21 août 2014

Le point migraine, détente et miamiamioum

migraine1

Il y a quelques mois, j’en suis venue à pleurer devant mes parents (la honte) parce qu’après deux semaines de migraine, j’étais à bout, j’en avait marre, je voulais que ça s’arrête.

Pour qu’une telle chose arrive, autant vous dire que j’étais aussi finie que des castagnettes trop usées, je ne jouais plus aucune musique, je voulais du calme sans trompettes.

 

J’ai été aux urgences parce que mon médecin traitant n’a pas eu assez pitié de moi au téléphone (tu passes pour une mauviette qui ne fait que chouiner, alors que bon, si tout le monde connaissait la migraine, je me transformerais sûrement en une guerrière avec au cou, un collier où pendent les dents des mes ennemis).

BREF, la salle d’attente était aussi lumineuse qu’un hall de gare, j’avais envie de mettre ma tête dans quelque chose de noir et profond (une longue chaussette fraîche par exemple). Et après une heure à voir des gens se faire admettre alors qu’une conversation trop fort plus tôt ils se vantaient au téléphone de patienter pour se faire prescrire une ordonnance gratos, j’ai enfin pu rentrer dans le vif du sujet.

Enfin je croyais.

 

Si tu es migraineuse, tu connais forcément ce sentiment de vouloir agir, mais d’avoir le cerveau tellement lent à la détente parce que pris dans des turbulences que tu as l’impression qu’un inconnu te hurle des mots de l’autre côté de la rive mais que tu n’arrives à n’en saisir que des bribes.

Et le temps que tu passes enfin à l’action, il s’écoule des heures (des minutes en fait, mais l’éternité te passe devant le nez comme un hippopotame en petite culotte).

Je suis donc restée assise, entre une femme qui se plaignait d’avoir failli se faire opérer pour un mal de pied alors qu’elle avait mal au dos, un mari qui se renseignait un peu trop au comptoir et se faisait gentiment rembarrer (au début seulement) par un interne qui avait mieux à faire.

 

Et l’ouragan poursuivait son chemin, j’avais l’intention de demander quand cela allait être mon tour, mais en trois heures je n’ai pas bougé d’un pouce. Je regardais les constantes des patients diffusées sur des écrans géants comme on regarde un match de football, ça ralentissait sur le terrain puis augmentait à une vitesse folle, j’espérais de tout mon coeur que personne ne meurt, mais à chaque moment tout repassait à la normale.

Puis enfin, une femme est arrivée vers moi, et m’a emmenée dans une chambre pour la consultation.

Je lui ai expliqué que j’étais en crise de migraine depuis plusieurs jours, et qu’au regard de mon journal de maux de tête, cela tombait toujours au même moment, après un sevrage d’un traitement de fond, mais que je ne voulais pas repasser par là.

Elle a été consulter mon dossier en neurologie, et en revenant, elle m’a donné un billet pour l’enfer, j’ai souri, et je suis partie.

 

Doctissimo, les notices de la mort 

Je ne vous dirai pas de quel traitement il s’agit, juste qu’a priori, c’est une méthode à laquelle on a recours quand les deux précédents médicaments que j’ai utilisé n’ont pas fonctionné (ils ont marché, mais ils rendaient ma vie invivable, qui veut vivre béat et sans aucun contrôle sur son quotidien ?).

Bref, j’ai passé près d’une soirée à lire les avis des gens, à observer la notice, à me dire que le navire pouvait partir pour l’Afrique, mais que je n’avais pas DU TOUT envie d’embarquer.

Le lendemain, je refusais de prendre le médicament sans l’avis de mon médecin traitant.

Une fois dans la salle de consultation, je sentais qu’il fallait que je sois ferme, et après une longue discussion, on m’a prescrit une vitamine.

C’est con.

Deux traitements handicapant pour arriver à une vitamine.

 

Persévérer, défendre ses besoins 

Le problème avec les migraines, c’est qu’à force de les subir on en vient à accepter tout et n’importe quoi des professionnels de la santé, les traitements sur la longueur peuvent apporter un semblant de dignité (on arrête de se plaindre, de passer pour la faible du village), mais à force, ils induisent un changement de comportement.

On devient placide. On est à côté de la plaque, un petit zombie souriant qui a du deux de tension et voit sa vie passer à reculons.
Un mal pour un bien que j’ai accepté de vivre pendant 2 ans, mais une idée avait fini par germer, se frayer un chemin.

J’en avais ras le pompon.

Je me sentais comme un cobaye bloqué par un mur du labyrinthe, qui n’avait pour seule issue qu’une petite pilule magique aux effets secondaires pas assez mis en évidence, le genre de soulagement qui contourne le problème plus qu’il ne le traite.

 

Tenir un journal des migraines

J’ai commencé à tenir un journal il y a deux ans et demi, suite à ma première consultation avec ma neurologue. L’idée c’était d’avoir une estimation réelle des crises, de leur durée, de dissocier céphalée de tension, mal de tête et migraine (les trois gros piliers dans ce domaine) et donc de pouvoir en déduire l’impact quotidien et cibler le bon médicament.

Je conseille ce genre de petit carnet : on y note aussi ce qu’on a mangé et très vite on arrive à observer des liens de causes à effet, si les crises sont plus fréquentes pendant la chute hormonale (oui oui, la semaine sans pilule après les 21 jours est aussi une vraie garce), si elles sont consécutives à une activité sportive, un effort particulier, un stress général à cause du boulot, de tensions.

On apprend à relativiser parce que le fait de les noter implique un semblant de contrôle sur la situation, et passer une semaine sans épisode migraineux rime avec victoire, et l’euphorie qui va avec.

 

Les aliments à éviter, un premier pas 

Cela fait plusieurs mois maintenant que j’ai arrêté de manger certains aliments suspectés d’être des déclencheurs de migraine : l’avocat (je pleure), la banane (je suis en larmes, je rêve de son goût), réduction du chocolat, de fromage qui pue, moins de café (ou alors dilué dans beaucoup de lait), etc.

La vie de princesse à la diète quoi.

La molécule à risque qu’ils contiennent est la tyramine, un puissant vasodilatateur qui va favoriser l’apparition des crises. Comme j’étais une très grande consommatrice de bananavocado et que j’ai tout stoppé net en l’apprenant, j’ai constaté un lien direct.

A lire aussi cet article pour une liste plus complète des aliments à risque, ainsi que celui-ci.

 

Mettre des mots sur ce qui nous stresse

Conseil bateau mais efficace, trouver le noeud de ce qui ronge de l’intérieur à certaines périodes de la vie peut aider à se soulager d’un poids et donc de ne pas ruminer inutilement.

L’écrire, régler le problème, se séparer de tout ce qui est une influence négative (même éviter les personnes qui vous pompent l’énergie de l’intérieur est une vraie délivrance). En gros, fermer des chapitres, de ne pas laisser des histoires sans fin, être pleinement conscient de ce qui nous fait avancer et ce qui nous retient en arrière.

Je sais que, sur moi, le facteur de stress est le petit monstre numéro un dans le déclenchement de certains maux de tête. Et qui dit céphalée dit possibilité de virer en migraine.

 

Donc quand je sens que je suis en phase de devenir une furie parce qu’un être humain est complètement borné en face de moi ou qu’une situation me dépasse, je lâche du lest. Je vais lire, courir, me renseigner sur des sujets qui me passionnent, prendre soin de moi en me chouchoutant pendant plus d’une heure.

Je vous le dis, être zen c’est la santé, et savoir se recentrer de temps en temps est bénéfique (et ne fait pas de vous un monstre égoïste, juste une personne qui cherche à aller mieux, donc c’est tout à votre honneur).

 

Pendant la crise, mes réflexes

Quand j’ai commencé à prendre mon traitement avec la fameuse vitamine (on en parle plus bas), j’étais encore en proie à des crises.

migraine2.jpg

 

Du coup, j’avais une phase d’attaque bien en place :

  • je faisais en sorte de toujours avoir un produit glacé à portée de main : il paraît que c’est très personnel, la réaction chaud/froid quand on a la migraine. Me concernant, plus je suis dans un environnement frais, plus je me porte bien. J’utilisais donc souvent un bandeau avec une poche de glace dedans pour me soulager, l’appliquant au niveau du front ou des yeux, c’est selon
  • la menthe poivrée dès que ça se déclenche : faire un test préalable dans le creux du coude pour être sûr que vous la supportez. Je massais une goutte sur les tempes jusqu’à sentir l’effet relaxant et rafraîchissant. Il existe aussi des roll-ons qui contiennent cette huile essentielle et ils sont une bonne alternative quand vous n’êtes pas forcément chez vous mais que vous sentez que le mal de tête va bientôt vous tomber dessus (voir les sticks Puressentiel en pharmacie, ou chez Nature & découvertes)
  • ne pas empirer le sentiment d’être bon à rien, diminué : on la connaît, la sensation de ne rien pouvoir y changer, de passer d’une crise à une autre.  Il faut essayer de relativiser le plus possible, de penser à des événements positifs pour se focaliser sur autre chose que ce qui nous prend la tête, voir le bout du tunnel plutôt que le moment présent
  • se reposer, dans le noir et boire : m’isoler, me mettre un bandeau de nuit pour être un maximum dans l’obscurité, faire en sorte de m’éloigner de toute source sonore, être au calme apaise. Sachez qu’une grande partie des migraineux peuvent se mettre dans une situation délicate en n’ayant pas assez bu avant une crise, donc il faut veiller à s’hydrater comme il faut, chaque jour
  • j’essayais de ne pas prendre systématiquement d’antidouleurs : un paradoxe hein ? Mais la trop grande prise d’antalgiques peut engager le migraineux dans un cercle vicieux, où les médicaments vont entraîner une dépendance qui va favoriser l’apparition plus fréquente de céphalées

 

La vitamine B2, mon petit précieux

migraine3.jpg

Des études ont constaté que les migraines induisaient un ramdam énergétique au niveau du cerveau, et que la prise régulière de riboflavine permettait de stabiliser tout ce beau bordel.

Le dosage que je prends est de 200mg, qu’on ne peut obtenir que sous prescription médicale, mais apparemment on peut pousser la prise jusqu’à 400mg. Un peu comme pour la vitamine C, le corps n’assimile que ce dont il a besoin, donc pas de risques de surdosage.

Le seul vrai effet secondaire, c’est l’urine fluo (oui, tu passes pour un mutant), mais j’en fais une fierté, t’imagines.

 

Depuis que je prends ces petites gélules tous les matins, je n’ai plus eu de gros épisode migraineux.

Au début je pensais à un effet placebo un peu trop efficace, mais bon, depuis mars (donc 5 mois !!!) je n’ai eu que des maux de tête légers plic ploc et une migraine pendant mes règles, donc RIEN comparé à mes 10 à 15 crises par mois (melting pot de céphalées et migraines) en temps normal.

 

Il faut un maximum vous renseigner sur le sujet.

Dans un premier temps, je pense que je n’aurais pas su faire face si je n’avais pas pris mes traitements de fond chimiques, mais ce ne sont pas des solutions bénéfiques sur le long terme, même si ce sont des béquilles utiles quand on est vraiment au bout du rouleau.

Faites appel à un neurologue pour en parler, mettre des mots sur ce qui vous chipote et charcute la tête.

Une dernière chose qui m’aide aussi, ce sont les balades à pied. Que cela soit en ville ou à la campagne, j’ai toujours adoré marcher, et rien ne vaut le grand air pour se redonner un coup de peps et relâcher la pression, marcher dans les bouses et voir la vraie couleur du ciel.

 

J’espère que ça vous aide, parce que les migraines sont des foulamerde dont on ne se sépare jamais vraiment, mais qu’on peut essayer de mieux comprendre/atténuer en ayant plus confiance en soi et en se connaissant mieux.
Achetez-vous un beau petit carnet (y en a des magnifiques chez Hema, je vais y faire un malheur), et prenez du temps pour VOUS.

Puis, la prochaine fois que quelqu’un vous dit « roh c’est bon, ça doit pas être si terrible une migraine », suivez mon regard. Ambiance négative, on change de trottoir.

 

Des bisous les Caribous  !

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21 réponses à “Le point migraine, détente et miamiamioum

  1. eithlenn

    j’ai décrit mes symptômes à une personne migraineuse qui m’a dit que non les migraines c’était pas comme ça (les miennes sont sur plusieurs jours – j’ai dû atteindre 12 jours d’affilée une fois – mais je ne vomis pas, je ne m’évanouis pas et j’arrive à fonctionner plus ou mouns correctement) pour elle, comme je n’avais pas de « crises » migraineuses, je n’étais pas migraineuse. sauf que quand mon sydrôme de Ménière s’est deéclenché, j’avais une superbe migraine et que j’ai dû passer par 3 médecins (un à SOS médecin qui a dû me prescrire une visite aux urgence), le médecin des urgences puis mon propre médecin de famille. ces trois là, après m’avoir entendu décrire mes migraines, ont confirmé que non, toutes les migraines ne sont pas comme celle de ma collègue et que oui, j’étais bien migraineuse (indice, ma grand-mère l’était aussi). ma mère qui est infirmière croyais que c’était dû à de la surtension (l’un des symptômes est que ma migraine « pulse » plus ou moins fort) mais lors de ma visite à SOS Médecins puis aux urgences (où ma migraine était 10x pire) on m’a pris la tension à chaque fois et je restais à 12/8 (donc tension normale). mon médecin traitant m’a prescrit un médoc qui… n’a pas du tout marché. par contre, le paracétamol marche (il n’arrête pas la crise mais fait en sorte qu’elle soit réduite à un point où je peux fonctionner plus ou moins normalement). il faudrait que j’essaye ton conseil avec le journal de migraine mais me connaissant je vais oublier (je suis une dys/plein de choses et mon attention et ma mémoire ne sont pas mes points forts) bref, pour dire aussi que si même les migraineux se tirent dans les pattes, (nan mais MOI je souffre plus que TOI/mes symptômes sont plus importants et plus visibles) on est pas sorti du sable *sigh*
    en tout cas, courage pour la suite et toutes mes pensées pour ton attitude positive malgré cette maladie ♥

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  2. Puffetta

    Merci pour cet article!
    Je suis migraineuse depuis mes 14 ans et j’en ai bientôt 38, donc la migraine et moi sommes 2 grandes amies! Sans compter que ma mère est migraineuse aussi et mon mari également… Et mon médecin traitant est une grande migraineuse, elle compatit et peut donc mieux me comprendre et me soigner, ce qui n’est pas négligeable! J’ai essayé les traitements de fond (que j’ai abandonnés également), les antalgiques (pour ne garder que l’ibuprofène en cas de très grandes crises), les trucs de grand mère, bref tout…
    Comme tu le mentionnes dans l’article,l’alimentation et le stress ont un rôle important. J’ai banni le chocolat et la caféine totalement, dès que j’en mange je le paie quasi dans les 24 heures.
    Le stress, les mauvaises ondes, les moments excitants comme les fêtes, les grandes occasions me déclenchaient aussi des migraines et me gâchaient la vie, une horreur…
    Chez les femmes, les hormones ont un rôle majeur. C’était mon cas. J’ai diminué ma fréquence des crises (de plusieurs par mois comme toi à quasi 1 ou 2 migraines par an!!!!)tout simplement en arrêtant la pilule (oestroprogestative). Cela a été radical! Car la pilule chez moi était l’élément number one qui favorisait mes migraines.
    En cas de crise maintenant, un ibuprofène, une longue douche et aller dormir un peu me font souvent le plus grand bien, c’est mon combo gagnant personnel!
    J’espère que ta vitamine B2 continuera à faire son effet miraculeux chez toi pour que tu puisses profiter pleinement de la vie comme il se doit!
    Belle soirée!

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  3. Kat

    Merci pour ce long article ! Merci ! C’est tellement difficile de faire comprendre à des non migraineux ce que l’on ressent. On passe pour la chieuse qui a toujours un truc de travers, et à la limite on ne nous croit pas, parce que ça ne se voit pas (bah, oui, c’est pas comme une coupure, ça saigne pas).
    Je me suis reconnue dans ce que tu décris et aussi dans les tâtonnements pour trouver quelque chose qui marche. Les crises qui durent des semaines, où on a mal, on a la « tête lourde » en permanence, mais voilà, on fonctionne quand même (du coup, on ne nous croit pas trop quand on dit qu’on a mal et qu’on travaille quand même). Le refus de prendre des anti-douleurs, au bout d’un moment, parce qu’ils ne font rien et qu’à tout prendre, autant éviter de s’empoisonner pour rien…
    Je sais que les miennes sont en partie d’origine nerveuse, mais pas uniquement. Parfois, elles se déclenchent à rebours : le gros stress est passé et paf, la crise arrive, comme en retard… En revanche, aucun lien avec le cycle hormonal et d’ailleurs, j’avais déjà des crises aigües étant petite.
    J’ai aussi utilisé la menthe poivrée, pour avoir un petit confort, soulager un peu. J’apprécie aussi la sensation de froid intense sur le front.
    J’espère que tu auras enfin trouvé quelque chose qui fonctionne pour toi !

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  4. Evyly

    Coucou Mona, merci pour cet article, je suis aussi migraineuse de temps en temps. ça peut durer quelques jours quand ça s’installe vraiment. La semaine d’arrêt de pilule est aussi fatidique pour moi. Je me suis mise aux massages à l’huile essentielle de menthe poivrée, c’est plutôt efficace. Je prends note des différents aliments qui peuvent causer tout ça et surtout de la vitamine B2. Sais-tu si je peux la trouver facilement et sans ordonnance en France ?
    Bises

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  5. Pauline

    Oh malheureusement j’aurais pu écrire ton post !
    Première migraine survenue à l’âge de 17ans… j’ai cru mourir ! Et puis a débuté les scanners, les irms, les rdv neurologues, les fameux petits carnets de notes, les traitements de fond, l’homéopathie, les visites régulières aux urgences où seule la morphine apaisait (seulement) ma douleur,…
    Des épisodes très difficiles car on ne te comprend pas, les gens pensent que tu as mal au crâne et qu’il suffit de prendre un petit Doliprane pour que tout roule !
    Aujourd’hui j’ai envoyé bouler tout ceux qui ne m’ont pas compris, j’ai aussi arrêté les traitements de fond, j’ai trois cachets à prendre à 1h d’intervalle lorsque la crise est imminente.
    La menthe poivrée n’a aucun effet, le froid augmente la douleur, la seule chose qui me calme c’est d’être dans mon lit, dans le noir, sans aucune stimulation sonore, une bassine à côté (parce-que oui je vomis et ça ça me fait pleurer !). Va savoir pourquoi mes crises se sont espacées ou peut-être sais-je mieux les gérer et les remballer lorsque je les sens arriver à pas de velours…
    Je compatis pour toi. Même à mon pire ennemi je ne lui souhaite pas d’avoir une migraine.
    Parfois la douleur était si intense que j’ai cru mourir, je ne suis pourtant pas douillette et puis à force les migraines m’ont rendu un peu plus hermétique aux douleurs !
    Alors courage et j’espère que tes migraines s’espaceront de plus en plus !

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  6. geblust

    Alala les migraines… et les gens qui ont des maux de têtes et qui ne comprennent pas ce que l’on vit!
    J’en ai depuis le collège ( j’ai 23 ans), quand ça m’arrive je suis the sentinel, j’entend tout à fond, la lumière me fait l’effet « interrogatoire musclé avec la lampe de chevet » et ma tête va exploser.Pour le moment ce qui marche c’est un médoc vasoconstricteur, mais on m’en prescrit au compte-goutte et se déplacer au médecin sans arrêt ça me gonfle … alors j’essaye d’éviter un max le soleil, un rayon dans l’œil et c’est la cata, puis les sons trop forts ( coucou le concert de Muse qui m’a tuée^^). Il y a eu deux fois récemment où la douleur était insupportable ( 20 sur une échelle de 10 et pourtant j’en ai eu des migraines) et le seul soulagement de quelques secondes c’était appuyer sur mes yeux, si j’avais eu un flingue je me serais tiré dans la tête direct, je ne sais pas à quoi c’est dû mais c’est horrible. Je vais me renseigner sur la vitamine, sait-on jamais.
    Je suis déjà allée à un centre de la douleur, on m’a proposé l’hypnose ou être sous perf une semaine : mais bien sûr! je crois qu’on est condamné à éviter nos facteurs déclenchants …

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  7. Didineladuchesse

    Mon dieu comme ton texte a résonné en moi … Même calvaire ! Depuis la fin du collège (j’ai 25ans mtn) j’avais des migraines à rester enfermé chez moi sans bruit ni lumière… Alors il y a eu le médecin traitant, puis le neurologue avec les traitements « test » de fond qui « apparemment fonctionnait bien sur les épileptiques …  » bref 1an et demi de semi coma où j’étais bien mais pas tant que ça.

    Et puis il y a eu la révélation là où je ne l’attendais pas : ma GYNECO !
    Au moment où elle me demande si je prends un autre traitement que ma pilule je lui parle justement de se fameux médoc . Elle hurle au scandale : ce bon samaritain annulait tout simplement les effets de ma pilule … MERDE !

    Elle m’installa un stérilet nouvel génération ( pour celle qui n’ont JAMAIS eu d’enfant) et peu de temps après je me sentais mal avec ce médoc test qui me pourrissait le cerveau j’ai décidé de l’arrêté . Combiné à un rythme de vie bien plus sain : plus d’alcool, des nuits bien longues (je suis une vrai marmotte!)

    BILAN plus AUCUNE migraine … Parfois en cas de gros stress un petit mal de tête survient mais rien de grave . J’en déduis que c’était cette fameuse DIANE 35 que je prenais depuis la fin du collège qui avait joué sur ma santé …

    Bref en espérant que ce traitement te fasse du bien encore longtemps !!!

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  8. carrie

    les huiles essentielles special maux de tete peuvent aider. Sinon je prends Fewer Few= camomille espagnole, qui m’aide, soulage aussi.
    La pilule…..j’en ai change souvent car a chaque arret de la tablette, migraine plus ou moins forte presente.
    On m’a aussi parle d’un ostheopathe qui peut aider pour debolquer les migraines! Mais jamais essaye.
    Bon courage en tt cas 😉

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  9. Stéphanie Ma

    De lire tous ces commentaires m’ont donnée mal à la tête !… Je plaisante.

    Plus sérieusement, je suis sujette aux maux de tête très fréquents (la dream team). Leurs causes sont variées : dès qu’il fait chaud, dès que je rigole trop (la loose), dès qu’il y a la clim’, etc. Je ne sais pas s’ils sont liés à mon alimentation. Par contre, je sais que si je mange trop, là, j’ai un sérieux mal au crâne.
    J’ai été vu par un gastro-entérologue pour mes problèmes de maux de tête et un problème hépatique. Et la toxine responsable de mes maux de tête était l’ibuprofène. On le sait moins mais le paracétamol crée aussi des maux de tête. Donc, quand tu disais de ne pas prendre de médoc quand on a mal, c’était un conseil qu’une naturopathe m’avait donnée. Ne pas avoir le réflexe a été décisif et surtout changer de médicament quand j’avais mal m’a permis très clairement de les réduire. Je prends de la sauge en pilule (éviter un mix trop long entre sauge et aspirine) et des gouttes d’un mélange de différents huiles essentielles qui calment mes maux de tête. Et, c’est con, je sais, mais comme c’est naturel, j’ai plus tendance à prendre cette pilule dès les premiers symptômes parce que je sais que ce n’est pas en me disant « ça passera » que ça passera !
    Le froid aussi est mon meilleur allier et aussi de me détendre le crâne atténue la douleur. Souvent, lorsque j’ai mal au crâne, je contracte cette zone. Et, bien, en me relaxant et en ne me focalisant plus sur cette zone de mon corps, j’ai nettement moins mal.
    Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis (un oeil qui fait mal durant une crise, etc) et je te laisse ce message pour mutualiser nos expériences et nos conseils !
    Bon courage et à bientôt !

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  10. Séverine

    Un article qui tombe à pic pour moi: énorme crise migraineuse cette nuit, je suis un vrai zombie aujourd’hui, c’est le bonheur absolu. Bon, j’ai une excuse pour dormir toute la journée mais quand même.

    Je trouve tes conseils particulièrement bien formulés, surtout le fait de mettre des mots sur une telle maladie et de savoir s’entourer de gens qui savent respecter une personne migraineuse sans se moquer d’elle ou minimiser ses difficultés. Après m’être faite virer d’un job étudiant sous prétexte que « ce ne sont que des âneries » lorsqu’une crise particulièrement forte m’avait complètement empêchée de bouger, j’ai dit stop aux cons, et je prends soin d’expliquer aux gens que les migraines, ça n’est pas un simple mal de tête.

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  11. maefred

    Je me souviens que j’avais déjà commenté un de tes articles sur le sujet lorsque j’étais enceinte, et que donc, mes migraines avaient totalement disparues jusqu’a ce que j’arrete d’allaiter… Elles sont revenues après… moi qui pensais en etre débarrassée… depuis je cherche encore des solutions. J’ai tenté l’homeopathie, ça n’a pas diminué les crises, mais par contre elles étaient beaucoup moins fortes. Next step : l’acupunture. il parait que c’est efficace.
    En parlant hier avec une collègue, elle me disait que sa soeur, victime de migraine avait vu une auriculothérapeute (oui oui !) et que celle ci avait détecté une allergie. Hé bien elle est allergique au café. Depuis qu’elle a arrêté, plus aucune migraine… Comme quoi il faut vraiment chercher dans tous les sens…
    bref, tout ça pour dire que je compatis, et que je vais parler a mon médecin de cette vitamine dont tu parles, on ne sait jamais… une nouvelle piste à étudier !
    bon courage en tout cas !!

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  12. Woopy woopy

    Article top comme toujours avec toi. Une piste à explorer : une consultation avec un bon ostéopathe. En une séance d’une heure mon ostéopathe a mis un terme à mes migraines (blocage des cervicales). Et pourtant j étais une grosse migraineuse : plusieurs migraines par semaine les 3 dernières années … Depuis, je fais une séance d’entretien par an et je n’ai plus que deux ou trois migraines beaucoup moins intenses par an.

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    1. Mona Auteur

      haha, c’est gentil 🙂
      J’ai déjà fait ça, à un moment j’y allais souvent, mais très honnêtement, il arrivait pas à endiguer le problème : il me disait que j’avais le cou aussi stressé et bloqué que celui d’un PDG de grande entreprise de 50 piges.
      Ca faisait du bien, mais ca ne m’a pas trop aidée.

      Relativiser ça aide bien par contre. Parce que la grande majorité des migraineux se sent coupable de ne pas être au top, de se plaindre de la douleur, que les crises durent et qu’ils ne peuvent pas assurer les tâches quotidiennes comme tout le monde quand ça empire.
      Rien que le recul, ça change la donne, petit à petit 🙂

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  13. Xelou

    Super intéressant cet article!
    J’ai des phases, sans doute moins pires que toi, mais je pense que depuis le début de l’année, il ne se passe pas une semaine sans que je ne fasse pas une migraine. Je pense que c’est en partie dû à la nourriture (sucre et pb de digestion pour moi), l’ibuprofène marche plutôt pas mal, mais c’est pas une solution (et puis j’en prends beaucoup trop, je dois irradier). Le problème : je suis phobique des médecins et je suis INCAPABLE de me rendre dans une consultation pour savoir ce que j’ai… (+ prendre un médoc que je ne connais pas et dont je ne suis pas sûre des effets secondaires), y’a encore du boulot quoi!
    Je garde en mémoire l’idée du carnet, j’avais commencé sans m’y tenir mais je crois qu’il faut que je me force 😀

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    1. Mona Auteur

      yep, c’est le fameux cercle vicieux dont parlent les neurologues et médecins : plus tu prends des antalgiques, plus ça peut causer des maux de tête. :/
      Après, tu peux toujours aller voir un médecin moins stricte vis à vis des médecines naturelles et compléments alimentaires, qu’il ne te fasse pas spécialement un check -up mais juste qu’il t’aide sans forcément t’ausculter 😉
      Le carnet, c’est très efficace, surtout pour bien visualiser les crises et voir si effectivement on en a trop, et si c’est des maux de têtes ou des migraines ou des céphalées de tension qui nous rongent. COURAGE !

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