Catégorie : Humeurs

1 mars 2015

D’overblog à wordpress, juste une mise au point

aadeer

Je tenais à ouvrir ce nouveau blog, qui ressemble sensiblement au précédent, par un article humeur.

Parce que ces deux dernières semaines ont eu un air de grande bataille.

Entre la mise à jour de mon overblog vers la nouvelle plateforme, mes cris de détresse sur twitter, l’aide que j’ai eue, j’ai vraiment essayé de faire preuve de sang froid, mais l’épopée s’est révélée fastidieuse.

 

Je tenais d’abord à vous remercier pour votre patience sans limite, j’ai vraiment essayé de mordre sur ma chique en attendant que tout se goupille comme il faut, et même s’il y a encore du travail à venir, je suis heureuse d’avoir enfin MON chez moi, mon adresse en « .be » et plus de comptes à rendre à une ancienne plateforme.

 

Plateforme qui impose dorénavant des publicités dans sa nouvelle version (bah quoi, tu crois que ça tourne sans fric tout ça ?), qui rend l’édition des articles et de la mise en page complètement chaotique, qui m’a fait péter un câble lors du transfert, je ne voyais que 5 articles sur les 450, tu comprends la folie passagère.

Sans parler de certaines photos introuvables après la migration, de l’heureuse chance que j’avais eu d’avoir réussi un export AVANT qu’ils ne chamboulent tout, il y a désormais 60 euros à débourser pour un de leurs comptes premium histoire de SEULEMENT avoir une copie de son blog.

Sans ça, pas moyen. Vraiment de quoi devenir zinzin, à danser en kilt et sur la tête.

 

C’est grâce à Céline qu’on a réussi à me recréer mon cocon, intégrer mes articles, elle s’est attelée à la tâche comme une reine, donc mille mercis à elle, sans ça on ne pourrait pas se causer ici en ce magnifique premier mars.

Toutes les anciennes catégories se trouvent à la même place, les articles à voir aussi, tout comme les produits testés.

 

Seul os de diplodocus dans le potage – hin hin, j’élague -, on a perdu quasiment un tiers des commentaires pendant la guerre, donc l’essence même de ce qui fait mon blog (vos questions, mes réponses, vos interrogations, mes suppositions) a pris un plomb dans l’aile.

J’essaierai de répondre en un temps record à tous ceux qui sont passés à travers le filet, parce qu’il le faut et que j’y ai toujours mis un point d’honneur, mais pour le reste, j’ai fait mon deuil.

 

Je suis passablement zen aujourd’hui, pour quelqu’un qui n’a pas encore regagné son bon référencement, perdu un grand nombre de vos réflexions, et qui s’est fait avoir comme une débutante.

Mais on apprend TOUJOURS de ses erreurs, n’est-ce pas ?

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Caribouland
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15 janvier 2015

Qu’est-ce qui te fait rêver quand tout s’arrête de tourner ?

pompom.jpg

Depuis quelques jours, je ne vois plus que la pluie qui bave sur les fenêtres, à la manière d’un diable aux doigts trempés qui nous fait un remake de « la scène de la main qui glisse contre la vitre ».

J’aime bien le crachin qui craint, mais couplé au vent, il me transforme en chimpanzé infâme et non apprêté qui a besoin d’une bonne dose de caféine.

Je parle du temps comme d’une bouse parce que ça me fait du bien, chacun sa thérapie .

 

Qui dit météo de poncho-châle (oui, j’ai craqué sur ce genre d’écharpe pliée qui, une fois déballée à la maison pourrait très bien servir de tente)(pour trois)(voire 10), dit plus de temps pour traînailler comme une guenille oubliée sous le canapé.

Et après ce qu’il s’est passé, j’ai vraiment eu du mal à reprendre la plume, me poser et réfléchir.

Comme à chaque fois que je suis bloquée en plein vol, je me sens toute idiote, à ne pas savoir que dire ni contempler, qu’est-ce qui te fait rêver quand tout s’arrête de tourner ?

 

Moi, j’ai une technique d’escargot toute simple, un peu à la façon du moonwalk de Michael (qui, soit dit en passant, marchait en arrière parce que ses shoes étaient à l’envers), c’est my move, mon issue de secours, ma bataille : je me rapproche du futile dès que je sens qu’un feu va partir.

Pour ça que je mime Joey de Friends, que je me repassais la série quand la France retenait son souffle, que je continuais à m’intéresser aux futurs bouquins de ma bibliothèque, au monde de la cosméto, que je regardais le peu de vidéos youtube diffusées ces jours-là, des films à pleurer de rire sur le coin d’un sofa.

 

Plus les nouvelles craignent, plus je cherche les ballons qui m’envoleront en l’air, chacun remplit d’une promesse :

  • il me faut clairement un Poney pour aller jusqu’au Delhaize
  • roooh, le legging fluo que je cherchais depuis des années
  • et si je me mettais des paillettes juste sur le mollet droit. Et sur la jambe gauche. SUR LE LOBE, MAIS OUI
  • s’extasier avec une tranche de vieux frometon fondu
  • regarder new girl et voir le petit copain sexy trognon de jess

 

Et puis une fois que t’as touché le ciel, n’oublie pas le sol quand même   

Donc, tout doucement, les heures passant, j’ai à nouveau foulé une route stable et solide, le genre de truc « bâti dans la roche », increvable, incassable, n’importe qui peut te rouler dessus, au moins tes doutes et tes envies resteront ancrés dans le macadam.

J’ai donc recommencé à dépenser mon argent et emmerder les vendeuses dans les magasins.

Signe que les choses reprenaient lentement leur cours. 

 

J’avais mon poncho d’amour agrippé au cou, des sacs de course collés aux jambes par les rafales, le sourire sur mes dents et un « haaaaa » lâché/hurlé pendant les secousses.

Mais la patate occupait mon esprit, la page blanche avait enfin disparu de mon quotidien, et quand tout revient comme une vague et que tu n’as plus qu’à arranger les mots, c’est le plus JOUISSIF des sentiments.

De mon point de vue de rédactrice.

Pas sûre que ça excite un fermier, lui son trip c’est le foin à plein nez. 

 

Rien que d’installer une application de notes me mettait dans tous mes états, faut pas trop perturber une personne qui sait à nouveau puiser LES MOTS dans la MINE d’un stylo, elle a besoin de calme pour créer.

Je fais des bonds, je tiens le bon bout, j’ai tellement retrouvé la pomme de terre en écrivant que je voulais faire un rapprochement subtil dans ce billet, du style : « l’inspiration c’est comme la libido, tu sais, ça va ça vient ».

Mais, moi et Monsieur Le Bon Goût avons du mal ces derniers temps.

Il dit que je suis pire que lui, je pense surtout qu’il ment.

Un peu.

Je fais ce que je peux pour qu’on s’entende.

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Caribouland
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7 novembre 2014

Un award sous le bras

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Le cycle de Mona la Pwasse est peut-être bien en train de se prendre un plomb dans l’aile.

La morve au nez, j’ai commencé ma journée d’hier comme un pauvre oiseau sans soutien, les pieds dans le froid, le rhume intense collé aux naseaux (j’envisageais la construction home made d’un pif en plasticine), les yeux qui pleuraient et rendaient le maquillage des mirettes hasardeux.

Un vrai challenge personnel que j’ai essayé de relever comme une grande, enchaînant les contrats avec les clients dans un vent d’automne/hiver plus que désagréable.

J’ai pris le chemin de la maison au soir, cherché une tenue casual (parce que la malade se refuse à se mettre sur son 31 quand elle ressemble à une poire au milieu d’un champde maïs), et j’ai débarqué aux weekend blog awards.

Et j’ai gagné l’award du meilleur blog beauté de cette année.

 

Alors, comme il dit, « c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup », quand j’ai vu le nom du blog s’afficher sur l’écran et entendu les applaudissements, j’ai entamé une danse de la joie, vu la famille aux anges dans la foule, les amis aussi, et j’étais fière de moi.

Parce qu’après trois ans et demi de blogging, un milieu professionnel reconnaît mon travail d’une certaine manière (hé oui, on trime pour mettre un blog en place), et malgré tout, j’ai toujours fait partie de ces blogueuses qui en veulent mais ne pagayent pas autour de la vague qui vient.

Entendre par-là, j’aime faire du mouvement mais rester discrète, en attendant que les choses se fassent, pour ça que mon petit bout du web prend parfois du temps à se construire.

 

Donc, merci pour votre soutien sans faille, ma petite bande de Caribous, elle est aussi à vous cette récompense !
Je vous aime, et longue vie à notre aventure cosmético-fofolle.

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Caribouland
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29 août 2014

Un banc sous les fesses

knokke.jpg Hier je suis allée à la mer.

Voir la vue, les mouettes grosses comme des dindes, sentir un air qui n’avait rien de marin (ils mettent quoi dans le cul des baleines pour aseptiser l’atmosphère de la côte ?).

 

Puis surtout observer la grande hollandaise un peu belge, un peu fofolle et à côté de ses pompes, qui vendait des croûtes comme des petits pains. Et mon regard hagard qui n’y comprenait rien.

Dans l’ensemble, son art impressionnait les foules enfantines, les gosses se collaient à la vitrine pour littéralement la lécher en lançant des « ha » et des « ho » par moments à la vue de tableaux.

Une grand-mère a eu du mal à décoller son gamin de la façade du magasin, d’autres familles essayaient d’empêcher leur progéniture de détruire les gouaches, d’y coller leur crotte de nez en signe de gratitude, entendre par-là un « je me souviens, je dessinais comme ça quand j’avais 2 ans, maintenant j’en ai 4, tu comprends ».

 

Une mascarade qui a duré toute la journée, la cliente mécontente allait chez la flamande pour acheter un désastre de peinture innommable, il y avait une petite foule dans le magasin de photo qui voulait qu’on accède à tous ses souhaits (moins de bourrelets, de taches de chocolat, pas de serre-tête sur les bouille des enfants, une maman plus proche dans le cadre et basculer papa si possible).

On aurait dit que les vagues comme le vent charriaient des passants et les amenaient par bourrasques, des bonshommes pressés jetés dans le quotidien de vendeurs à leur service.

 

J’ai passé pas mal de temps à les observer, à me demander si finalement, tous ces gens, bien loin de la vue qu’ils pouvaient s’offrir (ciel gris sur mer grise sur plage blanche et cabanons pâles), n’avaient pas oublié de lâcher du lest, d’arrêter les caprices.

De souffler un bon coup.

Ou respirer, c’est selon.

C’est le petit comble des résidents passagers de la côte, de ne plus saisir le charme du paysage, d’avoir envie de faire tout vite, tout de suite, parce que le touriste est roi et qu’il a droit à une frite en sable sur la plage s’il le veut.

 

Oui je crois que je préfère garder un banc sous mes fesses pour voir le monde tourner à son rythme autour de moi. Et prendre le temps de me poser un peu.

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13 janvier 2014

Le miroir des filles

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A l’époque où les films qui parlaient d’un autre monde me passionnaient, il y avait un élément clef qui reliait les récits : le miroir magique.

Cet espace blanc par lequel on se faufilait, comme en passant à travers un rideau d’eau, et qui était une fenêtre ouverte sur l’inconnu et l’imaginaire.

Une des histoires consistait à placer le miroir à un endroit particulier du grenier où les personnages voyaient alors leur reflet se liquéfier, leur donnant accès à des paysages merveilleux.

Très fascinée.
Trop fascinée.

 

J’ai moi-même essayé de le faire, sans jamais trouver un brèche temporelle par laquelle m’échapper, pour toucher un peu au monde de Narnia, ou encore au demi quai de stationnement d’Harry Potter.

Mon miroir ne m’a jamais renvoyé qu’une seule image, celle de mon visage, de mon corps, ce que je ne pourrais pas voir si ces surfaces ne réfléchissaient pas la réalité avec autant de détails.

Et même parfois certaines choses m’échappent.

Il paraît qu’on passe beaucoup tropde temps à se regarder, à vouloir se voir, à remettre une mèche qui tombe trop sur la droite, mais finalement, trop de déséquilibre à gauche.

On réajuste un pantalon sur la taille, on évalue son potentiel, les épaules retombent dans un soupir, parce que la nuit n’a pas été bonne, parce qu’on a un teint râpé, inégal, fripé comme celui d’une pêche trop mûre.

 

Le miroir des filles montre un rouge à lèvres qui déborde, une taille qui n’est pas tonique, un trou dans le bas du collant.
Une réalité toute crue qui nous parle trop vivement.

 

Cette image qui crée les fondamentaux de notre esprit nous sappe le moral à vitesse TGV, nous fauche un sourire auquel on réplique par une moue aguicheuse, un vrai combat de titans duquel personne ne sort vainqueur.

Qui sera la plus belle, la pimbêche qui vit de l’autre côté ou moi ?

Il y a donc bel et bien un peu de magie dans cette surface, qui change d’humeur à chaque battement de cil et nous parle comme à une méchante belle-mère.

Passer jusqu’à deux heures à se mirer, à chercher l’erreur sociale/le défaut/ce qui pique aux yeux relève sûrement de la sorcellerie, mais la majorité des femmes se prête au jeu.

 

Quelque part entre ce que l’on voit et ce que l’on prend, le miroir des filles devrait rendre notre regard plus indulgent, parce que rayonner ne s’inspire que du sentiment de joie.

Et pas de défauts qu’on cible et que personne ne voit.

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Caribouland
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