Catégorie : Skin care

19 mai 2017

That shower foam by Dove

J’avoue, j’ai peu d’arguments négatifs contre Dove – par rapport à mon éthique, déjà, mais aussi parce que ça sent bon.

Mon tout premier déo venait de chez eux, c’était le bien nommé Original, j’adorais son odeur et son packaging bien clean, j’ai eu l’impression de voir mon adolescence commencer le jour où j’ai acheté mon propre spray. C’était le fameux début de ma goumichitude. 

Ca marque au fer rouge comme le premier gloss que tu te payes toute seule, ton premier soutien-gorge, ton premier rasoir, ce sont des étapes qui te font réaliser que tu commences à agir « comme une grande », que tu n’es plus dans la cour des petits qui reniflent leur morve et se lancent des pâtés de terre.

Tu grandis, t’as même le droit de sauter piscine parce que t’as tes règles.

 

Je crois que n’importe qui, homme ou femme, se souvient plus ou moins du premier produit cosmétique rapporté à la maison. Parce que, même à l’époque, ça paraissait être un énorme investissement, une affirmation, un gosse qui achète un soin de confort devient, malgré lui, un nouveau consommateur lambda.

C’est un autre délire tout ça, tu te places délibérément dans la cible des grands rouleaux compresseurs des rois du soin, tu veux qu’on te tire dessus, qu’on t’enduise de crème jusque sous le panard.

 

Je comptais mes pièces comme un ripou, je n’avais pas le billet que les grands-parents glissent dans la poche, j’économisais toute seule pour pouvoir m’acheter ces petits extras rien que pour moi, ça prenait d’ailleurs toujours trois plombes.

Bref, Dove et moi, ça remonte à loin et mon avis a très peu varié sur eux depuis que je passe mon corps sous leurs savons et mes aisselles sous leurs déos.

 

Aussitôt reçue, aussitôt testée, leur nouvelle mousse de douche m’a bien ravie comme un petit canard heureux de barboter, oui oui, mais avec un MAIS.

Dedans il y a : de l’eau, un tensioactif tout doux et biodégradable, de la glycérine, un autre TA doux qui convient aux peaux sensibles, un tensioactif pour la mousse (aussi bien toléré), des agents émulsifiants (pour mélanger le tout), un conservateur, et un biocide (possiblement parfois responsable d’allergie de contact), entre autres.

water, sodium lauroyl glutamate, glycerin, cocamidopropyl betaine, sodium chloride, sodium lauroyl glycinate, lauric acid, parfum, polysorbate 20, sodium laurate, phenoxyethanol, PPG-9, citric acid, stearic acid, tretrasodium EDTA, iodopropynyl butylcarbamate

 

En soi, la composition est plutôt douce pour du bidule de supermarché, je trouve d’ailleurs qu’on n’est pas dans l’optique de faire croire au client que la mousse ne peut pas causer de mal parce que c’est inhérent à sa matière; elle est surtout peu riche en ingrédients difficiles à tolérer sur le long terme par l’épiderme.

 

J’ai vraiment aimé l’utiliser, j’ai d’ailleurs fini le flacon-pompe en un rien de temps. D’où le MAIS : il faudrait qu’ils nous le fassent avec plus de 100 utilisations (genre 1000), parce que c’est frustrant de voir la vitesse à laquelle ça se vide.

Imagine une fille comme moi qui rentre sous la douche, même s’il est écrit « mettez une pompe dans le creux de la main », tu penses bien que je vais m’en servir trois fois la dose juste pour avoir un nuage crémeux entre les doigts et délirer sur un monde de licornes à trois têtes.

Gaga-mine au pouvoir.

 

La longévité n’est pas son fort, c’est clair (un mini mois et demi ici), mais pour un nettoyant de grande surface il fait des efforts, et tient vraiment ses promesses concernant l’hydratation de la PEAU (d’ailleurs ça en rajoute des couches sur le site, la redondance doit faire partie de leur leitmotiv).

C’était donc bien sur la PEAU que je devais l’appliquer. 

 

En tout cas, merci Dove, c’était doux comme un nuage.

 

Des bisous les Caribous !
#produitoffert – 4 euros en GMS

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14 mai 2017

Le body scrub tout doux par Trilogy

Je sais qu’à une époque, les gommages étaient des soins rébarbatifs qu’on observait du coin de l’oeil sous la douche, la goutte pendouillant au bout du nez, en leur lançant un regard de rejet non dissimulé.

Faut dire qu’ils avaient sale réputation, ils arrachaient TOUS la peau – les muscles et les os – et on sortait de la brume chaude avec l’impression d’avoir passé son corps entre deux tapis de fibre de verre. Succulente sensation de vigueur.

J’en étais déjà venu à me demander ce que certaines compagnies foutaient au moment du l’essai produit, si tous les cobayes humains étaient tellement timides qu’ils n’osaient pas dire que les grains leur griffaient l’épiderme – je les imagine sortant des cabines de test avec les bras en sang en lançant un « non non ça va, tout baigne, excellent produit Jean-Charles, on se sent revivre ».

Enfin, depuis ça va, on a augmenté le niveau, on a droit à des textures plus recherchées et surtout moins « tiens, maintenant on arrive à voir ton cubitus sans ta couenne » – on vient de loin !

 

Un peu comme pour la crème contour de mirette, je sais par expérience qu’on a toujours du mal à se dire qu’on se paie « un bête » gommage à 25 euros, alors qu’on pourrait le bidouiller à la maison.

A priori, tout peut se popoter dans nos propres fourneaux, comme les fringues, un shampoing, des nettoyants pour le linge, on pourrait tout fabriquer nous-mêmes et puis finir par s’en contenter et ne plus rien acheter (je le fais pour certaines choses, par phases, mais je suis tellement nulle en dosage que je me sens bête avec 1 litre de matière en trop).

Le choix de se diriger vers une marque est tout à fait personnel, pas souvent réfléchi, mais très certainement guidé par une envie, un besoin, un vide à remplir.

Du coup je cautionne qu’on achète ce que l’on pourrait tambouiller chez soi, pour la simple et bonne raison que le marché existe aussi pour nous faciliter la vie – et m’éviter du gaspillage, hu hu.

 

 

Trilogy Exfoliating body balm

J’ai déjà testé pas mal de choses chez Trilogy, leur cleansing balm, le nettoyant crème, le sérum à l’églantier dont je vous parlais il y a peu de temps et la crème hydratante essentielle qui a ravit ma peau en mi-saison.

Autant te dire que toutes les pioches ont été bonnes, et que je n’ai pas été déçue par eux depuis que je les connais.

> Note à ceux que cela concerne: ils sont cruelty free, youpie !

 

Tu penses bien que dès que la marque sort une nouveauté, je suis au taquet comme un lémurien aux aguets : ça couine, ça attend son colis, ça sautille, la grosse marrade quoi. Y avait un peu de tout ça quand j’ai découvert leur nouvel exfoliating body balm.

Il se vend comme un moment de luxe et de plaisir, à se patiner la couenne avec des grains qui ne polluent pas les océans, et surtout sans compromettre l’intégrité de notre barrière naturelle.

Dedans il y a : de l’huile d’amande douce (assouplissante ), de la cire d’abeille (protectrice), un émulsifiant, de la poudre d’églantier et son huile (ça fait très « le saumon et sa cloutch de crème anglaise »)(antioxydant), deux conservateurs, du parfum (à base d’huiles essentielles uniquement), des traces de ce que l’on trouve dans les HE, puis (encore ?) les mêmes conservateurs (à mon avis c’est une erreur).

Prunus Amygdalus Dulcis (Sweet Almond) Oil, Cera Alba (Beeswax), Polyglceryl-3 Palmitate, Rosa Canina (Rosehip) Seed Powder, Rosa Canina (Rosehip) Seed Oil, Dehydroacetic Acid (and) Benzyl Alcohol, Parfum, Citronellol, Geraniol, Linalool, Dehydroacetic Acid (and) Benzyl Alcohol

 

Je vais vraiment avoir du mal à décrire la bête mais : il me fait penser au baume de Nominoë, avec des grains si fins et en parfaite quantité qu’ils ne sur-gomment pas, le tout avec une odeur qui est EXACTEMENT la même que celle de leur crème hydratante essentielle (très plantue gourmande).

Le petit bonheur, c’est son fondant.

J’en prends une bonne lampée et me l’applique sur tout le corps en admirant la dose fondre et parfaitement s’étaler. Je crois que c’est surtout ça, son apothéose, il a vraiment  une texture idéale pour un gommage, on sent qu’il est généreux, qu’il a envie de nourrir ta peau jusqu’aux aisselles, qu’il est là POUR TOI.

Je ne dirais pas que c’est mon préféré du monde entier (je suis une donzelle volage en cosmétique), juste qu’il est de bonne facture et que je le placerais facilement aux côtés d’un scrub de chez Rituals (un qui sent bon comme j’aime), de Karmameju, ou le coffee scrub de joik.

Il a juste un effet doudou en plus qui me RA-VIT.

 

Si tu es une paresseuse de première qui ne se tartine jamais le corps de crème en sortant de la douche, essaie peut-être de voir du côté des baumes exfoliants (pas forcément celui-ci, peut importe, il doit juste être riche en huile & beurre végétaux). C’est quand même plutôt sympa de se dire qu’une fois lavée et scrubée, il n’y a plus qu’à se sécher et enfiler ses vêtements.

Et avec une peau hydratée, souple et douce par-dessus le marché, je vois pas ce que tu demandes de plus Jeannine.

> Du savon noir peut-être ?

 

Des bisous les Caribous !
Disponible pour environ 27 euros sur Love Lula
(produit offert par le site sur demande)

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6 mai 2017

La peau qui repart de zéro

Ma peau a ses marronniers apparemment.

Chaque année c’est la même rengaine, je repasse en mode petite souris économe au printemps, pendant que mon minois bourgeonne pour bien me montrer qu’il en chie.
Et que la nouvelle saison ça ne lui inspire que boutonniauds – kystounays et pustules à tête pointue.

Fourte hein dis.

 

Je suis restée pendant plusieurs mois sur la case antibiotique et je vois qu’effectivement, pour ma part, le miracle a eu lieu avec la prise du cacheton, mais qu’en arrêtant, cendrillon a mué en laideron qui grogne râle et fait « gnagnagna » en pointant un doigt énervé vers ses boutons.

J’exagère, okaaaay, je suis juste revenue à un statu quo d’avant traitement, donc, en soi, j’ai plus perdu du temps – mon estomac – et un petit chouilla d’argent – qu’autre chose, mais au moins, je le clame, J’AI TENTE, MADAME !

 

Comment ça a été ?

J’ai donc pris du Tetralysal de janvier jusqu’à un bon fin mars sans vraiment espérer devenir une licorne au duvet lisse, je voulais juste la paix couennale.

 

Sur ces 3 gros mois :

  • mon bidou m’a clairement fait comprendre qu’il allait me mener la vie dure et que si j’avais envie de m’enfoncer un cachet dans le gosier, c’était mon problème, pas le sien – hello les nausées de compèt’, continues et indépendantes de ce que je pouvais manger (ou pas d’ailleurs)
  • du coup j’avais mal de tête – et je me plaignais sec comme une loque mal lavée
  • les intestins en ultra-vrac : sur un dessin, c’aurait mimé une boule de tricot très emmêlée. Sur les WC, c’était très compliqué.
  • la peau est super jolie, mais t’as vraiment pas envie de rire : faut savoir que, mon ventre et moi, c’est une relation psychologique de premier plan. S’il y a un chou dans la tarte aux fraises, la machine pète une durite et je suis de mauvaise humeur pendant toute ma phase d’éveil. Jusqu’au coucher. Hin hin.
  • Sur la fin, tu finis par « en oublier », par-ci par-là : parce que tu commences à avoir la nostalgie des bubons qui, soyons réalistes, me fichaient des douleurs infimes comparées aux crampes
  • les probiotiques que j’ai pris  n’ont pas vraiment aidé (je devais avoir les tuyaux complètement dégommés)

 

Le plan d’attaque a donc complètement changé depuis l’arrêt de ces dragées magiques.

J’accueille à nouveau une faune et une flore qui m’est totalement propre, ça s’envoie des jets de sébum et ça bouche des pores comme si aucun traitement n’était passé par là. REGARDE COMME JE SUIS HEUREUSE.

Paraît que ça doit parfois prendre deux ou trois essais pour tout éradiquer, mais je ne suis pas du tout d’avis de remonter dans le bateau. Et si je choisis les pustules plutôt que la peau lisse, c’est vraiment pour te montrer à quel point c’était une poisse d’avoir le bedon dans les chaussettes.

 

Savoir dire non

Je vais prendre le sujet dans son ensemble, donc en incluant n’importe quelle solution qu’un dermatologue vous aurait proposée pour en finir avec l’acné : si, à un moment où à un autre, après une bien longue période, vous voyez que les effets secondaires sont toujours aussi pénibles, que vous en venez à regretter l’ère des croûtes et des cicatrices, c’est qu’il faut peut-être un peu lever le pied.

Pourquoi pas peser les POUR et les CONTRE avec son propre ressenti, et arrêter si ça prend plus la tête que cela ne la rend belle.

Je ne dis pas de tout stopper et de ne plus rien tenter, je suis pas toubib. Juste qu’avec tous ces hommes en blouses blanches qui bidouillent des formules dans les labos, on n’a pas qu’une réponse A pour un cas particulier, donc pas de regrets si on laisse tomber un antibiotique qui nous rend la vie impossible, on pourra toujours en gober un autre plus doux ou plus belly-friendly.

Personnellement, j’étais arrivée à ma limite, j’en avais ras-la-patate-douce sur la fin de la deuxième boîte, au point où j’emmerdais l’homme en lui disant  hurlant que je refusais de me soumettre aux  deux dernières semaines de gélule. 

 

Tout remettre à zéro

Sachant que ce mois d’avril a été un mois de jachère pour mon corps comme mon compte en banque (j’ai eu mon permis, mais ça a son prix 😀 ) , j’ai très peu investi en soin dans ma salle de bain.

J’ai reçu une nouvelle eau micellaire de chez La Roche-Posay, qui tombait à pic parce que (celles qui me suivent depuis un moment le savent), à chaque fois que les bourgeons s’en donnent à coeur joie sur les arbres, moi je passe en mode diète dans ma routine avec une lotion démaquillante – un sproutch d’eau thermale – un sérum – une crème et basta.

Je crois aussi que ça a un peu à voir avec le changement de saison qui, par la porte ou par la fenêtre, va t’en faire voir de toutes les couleurs jusqu’en juin, du coup tu balises – on en parle de l’écharpe et la doudoune pour sortir le chien hier soir ?

 

DONC, cette eau micellaire Ultra, je la place au même niveau que ma Klorane à l’eau de bleuet niveau douceur, même si elle est bigrement plus efficace.

Je l’ai utilisée pendant deux bonnes semaines sans vraiment regarder la compo (je te dis, j’étais dans mon mois off, sans blog ni rien, j’avais perdu mes réflexes de chieuse).

Dedans, on a surtout de l’eau, deux PEG (tensioactifs), des émulsifiants, de la glycérine jetée plus loin et du parfum. Sans compter le BHT qui est un allergène reconnu.

water, peg-7 caprylic/capric glycerides, poloxamer 124, poloxamer 184, peg-6 caprylic/capric glycerides, glycerin, polysorbate 80, disodium EDTA, BHT, myrtrymonium bromide, parfum

 

Alors, je sais qu’on ne doit pas blâmer un clown pour son nez rouge, ça fait partie du packaging, mais JE TROUVE, maintenant que je connais un peu mieux la marque, que la composition a été torchée au dessous de bras et que, pour un produit de la gamme ULTRA (censée être réservée aux peaux les plus sensibles et allergiques), il y avait moyen de s’appliquer un chouilla plus. Juste une pitchenette.

J’aime beaucoup l’utiliser pourtant, apprécie ma schizophrénie cosmétique du « ta compo est limite mais je te vide quand même chaque jour ».

 

Personnellement, pas de réaction ni rien pour ma part. A part des boutons soudains même sous le nez, et les tempes, endroits « acne free » a priori.

Je sais qu’on rapporte parfois que les PEG seraient des générateurs de points noirs et pustules mais si ce sont bien les fautifs, la goumiche va te faire un update. Il est aussi possible que ce soit simplement une sorte de remise à niveau de ma bouille après traitement.

A part ça, si tu n’as aucun problème avec les compos chimiques et que les cotons sont tes amis, tu peux toujours l’essayer, elle démaquille vraiment bien.

Ensuite, un bon gros sproutch d’eau, j’éponge mon visage.

Puis je me tartine avec le sérum Trilogy – qui me ravit toujours autant – mêlé à la crème overnight replenishing cream de trevarno qui est sûrement ma plus belle découverte de ce début d’année.

Elle sent bon la lavande, elle rend la peau souple, elle se marie divinement bien avec mon huile d’églantier et ne coûte pas une blinde du tout par rapport à sa longévité; après 3 mois il m’en reste encore un bon tiers !

Niveau masque, je n’ai vraiment pas cherché loin, j’ai jonglé entre celui de Balm Balm et le Nominoë.

 

Je t’avoue que là j’attends juste un peu de passer par l’épreuve difficile du printemps, du froid mêlé au soleil, en continuant à mettre une bonne crème solaire le matin en allant à vélo au boulot (la anthelios XL fluide, parce qu’elle laisse la peau HYPER douce et la protège un max).

Et puis, tu sais quoi aussi ? Je vais pouvoir reprendre mes expériences avec les peelings, les acides de fruits, les trucs qui piquent et mangent les pomortes. Donc faudrait que j’arrête un peu de me plaindre, je peux enfin recommencer à jeter ma bouille dans les pots qui scalpent sans rien craindre (à part ma dinguerie).

Elle est pas belle la vie ?

 

Des bisous les Caribous !
Eau Micellaire Ultra – offerte par La Roche-Posay
(tu la trouves en para-pharmacie, easy peasy, 11e / 400ml)

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10 avril 2017

L’huile d’églantier contre les taches, Trilogy Rosehip oil

Je pense que j’arrive à un point où les huiles sont devenues mes potes de nuitée, on se marre bien.

Sur les mains, sur les pieds quand ils ont mauvaise mine, sur le visage jusqu’au décolleté, j’en consomme pas mal quotidiennement rien que pour la garantie d’une couenne douce et belle – si ça ne tenait qu’à moi, je plongerais bien mon corps dans une cuve remplie de gras, mais il paraît que ça ne se fait pas.

A cet usage élevé dans ma routine s’ajoute une question fréquemment posée : « finalement, une grassouillette varie peu d’un flacon à l’autre, quelle que soit la plante, comment est-ce que t’arrives à pointer un grandiose changement avec telle ou telle si au final tu ne fais que t’appliquer des lipides sur la face ? ».

Oui mais non.
C’est un peu comme l’âne qui dit que toutes les crèmes sont identiques, il n’y a pas une seule manière de cuisiner un ingrédient. Imagine le nombre de variétés d’ADN différents qui s’épanouissent dans la nature, la façon dont une plante réagit face à son environnement, ses mécanismes de défense, cela varie énormément. 

 

Toutes pareilles ?

Le meilleur moment pour se rendre compte du potentiel de certaines et pousser le vice jusqu’à tomber dans les plus sèches, plus pénétrantes, c’est quand la peau va mal – qu’elle crie famine, bave, gratte. Plus elle est en besoin, plus on va commencer à saisir toute la densité du monde végétal.

Il y a, effectivement, une analogie sensorielle, elles sont toutes plus ou moins grasses, poisseuses, collent aux doigts, elles ont toutes a priori une odeur assez brute de décoffrage et rendent la peau agréablement souple et parfois même, hydratée.

POUR RAPPEL

L’huile hydrate à sa manière : elle va couler dans les tissus en passant par le ciment intercellulaire, le renforçant et permettant ainsi de mieux RETENIR l’eau qui a tendance à s’échapper un peu vite chez certaines personnes – celles qui ont une routine trop décapante, par exemple.

Plus tu apporte des lipides, plus tu renforces ta couenne, elle AIME ça.

Mais toutes ces liquides dorés n’ont pas le même profil LI-PI-DIQUE, du coup pas les mêmes bénéfices – même si au toucher, tu as l’impression qu’on passe de tic à tac et de tac à tic.

A relire :
Le soin par les huiles végétales
L’oil therapy (la minute « branlette chimique »)

 

Sous ma loupe, l’huile d’églantier de Trilogy

Elle est :

  • riche en vitamine A (fermeté, légère exfoliation) + C (agit sur la mélanine, bombe qui désintègre les dégâts liés à l’oxydation naturelle) + E (antioxydant puissant)
  • riche en omega 3, 6, 9 – contre les rougeurs, la sécheresse et la déshydratation
  • très fluide
  • vous rendra peut-être un peu moins ridée de la pomme, ou en tout cas, préviendra le phénomène

First of all, attention de ne pas confondre l’huile de rosier muscat (rosa rubiginosa) et d’églantier (rosa canina), ces deux variétés sont presque pareilles, mais la première est souvent mal tolérée par les peaux mixtes et moins riche au niveau de certaines molécules.

L’huile d’églantier, tout comme celle de rose musquée, contient des antioxydants (qui vont empêcher un excès de radicaux libres, et les dommages qui vont avec), est riche en omegas, acides gras essentiels qui vont à la fois cibler les problèmes d’hydratation – de rugosité et de cicatrisation.

Là où on tend l’oreille, c’est en lisant « source naturelle et exceptionnelle de vitamine A ». En effet, elle en contient à haute dose comparé à son acolyte, et c’est cette molécule magique qui est source de HO et HA depuis un bon mois dans mon quotidien.

 

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le retinol

On le trouve sous forme chimique dans certaines crèmes prescrites par le dermatologue comme la differin, qui exfolie et permet de retrouver peau nette quand on a des bubons qui peuplent notre minois. Cependant, la forme synthétique est souvent TRES agressive et rime avec plaques rouges et épiderme à vif comme le cul d’un babouin en feu.

La forme naturelle qui se balade dans l’huile d’églantier serait une alternative à cet ingrédient chimique MAIS à prendre avec quelques pincettes.

Je pense qu’il ne faut pas oublier les limites du végétal, dans le sens où, effectivement, on peut sûrement avoir le même genre de résultat avec ce sérum, mais il ne remplace en rien un bon vieux traitement conventionnel si on veut vraiment éradiquer le monstre purulent.

Ayant déjà vu ce qu’une crème anti-acné au rétinol peut accomplir, on passe quand même de la vodka à la limonade, niveau puissance d’action.

 

CECI ETANT DIT, la rosehip oil est excellente dans sa catégorie.

Je l’utilise un peu plus souvent en ce moment, mais j’ai parfois un ou deux soirs où je la laisse de côté, quand je sens que ma bouille est assez repulpée.

Elle m’a bluffée sur les cicatrices et surtout les taches que deux kystes avaient laissé derrière eux : il en reste une légère, mais comme tout le teint s’est clairement unifié d’un coup, je vois un gros changement.

Aussi, elle dégomme les ridules de déshydratation quand il y en a, elle est soyeuse et laisse immédiatement la couenne douce sans le côté collant.

Je trouve également qu’elle régule assez bien ma peau pendant la journée (oui, parfois je pousse le vice et l’utilise aussi le matin)(tututu), sans finir comme une boule à facettes.

Et comme elle est riche en bêta-carotènes, elle donne un effet bonne mine immédiat tout en préparant la bouille pour l’été qui arrive.

 

Je vous pousserai TOUJOURS à consulter un spécialiste si vous souffrez d’une acné sévère, invalidante, ou qui a vraiment trop duré. Mais, si vous n’avez que quelques boutoniaux par-ci par-là, ce sérum a vraiment tout dans son sac; depuis que je l’utilise régulièrement, je n’ai pas eu de rechute monstrueuse au « moment du mois ».

Comme si il contenait la crise.

Et pas une plaque de zone sèche non plus.

 

Si vous cherchez de l’éclat (ooouuuh, beaucoup), de la fermeté, une peau de velours (bonjour), à réduire les inflammations/ les rougeurs et booster votre peau pour qu’elle devienne une usine souple et lisse, elle peut potentiellement toucher à toutes ces demandes.

De mon point de vue, les anciennes taches d’acné étaient un problème jusqu’à présent, mais si ça continue comme ça, je ne viendrai sûrement plus râler à ce sujet ici. Et c’est tant mieux.

J’en avais vraiment marre d’avoir l’impression d’être encore bardée de pustules alors que ce n’était que le résultat de traces laissées après la bataille. Ca s’affadit en tout cas, ça se barre, et je suis contente.

En espérant continuer sur cette belle lancée, ou en aider d’autres qui avaient déjà tout essayé … sauf cette huile.

PS: les peaux sensibles vont l’adorer, vu le cocktail doux concentré dans la fiole, il n’y a pas de raison que cela « arrache ».

 

Des bisous les Caribous !
Trilogy Rosehip Oil, 20 ml – reçue sur demande via Love Lula
Environ 25 euros (existe en deux formats).
Aussi disponible sur biotylab 😉

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18 mars 2017

Tous ces microbes sur ton corps, ou le mystère probiotique

Tu les vois toutes ces pubs qui suggèrent de s’empiffrer de yaourts parce que « hum, je suis ballonnée », « j’ai du mal à digérer », « je suis constipée comme une autoroute en pleine heure d’embout’s » ?

On nous a pas mal tartiné la mirette avec le fameux pouvoir des lactobacillus depuis des années, pour aider cette pauvre flore intestinale qui n’arrive plus bien à bosser et se met au ralenti quand on abuse des bonnes choses.

Tu m’étonnes, la tequila boom boom et les tortillas n’aident pas ton pauvre transit.

Petit à petit, on a commencé à voir éclore des marques qui prônaient une application journalière de ces bactéries…sur la peau. Est alors née la branche des cosmétiques probiotiques, une sorte d’individu à trois bosses qui fait croire au miracle, et permettrait de répondre à quasiment tous les maux de couenne.

Parce que, jusqu’à présent, on prenait le taureau par le mauvais bout de corne, apparemment.

 

Little explanation

Tu ne le sais peut-être pas, mais chaque jour où tu penses être seul dans ta salle de bain, tu ne l’es pas. Tu charries, sur ta peau, des millions de petites entités qui se côtoient gentiment en t’aidant à résister aux agents extérieurs, à repousser les infections et garantir un territoire sain.

Cette petite jungle personnelle, spécifique à chacun, s’appelle le microbiote (well, hello !). C’est un peu comme avoir sa propre team défense directement SUR SOI, qui sera toujours de ton côté et agira comme bouclier.

Par-dessous ça, en faisant un énorme raccourci, on a le film hydro-lipidique (FHL), ce fameux mélange de sueur et sébum, complexe de minéraux et éléments nécessaire à la survie de tout ce petit monde.

 

Le sur-nettoyage, le mauvais choix de produits d’hygiène, les lésions et un mauvais train de vie entament ce petit manteau douillet.

Altérer cette carapace, c’est devoir attendre au moins 2 heures pour qu’elle se rétablisse, on influe sur la qualité de ce mélange en surface d’épiderme et risque enfin de tomber dans le cercle vicieux du : j’ai la peau dégeulasse qui brille, je vais la poncer, tiens elle brille encore plus, je vais encore plus forcer. Bah merde y a des boutons partout maintenant, je vais y aller plus fort tiens, à la hache. Vive la décapitation, et qu’on en parle plus. 

Quand on vous dit NE TOUCHE PAS (trop) à ta peau, cela a à voir avec toute cette flore cutanée.

 

Il faut visualiser la peau comme un environnement dans lequel évoluent, naturellement, des microbes. Plein de microbes. Il y en a de bons, comme de mauvais, et un déséquilibre va entraîner, dans la majorité des cas, une de ces réactions : une baisse de qualité du minois, une inflammation soudaine, un visage bouffi, de l’acné, toutes ces choses peu ragoûtantes…qui se résoudraient par l’application à grande louche de lactobacillus.

En gros, va t’acheter du lactimel et laisse tout couler sur ton petit visage en hurlant de joie.

 

Leurs avantages en application externe

  • améliorent la production de collagène
  • permettent de renforcer la barrière naturelle de la peau en la stimulant
  • rééquilibrent certaines flores microbiennes endommagées
  • réduisent l’inflammation
  • augmentent la fermeté de la peau

 

Leurs inconvénients

  • ils sont compliqués à intégrer dans une formule (doit être sans conservateur selon sa forme, stable au chaud comme au froid)
  • difficulté élevée pour les garder « vivants »; certaines techniques sont utilisées
    1. La première consiste à « tuer » la bactérie pour recueillir le contenu de la cellule, qu’on appelle alors « extrait probiotique »

    2. la deuxième : on désactive la propriété de multiplication dans le processus de chauffage et refroidissement au moment de la préparation de la formule. Le probio ne peut plus vraiment modifier le microbiome, mais on garde quand même les bénéfices de base

    3. la troisième : des probiotiques vivants directement incorporés dans le flacon, sans conservateur, pour ne pas les détruire

  • le recul comme les études sont très peu fournies en informations quant à son application sur le visage

 

Esse Skincare

La marque testée pendant le mois passé a été Esse Skincare, spécialisée (à un différent niveau qu’Aurelia Probiotics) dans toute cette nouvelle « technologie » et son implication en cosmétique.

J’avais vu une conférence youtube par le fondateur de la marque et le bidule m’avait grandement intriguée.

D’abord parce qu’on a l’impression qu’on vient de nous révéler qu’en fin de compte, l’épiderme n’est pas grand chose si on ne prend pas en compte toutes ces petites entités vivantes qui se baladent incognito sur nous. Et qu’ensuite, la révolution épidermique commence « ici », aujourd’hui.

Comme si on débutait une nouvelle ère Couenne.

 

J’ai testé la crème hydro moisturiser pendant un mois, en l’appliquant chaque matin, profitant de sa petite odeur de mousse au lait, elle s’étalait très bien mais laissait ce feeling un peu « collant sec » de certains hydratants cleans.

Dedans il y a :

De l’aloe vera (pas de l’eau, non non), de l’hv de jojoba (normalisante), du squalane végétal et de la glycérine (hydratants), de l’inuline et un oligosaccharide (PRE-biotiques, servent à nourrir les PRO-biotiques et assurer leur croissance), du lactobacillus (fameux probiotiques, sous forme « d’extrait probio » – voir cadre plus haut), de l’acide hyaluronique, deux antioxydants naturels, de l’anisate de sodium (antimicrobien, a du sens vu que les probiotiques ne sont pas en culture vivante dans cette formule), de l’huile de tournesol (drôle de place pour la mettre, mais why not), entre autres.

Aloe Barbadensis (Aloe Vera) Leaf Extract*, Simmondsia Chinensis (Jojoba) Seed Oil*, Squalane, Glyceryl Stearate Citrate, Glyceryl Stearate, Glycerin, Cetearyl Alcohol, Sodium Stearoyl Lactylate, Inulin, Alpha-Glucan Oligosaccharide, Lactobacillus, Dehydroxanthan Gum, Bisabolol, Sodium Phytate, Glyceryl Caprylate, Sodium Hyaluronate, Ascorbyl Palmitate, Tocopherol, Sodium Anisate, Helianthus Annuus (Sunflower) Seed Oil, Citric Acid, Lactic Acid, Levulinic Acid, Sodium Levulinate, Aqua, Vanillin, Gamma Decalactone. *ingredients from organic farming, 100% of the total ingredients are from Natural Origin, 78% of the total ingredients are from Organic Farming

100 % des ingrédients sont d’origine naturelle (n’oublie pas de lire cet article à ce sujet, cela ne veut pas dire que l’on garde TOUT sous sa forme initiale 😉 ), dont 78% issu d’agriculture biologique.

 

Très honnêtement, de mon point de vue, j’ai juste eu l’impression d’utiliser un simple soin qui sentait bon la crème de lait et rendait la peau bien hydratée – un peu cher donc, pour le résultat obtenu. Ceci étant dit, quand on regarde la liste, je la trouve plutôt pauvre en éléments repulpants et assouplissants – il ne faut pas oublier que l’aloe vera n’est pas un hydratant à la base, à moins d’y joindre une phase grasse. 

Donc, oui, peut-être que les petits microbes ont eu un effet sur la qualité de bouille, mais il me faudrait une version plus dosée pour être sûre de ma réponse.

 

Je laisse encore un point d’interrogation, même si en théorie, toute la science autour du microbiome humain (intestinal comme corporel) a du sens et sûrement un bel avenir devant elle.
J’attends juste que le sérum d’Esse avec des probiotiques VIVANTS dedans refasse surface sur Love Lula pour me le procurer.

A 90 pounds le flacon, y a bien intérêt à ce que cela fonctionne !

 

En tout cas, j’espère que tout mon charabia vulgarisé vous a permis d’y voir plus clair sur le sujet. Parce que de loin, dans ma caboche, j’avais l’impression de voir des vaudous s’agiter avec des crête de coq.

 

Des bisous les Caribous !
Esse Hydro Moisturiser, 45 euros / 50ml
Reçu sur demande

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