30 mai 2016

Basics : le wash-wash du visage

washsoir

On fait poser des masques pendant 30 minutes, on s’épile avec un outil électrique pendant autant de temps, on attend que la coloration agisse en regardant un game of thrones de quasiment une heure, c’est commun de dire que d’avoir une routine beauté c’est être :

  • une grosse paresseuse habile du tournicota de pouces affalée dans son canapé
  • une personne très centrée sur elle-même (pourtant on dit bien « aimes-toi, les autres t’aimeront », donc va casser des pattes de mouches sur ta caboche)

En gros, j’ai remarqué que le nettoyage de la bouille était ce qui prenait le moins de temps pour une personne lambda – parce qu’elle veut éviter de passer trop de temps sous le robinet, que ça pique les yeux, que ce n’est pas agréable, que c’est suffisant de torcher cette corvée en quelques secondes matin et soir.

Pourtant, j’obtiens une réelle différence sur l’éclat/la souplesse/l’efficacité quand je ne suis pas dans le rush et que je m’applique pendant toutes les étapes du nettoyage quotidien.

Pas besoin de se grouiller, il faut prendre soin de soi dans les règles de l’art, ce n’est pas en deux frictions que tu deviendras une goumiche fringante.

 

Le démaquillage

J’y passe une minute en moyenne, la plupart du temps avec un baume nettoyant – parce que c’est doux, c’est plus chargé en corps gras qu’un nettoyant lambda, et que je vais pouvoir apprécier le massage et la détente par la même occasion. Le démaquillage va permettre de virer le makeup qu’on s’est appliqué sur le visage au matin, ou encore de se débarrasser de la pollution. Je retire le cleansing balm longuement avec un muslin cloth imbibé d’eau.

Le nettoyage

Pareil, au moins 60 secondes au chrono, brosse nettoyante comprise ou pas (la Luna de Foreo est toujours de la partie baby !) . J’estime que deux mains plaquées sur la bouille qui la frictionne comme on décrasse le crin d’un cheval n’ont pas plus d’efficacité qu’un long nettoyage du bout des doigts en mouvements circulaires. La douceur n’empêche pas un bon résultat, les pores ressortiront tout autant bichonnés de la séance.

La final touch

Je rince le cleanser à l’eau tempérée et enfin je finis avec un splash d’eau froide pour réveiller le teint (c’est plus sympa qu’une baffe perdue).

 

Les 5 conseils utiles

Il faut que l’eau soit à température ambiante voire un tout petit mini chouilla plus élevée pendant les wash wash (ça dépend ce qu’on ôte du minois) : c’est bien connu, l’eau trop chaude a tendance à déshydrater la peau, ce qui n’est pas non plus l’effet recherché. On va donc essayer de rester éloigné du niveau bouillant autant que possible.

On n’essuie pas son visage comme une bourrine, on tamponne doucement pour enlever l’excédent d’eau, ça ne sert à rien de le sécher en l’étirant par tous les côtés.

On dose bien son nettoyant. Concernant le démaquillant, on peut être généreux sur la dose, en général ce n’est pas à cette étape-là qu’on risque la déshydratation. Si on adoooore les gels (ce n’est pas mon délire, mais ton choix est roi), ça ne sert à rien d’en mettre une flopée dans la paume, la première étape devrait déjà s’être occupée de la majorité des crasses. Et bon, si tu aimes vraiment ton épiderme, je te conseille quand même de tenter de dénicher un bon petit flacon d’un cleanser sans sulfates (c’est la base).

On adopte le double nettoyage uniquement si notre peau le supporte : encore une fois, c’est une affaire de test, si on sent qu’on est du côté plus sensible de la force, on se contente d’un lait rincé à l’eau thermale, en adaptant les masques de la semaine pour qu’ils purifient régulièrement derrière cette routine slow.

Le rinçage est sûrement une des étapes les plus importantes à respecter : j’ai toujours une muslin à portée de main (celle de Liz Earle, qui n’a quasiment pas bougé depuis ma revue sur son cleanse & polish d’amour). A une époque, j’utilisais aussi une éponge végétale – jaune, avec des trous, tirée du fond marin où crèche Némo, parce que c’était un accessoire indispensable pour vraiment bien retirer le surplus de phase grasse et ne garder que cette « fine pellicule hydratante » qui me rend heureuse – je vis dans un monde de grassouillettes, il m’en faut peu.

 

Autour de cette structure, c’est à vous de tricoter votre routine, mais personnellement, un bon baume et un nettoyant doux comme la mousse Nominoë (qui a du sucre en deuxième ingrédient, vive la couenne pulpeuse) pourront ravir la majorité des bouilles.

Je te prie, sincèrement, de ne pas cibler le purifiant ou le traitant à ces deux étapes, pour la simple et bonne raison que le nettoyage inclut l’eau, et que « l’agression » aqueuse est déjà bien suffisante. Si tu as de l’acné, tu dois savoir que la majorité des bubons sont inflammatoires, tu n’as pas envie d’emmerder leur monde, si ?

 

Anyway, j’ai mis la main sur un lait nettoyant tout doux pour le matin dont je vous parlerai bientôt, mais pour le soir, mon combo ultime est devenu mon classique : le gras, la mousse légère ET un bon muslin cloth. Il me semble que je suis à ce régime nocturne depuis quelques années déjà, mais honnêtement, c’est ce qui patine le mieux ma couenne en lui laissant un toucher velours.

T’avais pas dit que tu voulais être un chat ?

 

Des bisous les Caribous !

Caribouland
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25 mai 2016

Quick Talk : L’art de l’anti-cernes

sananas

J’aime beaucoup lire les revues sur les anti-cernes, parce que l’avant-après est toujours flagrant (on voit directement le résultat), mais surtout parce qu’il permet de mettre en évidence le rapport quantité/avis de l’utilisatrice.

En gros, si je m’étale une surdose de fond de teint sur le visage, et que je vous dis par après que « QUAND MÊME, le rendu est caky, c’est naze », il y a une distortion dans la réalité de la goumiche, son compte-rendu est comme qui dirait biaisé par sa tendance à trop en mettre.

Contrairement à Sananas qui s’en colle joyeusement jusqu’aux aisselles (cf. l’image de l’article), histoire d’avoir UN MAXIMUM de luminosité (et le cake/la génoise/les plis amplifiés avec), je préfère miser sur les pigments inclus dans la matière. En gros, si le produit n’est pas assez fort en dose réglementaire pour gérer mes bananes bleues de fatigue, c’est qu’on doit se quitter vite et bien (entendre par-là « viens jouer avec ma poubelle »).

 

Comment j’applique mon anti-cernes

Par touches. Réduites. En gros, je n’en mets pas spécialement sur le cerne, je dépasse autour, je cherche surtout à gagner en lumière sous la mirette pour transformer un regard de boeuf en regard frétillant.

Trois petits points sont suffisants, j’étale en tapotant sans utiliser de pinceau – même si parfois le beauty blender est bienvenu quand la matière est plus épaisse.

Une fois que c’est fait, il m’arrive de temps en temps de rajouter une dose de l’ambient lightning powder d’Hourglass histoire d’avoir un rendu PAR-FAIT de Cendrillon qui va traîner son lard au bal.

 

Mes préférés

Le plus facile à doser : chez Bobbi Brown, on trouve des pots de correcteur et concealer, et même si j’avais acheté les deux (et expliqué la différence), le second était mon poto de jours de merdasse. J’en ai encore dans le minuscule écrin, il dure une éternité, ne crease pas, n’est pas du genre à sécher donc plus facile à poser pour les débutantes. Un must qui coûte un pont mais si tu es économe de l’anti-cernes, tu devrais arriver à taper dans la même longévité que pour le mien.

 

Le plus crémeux/couvrant : le superstay 24h concealer de Gemey (celui-là) est sûrement celui que j’ai le plus utilisé avec plaisir parce qu’il est ultra-crémeux. Ils n’ont créé que 2 teintes (WHY MAYBELLINEKE? WHY ?) et la plus claire est tout juste pour moi – c’est-à-dire qu’elle matche mon teint et la couvrance permet d’oublier mes cernes, mais il n’a pas ce chouilla de lumière en plus vu sa tonalité. C’est plutôt celui que je dégaine quand je veux vraiment cacher la zone plus que l’illuminer (même si le rendu n’est pas du tout plat, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, didju).

radiance reveal

Le plus lumineux vavavoum : le Radiance Reveal de Bourjois qui porte TELLEMENT bien son nom vu la clarté qu’on a réussi à infuser dans flaconou. Il est commode à l’application quoiqu’un chouilla trop clair dans les premières minutes (d’ailleurs, c’est pareil que pour Gemey, trois teintes ne suffisent pas pour convenir à toutes les goumiches de la terre makeupienne, merci). J’ai mis une demi-semaine pour l’apprivoiser, mais maintenant c’est banco, il amène un spot direct sur les orbites sans effet de tache blanche qui donnerait un air cadavérique. Il y a plus de chance de se rater avec lui qu’avec les deux autres (rapport à sa couleur porcelaine), pour ça que j’évite d’en abuser. Il peut d’ailleurs servir pour ajouter un ou deux points de lumière ailleurs sur le visage ou par-dessus un autre concealer, un peu à la façon d’un touche éclat YSL version cheap.

 

C’est certain, je peux vaquer avec mes bananes bleues qui claquent au vent, mais quand j’enchaîne un peu trop au boulot / ou que le sommeil a du mal à trouver son chemin, je suis bien contente d’avoir ces petits tubes sous la main.

Ca me donne l’impression de m’étaler du café sur les cernes pour les réveiller, les inciter à danser la samba et prendre la porte. L’anti-cernes est une invention que j’admire et honore sans faillir, faut me voir quand je ne les retrouve pas dans mon pochon à maquillage, on dirait un boeuf mugissant bouffé par la testostérone.

Je veux pas me sentir cernée quand je sais que j’ai des bidules qui rattrapent la façade pour moi, je suis simplement très distraite quand je les utilise et oublie de les remettre systématiquement à leur place (je jongle avec, Marty s’en mêle, les elfes de maison me font des blaguounettes).

J’ai juste encore un oeuf à peler avec les goumiches qui s’en tartinent joyeusement deux litres sur les valises « pour bien avoir l’air éveillé », même si chacun se meut comme il l’entend. Ca fait partie de ces choses qui me dépassent (comme les concours du nombre de mètres de saucisse avalés en moins de 5mn). 

 

Des bisous les Caribous !
Radiance Reveal de Bourjois, acheté 11 euros chez Di

Caribouland
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21 mai 2016

La mirette lisse et pulpeuse passe par un contour des yeux

ABOUT
Avst eye gel Environ
Toleriane ultra contour yeux La Roche-Posay
eye contour

La méthode pour hydrater ses yeux à l’ancienne, c’est d’utiliser sa crème de jour ou de nuit jusqu’au plancher orbital et de donner la surdose d’eau à la mirette pour pouvoir gambader sans craindre de finir avec un regard de bovin.

Puis, on a commencé à vous dire que le visage était un patchwork, où chaque zone avait droit à son soin spécifique, de la ridule du contour de ventouse aux sourcils, de la bajoue au bout des cils.

Ca s’appelle le démembrement cosmétique, toutes les parties du corps n’ont pas les mêmes besoins, on creuse donc pour trouver des bidules qui conviennent uniquement à 3cm carrés de notre physique.

Est-ce que c’est nécessaire ? Non.

Est-ce que c’est inutile ? Non plus.

 

Me concernant, j’ai la mirette sensible. Je dois donc faire attention à ne pas me mettre un doigt dans l’oeil quand je me démaquille, à toujours bien ôter tout le mascara pour ne pas avoir les paupières gonflées au réveil. En gros, il me faut du simple, bien actif, doudou si possible pour le soir et énergisant pour le matin.

 

La Roche-Posay Tolériane ultra yeux

Ca, c’est de l’or en barre passé de main en main, le petit tube qui réconforte juste au bon moment.

Je suis quasiment occupée à tester toute la gamme tolériane, et ce, pendant la saison où le pollen danse dans les airs comme un ballet de rats blancs poilus. Sans ça (et mes cachets du bonheur, les antihistaminiques), je pense que tu aurais pu me trouver au fond d’un trou avec un vague souvenir d’un masque d’Elephant Man sur le visage.

J’adore la campagne, mais je la hais profondément.

aqua, glycerin, squalane, propanediol, butylene glycol, shea butter, pentylene glycol, niacinamide, dimethicone, polymethylsilsesquioxane, polysorbate 20, glyceryl acrylate/acrylice acide copolymer, dimethiconol, aluminium starch octenylsuccinate, ammonium polyacryldimethyltauramide / ammonium polyacryldimethyl taurate, disodium edta, citric acid, acetyl dipeptide – 1 cetyl ester

En gros, c’est une formule cocoon, histoire de protéger l’oeil (avec des silicones, bah oui), et quelques agents hydratants dont l’eau thermale LRP et du squalane, de la nutrition avec le beurre de karité et du niacinamide pour restructurer et réduire les effets inflammatoires de l’environnement sur l’oeil.

 

DIRECT, J’ACHETE. Il sort comme un fluide crème et s’étale comme une bombe d’eau – j’ai presque l’impression d’être une magicienne qui change la matière à l’aide de ses doigts.

On sent un soulagement immédiat, et c’est surtout dans ce but là que je l’utilise. J’en avais profité, les premières fois, pour le tartiner en couche épaisse le soir et le laisser poser comme un masque histoire d’avoir un maximum de détente de la mirette.

Je le mets directement dans la catégorie des « ouf, j’ai plus mal, quel bonheur », avec le SVR palpébral que j’avais également adoré. A dégainer quand ça pique, ça gratte, ça gonfle, qu’on ressemble à un hibou qui chouine.

Je le déconseille juste le matin – ou en mini mini dose, parce qu’il laisse une couche protectrice en surface qui prend son temps pour se faire oublier.

 

Le tonique AVST eye gel d’Environ Skincare

Là, on entre dans la cour des grands, avec une bombe dans un tube.

J’ai eu l’occasion de recevoir une celebration box de la marque (OH YEAH), avec plein de produits dedans (la goumiche a été très gâtée et fort contente). Et dans le tas, il y avait ce contour des yeux.

J’avais déjà testé la gamme AVST, la cleansing lotion m’avait grandement ravie (sauf que sa pompe coupait toute envie avait même d’attaquer le nettoyage), et j’étais allée jusqu’au niveau 2 avec l’hydratant – j’aurais du persévérer, mais l’idée du même traitement toute l’année m’a calmée. JE SUIS FRIVOLE, m’voyez.

Bon, le bidule pour la mirette est tout aussi sexy que le reste de la gamme – on n’achète d’ailleurs rien chez Environ pour sentir la rose et courir dans les pâquerettes, c’est du discours sérieux qui sort de la ventouse de M’sieur Fernandez Olé Olé, et personne n’est là pour contredire le fondateur de ces flacons tout-puissants.

 

Dedans il y a… BEAUCOUP de choses, et j’avais la flemme de mettre la composition en entier.

Retiens juste que c’est un vrai bain chimique bourré d’actifs (enfin pas de la joyeuse tambouille de silicone sur silicone posé sur du silicone non plus. Y en a pas dans la compo d’ailleurs)(juste un polymère). Donc ce n’est pas naturel, mais ce n’est pas de la liste d’ingrédients bouche-trou, ils ont bossé dur au labo.

En gros, on retrouve des actifs anti-âge reconnus (le matrixyl est aussi utilisé chez Avène), la vitamine C pour booster la luminosité, et toute une ribambelle de joyeux lurons qui vont vous retaper la charpente en moins de deux.

INGRÉDIENTS ACTIFS

  • Vitamine A (Retinyl palmitate) : normalise toutes les fonctions cellulaires et cutanées
  • Vitamine C (Ascorbyl Tetra Isopalmitate) : puissant antioxydant, stimule la production de collagène et  d’élastine, renforce les vaisseaux capillaires, éclaircit le pigment
  • Vitamine E, Provitamine B5 : antioxydants, hydratent
  • Extrait de thé vert, de thé  Honeybush et de thé  Rooibos, resvératrol et bêtacarotène : flavonoïdes, antioxydants
  • Matrixyl®, Dermaxyl® : peptides, stimulent la production de collagène et d’élastine
  • Thym, lupin : effet raffermissant et liftant

Alors voilà, au début je l’ai utilisé tous les jours, deux fois. Puis de temps en temps juste une application nocturne, mais j’ai été relativement assidue.

Le gel est très facile à appliquer, il ne laisse pas de trace de bave d’escargot sous l’oeil (hin hin), ça pénètre vite et bien, puis on peut vaquer à ses habitudes quotidiennes. Aussi, le maquillage ne doit pas forcément attendre des plombes vu que c’est vite bu par la zone.

Au hasard j’ai pris une photo de moi vieille de quelques mois qui traînait dans mes archives (genre septembre de l’année passée), et celle de droite, qui date d’aujourd’hui.

eyechange

Gauche, maquillée / genre septembre 2015 – Droite, peau nue, no makeup / aujourd’hui

J’ai une ridule naturelle sous l’oeil, elle a toujours été là (je ris beaucoup, je vais pas non plus me figer pour ne pas vieillir)(puis même, les cellules s’en branlent, elles continuent à pulluler).

Sur la gauche, je suis maquillée, donc c’est censé être atténué, mais on la voit quand même pas mal. Sur l’autre photo, ça a été effacé sur le bout comme par magie. Et ça fait que deux mois que je m’applique à suivre le traitement. Si la partie plus proche de l’oeil est encore visible, c’est surtout parce que je suis un caribou téméraire mais pas fifou, et que je n’ose jamais aller trop près des paupières avec un produit cosmétique.

Mais bon, tu avoueras qu’on a déjà un fameux mieux, surtout quand on tient compte du fait que mes yeux sont les zones les plus « marquées » de mon visage, la faute à mon expressivité faciale.

 

Ce produit est noté à 4,6 sur 5 sur makeupalley (5 revues, 5 happy people), il ne coûte que 37 euros les 15 ml et dure des plombes.

JE SAIS que si tu comptes tes sous, c’est un budget de dingue, mais vu tout ce qu’ils ont mis dans le flacon, on est vraiment face à une excellente affaire.

Et puis, la marque ne vient pas de nulle part, je vous avais déjà parlé de pas mal de produits, j’utilise encore le revival mask avec régularité, et le LACM1 aussi. Si vous voulez de l’efficacité, il faut parfois choisir de douiller un peu plus pour des flacons qui sont bourrés de bonnes choses.

 

Et ne viens pas avec tes grands sabots pour me dire « oui mais Moni Mona, l’huile d’avocat/d’argan/de jus de pied ça change tout ». J’ai la peau sujette aux grains de milium si j’utilise une crème trop grasse sous les yeux, donc nope, ça ne change pas tout. Les huiles végétales sont riches en bénéfices (je suis la première à le dire), mais ma couenne y est récalcitrante JUSTE à cet endroit-là.

 

Tout ce tintouin pour dire que OUI, parfois, sortant hirsute d’un buisson, un petit contour de l’oeil peut vraiment faire du bien au regard, d’un point de vue cutané ou esthétique.

Si tu es de la team allergique, je te conseille le LRP à 100%, rien que pour le soulagement total qu’il procure (je parle d’un terrain rouge, où y a le déluge, des crevasses, que ça chauffe).

Par contre, si tu veux juste paraître plus réveillée (« non moi je préfère paraître crevée, ça ajoute un certain cachet à ma visibilité sociale » – Jeanne-Paulette Ducoussin), et dégommer de manière honnête les taches / zones d’ombres légères / ridules, alors, va falloir tester l’AVST.

Mraaah, cette année cosmétique me plaît vraiment, je retourne à mes petits pots.

 

Des bisous les Caribous !

Tolériane Ultra Contour Yeux, reçu par la marque
AVST EYE GEL Environ, reçu par la marque également, à shopper chez Kroonen & Brown

Caribouland
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19 mai 2016

Quick talk : changement de saison

facechange

Je vais prendre l’exemple de la garde-robe pour que l’image soit plus parlante et que tout le monde s’entende sur l’absurdité qui traîne dans la salle de bain des gens : quand on passe d’une saison à l’autre, qu’on est dans la phase de transition, est-ce qu’on jette forcément tous ses pulls sous prétexte que l’été a soi-disant commencé ? Est-ce qu’il va réellement faire beau du jour au lendemain ?

Non.

Cet instant où les températures ne se régulent pas encore vraiment, qu’il y a dans l’air des relents frais à se cailler les miches de grand matin, je l’appelle la Scrogneugneu Party.

Tu ne sais pas si les moonboots sont de trop, si la mini-jupe est assez courte, si les moufles doivent déjà atterrir dans la boîte en carton marquée d’un « HIVER » assuré, en gros, tu balances entre le tricot et le lycra d’un maillot, tu ne SAIS juste pas comment te comporter.

En terme de soin, c’est pareil.

 

Quand le printemps tire sur sa fin, et que l’été me guette (soi-disant le 1er juin)(mais je vis dans la région tropicale flamande de Belgique, on ne fait pas pousser des ananas sur les toits), je suis à l’affût du moindre changement dans la brise. Mais je reste prudente pour ne pas rendre ma peau aigrie (ah oui, elle développe des sentiments maintenant).

 

Le premier changement qui s’opère, c’est au niveau du nettoyage matinal : c’est la reprise !

Je me maquillais parfois directement par-dessus le sébum nocturne (oh ça va, c’est mon corps, mes sécrétions, mes choix), sachant qu’il constituait une base parfaite en sortie d’hiver. Mais, sans faillir, une fois que les beaux jours arrivent, il y a toujours une révélation qui s’insinue dans mon cerveau et me dicte qu’une fois que les heures sont à rallonge, je dois me laver le visage au réveil.

Le réflexe interne de la goumiche.

Un peu comme celui d’aller en pharmacie dès que les premiers frimas débarquent pour se fournir en cold cream (et prendre tout le stock au passage).

 

Le deuxième changement : j’essaie de rester sur la même crème de nuit le plus longtemps possible

Sachant qu’au printemps, par biomimétisme, on pullule un peu plus sur le minois qu’en saison froide (les pores sont plus frivoles, c’est la fin de l’hibernation), il vaut mieux ne pas directement se ruer sur un gel-fluide quand on vient d’une crème-baume hydratante.

Pour la simple et bonne raison qu’un changement à la fois, c’est suffisant (oui oui, les délires météorologiques doivent aussi être pris en compte), et que les mois d’avril et mai sont souvent les plus tendus pour l’épiderme.

En optant pour l’option « lotion légère », je m’assure un pack boutonniaux XXL, donc non, t’es gentille, mais ma crème de nuit, je la fais durer autant que possible (la merveilleuse fiole de Toleriane Ultra nuit de Laroche Posay), et pour le matin, j’opte pour une bonne bombe d’hydratation – parce que, qu’il fasse chaud ou froid du jour au lendemain, la teneur en eau d’un soin, ça a son importance au quotidien.

 

Le troisième et dernier changement : je recommence à varier les masques

C’est bien ma grande joie.

En hiver l’ennui s’installe, c’est une tournante entre la nutrition et l’hydratation sans laisser beaucoup de place pour la folie de se tartiner d’acides de fruits. Je fais toujours très attention à ma peau concernant l’exposition solaire – pas de peton dehors sans protection, du coup, mes doudoux aux AHA prennent place en fin de printemps, c’est aussi le grand retour des masques purifiants à l’effet glowy et à l’éclat instantané dont je me tartine gaiement la couenne en chantant du Eddy Mitchell.

Gnihihi.

 

Après, bon, je trouve que les changements qu’on opère entre deux saisons sont très personnels, certains vont radicalement changer toute leur routine de soin sous prétexte qu’il y a trois rayons de soleil qui lèchent le sol de leur chambre chaque matin.

De mon point de vue, je préfère rester prudente vu j’habite en Belgique, j’ai appris qu’une accalmie ne veut pas dire que son contraire ne va pas débarquer l’heure suivante.

Just sayin.

 

Des bisous les Caribous !

Caribouland
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16 mai 2016

Body Oils

ABOUT
RENE FURTERER huile sèche sublimatrice 5 sens
NAJEL Elixir aux trois huiles
ELIZABETH ARDEN Eight Hour Cream All Over miracle Oil
L’OCCITANE Huile Parfumée Néroli Orchidée
bodyoils

Tu me vois venir à 10km avec mes pots d’huiles diverses et mon sourire hagard de fille tombée dans un macérât d’olive quand elle était petite.

Je suis une grassouillette dans l’âme, et je ne n’arrêterai JAMAIS de vous en parler.

Parce que, de tout ce que vous pouvez trouver sur le marché, c’est la matière première la plus pénétrante dans la peau, donc la plus à même de vous rendre un épiderme satiné, celui que les gels douches décapants et le manque de temps vous ont  gracieusement volé, sans notice, sans petit mot sur le frigidaire pour prévenir du carnage.

 

Le grand avantage des body oils, c’est qu’elles sont multi-usage : sur le visage (avec restrictions, que l’huile de base convienne à votre type de couenne), sur les cheveux (voir l’oil therapy), sur le corps (si t’es ne faignasse de première, je te conseille de lire mon article pour les lazy de la routine corporelle), sur les cuticules en fer forgé, comme base pour un gommage maison (dans ce cas, autant prendre une version pure pas trop chère, comme celle de coco – qui sent merveilleusement bon).

Dans ma petite valise quotidienne, j’en ai quatre pour le moment : toutes sont des mélanges, parfumées, et aux usages complètement différents. Comme quoi, d’un liquide à l’autre, on peut totalement changer de catégorie d’application.

 

La plus pure // L’élixir aux trois huiles de Najel

C’est celle que j’utilise pour me masser les cuisseaux depuis que j’ai commencé ma cure de ventouse anti-cellulite (le machin bleu qui ressemble à une coupe menstruelle mais se charge de décrasser les jambons engorgés).

Elle est un mix d’huile d’amande douce, de nigelle, et d’olive, ajouté d’un antioxydant naturel. Le flacon vante une odeur de fleur d’oranger, je suis d’avis que ce doux parfum est allé voir ailleurs, je sens surtout le cumin noir qui flotte comme un petit génie vicieux en arrière-fond.

De la troupe, c’est celle qui hydrate le plus en profondeur (on n’oublie pas qu’une grassouillette contre la déshydratation aussi par défaut en fortifiant le ciment intercellulaire et donc en empêchant une déperdition d’eau inutile)(en gros tu te tartines, puis tu bois ton Evian tranquille), mais elle ne conviendra clairement pas à celles qui cherchent un soin « oup’s je suis partie« , elle est d’une lenteur d’escargot au niveau de l’absorption.

NB : elle ferait un excellent bain d’huile, l’amande douce est un très bon fortifiant capillaire, la nigelle réputée pour soigner les maux pelliculaires (entre autres), et l’huile d’olive la reine dorée méditerranéenne de la brillance et de la nutrition.

 

La plus capillaire friendly // Elizabeth Eight Hour Cream All-Over Miracle Oil

Découverte par hasard pendant un évent Elizabeth Arden, j’ai été étonnée de voir que la marque vendait certains produits pour la peau à la composition plus qu’appréciable (quand on aime bien le naturel et qu’on est habitué au grand écart conventionnel/bio, s’entend).

Elle sent la pastèque – ou un truc frais et juteux, un peu floral, un bonheur fruité quoi, et est un VRAI plaisir à appliquer sur les longueurs en finition. Il en faut très peu, elle laisse un doux parfum et n’alourdit pas du tout la coiffure.

Dedans on trouve une base d’huile de riz pour une excellente émollience, de pépins de raisin (connue pour son excellente pénétration cutanée et son pouvoir antioxydant), et enfin la précieuse huile de camelia que je traque depuis des plombes en version pure, réputée pour être une grassouillette magique pour le soin des cheveux, qu’elle rend doux/brillants/lisses.

C’est devenu mon passage obligé une fois que ma touffe est sèche, une petite pression et pouf pouf sur les pointes et la masse, elle remplit très bien la mission d’adoucisseur capillaire, c’est d’ailleurs le seul usage que je lui réserve.

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La plus sèche // René Furterer Huile sèche sublimatrice 5 sens

Aaaaah, la recherche d’huile qui pénètre en un clin de mirette et se laisse oublier sur la peau. De toutes celles testées jusqu’à présent, je pense que celle de René est la plus sèche de chez sèche dans ma salle de bains.

Bon, au niveau des ingrédients, c’est sûrement celle qui va apporter le moins de bénéfices nets, elle contient essentiellement des composants chimiquement modifiés (pas de silicones ceci étant dit), MAIS, on retrouve quand même en milieu de liste de l’huile d’avocat / carthame / amande douce / ricin / jojoba, un mix à la fois assouplissant et réparateur.

En gros, on ne l’achète pas pour son côté nature (laissé au coin de la rue, entre la boulangerie et le supermarché), mais plutôt pour sa facilité d’utilisation et son parfum de vacances ensoleillées – sans ylang-ylang, ni monoï, ni vanille, pour éviter la redondance.

Elle donne un très beau côté satiné à la peau et je l’utilise essentiellement quand les beaux jours arrivent et qu’il fait si chaud que la simple pensée de m’hydrater la couenne me donne des sueurs froides et glissantes. Puis, comme elle donne un aspect glowy immédiat, c’est tout bénef’ de la dégainer quand la saison des épaules nues débarque.

 

La plus délicieusement parfumée // L’Occitane huile parfumée Néroli Orchidée

Graou.

C’est tout ce qui m’est sorti de la bouche quand je l’ai essayée au sortir du colis. Je suis rarement fan des huiles parfumées parce qu’elles sont souvent imposantes, olfactivement parlant, et me donnent l’impression de me mouvoir avec un paquet de fleurs qui me sortent par les pores.

Ici, on est dans un bain de douceur, un néroli qui n’est pas trop guimauve, même plutôt vert, l’association avec l’orchidée rend l’ensemble absolument délicieux et très cocooning.

Pareil que pour l’huile 5 sens de René Furterer, on ne se la procure pas pour ce qu’il y a DANS le flacon (composition sans intérêt), mais bien pour ce qui en sort, elle est également assez sèche pour convenir à celles qui détestent avoir l’impression d’être un filet de poulet au fond d’un poêlon gras.

En gros, elle nourrit bien, elle rend heureux en se glissant dans les naseaux, que demander de plus ?

Seul bémol (bah oui) : elle coûte 28 euros pour 75ml et j’ai déjà vidé un dixième du flacon en une semaine. Les 100 ml habituels auraient été plus que bienvenus.

 

En conclusion je dirais que toutes les huiles pour le corps ne sont pas forcément à utiliser sur l’entièreté du body. Certaines auront des ingrédients plus intéressants pour une zone ou l’autre, d’autres une dimension confort non négligeable. Suffit de regarder au dos du flacon, de déchiffrer, de réfléchir, et de… bon okay, étales-toi le bidule sur le parchemin et va glisser sur la banquise.

Je passais juste par-là avec mes bidons d’huile de mamma italienne.

 

Des bisous les Caribous !
Huile L’Occitane + René Furterer + Elizabeth Arden offertes par les marques
Huile Najel offerte par Sebio

Caribouland
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