effet badaboum directement visible au séchage. Vaut mieux prendre du non bio que du bio quand on veut avoir un résultat direct.

 

L’évolution des wash-wash

J’ai les cheveux compliqués, de base : la racine qui graisse un peu après 4-5 jours, les pointes qui font grise mine quand je ne les chouchoute pas assez avec des bains d’huile, en rajoutant sur la choucroute une dermite qui va et vient selon les saisons et une tendance à développer un cuir absolument dégueulasse une fois par mois, sous l’effet des hormones (apparemment y a que moi qui le voit, mais ça me dérange).

On peut dire que je suis un cas classique de donzelle aux cheveux mixtes et sensibles, je dois également porter une attention particulière à leur chute, j’ai eu des épisodes où j’avais quelques trous sur le crâne, peu esthétique quand on est une goumiche.

 

Dès le premiers mois, j’ai assez vite remarqué que je devais un peu plus souvent me laver la tête.

Quand je tenais presque une semaine auparavant, c’était vite devenu nécessaire de me shampouiner la caboche tous les 3 jours maximum, une réduction significative de l’espacement entre deux wash-wash que j’avais durement gagné avec mes cures naturelles.
Tous mes efforts partis à la poubelle.

Jusqu’à ce jour, ça n’a pas changé, j’en suis toujours à deux shampoings minimum par semaine.

 

Tout le long du test 

  • j’ai perdu pas mal de mes ondulations : c’est inévitable, plus on utilise des soins gorgés de polymères et silicones, plus la structure de la fibre se fige. Je n’avais pourtant pas une impression de lourdeur sur le crâne et dus dire au-revoir à mes précieuses bouclettes d’amour dès le deuxième mois
  • j’ai tendance à prendre bien plus de shampoing dans la paume : je ne sais pas à quoi c’est du, si le parfum joue un rôle addictif ou que j’ai perdu ma notion des quantités en passant du côté obscur de la force, mais j’ai bel et bien remarqué que je ne lésinais pas sur la quantité de produit que j’utilisais. Et promis, je n’essaie pas d’en gober dans ma bouche au passage
  • ma dermite est latente : je n’ai pas eu de crise à proprement parler, pourtant j’ai souvent eu cette impression d’avoir un syndrome précurseur en continu sans jamais passer le cap de « raaaaah, j’ai envie de m’arracher le scalp au coupe-ongles ». Un peu comme un éternuement qui reste ad vitam aeternam dans le naseau
  • j’ai eu des épisodes pelliculaires : et moi la pellicule, je la voyais rarement parader quand je me mitonnais ma petite mixture indienne. Par contre c’était très aléatoire, presque anecdotique, rien à voir avec un état pelliculaire persistant
  • les après-shampoings n’étaient pas forcément nécessaires, mais j’aimais bien me tartiner de masques. Sans, c’était doux, avec, c’était de la queue de lapinou
  • toutes les marques se valent plus ou moins au niveau du rendu : à mon sens, seul mon nez sniffant les flacons m’a vraiment guidée dans mes choix, je n’ai pas forcément trouvé qu’un shampoing volume ou un nutritif avaient un résultat fondamentalement différent (et puis c’est pas leur extrait de fruit minuscule en fin de compo qui va changer ton type capillaire en un passage sous l’eau)
  • mes cheveux n’ont pas été de pire en pire : malgré l’espacement entre les lavages qui s’est réduit, je n’ai pas forcément vu un changement radical au niveau du cheveu en lui-même. Ils sont toujours beaux, visuellement parlant, et pas abîmés sur les pointes (même en continuant à les lisser avec mon petit Remington)
  • ils n’ont pas fort poussé : et c’est là que le bât blesse, parce que j’ai la preuve visuelle que tout ce qui est naturel apporte réellement un plus au niveau de la pousse. Pourtant je suis sous traitement de vitamine B2 (une vitamine qui me permet d’endiguer les crises de migraines, avec comme effet secondaire des ongles fortifiés et une perruque d’enfer), mais l’accumulation de chimique au niveau de la racine a du avoir un impact d’une manière où d’une autre sur la croissance naturelle de ma précieuse touffe
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Très honnêtement, je m’attendais à une catastrophe capillaire incroyable.

Et finalement, je suis mi-figue mi-raisin, parce que, la pousse mise à part (bon d’accord, c’est un big deal), je n’ai pas forcément souffert du changement. Certes, on se lave les cheveux plus souvent, on s’expose donc davantage à des agents potentiellement agressifs, trop gainants, obstructifs,  on ne doit pas s’attendre à trouver le miracle dans la fontaine.

Mais je n’en suis pas à courir nue dans la rue en hurlant avoir perdu ma dignité capillaire pour toujours.

 

Sur plusieurs années consécutives, je suis certaine que l’impact sur la croissance m’aurait bien emmerdée, je n’ai déjà pas énormément de masse, si en plus ça se met à pousser à l’envers, je suis vernie.

J’avais un peu peur de perdre la brillance – mes cheveux reflètent bien la lumière naturellement (comme ceux de Barbie, oui), mais je n’ai pas perdu un carat de ma perruque diamant.

 

J’ai voulu me lancer dans ce test parce qu’il y a toujours autant de piaillements à propos des produits chimiques/naturels, et je voulais voir par moi-même si, sur un laps de temps raisonnable (6 mois), je pouvais déjà me rendre compte toute seule de l’impact de ces gelées moussantes sur mon crâne.

J’en reviens donc à mon opinion de départ : un peu de temps en temps, ça va, avec des alternatives bio qui n’assèchent pas et ont une bonne balance d’agents hydratants dans la formule. Mais encore et toujours conserver les après-shampoings et masques conventionnels quand je veux sentir des patounes de lapin frôler mon visage.

Je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas formellement attachée à un camp ou l’autre, j’ai énormément besoin de cette notion plaisir, de rentrer chez moi et de buller sous la douche avec un produit qui sent bon / lave en une fois / continue à sentir la fleur sur la perruque. Que ce soit naturel ou pas, faut juste que ce soit efficace.

J’aurai toujours une bonne jambe du côté de la cosméto bio pour la simple et bonne raison que de me laver les cheveux est une institution GIGANTESQUE dans ma routine de soin et que je ne peux pas concevoir d’avoir le tif qui fait demi-tour dans son follicule pileux.

Je veux que ça fleurisse, que ça soit la jungle sur ma petite tête.

 

Y en aura sûrement pour dire que je n’avais qu’à lire les magazines féminins pour savoir que les soins de GMS sont une poisse pour le crâne, qu’ils le rendent gras, moche et sans vie.

Bah non, je te dis, moi j’ai juste constaté plus de lavages et moins de pousse. Comme quoi un peu d’empirisme, ça peut nous apprendre des choses utiles aussi.

Psssst ! Au cas où tu cherches un shampoing pas cher, l’Ultra-doux à l’Huile d’olive est top top top !

 

Des bisous les Caribous !
Tous les produits en photo ont été achetés par moi-même, olé.

Caribouland
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2 mai 2016

Hot & Big, l’hairspray silk & style

About Hot & Big Studio Line de L’oréal, vaporisateur thermique ampli-volume
hairspray1

J’adore le volume. Dans les cheveux surtout. Tout ce qui est opulent me rend heureuse comme ce qui défie les lois de la gravité, d’où le « je rêve d’une coupe afro depuis que je suis petite » sans jamais avoir atteint mon but.

Ma mère m’a avoué que si j’étais née blanche, j’étais condamnée à le rester. J’ai admis, la mort dans l’âme,  que sans peau d’ébène j’avais encore moins de chance de me pavaner avec une super-sized perruque.

J’ai fini par m’y faire, mais il m’a fallu du temps.

 

Depuis deux ans, j’ai lentement pris conscience que de motiver ses racines à pointer vers le ciel n’était :

  • ni facile
  • ni longue durée

Ma masse capillaire perd un peu plus de tonus quand les lianes dépassent les épaules, je tente malgré tout un « scroutch scroutch » du bout des doigts sur le crâne pour redonner un peu de texture à mon casque.

Cette opération étant répétée 350 000 fois par jour. Tope là.

Sachant que j’arrive bientôt au bout de mes 6 mois de test de wash-wash du cuir chevelu UNIQUEMENT avec des produits de grande surface, ma tête n’a pas vu passer mon salvateur shikakai depuis autant de temps. Une vraie diète qui n’arrange rien au bordel mais à laquelle je me tiens pour pouvoir être la plus objective possible sur les effets d’une routine capillaire à petit prix.

 

Dans le genre « je te donne un volume vavavoum », le bumble & bumble thickening spray ne m’a jamais déçue. Il a fallu un petit temps d’adaptation pour trouver la juste dose et bien la répartir, mais dès que j’ai eu la main, c’était easy peasy lemon squeezy.

De jour en jour, les mèches bouclées grâce à mon doigt et séchées au séchoir ne perdaient pas en tonus, un vrai miracle qui ne tenait qu’à 4 pshitts et de la créativité – paie ma modestie.

Sauf que, depuis que j’ai les cheveux un peu plus longs, reine nature est une impassible garce, elle refuse d’inverser la gravité terrienne et de me donner un dôme capillaire impressionnant. Tu parles d’une chieuse.

 

Au supermarché, en mode grenouille qui s’accroche aux rayons les plus bas, j’ai trouvé un petit flacon rose qui me sauve au quotidien de manière « modérée ». Clairement, on n’est pas dans l’opulence de la mèche de B. Bardot, mais plutôt dans le styling de base qui assure.

Au niveau de la composition, il diffère du Bumble & Bumble parce qu’il n’a pas d’alcool dans la liste (que je soupçonne de contribuer au volume) mais plutôt un complexe de polymères histoire de bien gainer le cheveu et de lui donner absolument toutes les formes possibles et imaginables.

Le tout, sans effet casque. Sans effet poisseux. Aucun.

Même en surdose (enfin, faut pas excéder 5-6 pshitts), j’ai toujours eu le même look de la fille qui prend bien soin de sa touffe, mais avec un minimum de décence au niveau des roots (le look émo à la mèche qui colle au visage, très peu pour moi).

 

A la place d’Hot & Big, je l’aurais plutôt appelé « silk & style », parce qu’il rend les cheveux doux – vu ce qu’il a dans le ventre, c’est normal, et me permet de m’amuser avec ma brosse ronde comme jamais.

Seulement, comme il est thermo-actif, l’usage d’un sèche-cheveux est plus que recommandé.

Sans, la masse va simplement trouver un mouvement et s’y tenir jusqu’au prochain lavage. Avec, on gagne en effet « j’ai mis mes doigts dans une prise, mais j’ai contrôlé le voltage ».

 

Il n’y a pas de hic ou de hoc, le bidule coûte 5 euros, il évite les frisottis intempestifs (approuvé), protège de la chaleur et apporte de la brillance (oh oui). Alors, bien sûr, c’est du cheumik de chez cheumik, mais moi ça me rend heureuse, parce que je vois la différence entre les jours où je l’utilise et ceux où je le remise dans l’armoire.

Preuve en est que ça fonctionne.

Et vu la durée du produit et la facilité d’utilisation (sans compter que le flacon ressemble à un spray pour fertiliser le sol), je ne vois pas pourquoi je m’en priverais.

 

Des bisous les Caribous !
Trouvable partout en GMS

Caribouland
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24 octobre 2015

Cure anti-chute express en automne avec du cèdre et du shikakai

cèdre HE

L’histoire de « tenir à ses cheveux comme un gosse refuse de lâcher la jambe de sa mère » doit résonner dans la tête de toutes les goumiches du monde.

Elle nous inclut, moi et ma touffe, j’essaie de rester calme à chaque début d’automne en me disant qu’il faudra bientôt couper le tout parce que plus ça pousse, plus mon visage s’allonge par effet d’optique. Bientôt, de loin, on me prendra pour Céline Dion et je devrai m’acquitter d’un « Sous le vent » à chaque fois qu’un passant m’accostera.

 

Je dois retourner chez le coiffeur, je le sais, miser sur le carré, la petite mèche, easy to wear et terriblement cute.

Mais je dois un peu mieux compter mes sous (niveler les urgences)(un pack de beignets Ikea au sucre en est une par exemple), et qui dit changement de saison dit….POM POM POM…le scandale de la perte de poils.

Ce serait sympa que tous les étages corporels le subissent, qu’on doivent moins s’occuper de ceux de la gambette (en théorie, oui, en pratique, ils poussent quand même), et que les aisselles se prennent de bonnes vacances. Annuelles. D’un an, oui.

 

Mais pour mon crâne, j’ai décidé d’entreprendre une shikakayou therapy, histoire d’au moins entretenir le terrain, et de stimuler les bulbes récalcitrants (coach de racine, je suis).

 

First of all, j’ai racheté ma poudre indienne adorée, mon ingrédient capillaire magique.

Pour rappel, elle fait partie de ces poudres lavantes qui entretiennent et nettoient le cheveu tout en le laissant doux et démêlé, avec une légère odeur de foin qui part assez vite.
Intro sur le shikakaiMa technique pour bien l’utiliser

 

Je n’ai absolument JAMAIS eu de problème avec cette powda (à part le nuage de matière dans le fond du nez quand je ferme le sachet, ça chatouille un brin). Je l’utilise depuis 3 ans de temps en temps, et récemment de manière plus assidue, je voulais surtout ne pas commencer à voir mon scalp devenir un lieu miné par la chute intense du tif.

Je tiens à mon « dégagé-jeté arrière de la touffe » quand je drague.

 

La cure express anti-chute d’un mois

Comme d’habitude, mes idées germent comme de la ciboulette dans mon cerveau, j’ai voulu rajouter une huile essentielle.

Pour stimuler la croissance des cheveuilloux, leur donner envie de se pointer sur mon crâne et entretenir la santé des vieux papys qui ne sont pas encore tombés. Je prend grand soin de toute cette populasse, je suis aux petits oignons tu vois.

Et au détour d’un test sur le site de Loulou, on m’a proposé de jeter un coup d’oeil au Cèdre de L’Atlas, quitte à ce que ça me donne envie de grimper en haut d’un pin pour observer la lande (tu la sens la bise fringante de l’automne, HEIN ?).

 

Elle a énormément de vertus, mais on retiendra surtout qu’elle est une stimulante cutanée, qu’elle entretient la bonne santé du bulbe et endigue la chute des cheveux, qu’elle a une action lipolytique (donc elle va manger le gras, bien pour ceux qui sébumisent un max) et est anti-inflammmatoire.

Elle est excellente pour contrer les démangeaisons cutanées et les dermatites, ce qui me concerne de près.

 

Mode d’emploi : il faut juste ajouter une ou deux gouttes à son shampoing (ou à la poudre indienne), et/ou l’appliquer en massage cutané une petite heure avant le passage sous la douche (toujours respecter le dosage, j’en mets 2 petites gouttes – diluée dans une huile végétale ! – et je frictionne les zones les plus concernées puis laisse poser sans excéder 45mn.

En cure cutanée, ne l’utiliser que de temps en temps, vu son activité. Sur une période de 3 semaines maximum, avec pause d’1 semaine.

NB: cette HE est abortive et interdite aux personnes souffrant d’épilepsie et de cancers hormonaux-dépendants. Comme pour toute HE, un test préalable dans le pli du coude est indispensable, ainsi que faire attention à ne pas en mettre dans les muqueuses (surtout quand c’est combiné avec une poudre en shampoing !)

Plus d’infos ici.

touffe 2

En combo avec le shikakai, je deviens Jasmine dans Aladdin, ça ondule comme de la soie, quelle grâce dans le cuticule, la synergie est parfaite.

Quand la poudre va assouplir et soigner la perruque (ah, la rendre lumineuse aussi !), le Cèdre de l’Atlas va alléger, donner une impression de douceur et de racines dégagées. Après une semaine, c’était déjà flagrant, on gagne en volume à la base, mais aussi en texture, sans devoir se soucier de futures gratouilles – elles deviennent inexistantes.

Plus de pellicules et la chute du tif a été enrayée; d’une mini poignée je passais à 4 ou 5 malheureux au brossage, le tout sans suivre de cure interne avec des compléments alimentaires. J’ai aussi pris l’habitude de les laisser sécher à l’air libre et finir chaque rinçage avec un bon jet d’eau froide pour limiter la casse.

 

Si ton porte-monnaie résonne comme une caverne vide et sans vie, il me semble que le shikakai (3-4 euros max !) et cette HE (dans les 5 euros) pourront te refaire une beauté capillaire à moindre coût et en un mois top chrono.

Je vais tout doucement la lâcher, vu que plus grand chose ne tombe, et rester sur ma poudre magique comme shampoing régulier – à part pour enlever les grassouillettes, là je prends un shampoo solide de chez Lush.

 

En tout cas, avec ça et mes bains d’huiles, je suis assez bénie du bulbe pour le moment.

Sauf si, avec ma poisse internationale, je croise un gros malade dans les prochain jours qui voudra m’arracher la touffe. Mais j’essaie d’éviter les fous.

 

Des bisous les Caribous !

Le tout est trouvable en magasin bio ou biocoop

Caribouland
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5 octobre 2015

L’Oil therapy, ou bain d’huile pour les cheveuilloux

oil therapy 1

Le bain d’huile, c’est pas facile. Apparemment.

Loin de moi l’idée de me tremper la touffe dans un seau rempli de grassouillette épaisse et d’en badigeonner mon corps par la même occasion, je ne veux pas me la jouer statue glissante qui se meut avec classe, juste avoir la fibre qui résiste à la casse.

Depuis 4 ans maintenant, je pratique, avec plus ou moins de régularité cette petite technique qui demande peu d’effort (sproutch sproutch, on étale, on attend, on va sous la douche)(ce que tu magouilles après ne me regarde point), coûte peu cher – a priori, et promet monts et merveilles.

L’idée c’est de prendre des huiles plus ou moins pénétrantes pour soigner la fibre capillaire sans pour autant LA REPARER (rien ne fixe un cheveu déjà mort, à part un ultra cimentage au silicone mais je ne suis pas sûre que ce soit un feeling agréable pour le cuir).

 

Savoir choisir sa grassouillette, la clef !

Tu vas avoir besoin d’une huile de première pression à froid pour commencer : peu importe les interprétations du fabricant ni – dans une certaine mesure – la localisation de celle-ci dans les rayons (alimentaires/cosmétiques), si elle est issue de ce mode d’extraction, on a l’assurance d’une huile qui est pure nature (la mention vierge garantit une non modification de la matière première).

Le conseil ci-dessus s’applique également si vous êtes à la recherche d’une huile pour le visage/corps.

Si rien n’est mentionné, et que la liste d’ingrédients ne cite que l’huile, cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une grassouillette roulée sous les aisselles de Vladimir, juste qu’elle n’a peut-être pas le niveau d’exigence d’une bonne bio, sans additifs, et sûrement subi des altérations au moment de sa production.

 

Pour le choix parmi toutes les variétés : on se concentre sur la nature même de son cheveu, on l’observe, on lui parle en yougoslave.

Plus il est fin, mois il va tolérer des matières lourdes et riches (pas envie d’avoir le cuir crasseux comme le fond d’une poêle), on préfère alors ce qui a un toucher sec.

Plus il est épais – et surtout bouclé/frisé, plus il demandera qu’on se concentre sur ce qui gaine (pour éviter la perte intensive en eau), et ce qui pénètre vite fait bien fait pour des cheveux soyeux et en pleine forme (qui dansent la lambada-zumba-wala).

 

Minute branlette chimique (pour ceux qui veulent aller plus loin):

Les huiles contiennent des acides gras saturés et insaturés.

Les AG saturés sont essentiellement l’acide palmitique, laurique, et stéarique, et garantissent une pénétration profonde dans la fibre capillaire et une bonne nutrition. On en trouve dans l’huile de coco, de sapotte (anti-chute et traitante), des matières assez épaisses sous les doigts donc. Mais également dans les beurres végétaux comme le karité et celui de mangue entre autres.

Les seconds sont divisés en deux catégories :

les monoinsaturés (oméga 9, riches en acide oléique), ou fameux acides gras essentiels qui s’immiscent aussi sous les écailles du pwal de caboche (dans une certaine mesure) et se trouvent dans l’huile de noisette, macadamia, d’amande douce, olive, camélia, d’argan, d’avocat, notamment.

Et les polyinsaturés (qui regroupent les omégas 3 – acide alpha linolénique – et 6 – acide linoléique), comme le lin, chanvre, la cameline, carthame, pépin de raisin, bourrache, onagre, germe de blé , qui sont protecteurs et régénérants.

 

Si vous ne le voyez pas du premier coup d’oeil, tapez juste « profil lipidique » et le nom de l’HV dans gougeul, il vous aidera à démêler tout ça, ou encore baladez-vous sur Aromazone, les fiches produits décomposent les éléments des grassouillettes, y a plus qu’à reporter tout ça ici sur le blog pour savoir dans quelle catégorie se trouve votre huile 🙂

Il n’est pas nécessaire de se formaliser, surtout si on est à court de budget, et que seule l’huile d’olive est à votre portée (autant s’en mettre une lampée sur la touffe, que le plat de pâtes attende un peu), juste que ce genre de classification permet de mieux s’y retrouver et donc d’être plus à même de cibler une défaillance capillaire en particulier.

On trouve aussi la jojoba pour permettre de rééquilibrer la balance du sébum, le brocolis pour réduire les frisottis, l’huile de neem, de nigelle (ne pas utiliser seule, elle est très active !) ou de chaulmoogra pour contrer les pellicules et l’effet parmesan à cause de dermites, le ricin (à diluer !) pour stimuler la pousse et fortifier, celle de kukui (au profil très complet) pour ceux qui souffrent de psoriasis, il y a une telle palette qu’on en deviendrait gaga !

 

Le bain d’huile en pratique 

oily therapyJe ne mets pas une dose folle, juste de quoi les imbiber sans qu’ils dégoulinent d’un liquide poisseux ; en partant 5 à 10 cm du crâne jusqu’aux pointes, le tout sur cheveux SECS : si vous les mouillez avant, vous saturez la fibre en eau et pas en éléments essentiels contenus dans l’huile, de quoi avoir des cheveux en carton, non hydratés/nourris et qui vont perdre des vitamines et acides aminés au passage. PAS BIEN.

Vous pouvez un peu ouvrir les écailles en mettant une serviette chaude sur la tête MAIS il faut savoir trouver une bonne balance, niveau chaleur, et, surtout, bien connaître ses pwals de tête : s’ils sont déjà très endommagés, indisciplinés, ils vont en baver, donc il vaut mieux passer son tour et les laisser gambader sur la caboche à température ambiante.

 

Chaque fois, je le fais en pré-shampoing, quand je rentre chez moi, que j’ai du temps pour le laisser poser.

En entrant sous la douche – après 20 minutes de pose minimum, j’utilise un shampoing doux de préférence  (là, j’ai surtout utilisé montalbano de Lush, que je tolère), et je lave bien le tout en insistant légèrement sur les pointes. Il faut SENTIR qu’il y a encore un peu de matière huileuse mais pas de rendu gras – ça s’apprend à force d’en faire, on sait juger de la douceur de sa perruque, du niveau de nettoyage non excessif qui permet de garder les actifs.

J’utilise toujours de l’eau tiède pour tout enlever et finis avec un long jet d’eau froide, mais on peut aussi s’offrir un moment nature avec une eau de rinçage spécialement pour l’occasion – toujours pas tenté celle à l’hibiscus, mais je vais m’y mettre !

J’essaie, présentement, d’éviter un maximum la chaleur du sèche-cheveux, le lisseur, de n’y toucher que lorsque je dois me grouiller vite vite et quand même avoir une bouille présentable.

De temps en temps, quand ils sont secs en journée, je rajoute un peu d’huile végétale sur les pointes et basta.

 

Y a rien de sorcier dans le bain d’huile, juste de trouver celle qui nous plaît, autant au niveau olfactif que du résultat. On peut en mélanger plusieurs pour créer des synergies et coupler les bienfaits en une seule oil therapy. Et pour la fréquence, c’est comme tu le sens, juste qu’il vaut mieux s’appliquer à ne pas en abuser pour ne pas finir avec un pic gras droit planté sur le milieu du crâne.

Concernant les bienfaits, ils tournent autour du trio magique : brillance, douceur de poil de lapin, et cheveux avec plus de texture au fur et à mesure des bains. Ayé, t’as les yeux qui brillent, je vois.

 

Je tourne à celle de noisette, parce qu’elle est basique et que j’ai les cheveux « mixtes », mais si j’arrivais à mettre la main sur celle de camélia, je crois que ça me rendrait hystérique. JE ME REFUSE à payer un flacon en ligne, et Bruxelles ne se livre pas assez, m’empêchant de trouver mon précieux.

DU COUP, je suis embêtée, mais je vais bien finir par la trouver dans la vraie vie (hein !)(saloperie).

 

Tout ce toutim pour dire qu’avec l’oil therapy et mes shampoings au skikakai récurrents, j’ai toujours une perruque viable même si je n’ai pas été chez le coiffeur depuis des mois.

Comme quoi, les soins naturels, c’est comme la bouse de vache : ça fait pousser des fleurs.

(Haha très drôle)
(Je suis déjà loin, dans un trou, que je rebouche par-dessus moi)

 

Des bisous les Caribous !
Mona

Caribouland
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