Catégorie : Skin care

6 mai 2017

La peau qui repart de zéro

Ma peau a ses marronniers apparemment.

Chaque année c’est la même rengaine, je repasse en mode petite souris économe au printemps, pendant que mon minois bourgeonne pour bien me montrer qu’il en chie.
Et que la nouvelle saison ça ne lui inspire que boutonniauds – kystounays et pustules à tête pointue.

Fourte hein dis.

 

Je suis restée pendant plusieurs mois sur la case antibiotique et je vois qu’effectivement, pour ma part, le miracle a eu lieu avec la prise du cacheton, mais qu’en arrêtant, cendrillon a mué en laideron qui grogne râle et fait « gnagnagna » en pointant un doigt énervé vers ses boutons.

J’exagère, okaaaay, je suis juste revenue à un statu quo d’avant traitement, donc, en soi, j’ai plus perdu du temps – mon estomac – et un petit chouilla d’argent – qu’autre chose, mais au moins, je le clame, J’AI TENTE, MADAME !

 

Comment ça a été ?

J’ai donc pris du Tetralysal de janvier jusqu’à un bon fin mars sans vraiment espérer devenir une licorne au duvet lisse, je voulais juste la paix couennale.

 

Sur ces 3 gros mois :

  • mon bidou m’a clairement fait comprendre qu’il allait me mener la vie dure et que si j’avais envie de m’enfoncer un cachet dans le gosier, c’était mon problème, pas le sien – hello les nausées de compèt’, continues et indépendantes de ce que je pouvais manger (ou pas d’ailleurs)
  • du coup j’avais mal de tête – et je me plaignais sec comme une loque mal lavée
  • les intestins en ultra-vrac : sur un dessin, c’aurait mimé une boule de tricot très emmêlée. Sur les WC, c’était très compliqué.
  • la peau est super jolie, mais t’as vraiment pas envie de rire : faut savoir que, mon ventre et moi, c’est une relation psychologique de premier plan. S’il y a un chou dans la tarte aux fraises, la machine pète une durite et je suis de mauvaise humeur pendant toute ma phase d’éveil. Jusqu’au coucher. Hin hin.
  • Sur la fin, tu finis par « en oublier », par-ci par-là : parce que tu commences à avoir la nostalgie des bubons qui, soyons réalistes, me fichaient des douleurs infimes comparées aux crampes
  • les probiotiques que j’ai pris  n’ont pas vraiment aidé (je devais avoir les tuyaux complètement dégommés)

 

Le plan d’attaque a donc complètement changé depuis l’arrêt de ces dragées magiques.

J’accueille à nouveau une faune et une flore qui m’est totalement propre, ça s’envoie des jets de sébum et ça bouche des pores comme si aucun traitement n’était passé par là. REGARDE COMME JE SUIS HEUREUSE.

Paraît que ça doit parfois prendre deux ou trois essais pour tout éradiquer, mais je ne suis pas du tout d’avis de remonter dans le bateau. Et si je choisis les pustules plutôt que la peau lisse, c’est vraiment pour te montrer à quel point c’était une poisse d’avoir le bedon dans les chaussettes.

 

Savoir dire non

Je vais prendre le sujet dans son ensemble, donc en incluant n’importe quelle solution qu’un dermatologue vous aurait proposée pour en finir avec l’acné : si, à un moment où à un autre, après une bien longue période, vous voyez que les effets secondaires sont toujours aussi pénibles, que vous en venez à regretter l’ère des croûtes et des cicatrices, c’est qu’il faut peut-être un peu lever le pied.

Pourquoi pas peser les POUR et les CONTRE avec son propre ressenti, et arrêter si ça prend plus la tête que cela ne la rend belle.

Je ne dis pas de tout stopper et de ne plus rien tenter, je suis pas toubib. Juste qu’avec tous ces hommes en blouses blanches qui bidouillent des formules dans les labos, on n’a pas qu’une réponse A pour un cas particulier, donc pas de regrets si on laisse tomber un antibiotique qui nous rend la vie impossible, on pourra toujours en gober un autre plus doux ou plus belly-friendly.

Personnellement, j’étais arrivée à ma limite, j’en avais ras-la-patate-douce sur la fin de la deuxième boîte, au point où j’emmerdais l’homme en lui disant  hurlant que je refusais de me soumettre aux  deux dernières semaines de gélule. 

 

Tout remettre à zéro

Sachant que ce mois d’avril a été un mois de jachère pour mon corps comme mon compte en banque (j’ai eu mon permis, mais ça a son prix 😀 ) , j’ai très peu investi en soin dans ma salle de bain.

J’ai reçu une nouvelle eau micellaire de chez La Roche-Posay, qui tombait à pic parce que (celles qui me suivent depuis un moment le savent), à chaque fois que les bourgeons s’en donnent à coeur joie sur les arbres, moi je passe en mode diète dans ma routine avec une lotion démaquillante – un sproutch d’eau thermale – un sérum – une crème et basta.

Je crois aussi que ça a un peu à voir avec le changement de saison qui, par la porte ou par la fenêtre, va t’en faire voir de toutes les couleurs jusqu’en juin, du coup tu balises – on en parle de l’écharpe et la doudoune pour sortir le chien hier soir ?

 

DONC, cette eau micellaire Ultra, je la place au même niveau que ma Klorane à l’eau de bleuet niveau douceur, même si elle est bigrement plus efficace.

Je l’ai utilisée pendant deux bonnes semaines sans vraiment regarder la compo (je te dis, j’étais dans mon mois off, sans blog ni rien, j’avais perdu mes réflexes de chieuse).

Dedans, on a surtout de l’eau, deux PEG (tensioactifs), des émulsifiants, de la glycérine jetée plus loin et du parfum. Sans compter le BHT qui est un allergène reconnu.

water, peg-7 caprylic/capric glycerides, poloxamer 124, poloxamer 184, peg-6 caprylic/capric glycerides, glycerin, polysorbate 80, disodium EDTA, BHT, myrtrymonium bromide, parfum

 

Alors, je sais qu’on ne doit pas blâmer un clown pour son nez rouge, ça fait partie du packaging, mais JE TROUVE, maintenant que je connais un peu mieux la marque, que la composition a été torchée au dessous de bras et que, pour un produit de la gamme ULTRA (censée être réservée aux peaux les plus sensibles et allergiques), il y avait moyen de s’appliquer un chouilla plus. Juste une pitchenette.

J’aime beaucoup l’utiliser pourtant, apprécie ma schizophrénie cosmétique du « ta compo est limite mais je te vide quand même chaque jour ».

 

Personnellement, pas de réaction ni rien pour ma part. A part des boutons soudains même sous le nez, et les tempes, endroits « acne free » a priori.

Je sais qu’on rapporte parfois que les PEG seraient des générateurs de points noirs et pustules mais si ce sont bien les fautifs, la goumiche va te faire un update. Il est aussi possible que ce soit simplement une sorte de remise à niveau de ma bouille après traitement.

A part ça, si tu n’as aucun problème avec les compos chimiques et que les cotons sont tes amis, tu peux toujours l’essayer, elle démaquille vraiment bien.

Ensuite, un bon gros sproutch d’eau, j’éponge mon visage.

Puis je me tartine avec le sérum Trilogy – qui me ravit toujours autant – mêlé à la crème overnight replenishing cream de trevarno qui est sûrement ma plus belle découverte de ce début d’année.

Elle sent bon la lavande, elle rend la peau souple, elle se marie divinement bien avec mon huile d’églantier et ne coûte pas une blinde du tout par rapport à sa longévité; après 3 mois il m’en reste encore un bon tiers !

Niveau masque, je n’ai vraiment pas cherché loin, j’ai jonglé entre celui de Balm Balm et le Nominoë.

 

Je t’avoue que là j’attends juste un peu de passer par l’épreuve difficile du printemps, du froid mêlé au soleil, en continuant à mettre une bonne crème solaire le matin en allant à vélo au boulot (la anthelios XL fluide, parce qu’elle laisse la peau HYPER douce et la protège un max).

Et puis, tu sais quoi aussi ? Je vais pouvoir reprendre mes expériences avec les peelings, les acides de fruits, les trucs qui piquent et mangent les pomortes. Donc faudrait que j’arrête un peu de me plaindre, je peux enfin recommencer à jeter ma bouille dans les pots qui scalpent sans rien craindre (à part ma dinguerie).

Elle est pas belle la vie ?

 

Des bisous les Caribous !
Eau Micellaire Ultra – offerte par La Roche-Posay
(tu la trouves en para-pharmacie, easy peasy, 11e / 400ml)

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10 avril 2017

L’huile d’églantier contre les taches, Trilogy Rosehip oil

Je pense que j’arrive à un point où les huiles sont devenues mes potes de nuitée, on se marre bien.

Sur les mains, sur les pieds quand ils ont mauvaise mine, sur le visage jusqu’au décolleté, j’en consomme pas mal quotidiennement rien que pour la garantie d’une couenne douce et belle – si ça ne tenait qu’à moi, je plongerais bien mon corps dans une cuve remplie de gras, mais il paraît que ça ne se fait pas.

A cet usage élevé dans ma routine s’ajoute une question fréquemment posée : « finalement, une grassouillette varie peu d’un flacon à l’autre, quelle que soit la plante, comment est-ce que t’arrives à pointer un grandiose changement avec telle ou telle si au final tu ne fais que t’appliquer des lipides sur la face ? ».

Oui mais non.
C’est un peu comme l’âne qui dit que toutes les crèmes sont identiques, il n’y a pas une seule manière de cuisiner un ingrédient. Imagine le nombre de variétés d’ADN différents qui s’épanouissent dans la nature, la façon dont une plante réagit face à son environnement, ses mécanismes de défense, cela varie énormément. 

 

Toutes pareilles ?

Le meilleur moment pour se rendre compte du potentiel de certaines et pousser le vice jusqu’à tomber dans les plus sèches, plus pénétrantes, c’est quand la peau va mal – qu’elle crie famine, bave, gratte. Plus elle est en besoin, plus on va commencer à saisir toute la densité du monde végétal.

Il y a, effectivement, une analogie sensorielle, elles sont toutes plus ou moins grasses, poisseuses, collent aux doigts, elles ont toutes a priori une odeur assez brute de décoffrage et rendent la peau agréablement souple et parfois même, hydratée.

POUR RAPPEL

L’huile hydrate à sa manière : elle va couler dans les tissus en passant par le ciment intercellulaire, le renforçant et permettant ainsi de mieux RETENIR l’eau qui a tendance à s’échapper un peu vite chez certaines personnes – celles qui ont une routine trop décapante, par exemple.

Plus tu apporte des lipides, plus tu renforces ta couenne, elle AIME ça.

Mais toutes ces liquides dorés n’ont pas le même profil LI-PI-DIQUE, du coup pas les mêmes bénéfices – même si au toucher, tu as l’impression qu’on passe de tic à tac et de tac à tic.

A relire :
Le soin par les huiles végétales
L’oil therapy (la minute « branlette chimique »)

 

Sous ma loupe, l’huile d’églantier de Trilogy

Elle est :

  • riche en vitamine A (fermeté, légère exfoliation) + C (agit sur la mélanine, bombe qui désintègre les dégâts liés à l’oxydation naturelle) + E (antioxydant puissant)
  • riche en omega 3, 6, 9 – contre les rougeurs, la sécheresse et la déshydratation
  • très fluide
  • vous rendra peut-être un peu moins ridée de la pomme, ou en tout cas, préviendra le phénomène

First of all, attention de ne pas confondre l’huile de rosier muscat (rosa rubiginosa) et d’églantier (rosa canina), ces deux variétés sont presque pareilles, mais la première est souvent mal tolérée par les peaux mixtes et moins riche au niveau de certaines molécules.

L’huile d’églantier, tout comme celle de rose musquée, contient des antioxydants (qui vont empêcher un excès de radicaux libres, et les dommages qui vont avec), est riche en omegas, acides gras essentiels qui vont à la fois cibler les problèmes d’hydratation – de rugosité et de cicatrisation.

Là où on tend l’oreille, c’est en lisant « source naturelle et exceptionnelle de vitamine A ». En effet, elle en contient à haute dose comparé à son acolyte, et c’est cette molécule magique qui est source de HO et HA depuis un bon mois dans mon quotidien.

 

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le retinol

On le trouve sous forme chimique dans certaines crèmes prescrites par le dermatologue comme la differin, qui exfolie et permet de retrouver peau nette quand on a des bubons qui peuplent notre minois. Cependant, la forme synthétique est souvent TRES agressive et rime avec plaques rouges et épiderme à vif comme le cul d’un babouin en feu.

La forme naturelle qui se balade dans l’huile d’églantier serait une alternative à cet ingrédient chimique MAIS à prendre avec quelques pincettes.

Je pense qu’il ne faut pas oublier les limites du végétal, dans le sens où, effectivement, on peut sûrement avoir le même genre de résultat avec ce sérum, mais il ne remplace en rien un bon vieux traitement conventionnel si on veut vraiment éradiquer le monstre purulent.

Ayant déjà vu ce qu’une crème anti-acné au rétinol peut accomplir, on passe quand même de la vodka à la limonade, niveau puissance d’action.

 

CECI ETANT DIT, la rosehip oil est excellente dans sa catégorie.

Je l’utilise un peu plus souvent en ce moment, mais j’ai parfois un ou deux soirs où je la laisse de côté, quand je sens que ma bouille est assez repulpée.

Elle m’a bluffée sur les cicatrices et surtout les taches que deux kystes avaient laissé derrière eux : il en reste une légère, mais comme tout le teint s’est clairement unifié d’un coup, je vois un gros changement.

Aussi, elle dégomme les ridules de déshydratation quand il y en a, elle est soyeuse et laisse immédiatement la couenne douce sans le côté collant.

Je trouve également qu’elle régule assez bien ma peau pendant la journée (oui, parfois je pousse le vice et l’utilise aussi le matin)(tututu), sans finir comme une boule à facettes.

Et comme elle est riche en bêta-carotènes, elle donne un effet bonne mine immédiat tout en préparant la bouille pour l’été qui arrive.

 

Je vous pousserai TOUJOURS à consulter un spécialiste si vous souffrez d’une acné sévère, invalidante, ou qui a vraiment trop duré. Mais, si vous n’avez que quelques boutoniaux par-ci par-là, ce sérum a vraiment tout dans son sac; depuis que je l’utilise régulièrement, je n’ai pas eu de rechute monstrueuse au « moment du mois ».

Comme si il contenait la crise.

Et pas une plaque de zone sèche non plus.

 

Si vous cherchez de l’éclat (ooouuuh, beaucoup), de la fermeté, une peau de velours (bonjour), à réduire les inflammations/ les rougeurs et booster votre peau pour qu’elle devienne une usine souple et lisse, elle peut potentiellement toucher à toutes ces demandes.

De mon point de vue, les anciennes taches d’acné étaient un problème jusqu’à présent, mais si ça continue comme ça, je ne viendrai sûrement plus râler à ce sujet ici. Et c’est tant mieux.

J’en avais vraiment marre d’avoir l’impression d’être encore bardée de pustules alors que ce n’était que le résultat de traces laissées après la bataille. Ca s’affadit en tout cas, ça se barre, et je suis contente.

En espérant continuer sur cette belle lancée, ou en aider d’autres qui avaient déjà tout essayé … sauf cette huile.

PS: les peaux sensibles vont l’adorer, vu le cocktail doux concentré dans la fiole, il n’y a pas de raison que cela « arrache ».

 

Des bisous les Caribous !
Trilogy Rosehip Oil, 20 ml – reçue sur demande via Love Lula
Environ 25 euros (existe en deux formats).
Aussi disponible sur biotylab 😉

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18 mars 2017

Tous ces microbes sur ton corps, ou le mystère probiotique

Tu les vois toutes ces pubs qui suggèrent de s’empiffrer de yaourts parce que « hum, je suis ballonnée », « j’ai du mal à digérer », « je suis constipée comme une autoroute en pleine heure d’embout’s » ?

On nous a pas mal tartiné la mirette avec le fameux pouvoir des lactobacillus depuis des années, pour aider cette pauvre flore intestinale qui n’arrive plus bien à bosser et se met au ralenti quand on abuse des bonnes choses.

Tu m’étonnes, la tequila boom boom et les tortillas n’aident pas ton pauvre transit.

Petit à petit, on a commencé à voir éclore des marques qui prônaient une application journalière de ces bactéries…sur la peau. Est alors née la branche des cosmétiques probiotiques, une sorte d’individu à trois bosses qui fait croire au miracle, et permettrait de répondre à quasiment tous les maux de couenne.

Parce que, jusqu’à présent, on prenait le taureau par le mauvais bout de corne, apparemment.

 

Little explanation

Tu ne le sais peut-être pas, mais chaque jour où tu penses être seul dans ta salle de bain, tu ne l’es pas. Tu charries, sur ta peau, des millions de petites entités qui se côtoient gentiment en t’aidant à résister aux agents extérieurs, à repousser les infections et garantir un territoire sain.

Cette petite jungle personnelle, spécifique à chacun, s’appelle le microbiote (well, hello !). C’est un peu comme avoir sa propre team défense directement SUR SOI, qui sera toujours de ton côté et agira comme bouclier.

Par-dessous ça, en faisant un énorme raccourci, on a le film hydro-lipidique (FHL), ce fameux mélange de sueur et sébum, complexe de minéraux et éléments nécessaire à la survie de tout ce petit monde.

 

Le sur-nettoyage, le mauvais choix de produits d’hygiène, les lésions et un mauvais train de vie entament ce petit manteau douillet.

Altérer cette carapace, c’est devoir attendre au moins 2 heures pour qu’elle se rétablisse, on influe sur la qualité de ce mélange en surface d’épiderme et risque enfin de tomber dans le cercle vicieux du : j’ai la peau dégeulasse qui brille, je vais la poncer, tiens elle brille encore plus, je vais encore plus forcer. Bah merde y a des boutons partout maintenant, je vais y aller plus fort tiens, à la hache. Vive la décapitation, et qu’on en parle plus. 

Quand on vous dit NE TOUCHE PAS (trop) à ta peau, cela a à voir avec toute cette flore cutanée.

 

Il faut visualiser la peau comme un environnement dans lequel évoluent, naturellement, des microbes. Plein de microbes. Il y en a de bons, comme de mauvais, et un déséquilibre va entraîner, dans la majorité des cas, une de ces réactions : une baisse de qualité du minois, une inflammation soudaine, un visage bouffi, de l’acné, toutes ces choses peu ragoûtantes…qui se résoudraient par l’application à grande louche de lactobacillus.

En gros, va t’acheter du lactimel et laisse tout couler sur ton petit visage en hurlant de joie.

 

Leurs avantages en application externe

  • améliorent la production de collagène
  • permettent de renforcer la barrière naturelle de la peau en la stimulant
  • rééquilibrent certaines flores microbiennes endommagées
  • réduisent l’inflammation
  • augmentent la fermeté de la peau

 

Leurs inconvénients

  • ils sont compliqués à intégrer dans une formule (doit être sans conservateur selon sa forme, stable au chaud comme au froid)
  • difficulté élevée pour les garder « vivants »; certaines techniques sont utilisées
    1. La première consiste à « tuer » la bactérie pour recueillir le contenu de la cellule, qu’on appelle alors « extrait probiotique »

    2. la deuxième : on désactive la propriété de multiplication dans le processus de chauffage et refroidissement au moment de la préparation de la formule. Le probio ne peut plus vraiment modifier le microbiome, mais on garde quand même les bénéfices de base

    3. la troisième : des probiotiques vivants directement incorporés dans le flacon, sans conservateur, pour ne pas les détruire

  • le recul comme les études sont très peu fournies en informations quant à son application sur le visage

 

Esse Skincare

La marque testée pendant le mois passé a été Esse Skincare, spécialisée (à un différent niveau qu’Aurelia Probiotics) dans toute cette nouvelle « technologie » et son implication en cosmétique.

J’avais vu une conférence youtube par le fondateur de la marque et le bidule m’avait grandement intriguée.

D’abord parce qu’on a l’impression qu’on vient de nous révéler qu’en fin de compte, l’épiderme n’est pas grand chose si on ne prend pas en compte toutes ces petites entités vivantes qui se baladent incognito sur nous. Et qu’ensuite, la révolution épidermique commence « ici », aujourd’hui.

Comme si on débutait une nouvelle ère Couenne.

 

J’ai testé la crème hydro moisturiser pendant un mois, en l’appliquant chaque matin, profitant de sa petite odeur de mousse au lait, elle s’étalait très bien mais laissait ce feeling un peu « collant sec » de certains hydratants cleans.

Dedans il y a :

De l’aloe vera (pas de l’eau, non non), de l’hv de jojoba (normalisante), du squalane végétal et de la glycérine (hydratants), de l’inuline et un oligosaccharide (PRE-biotiques, servent à nourrir les PRO-biotiques et assurer leur croissance), du lactobacillus (fameux probiotiques, sous forme « d’extrait probio » – voir cadre plus haut), de l’acide hyaluronique, deux antioxydants naturels, de l’anisate de sodium (antimicrobien, a du sens vu que les probiotiques ne sont pas en culture vivante dans cette formule), de l’huile de tournesol (drôle de place pour la mettre, mais why not), entre autres.

Aloe Barbadensis (Aloe Vera) Leaf Extract*, Simmondsia Chinensis (Jojoba) Seed Oil*, Squalane, Glyceryl Stearate Citrate, Glyceryl Stearate, Glycerin, Cetearyl Alcohol, Sodium Stearoyl Lactylate, Inulin, Alpha-Glucan Oligosaccharide, Lactobacillus, Dehydroxanthan Gum, Bisabolol, Sodium Phytate, Glyceryl Caprylate, Sodium Hyaluronate, Ascorbyl Palmitate, Tocopherol, Sodium Anisate, Helianthus Annuus (Sunflower) Seed Oil, Citric Acid, Lactic Acid, Levulinic Acid, Sodium Levulinate, Aqua, Vanillin, Gamma Decalactone. *ingredients from organic farming, 100% of the total ingredients are from Natural Origin, 78% of the total ingredients are from Organic Farming

100 % des ingrédients sont d’origine naturelle (n’oublie pas de lire cet article à ce sujet, cela ne veut pas dire que l’on garde TOUT sous sa forme initiale 😉 ), dont 78% issu d’agriculture biologique.

 

Très honnêtement, de mon point de vue, j’ai juste eu l’impression d’utiliser un simple soin qui sentait bon la crème de lait et rendait la peau bien hydratée – un peu cher donc, pour le résultat obtenu. Ceci étant dit, quand on regarde la liste, je la trouve plutôt pauvre en éléments repulpants et assouplissants – il ne faut pas oublier que l’aloe vera n’est pas un hydratant à la base, à moins d’y joindre une phase grasse. 

Donc, oui, peut-être que les petits microbes ont eu un effet sur la qualité de bouille, mais il me faudrait une version plus dosée pour être sûre de ma réponse.

 

Je laisse encore un point d’interrogation, même si en théorie, toute la science autour du microbiome humain (intestinal comme corporel) a du sens et sûrement un bel avenir devant elle.
J’attends juste que le sérum d’Esse avec des probiotiques VIVANTS dedans refasse surface sur Love Lula pour me le procurer.

A 90 pounds le flacon, y a bien intérêt à ce que cela fonctionne !

 

En tout cas, j’espère que tout mon charabia vulgarisé vous a permis d’y voir plus clair sur le sujet. Parce que de loin, dans ma caboche, j’avais l’impression de voir des vaudous s’agiter avec des crête de coq.

 

Des bisous les Caribous !
Esse Hydro Moisturiser, 45 euros / 50ml
Reçu sur demande

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15 mars 2017

The Best of Skincare Tag

J’avoue que certains beauty questionnaires me passent par-dessus la couenne à une allure folle comme la meilleure poudre de teint, le meilleur accessoire pour se curer l’entre-orteils, the best of the best en terme de gommage de cuir chevelu. MAIS, quand j’ai vu débarquer celui-ci, je me suis dit que ça ferait un article doux et sympa du mercredi.

Un truc à lire entre deux bouchées de macaronis jambon-fromage chez mémé.

Tu pourras peut-être également en profiter pour interroger tes amis.

 

Skincare tag questions

1. What’s your skin type?
Quel est ton type de peau ?

J’ai la peau mixte qui tire vers le VRAIMENT mixte quand on frôle l’hiver de l’épaule. Elle peut commencer à briller sur la zone T de manière modérée en journée, mais je n’ai jamais eu envie de courir après mon propre sébum – la matité et moi, ça fait deux, si je luis un chouilla, je presse un mouchoir sur mon front et basta.

J’ai surtout souffert pendant des années d’une acné kystique du menton – bon appétit, bien sûr, qui m’a progressivement miné le bas du visage. J’ai, avec des hauts et des bas, réussi tant bien que mal à surmonter le problème par moi-même pour enfin, cette année, suivre un traitement antibiotique.


2. How do you store your skincare products?
Comment ranges-tu tes produits de soin ?

Hin Hin. J’ai trois armoires Ikea d’un mètre de haut avec 4 tiroirs par bloc, où chaque étage est dédié à une thématique. Pour le reste, ma chambre est en bordel, mais les soins sont plus ou moins à leur place.

En gros, j’ai un étage de masques, de soins mains/ongles/pieds, un rangement pour les traitements spécifiques (sérums), un autre pour les cheveux, pour les solaires, ensuite huiles corps/multi-usage, crèmes pour le visage, etc.

Ca fait un peu psychopate du skincare, mais au moins mes chouchous ne traînent pas dans la lumière et la chaleur; comme j’ai surtout des huiles ou des machins qui contiennent des ingrédients assez instables, je trouve ça plus intelligent de tout stocker que de tout laisser prendre l’air.

 

3. Favorite ingredient?
Ton ingrédient favori ?

Je dois être un peu maso sur les bords, mais tout ce qui bouffe l’épiderme me parle.

Même si le lactique a des propriétés très intéressantes pour toutes les couennes, (aaaah la peau douce et l’hydratation intense), l’acide glycolique est, de loin, l’ingrédient qui me réussit le mieux depuis les débuts du blog.

Et dieu sait que j’ai du en combattre des cicatrices. 

Je l’adore surtout pour son effet progressif et impressionnant sur le moyen terme, à chaque fois, il a permis de remonter un peu le temps et d’effacer des traces rouges qui résistaient comme de pauvres crapules.

Après, il m’arrive de ne pas entamer de longue cure et d’avoir envie d’un coup d’éclat immédiat. A ce moment-là, ce qui contient de la vitamine C me réussit aussi super bien, même si j’ai moins d’affinités avec cette molécule.

 

4. Most indulgent product?
Ce produit qui te rend heureuse mais n’est pas vital ?

J’ai beaucoup aimé certains cleansing balms comme le cleanser 27, mais il avait le désavantage de piquer les yeux. Et personnellement, un produit qui me rend heureuse doit être sans prise de tête, olfactivement jouissif et doux.

Loin devant tous, je crois que je choisirais le Meso-Mask de Filorga. Même si sa composition me fait hurler chaque fois que je la vois, c’est vraiment un masque cocooning au possible qui résume tout à fait ce que tu aimes ressentir quand tu te relaxes : une bonne odeur / une bonne texture / un bon résultat. Et puis surtout, il est fourni dans un pot dans lequel on peut généreusement tremper ses doigts.

J’aime ça.

 

5. Best budget buy?
Le meilleur produit pour les petites bourses ?

Sûrement l’ultrasimple de Lush. Ca a été la porte ouverte à tous mes tests de baume et je lui dois la palme de l’efficacité + de la simplicité. Pour une fois qu’un cosmétique ne ment pas sur son nom.

Mais sinon, peut-être une huile végétale de base, du type noyau d’abricot / jojoba / noisette, ou encore de l’huile de coco, n’importe qu’elle grassouillette va vous tenir la jambe du démaquillage à « l’hydratation » de la couenne, ça vaut le détour si vous n’avez pas encore succombé à la vague grasse et soyeuse. Et surtout, ça ne coûte RIEN.

 

6. Do you use any tools (Clarisonic, Foreo, etc.)?
Utilises-tu des accessoires ?

J’ai utilisé la konjac pendant quelques mois, puis la Clarisonic Mia 2, pour enfin finir avec la Foreo Luna. De manière générale, je ne pense pas qu’il soit NECESSAIRE de s’acheter ce genre d’engin, c’est souvent un budget sans garantie de résultat.

Même si je les ai tous adorés.

Si tu veux quelque chose de durable et sans rajout (pas d’embouts à racheter) la Foreo est plus pérenne que d’autres et a l’avantage de pouvoir aussi être utilisée pour masser et mieux faire pénétrer les produits après nettoyage – c’est un plus.

Si je devais faire un bilan rapide, je dirais que les outils les plus utilisés dans ma salle de bains ont sans aucun doute été les éponges jaunes naturelles pour rincer les masques et les muslin cloths (ceux de chez Liz Earle ou de Paï) pour ôter les baumes. Mais bon, ils n’ont rien de sexy ni d’extravagant.

7. Best mask?

Ouuuuh, le LACM1 de chez Environ Skincare, même s’il est un soin cabine donc à ne pas mettre entre toutes les mains (je suis pas experte, mais je connais ma peau), il est dingo-dingue. Il adoucit la peau à un tel point que chaque fois que je l’utilise, le lendemain j’ai des compliments sur mon teint. C’est d’ailleurs le seul soin, jusqu’à présent, qui a eu cet effet aussi flagrant sur ma petite bouille.

Sinon, dans un registre plus terre à terre, le masque licorne de Nominoë, parce que c’est un excellent sleeping mask bio, qui a une couleur invraisemblable et que l’hydratation est sa priorité number ouane – une vraie bombe assouplissante.

 

8. Best multi-use?
Meilleur produit multi-usage ?

Ginette qui la ramène encore avec ses lipides : les huiles sont les meilleurs produits multi-usage du monde. Je pencherais peut-être plus pour l’argan, parce qu’elle favorise la pousse des cheveux, les fortifie, assouplit la peau, l’empêche de vieillir trop vite, renforce les ongles et fournit les sourcils.

Y aurait même moyen de se démaquiller avec et de se nettoyer la bouche avec la méthode d’oil pulling (le bain de bouche huileux à souhait), si on veut pousser le raisonnement jusqu’au bout. C’est juste dommage que ce soit aussi difficile d’en trouver de bonne qualité.
 
 
9. If you had to stick to only one skincare brand, what would it be?
Si tu ne devais choisir qu’une marque pour toujours, laquelle serait-ce ?

Aucune ? Je trouverais sûrement le plus gros de mon bonheur « basique » chez Avène ou La Roche-Posay, mais parce qu’il s’agit surtout de marques vers lesquelles je me tourne quand ça craint pour ma couenne.

Karmameju a un très bon potentiel, Trilogy également, mais j’aurais vraiment du mal à me contenter d’une crèmerie pour le reste de ma vie.

 

10. Best spot treatment?
Le meilleur soin anti-boutons ?

Le roll on SOS de Puressentiel. Il est pratique à transporter, on en fout pas partout, il est efficace sur à peu près toutes les formes de boutons mais surtout les plus rouges.

 

11. Favorite step of your skincare routine?
Ton moment préféré dans ta routine de soin ?

Hu, le démaquillage. C’est le moment zéro, la base, faire table rase et recommencer un nouveau chapitre. Quand on observe sa peau dans le miroir après une rude journée, ou un aprèm au soleil, c’est à ce moment-là qu’on se rend compte de ce qu’on a vécu, qu’on se détend enfin en massant ses petites joues.

 

12. What’s on your skincare wishlist?
Quels produits te font envie pour le moment ?

De belles découvertes pour le moment : le body sérum de Kahina pour son mix d’huiles et le rare indigo baume beauté de Mahalo (le prix est incroyablement haut, mais CE BAZAR m’intrigue). Puis tant qu’à faire, un derma roller de qualité pour ENFIN tester la bête.

J’attends juste d’enfin finir mon traitement dermato pour reprendre mes bizarreries et m’appliquer plein de substances sans nom sur la trogne. Ca me manque.

 

Des bisous les Caribous !
Vu chez Kristina Braly

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13 mars 2017

La routine soin bien zen

Je ne vais pas ENCORE te faire un dessin de la misère d’une peau sous traitement dermato, mais, histoire d’établir un référent pour ceux qui n’ont jamais connu ça, c’est comme de passer son temps à se faire picorer le minois par des moineaux en se prenant un vent frais de plein fouet.

Ni vu ni connu.

Depuis quelques mois, désert cutané oblige, je tourne avec des produits qui sont censés remettre sur pied les bouilles les plus sèches et ridées, à 29 ans, je pourrais presque mal le prendre.

Oui, bon, entre nous, je l’ai mal pris. Même si c’était le bon réflexe et que je ne regrette absolument rien.

 

First of all, petit topo dermato

J’ai été parader chez Dr. Couenne il y a une ou deux semaines, en lui montrant que « là et là, c’est impressionnant comme changement, mais que sur le menton, j’ai toujours deux boules de kystes qui s’amusent comme deux compères de blagounettes salaces ». Pas un pour dégager tant que l’autre campe sur ses positions, ça s’accroche à la couenne comme une moule à son rocher. Merde.

Elle m’a dit de continuer l’antibiotique pendant deux mois supplémentaires, « pour faire fondre ce qu’il reste, on va les avoir à force », parce que s’il n’y a pas de réaction du comité Peau, va falloir inciser dans le gras et ôter les deux rigolos.

Et on ne veut pas en arriver là, n’est-ce pas.

 

De loin, je suis assez contente, parce que j’ai bien moins à me plaindre – goumiche qui la boucle est une goumiche heureuse. Mais de près, j’ai encore des cicatrices en dormance là où Gros 1 et Gros 2 sont tapis. Ce qui, parfois, me donne encore l’impression d’avoir le menton rouge d’acné alors que ce ne sont que deux ridicules taches qui ne veulent pas dégager.

En ajoutant par-dessus le marché que j’ai l’estomac en compote à cause des cachetons, je suis mi-figue mi-raisin, alors que, très objectivement, c’est le jour et la nuit par rapport à début janvier.

 

La routine de soin pour pores en manque de tout

Je pense que n’importe quelle personne qui prend des antibios pour son acné sera d’accord avec moi : la couenne devient lunatique au possible, on dirait un gosse hyperactif incapable de se décider entre un tour de balançoire ou fabriquer une compote de tourbe.

Souvent, l’hystérie ressemble au désert puis vire gras, honnêtement, j’ai beau avoir de la connaissance couennale sous la sandale, ça ne m’a pas menée bien loin dans cette bataille-ci; j’ai bien mis deux semaines avant d’arriver à un combo valable.

En gros, et comme chaque fois que je nage dans la semoule, j’ai repris mes basiques et me suis imposé un classicisme cosmétique. 

 

Le nettoyant / démaquillant

Pour le démaquillage, je suis toujours bloquée sur le baume, raclant les bords du De Mamiel (j’ai du lui dire adieu il y a peu)(snif snurf), ou vidant celui de chez Liz Earle.

J’avais énormément besoin de douceur, donc je préférais rester sur des valeurs sûres et grasses en amont.

 

En revanche, j’ai du dire adieu au no cleanse du matin, à grands renforts de « non non non » qui n’ont rien changé.

Vu que je mets un gel antibio sur certaines zones avant de dormir, je suis obligée de passer ma bouille sous le robinet le lendemain – j’ai donc plutôt choisi l’option safe qui avait déjà très bien fonctionné sur moi : la crème lavante cleanance hydra d’Avène.

Ce produit en particulier a plus une connotation nostalgique qu’autre chose, il a toujours fait partie de mes routines anti-pustules.

Au lieu de l’appliquer sur peau mouillée, j’en masse une petit noisette un peu partout sur peau sèche, puis je rajoute de l’eau au fur et à mesure. J’ai l’impression que le résultat est meilleur et plus hydratant (même si pour un wash-wash pour face à problèmes, il est déjà très doux). De temps en temps, je ressors aussi ma Foreo Luna, pour défriper la toile et ajouter de la douceur au nettoyage; j’avais complètement oublié le côté agréable de ce genre d’engin, mais il est plus que bienvenu !

 

Le sérum

Mêlé à la crème, de toute façon, pour avoir une meilleure pénétration et ne pas me retrouver avec un épiderme huileux (sinon on se tape un minois qui ne veut rien boire juste parce que l’hydratant n’arrive pas à traverser la barrière grassouillette)(et crois-moi, tu veux du soulagement i-mmé-diat).

Le massage a été une étape ultra importante pour m’éviter la bouille d’un crocodile en fin de vie, j’assouplissais les zones les plus déshydratées en pétrissant ma couenne comme un boulanger travaille sa baguette (de pain); qui dit meilleure texture dit maquillage qui ressemble à quelque chose dès le matin – sinon impossible de mettre un blush poudre sans ressembler à Mémé La Folle, c’aurait fait des paquets monstrueux.

En sérum, j’ai d’abord siphonné le Repair & Renew d’Angela langford, synonyme de bain de jouvence pétillant, il a très probablement sauvé mes journées et mon humeur en adoucissant les plaques des joues et en réduisant l’inconfort. Mais depuis peu, je suis passée à la fameuse huile d’églantier de Trilogy (best seller, toussa), en espérant qu’elle agisse un peu plus précisément sur mes taches résiduelles – ça fera ENCORE l’objet d’un topic grassouillette, tiens, tu l’avais pas vue venir, celle-là.

La crème

De manière générale, si vous commencez un traitement trash de la nouille, je vous conseille de ne PAS vous diriger vers le 100% naturel bourré d’huiles essentielles si vous n’y comprenez rien.

Certes, certaines d’entre elles font des miracles et permettent de remettre sur pied une peau ravagée jusqu’à l’os, mais…ce n’est pas ce qu’il y a de plus safe si on n’a jamais été du côté vert de la force.

 

Il vaut mieux éviter :

  • toutes les substances très/trop actives
    HE, donc, mais aussi les peelings – j’ai utilisé mon revival masque d’amour alors que je savais pertinemment que j’avais la face un peu réticente; résultat des courses, j’ai passé deux jours à me tartiner du baume B5 cicaplast pour rattraper la misère sur les joues. FACEPALM
  • des ingrédients en tête de liste auxquels on a jamais touché: on est déjà sur un terrain glissant, pourquoi tenter le diable ?
  • du purifiant/le décapage : ça tombe peut-être sous le sens, mais ça fait double emploi
  • et enfin de chipoter ou de vouloir traiter PAR-DESSUS le traitement pour que « ça aille plus vite ». NON.

 

J’ai choisi une crème douce chez Trevarno avec des composants safes et non agressifs que j’avais déjà pu croiser lors d’autres tartinages, donc pas de surprise de ce côté-là.

Il y a 3 huiles essentielles en fin de liste, mais, de un, elles viennent après les conservateurs – donc la dose est limitée à 1/3 de larmichette maximum par pot, et de deux, elles ne font pas partie des plus irritantes.

 

Dedans il y a : de l’eau florale de lavande (apaisante olfactive et cicatrisante), du macérât de carotte (pour la bonne mine grâce à la vitamine A, reconnu comme revitalisant des couennes sèches), de la jojoba (normalisante), de l’huile de germe de blé (réparatrice, apporte un beau glow), de la cire d’abeille (protectrice), un émulsifiant naturel, du beurre de cacao (assouplissant profond), de l’extrait de pamplemousse (conservateur), de la vitamine E (conservateur number 2), de l’huile essentielle d’encens et de bois de rose  (réparatrices) et de cèdre atlantique (tonique et bénéfique dans les cas d’eczéma).

Organically Produced* Lavendula Angustifolia Flower Distillate* (Lavender Flower Water) Sesamum Indicum Daucus Carota* (Sesame with Carrot Oil) Simmondsia Chinensis* (Jojoba Oil) Triticum Vulgare* (Wheatgerm Oil) Cera Alba* (Beeswax) Emulsifying Wax (Vegetable based-used to combine Flower Water and oil) Theobroma Cacao* (Cocoa Butter) Citrus Grandis* (Grapefruit Seed Extract) Tocopherol (Vitamin E) Boswellia Thurifera Essential Oil (Frankincense) Octea Caudata Essential Oil (Rosewood) Cedrus Atlantica Essential Oil* (Cedarwood) (Constituents of Essential Oil: Linalol, Gerariol)

 

Le soin hydratant de chez Esse Skincare aux probiotiques m’a tellement laissée pantoise qu’il m’arrive d’utiliser celle de Trevarno également le matin. De loin, elle me fait penser à la crème essentielle de Trilogy, avec une texture plus agréable encore et une odeur de lavande à relaxer les patounes les plus tendues.

Malgré son onctuosité, elle n’engorge pas les pores pour un sou (oui parce que le côté « riche » me décourage parfois, par peur de me muer en point noir géant). Elle laisse la couenne douce et souple au réveil – ce qui n’était pas gagné d’avance et surtout, sa composition est TOP DE CHEZ TOP sans pour autant exagérer au niveau des actifs. Un bien belle formule, quoi !

Son prix peut paraître élevé, mais il vous en faut peu pour le visage et le cou, donc un très bon achat sur le long terme  🙂

 

C’est vraiment TOUT, et super simple. Je ne me suis pas foulée, ça se résume à un baume, un nettoyant, une crème régulière et deux sérums.

Le contour des yeux est un peu oublié dans ma routine, j’ai juste eu le réflexe de monter ma crème jusque-là plutôt que d’investir dans un énième tube minuscule qui ne m’aurait servi à rien. Ceci étant dit, je garde toujours celui de La Roche-Posay sous la main quand j’ai la paupière qui tire (on a de ces problèmes).

Pour les lèvres, je t’en parlais ici, ça n’a pas changé d’un iota. Et quand je dois passer un moment en balade dehors, je fais ultra-gaffe au soleil – pas envie de me débarrasser de boutons et de décrocher la timbale en me brûlant avec les UV, au besoin, j’applique le fluide ultra-léger visage Anthélios de LRP en bonne couche. The best.

 

Mon seul regret, pour le moment est de ne pas pouvoir faire mumuse avec les bidules qui me plaisent le plus au monde comme les acides, les antioxydants, le micro-needling, de l’éclaircissant, du fouettant qui me ferait hurler « vavavoum! »… C’est tout un pan cosmétique que je boude par obligation, pour ne pas empirer ma situation.

Mais, oh god, qui me titille tellement. J’en rêve parfois, la nuit.

 

Des bisous les Caribous !
Toutes les références disponibles sur Love Lula,
Replenishing night cream de Trevarno, 25 euros / 60ml
Produits reçus par Love Lula sur demande

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