Catégorie : Feel Good

11 mars 2018

Une routine naturelle dans du plastique

J’ai tendance à être ce genre de femme qui réfléchit plus qu’elle ne parle et la turbine part en cacahuète quand le tempo s’accélère. La surchauffe est bonne à vivre, ça veut dire que je pense, que j’élabore des petits projets.

Je me bidouille les neurones H24, même quand je dors à poings fermés, pourtant je vous assure que de l’extérieur j’ai l’air plus ou moins calme et posée.

J’ai des sursauts la nuit, je me réveille d’un coup en pensant à une idée géniale – OMAGAD, SI J’INVENTAIS UN TIRE-BOUCH-TRUK -, un changement s’opère, j’ai une prise de conscience générale.

La dernière en date est directement liée à mon mode de vie – il était temps de se secouer les puces, darling.

 

Depuis que j’ai emménagé avec l’homme,
on a un peu changé nos habitudes de consommation 

  • je fabrique moi-même mon nettoyant cuisine / la lessive est quasiment entièrement home-made
  • on a masse de bocaux pour tous les aliments secs type graines, lentilles, épices – à shopper en vrac, on s’attaque aux pâtes bientôt
  • on achète le moins possible d’aliments frais conditionnés en emballage : l’autre jour j’ai vu une dame fourrer deux aubergines emballées chacun dans leur protection plastique individuelle, c’était…con et limite indécent. Quand t’es dans le rush, je comprends, mais les supermarchés devraient vraiment faire un effort là-dessus
  • j’ai, attention, UN SAC DE COURSES – parce que, merde, payer 10 cents à chaque fois que j’en oubliais un, ça commençait à devenir ridicule.

Loin de moi l’idée de virer bobo – tu sais que les gens qui « font attention » peuvent aussi être riches ? – , ça a juste du sens de commencer à s’intéresser à ce qu’on l’on utilise au quotidien.

Le déclic est rude, je suis en concentration constante parce que certains réflexes ne s’abandonnent pas si vite qu’on ne le croit – la main qui se tend toute seule dans les rayons, autonome et qui se fout de l’avis du reste du corps, reste une réalité.

J’ai le temps de regarder les gens se battre avec les petits sachets dans lesquels ils vont mettre un fruit, le peser, en reprendre un autre pour les pamplemousses. Depuis quand est-il normal d’avoir, en magasin, autant le choix de polluer intentionnellement en se penchant par dessus les pommes pour attraper un sac qu’on n’utilisera qu’une fois – pendant 30mn ?

On parle d’évoluer vers un natural branding, de marquer au laser à même la peau des aliments pour éviter le superflu.

J’attends de voir, ça fait un an qu’on en parle, et je n’ai pas constaté d’amélioration flagrante.

 

En cosmétique,
c’est un peu le même business qui s’opère

On a un tube en plastique, emballé dans une protection dans la même matière, puis dans une boîte en carton avec du cellophane par-dessus – et pour les plus fancys, un petit noeud tout mignon qui tient avec une sclotch de colle.

Et je ne parle que de l’extérieur. 

Dedans, c’est la foire au slip kangourou; les mentions « sans » ne sont plus des petites notes placées sur les flacons, certaines substances sont source de panique pour la personne lambda qui essaie d’éviter les parabènes et les trucs en ONE.
Sauf que tu sais, avec les huiles minérales et les silicones, le problème est moins sur ta peau qu’environnemental.

Y en a que ça fait courir comme des dératés tellement ils sont effrayés par ce qu’ils peuvent bien s’étaler sur le corps, on devrait déjà se réjouir que l’information soit plus accessible qu’il y a 5-10 ans dans ce domaine.
L’upgrade, c’est d’expliquer les impacts, on peut essayer de dire aux gens POURQUOI un ingrédient est source de débat.

Histoire de ne plus perdre son temps.

 

On pourrait faire du brand-shaming quand on voit qu’une marque dépasse les bornes dans sa communication, qu’un minuscule produit arrive dans une box de 40cm sur 50. On pourrait leur dire que cette histoire de packaging est aussi importante que ce qu’il y a dans la bouteille. Qu’on peut très bien avoir une lotion stable dans du verre recyclé, et que l’argument du plastique parce que c’est plus « safe » pour les formulations n’est plus valable.

Combien de marques bio ont-elles déjà réussi à sortir des sérums à la vitamine C – vive l’instabilité – dans des pots air-less, teintés et eco-friendly ? Quelques-unes, pourtant ce n’est pas devenu une norme.

C’aurait du.

 

Quelques petits gestes skincare à mettre en place
quand t’es chez toi

et que tu veux un peu améliorer les choses :

  • évite les gommages à billes de plastique : elles sont minuscules et polluent les fonds marins, rien ne vaut le niveau de plaisir d’un bon vieux gommage au miel et sucre
  • démaquille-toi avec des cotons lavables plutôt que des cotons jetables : j’ai perdu les miens dans le déménagement, mais je vais en racheter, je sais me démaquiller avec un seul disque réutilisable , quand j’en utilise 3 ou 4 jetables
  • privilégier une muslin imbibée pour se rincer le visage plutôt que de laisser couleur l’eau en se splashant la couenne pendant 3 heures parce qu’on a pas bien rincé le front (même si c’est drôle, surtout en été)
  • TRIER les pots vides : ce n’est pas parce que ce n’est pas alimentaire que le tri s’oublie
  • se renseigner sur les plastiques végétaux : même si dans l’absolu, un label OK COMPOST n’est pas encore très courant – quand je peux, j’essaye de prendre une crème dans un pot en verre par exemple

 

Pas de morale entre nous, je préfère la conscience active que le déni total. Une personne qui sait est toujours plus responsable qu’une personne qui ferme les yeux en espérant passer à travers la tempête.

Je pense surtout qu’une fois que j’aurai bien fait le tour du sujet alimentaire, les cosmétiques seront dans ma ligne de mire, parce qu’il n’est pas acceptable qu’en 2018, on en soit encore à tolérer des (sur)emballages plastiques, même en BIO.

Tu le savais toi que biodégradable ne veut pas forcément dire sans impact sur la nature ? Que certains plastiques sont en fait composés d’une substance qui les aident à se dégrader mais ne les rend pas pour autant compostables ?
Que le seul label intéressant comme le « compost ok » n’est pas forcément présent dans toutes les caboches ni sur tous les supports ?

Et enfin que si tu te payais une gourde en verre, tu t’éviterais l’achat d’une bouteille d’eau que tu jetterais à la poubelle juste après usage ?

PS : juste pour être claire, je fais des efforts me ne suis pas parfaite, mon shampoing préféré c’est un Dove, mon makeup de tout les jours vient d’entreprises qui produisent en masse, parce que ce sont des produits qui me conviennent je continue à les racheter.  Mais si on pouvait déjà être conscients que SOUVENT, on aurait pu s’éviter un packaging à 6 couches, ce serait déjà TOP.

 

Des bisous les Caribous !

Caribouland
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30 mai 2017

Le tapis champ de fleurs

Que ceux qui font partie de la team « mal de dos » lèvent la patoune !

Jeune ou pas d’ailleurs, c’est une petite crasse qui peut toucher tout le monde, il suffit de marcher en forme d’équerre toute la journée, d’avoir la nuque qui tire sur le mauvais os, sans parler des gens qui ont des scolioses légères (comme moi) à importantes, le « tu n’as qu’à mieux te tenir pour éviter les tensions » ne résout pas toujours tout.

Crois-moi, que tu bosses assis, debout ou en diagonale, il y aura toujours ta morphologie pour tasser des vertèbres ou te donner une jambe plus courte que l’autre (bah oui, tant qu’on y est).

Sans parler des sacs de courses qu’on porte à un bras – pour plus de fun et de crispation, du gosse qui passe sa journée agrippé à la hanche de sa mère en hurlant « je veux des gervaaaaais », la chaise trop haute ou trop basse par rapport au bureau. Et le manque de sport.

On n’est pas sorti de l’auberge, Serge, mais on essaie de se soulager comme on peut.

 

Sportivement

Quand je m’étais plus ou moins engagée à m’entraîner de manière régulière, seule chez moi avec mes haltères et le poids de mon corps, j’étais arrivée à d’excellents résultats rien qu’avec un sacré renforcement des lombaires (bonjour les deadlifts, les rowing, les planches à te faire suer l’échine). De mois en mois, c’était le jour et la nuit, j’étais bluffée d’avoir réussi à me créer une telle sangle qu’elle me permettait de ne pas finir la journée avec un dos en bouillie à cause de positions folkloriques pendant mon boulot.

D’expérience, je SAIS qu’un body sportivement entretenu résiste mieux à tous les niveaux, mais j’ai un peu baissé les bras, puis j’ai du faire face à pas mal de changements qui m’ont conduite à finalement laisser ce sujet de côté.

J’en râle, j’ai même piqué la carte de fitness de ma soeur pour pouvoir m’y remettre, on y croit les caribous !

 

Je peux donc concevoir qu’en ayant plus ou moins mal on ne voie pas l’intérêt d’aller en plus de ça pousser de la fonte avec, pour seul résultat direct, des courbatures pendant 3 jours.

On en aura, certes, mais on décroche aussi au passage une meilleure posture et moins de douleurs musculaires au quotidien – promis.

De plus, si tu as envie d’élever le débat, des exercices simples de souplesse peuvent aider à étirer les muscles et une détente générale.

 

Psychologiquement

Faut me voir, quand je suis au bout du rouleau, je me déplace lentement en mode zombie, le moindre mouvement m’arrache un râle, j’arrive souvent à être claquée sans arriver à m’endormir. On me retrouve deux heures après mon retour à la maison, toujours dans mes habits de la journée, à regarder des vidéos youtube en pensant à la douche que je devais prendre en rentrant. Soi disant.

Souvent, quand on se met dans cet état, c’est aussi parce que, dans la caboche, il y a un trop plein, qu’on a aucun moyen d’évacuer proprement son stress (non, hurler comme une truie sur l’entourage ne fait pas partie des thérapies recommandées par Caribouland) ni qu’on ne sait par où commencer.

Et comme l’adage parle d’un esprit sain dans un corps sain, si tu rumines comme une vache turque, tu passes en mode gremlin voûté, alors que si tu voyais la vie en rose Barbie, tout de suite, ça pointe la poitrine vers le monde entier.

On est dans le bête principe du vase communiquant – si l’extérieur va mal, l’intérieur en pâtit, et vice versa. Il faut alors trouver un moyen de soulager l’un des deux pour aller mieux.

Le tapis champ de fleurs

Au détour d’un mail, alors que je mordais dans ma craquotte/gelée de groseille, je vois qu’on me propose de me la jouer maso et d’étaler mon divin corps sur des pétales piquants.

Moui – j’aime bien les trucs moelleux moi, plutôt.

 

Le tapis champ de fleurs aurait des vertus miraculeuses, soulagerait des petits maux jusqu’aux sciatiques – en voilà un argument – aiderait à se déstresser, s’endormir et rendrait heureux (si si, ça stimule la production de molécule du bonheur pendant que tu souffres en silence).

Bref, de loin ça a l’air d’être la représentation parfaite du guacamole : on ne se roulerait pas dedans même si ça nous fait du bien.

 

Je reçois le colis – la poste s’en fout que je sois là, la commande traîne sur le pas de la porte à la portée de tout bossu sans que personne ne s’inquiète dans mon quartier.

J’embarque la chose dans le salon, l’ouvre, mais n’ayant pas une confiance immédiate en le tapis, je le laisse à terre un moment.

En revenant du pendouillage de linge, je retrouve l’homme couché dessus en pleine transe de la piquouille, ça a l’air de lui plaire parce que quand je me pointe au-dessus de sa bouille pour le titiller, ça réagit pas des masses.

Il reste dessus pendant une vingtaine de minutes, la peau nue percée par les picots, et une fois sa séance de relaxation terminée, il se relève, le dos quadrillé de minuscules ronds rouges en me disant que ça lui a plutôt bien détendu la couenne.

 

Chaque fleur est composée de 25 pétales, sachant qu’il y en a 208, on arrive à une caresse de 5000 cure-dents sur le corps (certains, comme celui de Nature & Découvertes, peuvent monter jusqu’à 8000 points de pression – la vache !), autant te dire qu’à cette dose-là, on s’approche du délire du fakir et sa planche à clous.

Je n’ai pas spécialement le dos sensible de base (je peux me gratter l’omoplate comme une dingue avant de sentir quoi que ce soit), mais je m’en suis toujours servie avec un fin t-shirt.

D’abord parce que j’ai des centaines de grains de beauté de toutes tailles – FUN hein dis – et que l’idée d’un bouquet pointu qui les transperce ne m’excite pas des masses.

Ensuite parce que la moindre marque peut se transformer en bleu sur moi, et que je n’ai pas d’attirance spéciale pour un  pointillé en 3D sur l’arrière de ma personne.

 

Le feeling 

Quand on passe sa main sur une rose, ça peut potentiellement griffer/servir comme repousse-cuticule, on se demande d’ailleurs comment quelque chose qui, individuellement, peut t’arracher la peau, pourrait te rendre euphorique et te faire oublier tes douleurs.

La première fois que je m’en suis servie :

  • j’ai eu une sensation bizarre pendant les 5 première minutes : un peu comme de l’inconfort agréable, je sens quelques endroits où ça picote un peu plus
  • je me suis détendue au fur et à mesure
  • après, on ne sent plus les piques une par une mais comme un tout qui appuie partout
  • il ne faut surtout pas bouger – ça risque de créer de nouveaux points inconfortablement agréables si on a la gigote
  • j’ai fini par presque m’endormir dessus après 20mn

FACT : je n’ai pas le dos droit, je suis d’ailleurs assez cambrée, ce qui fait que, même couchée de tout mon long, j’ai un espace voûté dans le bas du dos, une zone qui ne touche absolument pas le sol. Pour régler le problème j’ai, dès la deuxième séance, relevé mes jambes sur une chaise pour être bien à plat sur le tapis.

J’en profite toujours pour brancher TaoMix, je vous en avais déjà parlé ici, c’est une application qui permet de créer ses ambiances perso de relaxation et de les sauvegarder. La version numéro 2 du software propose encore plus de sons et coûte dans les 2,50 euros si on achète le pack entier (j’avais reçu le code de téléchargement via la marque, mais je me serais payé l’update de toute façon, ça m’aide à travailler aussi).

Donc, je vous conseille de ne pas vous poser dans une zone de passage, de vous créer une sorte de bulle de zenitude autour de vous pour vraiment ne plus penser à rien – et si tu as grave envie d’écouter du death metal, fort bien, fais-toi plaisir.

 

Les bénéfices

Je ne saurai pas vous donner mon avis sur des cas particuliers et assez invalidants comme la sciatique, mais ce site répertorie déjà pas mal de bénéfices histoire que vous y voyiez plus clair.

Me concernant, le soulagement dorsal est secondaire, ce qui m’a bluffée dès le début c’était le niveau de relaxation. A mon avis, mon principal problème est le stress, et rien que de m’allonger dessus 20 minutes de temps en temps me permet déjà d’un peu plus lever le pied et de moins avoir l’impression d’être une boule de nerfs.

Est-ce que ça me rend heureuse ? Stone plutôt 😀 En fait, la « douleur » toute relative va créer une diversion, un afflux sanguin conséquent et un sentiment de bien-être assez important..

Est-ce que ça influe sur la qualité de mon sommeil ? Sur mon endormissement oui, si je me pose dessus une ou deux heures avant le dodo.

Est-ce que mon petit dos va mieux ? L’effet n’est pas vraiment permanent, parce que j’arrive toujours à m’énerver entre deux séances, donc le tapis doit bosser de presque zéro chaque fois, mais j’ai clairement moins mal – peut-être parce que je suis plus relax ?

 

Il y a d’autres façons moins académiques de s’en servir, avec par exemple un coussin sous la nuque et le tapis par-dessus pour qu’il stimule aussi la base de la caboche. Ou encore directement placé sur la chaise pendant les heures de travail afin de ne pas trop souffrir en fin de journée.

Bref, tu le poses et en disposes comme tu veux, du moment que tu ne t’amuses pas à remuer dessus : une fois que tu as choisi ta position, n’en bouge PLUS.

 

Si tu souffres du mal de dos de base ou de tensions toujours mal foutues et que tu n’as pas de voisin pour venir te masser l’omoplate, m’est avis que ce petit bout de tissu piquant pourrait bien te servir.

Je sais que, de loin, on dirait un instrument de torture – faut d’ailleurs faire gaffe en le transportant – mais, et je crois que c’est ce qui choque le plus, on finit par aimer la sensation d’avoir des milliers de picots plantés dans l’échine.

=> pour les intelligents qui se poseraient la question : oui, c’est différent d’une séance juste couchée à terre sans le tapis, il y a un gros plus avec le « massage » des fleurs, ça chauffe, stimule la circulation (tu m’étonnes, on te poignardes chaque millimètre carré de couenne), ça revigore quoi !

Franchement, je ne m’attendais pas à supporter cette carpette, mais je la garde bien précieusement sous le coude quand j’ai besoin d’un petite bouffée d’air et de me sentir plus légère. 

 

Un petit mot sur le prix avant de vous laisser creuser le sujet sur google, on peut aller de 40 à 120 euros, donc il y en a pour tous les budgets. 😉

 

Des bisous les Caribous !

En réassort – Tapis d’acupression Infinisense / #produitoffert
Aussi chez Nature & découvertes

Caribouland
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24 mars 2017

6 years of blogging

Caribous, Caribous,

Cela fait déjà 6 ans qu’on traîne nos patounes ici, à parler minois, tartinage de cuisseau, peeling et hydratation du museau.

 

6 ans !

 

Je suis toujours aussi émerveillée et contente de voir qu’après tout ce temps, vous en voulez encore et que votre intérêt pour les cosmétiques n’a pas faibli – on chante tous en choeur : la couenne c’est la vie !

J’avais créé le blog pour parler des petits moments qui passent et me font du bien, de la détente de fin de journée, de la vérité derrière les pots – pas spécialement pour vous pousser à acheter bio, juste pour que vous sachiez dans quoi vous investissez votre argent quotidien.

Tout ça n’a pas changé d’un iota les gars.

Vous non plus d’ailleurs. Vous venez de France & Belgique  (avec quelques autres pays dans le panier, coucou !), vous êtes fidèles à vous-mêmes, avec vos avis aussi tranchés que les miens, vos petites recommandations pour les autres donzelles qui laissent un commentaire, ça s’aide et ça papote sec, ça fait plaisir à voir.

Je continuerai à écrire des vannes à se chatouiller le bidou avec une patte de hanneton. Pour vous décrocher un sourire – un rire – vous donner l’envie d’en savoir plus. C’est ma petite victoire à moi quand je réussis à illuminer votre matinée, que je vous aide sur un sujet, une question en particulier.

Parce qu’avant tout, ma vision du blogging est assez basique, je considère ce bloug comme un lieu de partage, une plaine de jeux de la goumiche où les crèmes volent et les idées fusent. Et j’aimerais que cela reste ainsi.

Pour tous ces échanges, votre bonne humeur sans faille, votre présence & votre soutien, du fond du coeur, MERCI.

 

 

Concours de l’amour

Je voulais vous gâter pour les 6 ans du bloug avec du big cadal de fifou. A cette occasion, Moncornerb, le coin bio & frenchie du web, a accepté de vous faire gagner 3 beaux lots choisis par mes petits soins.

Il y a du démaquillage, du skincare et du bien-être – j’ai essayé de concentrer l’univers du caribou dans tout ça, t’as vu – que des produits testés et approuvés.

Conditions de participation

* Du 24/03/2017 midi au 31/03/2017 midi

* Ouvert à la France & la Belgique (ouiiiii ) !

* Suivre les pages Instagram de Rose Cocoon et Moncornerb (sans ça votre vote n’est pas pris en compte)

* Remplir le formulaire ci-dessous pour valider votre participation

* 1 lot par gagnant

* Aucun commentaire sous cet article ne sera pris en compte comme vote

annonce des 3 gagnants le 31/03/2017  sur facebook et cet article

 

 

Un énorme merci à Moncornerb sans qui ce concours n’aurait pas pu avoir lieu. On se retrouve dans une semaine pour l’annonce du gagnant, et d’ici là, BONNE MERDE A TOUS !

EDIT : Bravo à Sandrine Pereira (gagnante LOT 1), Lisa-Luna Letist (gagnante LOT 2) et Carole Ortega (gagnante LOT 3)

Des bisous les Caribous !

Caribouland
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22 mars 2017

Blog, filofax, bullet journal & tips

J’ai, pendant de longues années, été une grosse pro de la procrastination. La reine du « je remets au lendemain », d’une manière tellement assidue que je me suis parfois retrouvée, des mois après, avec la même tâche à faire, le même bordel dans mon organisation et un ras-le-bol général.

La vidéo du jour parle de tout ça, de motivation, de mes carnets, mes agendas, mon bullet journal, tout ce qui m’entoure et m’aide au quotidien pour bouger mes fesses et ne pas systématiquement trouver que de zoner et ne rien faire chaque jour, c’est le must.

J’espère que ça vous plaira !

Aller directement au but

  • 1mn : les carnets
  • 1mn 50 : Filofax
  • 4mn55 : google agenda
  • 6mn20 : bullet journal
  • 13mn50 : le tableau blanc
  • 15mn : les conseils

 

Concernant la key 

Comme dit dans la vidéo, je n’ai que 4 signes récurrents que j’utilise tous les jours. Alors, bien sûr, il pourrait y en avoir d’autres comme (!) pour évoquer l’urgence, mais je considère que tout ce que je note est de toute façon une priorité, d’où la pauvreté de ma légende.

Quoiqu’il en soit, ne vous formalisez pas, faites de votre carnet ou votre planning un ami plutôt qu’un ennemi que vous auriez envie de trucider à coups de stylo bille. Toutes les formes d’organisation doivent avant tout être un gain de temps.

Pour ceux qui veulent plus d’infos, je vous invite à aller par là http://bulletjournal.com/ pour voir ce qu’y s’y passe. 

Et si vous avez des questions ou suggestions, n’hésitez pas !

 

Des bisous les Caribous ! 

Caribouland
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4 mars 2017

Le tout petit lexique du greenwashing naturel

Je lisais le bouquin de Paula’s Choice l’autre jour, en me demandant si, finalement, les gens qui « s’y connaissent » n’ont pas toujours un peu le réflexe de prendre les autres pour des cons – parce que même à mon niveau, j’avais l’impression qu’elle s’adressait à ma petite personne comme on aimerait apprendre l’arabe à une chèvre, sans réelle conviction.

Je trouve cela plus stimulant d’instruire sans arrogance, de partager à outrance pour justement, faire réagir, conscientiser, aider ceux qui veulent changer de mode de vie ou encore atténuer leur impact écologique à leur échelle, le tout dans la bonne humeur, et non une bataille de courgettes contre éprouvettes.

 

A force de connaître les différentes facettes du greenwashing, j’ai fini par avoir un avis tranché sur la question : je préfère qu’une marque me dise clairement ce qu’elle contient plutôt que ce qu’elle a viré de la composition, qu’elle soit plus réaliste que bardée de slogans magiques (au coeur du végétal, mon oeil) et aussi, ne prenne pas le consommateur pour un énième énergumène bourré qui observe à peine ce qu’il fout dans son panier.

J’avoue parfois me positionner comme une petite vache sacrée en plein milieu d’une route indienne dans l’espoir de couper le flot du marketing douteux pour le transformer en « regardez, nous ne sommes pas parfaits, mais nous faisons des efforts ».

Mais il y a encore un gigantesque chemin à parcourir avant d’arriver à l’ultra-transparence du marché.

 

Le tout petit lexique du greenwashing naturel

J’ai essayé de vous regrouper dans un petit lexique de base de ce que l’on retrouve le plus souvent sur les étiquettes les plus sujettes à controverse, avec, en prime, leur décryptage.

  • ingrédients naturels (100% d’)
    Cela signifie que le soin contient 100 % de matières premières brutes, non modifiées (le pourcentage peut se révéler important, selon ce dont vous avez besoin)
  • ingrédients d’origine naturelle (90% d’)

    l’eau peut être considérée comme naturelle, mais également certains tensioactifs à base de coco, chimiquement modifiés, des huiles qu’on aurait estérifiées (changées pour garder leur toucher soyeux, au détriment de leurs bénéfices), certains conservateurs également.

    Il faut se méfier de ce genre d’appellation car elle ne garantit ni une quantité valable de l’ingrédient mis en avant sur la bouteille, ni que ce qui l’entoure aie gardé un chouilla de la nature en lui après avoir subi des modifications chimiques en labo. On pourrait s’en contenter, mais il y a moyen de trouver mieux

  • Extraits naturels (ou 100% d’)
    Les extraits sont présents à un dosage ridicule dans une formule conventionnelle, ils n’ont pratiquement pas d’intérêt, d’autant plus s’ils ne sont pas concentrés comme une huile essentielle, par exemple. Ou simplement jeté dans le pot sans participer à synergie intéressante.

    Un conditionner « with natural extracts of lavender and white orchid » suggère qu’il contient de la lavande (alors qu’on a juste isolé certains de ses actifs à l’aide d’un solvant pour pouvoir coller son nom dans la liste INCI).

    Les cheveux sentiront sûrement très bon grâce au parfum de synthèse, mais, à votre place, je passerais mon chemin, parce qu’il ne s’agit que d’une fraction du potentiel végétal de la plante originelle.

  • infusion de plantes
    Quasiment pareil que dans l’exemple ci-dessus, à ceci près qu’on joue encore plus sur les mots et l’imaginaire du consommateur – on rêve d’un liquide ambré intégré à la préparation qui va revigorer notre peau jusqu’au derme et lui donner de l’éclat, alors qu’en réalité, la couenne en profitera à peine.
  • tout ce qui contient le mot nature dans son nom

    ou a une image très exotique sur le packaging, des fruits, du vert, des arbres, l’océan : le pire du pire de manière générale (avec quelques rares exceptions), ce sont ceux qui vont à la fois faire preuve de prouesses langagières et de techniques de marketing bien foutues pour vous tromper, à grand renforts d’images qui évoquent, souvent, une balade en forêt.
  • le 0% de quelque chose

    Il n’y a jamais de garantie que 1° la substance ne soit pas remplacée par une nouvelle molécule plus irritante, 2° qu’il n’y ait pas d’autres rigolos dans la formule qui ne soient pas potentiellement chimiques / polluants / allergènes, ou 3° que ce qu’ils ont « enlevé » était réellement à la base du problème initial – le zéro pourcent est avant tout un argument de vente

 

Un shampoing comme le Timotei Pure, sans silicones, ni parabens ou colorants, avec de l’extrait de thé vert bio 100% d’origine naturelle (manquerait plus que ça XD) est extrêmement trompeur.

En réalité, il contient du Sodium Laureth Sulfate (le fameux SLS), du parfum, disodium EDTA, PEG, du lilial (un allergène et perturbateur endocrinien reconnu), un réel petit cocktail chimique loin du beau flacon transparent qui évoque la pureté comme la légèreté quand on le croise sur une étagère.

Mais bon, la bouteille est entièrement recyclable, alors c’est un mal pour un bien (admire mon cynisme éco-conscient)(le plastique, à moins d’être végétal, reste un matériau non biodégradable).

 

Normalement, rien qu’avec les 5 pistes évoquées plus haut, vous devriez être un peu moins dans le flou au moment de vous décider entre deux baumes pour votre perruque. Je ne pense pas qu’il soit forcément nécessaire de connaître les noms latins des ingrédients si l’on sait déjà trier ce que l’on VOIT en magasin.

Le bête exemple des logos et de ce qui est rond et plaqué sur le devant du cosmétique est aussi trompeur : ne vous fiez pas à ce qui ressemble à un label écologique ou naturel, certaines marques poussent le bouchon en écrivant seulement une info produit dedans (du style « 100% » en grand, et « sans huiles minérales » en petit). Soyez également attentif à l’ensemble de la gamme – si un produit a une certification bio, cela ne veut absolument pas dire que le reste est concerné.

Bref, ouvrez l’oeil, surtout si, jusqu’à présent, vous pensiez acheter quelque chose de très vert, qui en fin de compte ne l’est pas tant que ça.

Même si je sais pertinemment que mon petit lexique ne représente qu’une infime partie de l’iceberg, ça devrait déjà vous aider si vous vous sentiez un peu perdu dans la jungle cosmétique.

 

Des bisous les Caribous !
Je vous recommande mes anciens articles sur le langage des marques
Tome 1Tome 2Tome 3Tome 4

Caribouland
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