13 août 2012

La frayeur des jeunes

J’ai 24 ans.

Cela fait 20 ans que je suis sur les bancs de l’école, façon de parler, pour apprendre, me mouler le cerveau comme une bonne petite citoyenne à tête bouclée.

J’ai eu des erreurs de parcours, ait fini tant bien que mal mes études secondaires.
Puis je suis passée au supérieur, j’ai voulu faire journalisme comme mon père, ai raté mon année, j’ai refait journalisme, j’ai à nouveau échoué.

Je me suis inscrite dans une école d’art, j’ai fait quatre ans d’une traite, mais depuis je suis bloquée.

gun.jpg

Ce qu’il y a sur mon cv est anarchique, il n’y a aucun rapport entre mes jobs étudiants et ma pratique personnelle.

Je sais faire de la photo, mais je n’ai pas la technique pour travailler en studio ni même le matériel.

Je sais dessiner, peindre, écrire, je n’ai pas encore mon permis mais je connais beaucoup de choses dans le domaine de la beauté et de l’art.

 

Et puis quoi ?

Il y a toujours cette question qui revient, « tu feras quoi plus tard ? », les parents qui te disent qu’à ton âge, ils étaient déjà propriétaires d’une maison, une bagnole, ils avaient un boulot chacun et moi comme gosse.

C’était comme ça qu’on avait une vie accomplie avant.

Ils se demandent où est passé ma vie sentimentale, si je ne suis pas un être asexué, qui se complaît totalement dans la lecture de bouquins sans jamais en sortir.

J’ai atteint le stade de la frayeur.

Comme quand on est dans une maison et qu’on ne sait pas quelle porte enfoncer, comme quand on doit choisir entre le chocolat et la vanille, alors que les deux goûts vont si bien ensemble.

 

Je suis vraiment les deux pieds au bord d’un précipice, il y a l’étendue de ce que j’ai déjà étudié jusqu’ici, et le non rendement total que cela va m’apporter.
L’impression d’avoir été apprendre des conneries, d’avoir un diplôme qui vaut rien, d’être une minable, une fille sans crédit.
C’est que dans la société, il n’y a pas la bonne case pour moi.

J’ai déjà cherché, juste pour voir dans quoi je pouvais m’embarquer une fois que je n’aurais plus l’espace sécurisant prof-élève, et que je serai jetée dans la jungle de la VRAIE VIE.

Il n’y a rien qui accroche, aucune affinité entre mon CV et le monde du travail, je suis quelqu’un qui connaît beaucoup  tropde choses mais qui est incapable de spécialisation.

Il y a une urgence qui se manifeste à travers mon âge, il y a celle de quitter le cocon familial, il y a l’incapacité de m’émanciper financièrement, il y a cette peur panique de ne pas savoir comment faire.
De pas avoir les couilles de dire ce que je veux, et de tout mettre en oeuvre pour y arriver.

J’aimerais faire des études dans le domaine des cosmétiques, devenir conseillère de vente pour une marque de beauté, une pro de la pub calée dans son domaine, mettre en avant mes capacités artistiques, mon sens de l’analyse, mon habilité à être très sociable avec les gens.
dzad.jpg Et chaque fois je fais deux pas en arrière, un pas en avant.

J’ai raté mon année de master, je dois encore passer un examen d’histoire de l’art de troisième année, et puis, et bien, et puis je ne sais pas.

J’aurai un diplôme dans les mains qui ne me dira strictement rien, j’aurai l’impression de déjà-vu, d’à chaque fois aller vers un éternel recommencement.

Je suis incapable de strictement réussir, je réussis par obligeance, parce qu’il le faut si on veut passer pour quelqu’un qui a quand même quelques neurones bien connectés.

 

Mais je mets tellement de moi dans tout ça, le moral en prend chaque fois un coup, un jour je suis bleu, l’autre rouge, j’ai les nerfs à vif à chaque fois qu’on me pose la question de ce que je vais devenir.

J’ai juste envie de répondre :
« Je suis déjà devenue quelqu’un, et bon dieu, ça a prit un bout de chemin.
Pour le reste, pour l’avenir, on verra demain. »

Caribouland
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24 réponses à “La frayeur des jeunes

  1. DarkGally

    malheureusement à ton âge on vit avec cette peur, tant de choses sont incertaines. La vraie réussite c’est de parvenir à profiter des petits bonheurs de tous les jours

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  2. Alcida

    Comme je te comprends ! Je suis en 5e année de droit (en pleine rédaction de mémoire) et j’ai décidé d’arrêter les études l’an prochain (enfin l’an prochain… plutôt en septembre prochain) et je sais pas du tout ce que je vais devenir. Je dis à tout le monde que je vais passer des concours, oui mais en les attendant je fais quoi ? Je révise uniquement ? Je me connais, je n’ai pas la motivation pour passer deux mois dans des bouquins et des cours. Je cherche de travail ? Oui mais j’ai un CV sans expérience professionnelle, j’ai pas de concours et toutes les offres d’emplois demandent un minimum de 2 ans d’expérience. Alors voilà, j’ai fait un choix mais je ne sais pas si c’est le bon et je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi. Et je crois que le pire dans tout ca, c’est que je ne suis pas sûre d’aimer ce à quoi je me destine.
    Tu vois tu n’es pas seule et on doit être beaucoup dans le même cas comme l’a dit Manon !

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  3. Lulu

    Que tu décris bien tout ça, Rose…
    Et je me reconnais dans ce que tu écris, après 16 ans de boulot dans le même secteur, avec des envies de changements et d’évasions. Mais où que j’aille, on me conseille de rester coller à mon diplôme, et non pas aux possibilités et capacités que j’ai développées avec les années (couture, cuisine, cosméto, etc.). Marre. Tellement marre. Bah, au moins, on n’est pas seuls. Mais est-ce rassurant?

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  4. Camille

    oulalala un article qui me parle. apres mon bac j’ai voulu travailler je me suis retrouvé dans un fast food. j’était indépendante finacière, le cocoon familial était loin puisque je vivais avec mon copain chocolatier. j’ai décider de reprendre les études à 20 ans. j’ai juste choisi une branche ou yavait du boulot en sortant. chose faite puisque 3 mois apres mon BTS je signe un CDI mais je ne suis toujours heureuse car ce n’est pas ma voie et j’ai des problème avec mes patrons.
    Mon amoureux reprend l’école prochainement pour devenir mécanicien (il est chocolatier mais ne supporte plus les horaires qui le coupe de tout). et apres son année étude c’est moi qui retourne a l’école pour me spécialiser en droit des femmes ou du travail et changer de cabinet de travail sans forcément changer le fond du boulot.
    te biles pas pour tes études on se cherche a n’importe quel age….Je te rassure j’ai 22 ans et mon homme aussi nous avons voulu partir de chez nous a 19ans et vivre avec 500€/mois on connait bien.j’ai envie de te dire lance toi fait autant d’étude que possible le monde du travail ne te sera pas reconnaissant mais ta façon de pensée et de voir les choses a force de découvrir va t’émerveillé ton quoditien crois moi…bisous a toi respire un grand coup tout va bien

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  5. myël

    Je comprends parfaitement ce « stade de la frayeur », je l’ai atteint à la fin des études, en ressentant l’évidence que mon diplôme (sans aucune spécialisation non plus) ne correspondait à aucun métier dont je pourrais avoir envie… Et je n’ai pas encore trouvé la solution… j’ai l’avantage d’une petite indépendance financière qui apaise les angoisses, et donne l’impression d’avoir avancé, mais le temps de décider quoi faire « vraiment » me rattrape parfois… C’est bien que tu en parles aussi, on est sûrement beaucoup de jeunes dans ce cas, à avoir moins d’assurance envers l’avenir que nos parents, d’en parler on se sent moins seuls, même si ce n’est pas forcément très rassurant u_u’

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  6. bellattitude

    Je me retrouve un peu dans ton article mais il faut s’encourager et se dire que nous ne sommes pas les seules petit cocon (erreurs de parcours ou futur incertain) il faut essayer de positiver, nous évoluons chacune d’une façon ou d’une autre et à notre rythme…moi quand je vois par exp toutes la plupart de mes copines qui st déjà mamans et que moi après même 7 ans je n’ai pas un soupçon envie de petit enfant..je me demande ce qui ne va pas chez moi (pourtant un bb c’est mignon tt plein mais pas que…) pour les études quand j’ai décidé de tout plaqué et ben j’ai finalement réussi mon unité en science et bio…Bref tout ca pour dire que je ressent moi aussi cette pression au quotidien sur la fameuse question de l’avenir professionnel et vu notre âge on est en plein dedans *pas de bol*(-25ans) Et enfin, il est parfois très difficile de vivre avec un conjoint et de le voir s’épanouir déjà dans son métier aussi même si je suis très heureux pour lhomme et que je le soutien pour qu’il parvient à être au top :s je pense que dans chaque situation donc il y a du bon et du moins bon :s je regrette même parfois la belle époque de l’enfance ^^ et prtant je ne suis pas à pleindre… bref ce petit mot pr tencourager et te dire que tu n’es pas la seules, que nous sommes ttes à la recherche de réponses nous aussi… ton article est très touchant, on y ressent toute ta sensibilité!

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  7. Bee

    Coucou ma petite rose 🙂 oh comme je me retrouve dans ce que tu me dis. Ton article m’a beaucoup touché car j’ai vécu la même chose que toi et je suis passée à deux doigts de foutre ma vie en l’air. J’ai redoublé 3 fois de suite : ma 6ème secondaire et mes 2 premières années (une année en relations publiques et une année en info-com à l’université). Donc du haut de mes 22 ans, je suis qu’en 1ère année d’info-com dans une école de commu…enfin, je passe en 2ème en septembre prochain (entrain de suer ces derniers temps comme une bête pour passer ma seconde sess’XD). tes appréhensions, tes peurs quant à l’avenir, je suis passée par là. j’ai fait un blocage mais un vrai caca boudin dans mon cerveau. J’ai commencé à m’en foutre de l’école et tout ça et résultat : bam, redoublement redoublement, redoublement. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai compris enfin, qu’en réalité j’ai fait une dépression. Ca s’est amorcé à mes 15 ans et ça a duré jusqu’à il y a quelques mois à peine. Je ne vais pas entrer dans les détails de cette dépression parce qu’aujourd’hui, ça reste encore complexe tout ce que j’ai pu ressentir à ces moments là de ma vie. Mais en gros c’était un mélange détonant et angoissant : cette incertitude par rapport à l’avenir, cette impression d’avoir le crâne bourré à l’école de stupidités,d’être aliénée par les adultes, ceux qui te disent qu’ils savent, cette peur de passer à côté de ma vie en restant là à ne pas savoir ce que je voulais en faire, le temps qui passe trop vite que j’arrive pas à retenir entre mes mains et en même temps la peur de vivre une vie que je n’aurais pas choisi, mais celle de que mes parents, profs, famille, société attendait de moi. Ce que je détestais par dessus tout plus jeune? Ces tests à la con qu’on te fout à l’école ou ailleurs, ces QCM pour savoir quel métier te correspond le mieux à ta personnalité. J’étais fait pour travailler un coup dans le social, un coup dans la médecine, un coup dans les métiers littéraires… Je ne savais pas, et dans ma tête c’était le bordel. Ce que j’ai envie de te dire, et que tu as déjà fait là tout de suite, c’est pose-toi et écoute toi. Qu’est-ce que ton cerveau te dit? Qu’est-ce ton coeur te dit? Dans ton message, je vois que déjà t’as des réponses à ces questions « dans le domaine de la cosmétique » voilà ce que tu dis. Tu sais ce qui te passionnes, ce qui te permettra de t’épanouir et de rester fidèle à toi-même. Cherche pas midi à 14h. Assumes. Point. Je te dis pas ça méchamment loin de là, mais si tu savais à quel point ça fait la différence dans ma vie. J’ai assumé mes centres d’intérêts, mes passions. Je me suis enfin assumée et je remercie chaque jour le ciel de m’être rendue compte aussi jeune et d’avoir la possibilité de faire un cursus académique qui me ressemble. Avec information et communication, je peux faire tout ce que je veux. T’assumer,c’est permettre à tes centres d’intérêts de s’affiner, de s’enrichir au gré de tes expériences et rencontres. Et un jour, ça te saute au visage tu sais ce que tu veux faire, souvent c’est même pas un métier mais plusieurs et tu le dis haut et fort. Ce n’est pas facile de s’assumer quand on ne l’a pas d’instinct, quand on a grandi avec des pressions et forts idéaux familiales (papa avait fait ça comme études, maman a fait ça, ils veulent que je fasse ça), c’est dure, mais le bonheur qu’on y gagne est juste incomparable à tout autre, rose. Parce que t’es enfin toi-même.

    Maintenant, t’as 24 ans, t’es en fin de cursus. Ce qui est fait est fait. Et crois-moi, le bagage culturel et de connaissances que t’as chopé en 4 ans, tu n’auras pu l’avoir autrement. Et juste pour ça, ça en valait peine ces 4 années d’art. Tu ne peux pas les effacer. Mais t’as le choix, il te reste des possibilités. Si t’assumes ce que t’aimes, t’as des choix qui s’offrent à toi. Si j’ai compris, t’as raté ton année de master, donc il te reste 2 ans de master à refaire. Recommence à zéro. Si le master que tu fais en ce moment ne te plait pas, change d’orientation. Y a des masters qui te permettront de pallier ta formation trop spécifique en arts et qui t’ouvriront plus de portes plus tard : communication, publicité, relations publiques… Et cette fois-ci, ne reste pas les bras croisés, enrichis-toi d’expériences pour ne plus jamais à avoir à redire mon CV craint. Choisis bien tes jobs, cherche et participe à des projets d’étudiants dans ta classe ou dans ton cercle d’amis, y a toujours des gens qui ont des idées plein la tête genre réaliser un clip, une pub, un event… Et pourquoi pas toi même organiser un truc? une soirée avec une marque de cosmétiques ou un mini-reportage photo ou vidéo dans un institut? Oui, ici même à bruxelles? Il y a des blogueuses qui osent le faire. Et ton blog? Donne toi à fond, fais en une arme, un truc qui tu pourras coller fièrement dans ton cv ou en tous cas en parler autour de toi. N’est-ce pas l’endroit où tout est réuni? Ton goût des cosmétiques, de l’écriture, ton sens de l’analyse, ton habileté à créer une atmosphère conviviale?
    Bref, bats toi, rose, sinon qui le fera à ta place?

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  8. Célestine Causette

    Moi, je vais juste citer un bon poteau à moi et te dire « il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux » (chante dans ta tête).

    Je suis touche-à-tout, experte en rien. Ca m’a complexée un bout de temps, jusqu’au jour ou quelqu’un de bien m’a dit que c’était une sacrée force (et que c’est bien plus cool de connaître plein de trucs « un peu », plutôt qu’un seul « à fond »).

    Si tu veux, un jour, je te raconterai mon aventure.

    Célestine, qui a eu la révélation suprême et fait celle qui connaît la vie.
    Yo.

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  9. chris

    Dur dur ce passage, j’avais aussi commencé dans une voie que je voulais faire au départ puis ça m’a emmené vers autre chose et aujourd’hui je travaille dans quelque chose que je n’imaginais pas au départ. Mais dis toi qu’il n’y a pas que des choix définitifs, si tu as encore la chance d’être entourée profites-en, même si tu te loupes tu auras de quoi te ratrapper. Je vois mon homme qui avait choisi un métier parce qu’il en fallait un et je le voyais ce détruire sa santé parce qu’il ne s’y sentais pas bien, au bout d’un moment j’ai dis « stop, quitte à retourner chez nos parents quittes ton boulot (CDI) mais ne te fous pas en l’air pour un travail » et maintenant il est comme toi il cherche son orientation (27 ans), il fait des stages à droite à gauche et se renseigne pour les formations. Rien n’est immuable et puis tu as la réponse dans ton post, tu sais ce que tu aimerais faire alors donnes toi une chance 🙂

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  10. Odile

    Que je comprends ton sentiment, c’est le danger des études « artistiques ». On sait jamais trop quoi faire après. On se sent perdu.

    Je suis sure que trouveras ta voie, parce que tu es douée, et chaque personne peut trouver chaussure à son pied.
    Si pas… faudra passer par la case « Self Leardship » à Bruxelles formation :)))

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  11. Roxane

    Coucou,
    Je lis ton blog depuis un petit moment, avec une certaine attention car il est assez rare de rencontrer des blogueuses bruxelloises (et intéressantes!) (du moins, je n’en connais pas beaucoup ^^)
    Je ne suis pas dans la même situation que toi, mais je peux comprendre en partie ton désarroi que je redoute, ayant juste fini ma première année en études artistiques.
    Je me demandais juste dans quelle école d’art as-tu été? Et quelle formation? Photo?
    Merci 🙂
    Et bon courage… ces atouts font de toi la personne que tu es, je ne doute pas de leur utilité future 🙂

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  12. Wendy

    Malheureusement il y a un tas de filière ainsi, où on étudie des choses le plus souvent intéressantes mais qui ne débouchent sur rien, malheureusement on ne s’en rend compte qu’une fois dedans car les conseillers d’orientation sont quasi inexistants et souvent incompétents… J’ai eu cette impression d’études qui ne servent à rien (et je l’ai toujours) mais ça ne m’a pas empêché de chercher ma voie d’une autre façon par d’autres biais… Si tu veux vraiment te lancer dans la cosmétique, renseigne-toi, c’est une filière où l’alternance est possible ce qui t’assurerait déjà un petit revenu, mieux que rien… Si vraiment la photo te plait, y’a aussi plein de nouveaux photographes qui se lancent comme ça en autodidacte et ça marche souvent car la passion se lit dans leurs photos. Quoi qu’il en soit, même si tu te rends compte que tu t’es plantée ces dernières années, assume-le, change de voie, investie-toi dans celle-ci, il n’est jamais trop tard pour bien faire! Bon courage 🙂

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  13. Le poudrier doré

    Coucou ma belle, je ne sais pas quoi te conseiller car tu le sais peut-être déjà ou pas mais je suis au fond du trou au niveau professionnel donc je ne saurais quoi te conseiller. Ceci dit, je suis certaine que tu vas y arriver, tu es encore très jeune, crois moi et de très belles choses ne peuvent que t’attendre ! Pour ma part, je vais suivre les conseils d’Odile plus haut, qu’elle m’a déjà donné, tu devrais aussi faire ce bilan personnel, je suis certain que tu auras une révélation !!! En tout cas, plein de courage et gros bisous !

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  14. La Reine des Mojitos

    Je recommence …. Blasée xD

    Donc je disais, que ça me faisait de la peine pr toi de lire tout cela mais qu’au fond, cela a du te faire du bien de parler de ce qui te pèse ….

    J’ai mis un moment à trouver ma voie : Bac Littéraire, deux ans de droit, 1 an de psycho pr finalement, faire un BTS Assistante de direction en alternance en deux ans.

    Je suis revenue vivre chez mes parents suite à ma rupture, je vais avoir 28ans cette année, je le vis plutôt bien, ds le sens où cela me permet de me poser professionnellement, g enfin signée mon CDI en Février dernier, et je vois l’avenir plus sereinement et bientôt, je pourrais me gérer seule ou avec le JH ( à méditer xD)

    Bref, tout ça pr dire que tu as du talent, tu as en dans la tête, qu’il faut voir cette nouvelle rentrée positivement et ne pas baisser les bras, tu y arriveras !

    Dis toi que cette année est ton année et que tu vas tt déchirer !

    Je te le souhaite très fort en tt cas car tu as l’air d’être une personne courageuse et bosseuse !

    Plein de bisous

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  15. La Grenadine

    Je comprends complètement ce que tu ressens. C’est sûr, avant on faisait des études plus courtes, on fonçait direct dans la vie active et on fondait une famille. Mais ce n’est pas la seule façon de devenir quelqu’un. 🙂 Et puis chacun suit son propre chemin. ^^

    J’ai eu mon Master 2 en septembre dernier. Depuis je vogue d’un boulot d’intermittente du spectacle à un autre. Mais j’ai aussi envie de me « caser » professionnellement parlant. J’ai envie d’entrer dans une boite de comm’, de montrer ce que je sais faire. Et puis on me dit « vous n’avez pas assez d’expérience ». Oui, mais crotte, quand est-ce que je l’aurai si on ne me donne pas ma chance ?!

    Je trouve qu’actuellement, c’est super dur l’entrée dans le monde du travail. Avec une amie on en discutait : son père n’avait aucun diplôme, il est devenu commercial pour une bonne marque de vin. Il en voulait, il est entré dans la boite, on l’a formé, il a gravit les échelons. Maintenant, t’as pas le bon intitulé de diplôme et les 5 ans d’expérience requis, on ne veut pas en savoir plus sur toi. 🙁

    C’est triste. C’est pas facile. Mais on s’en sortira parce qu’on a des envies / des rêves qu’on finira un jour par concrétiser. 🙂

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  16. Kiki Gaëlle

    juste un truc.. ; il n’y a aucun rapport entre mes jobs étudiants et ma pratique personnelle. : je te jure c’est pas grave ! moi non plus…mais desfois tu as pas le choix et ca montre que tu n’es pas une grosse feignasse qui glande voila!: j’ai fais du droit et j’ai fais caissiere l’été, les week end toussa ben ouai mais faut payer le loyer la bouffe tout ca! et ce sont les boulots ou c’est le plus pratique pour bosser quand tu es étudiant.
    quand tu passes un entretien faut juste que tu trouves le truc qui va faire que tu as une raison d’avoir fait ca… genre moi je veux rentrer dans la police… et bien ca m’a permis d’avoir un contact avec les gens…

    et puis on peut pas comparer le avant.. maintenant c’est étude longue a fond… enseignement pas au top…

    la pression des études toussa, le diplome, l’échec aussi dans les études parfois, je ressens tout ca! y’a des jours je me dis p******** j’ai raté ca? oui mais j’ai eu tel diplome quand meme. et puis mince on a chacun nos facultés certains vont plus galérer. certains vont avoir 2 gosses a 23 ans, d’autres ne seront pas en couple à 25 ans ! pas grave on s’en fou chacun doit faire les choses a son rythme:)

    moi j’ai envie de dire un truc : fonce maintenant, tant que tu es chez tes parents! ton age? c’est pas grave! fais les choses que tu as envie de réaliser aujourd’hui, tu veux faire dans la cosmétique j’ai envie de dire tente! un boulot c’est pour la vie si possible..alors autant faire ce que l’on aime:) (courage pour le master je l’ai loupé a cause du stress car je suis une super stressée de la vie pour des exams! et j’ai arrêté car marre de me ruiner la santé!!)

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  17. kiki Gaelle

    bellattitude : je veux pas d’enfant non plus, c’est un droit
    …. faut pas écouter les réflexions des gens qui ne comprennent pas! on va pas faire d’enfant juste pour faire plaisir aux autres.. et franchement j’ai entendu tellement de trucs ; MOI? je vais faire des enfants ben oui sinon je me fais chier! non on fait pas des gamins pour ca! ca me donne envie de vomir lol…. un enfant c’est un choix, et ne pas en vouloir en est a!!! (dsllllll m’énerve les gens qui sont limites a nous forcer et ne comprennent pas que l’on en veuille pas!)

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  18. Submarine

    Merci pour ton témoignage, Rose. Je pense que beaucoup de jeunes se retrouvent dans tes mots. J’avais écrit un article sur cette « frayeur » en Mai, et j’en parle assez souvent dans la vie de tous les jours : http://je-suis-venue-vous-dire.blogspot.fr/2012/04/ou-vais-je-telle-est-la-question.html
    Si tu le lis, tu seras peut-être surprise de constater que j’ai encore changé d’avis. J’ai eu ma Licence, et aujourd’hui, je suis motivée pour tenter un Master. Pas parce que je ne sais que faire d’autre, mais parce que j’en ai envie. Qui sait, ça ne va peut-être pas me plaire, mais j’ai envie d’essayer ! Car on a tous le droit à l’erreur. Je connais très peu de personnes qui ont un avenir tout tracé, qui ont toujours su ce qu’elles voudraient faire « plus tard ». C’est la question qui me torture de la part de certaines personnes depuis que je suis toute petite, et, par leur « faute », j’ai toujours eu une peur effroyable de l’échec. Mais j’ai fait du chemin, depuis. Tout n’est pas acquis, et les erreurs font grandir. J’aime donc ta réponse à cette question agaçante. Et ne t’en fais pas, si tu sais déjà bien profiter des moments de bonheur qu’offrent les jours, je suis persuadée que tu finiras par trouver ta voie, et savourer ce que la vie peut t’offrir !

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  19. La shopping-addicte

    Je me reconnais bien, moi aussi, dans ton article. Je ne sais pas encore de quoi sera fait mon avenir (dès septembre, c’est le trou noir) car j’ai eu mon master, mais pas de thèse qui va avec. Je continue de postuler, mais sans piston, sans référent… c’est le sens-interdit à tous les coups. Donc je m’imagine partir à l’étranger pour démarcher pas à pas chaque labo qui pourrait vouloir de moi, mais c’est la frayeur : comment trouver un appart’ pas minable ni trop cher dans un pays où tu ne connais personne ? comment payer cet appart’ et ta bouffe si tu passes tes journées à chercher une thèse ? …
    Courage !

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  20. marigami

    Ah oui je sais, parfois c’est la fuite en avant dans les études. Tellement de sollicitation, tellement de pression, tellement de peur de l’avenir qu’on bloque. J’ai été étudiante jusqu’à l’âge de 30 ans, tout en travaillant, et en voyageant, reprenant les études au retour. J’ai changé de voie, 2 fois, j’ai eu deux vies professionnelle et peux encore changer. J’ai un super CV pas du tout linéaire, qui fait peur aux recruteurs mais, depuis, je suis rôdée et j’ai mes explications. Surtout il faut assumer ces choix et, même si cela semble erratique, toujours trouver une justification et du positif à ce que l’on fait et aux décisions que l’on prends. Aujourd’hui, bien que depuis 12 ans dans la même branche, je n’ai pas encore de CDI (intérim pas choix amoureux au début puis CDI mais … cris oblige), pas de maison avec la cheminée et les traites qui vont avec, pas de reproduction, sans regret mais un compagnon. Que tu aies « peur » des années qui passe, c’est normal, ce n’est pas de la faiblesse, ce que l’on « bannit » soi disant dans nos sociétés, mais à quel prix !! Courage et profites.

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