7 décembre 2016

Winter makeup removers

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Je suis encore une fois naturellement repassée de l’huile au baume démaquillant.

Je vais d’ailleurs pleinement rejeter la faute sur le temps hivernal qui m’arrache l’épiderme chaque matin (tope-là si tu vas à véli-vélo au boulot), chaque soir je me lamente en passant la main sur mes pauvres joues, en chouinant entre deux « ouin ouin » que le carnage est total, que ça tire-ça brûle-j’ai mal. Mais j’ai trouvé la parade.

 

En général, dès que les températures frôlent l’indécence, je change complètement la manière de prendre soin de moi.

Il faut absolument oublier tout ce que l’on sait sur une routine, essayer de se concentrer sur l’agression extérieur (Froide La Putasse) et la contrer de la manière la plus simple possible.

 

Pour commencer, en journée je mets du costaud et surtout, je ne me nettoie pas le visage avant de le faire – une habitude bizarre mais qui fonctionne, cela permet à ma peau de garder un peu des bénéfices de la nuit + de profiter de sa protection naturelle + de celle que je lui apporte par-dessus en étalant un soin doudou. Si il y a un surplus de matière, « j’éponge » simplement en tapotant avec un mouchoir, et basta.

Ma crème hivernale, tu la connais déjà, c’est le fluide confort absolu à l’amande de Weleda qui, en plus d’avoir un nom complètement approprié, est imbattable pour soigner une peau mixte qui tiraille – à condition d’hydrater un peu dessous aussi avec un sérum hydratant ou…une lichette de crème gorgée d’eau tant qu’à faire, parce qu’elle est plus chargée en corps gras qu’en phase aqueuse.

 

Le soir, le délire atteint d’autres sommets étant donné mon addiction à tout ce qui enlève le maquillage.

Pour ne pas passer pour la troisième dingo du coin, je résumerai le délire comme suit :

  • soit j’ai la flemme, pas envie de passer du temps avec ma tête par-dessus le lavabo : c’est l’eau micellaire que je choisis, parce que ça va vite, c’est simple et sans prise de tête. Je rince à l’eau thermale, puis hop, je crème
  • soit je suis de bon humeur mais économe : alors je me rue sur mon cleanse & polish de Liz Earle – un peu comme pour le pot nivea qui traîne chez une personne lambda, tu trouveras toujours un cleanse & polish chez moi. Il sent bon le spa (l’eucalyptus, oui), est crémeux à souhait et laisse la peau très douce sans ce film persistant qui en dérange plus d’une
  • soit je suis vannée – exténuée – moralement raplapla et j’ai envie d’un remontant : là je me rue sur mon baume démaquillant
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Restorative Cleansing Balm par De Mamiel

Comment vous exprimer à quel point j’ai été ravie de recevoir ce produit-ci au pied de ma porte magique ? En gros, j’ai ressenti comme une forte envie d’exécuter la danse de la joie sur un pied, avec des arcs-en-ciel qui me seraient sorti par le bout des doigts. La joyance pure nature, Michel.

Pour info, De Mamiel me poursuit depuis quelques mois comme une ombre qui plane et s’insinue lentement dans mon ciboulot, en me murmurant doucement chaque nuit que j’ai besoin d’elle, qu’elle rendra ma vie plus belle et tout le toutim.

Il est désormais plus qu’évident maintenant que ce baume rend mes fins de journées fondantes et côtoie gaiement le cleanser 27, l’ultra simple et le Lulu & boo dans mon top 5 des cleansing balms qui me rendent le sourire instantanément.

Comme quoi, je n’ai pas fini d’être surprise.

 

Dedans il y a

De l’huile DE CAMELIA (rooooh, une bombe anti-âge, adoucissante au possible, PAR-FAITE pour cette saison), de mangue (nutrition cutanée intense), de tournesol, de la cire d’abeille, de la bourrache (revitalisante cutanée), de l’huile de kukui (extrêmement pénétrante, elle va réparer en profondeur), de moringa (soulage la sécheresse), de riz (adoucissante), de baobab (encore pour contrer l’aspect sec), du squalane végétal (pour aider à garder l’eau dans l’épiderme), de l’huile de marula (pour donner un coup de boost à l’éclat et la qualité de la couenne), du beurre de murumuru (voilà d’où vient le fondant ?), du beurre de cacao (protecteur), de la cire de rose (anti-âge), de l’huile de ricin – du bisabol et de l’HE de calendula (pour contrer l’inflammation et apaiser la peau), de l’extrait de carotte pour redonner vie au teint, l’HE de fragonia (histoire de rester zen et d’éviter les rougeurs), du géranium rosat pour cicatriser plus vite, HE d’eriocephalus (pour calmer l’anxiété), une variété de tea tree pour le côté antibactérien, du tea tree citronné (sédatif, calmant), de l’eucalyptus (qui fait du bien quand on inspire), entre autres.

Camellia oleifera seed oil*, Mangifera indica seed oil, Helianthus annuus seed oil*, Cera alba/beeswax*, Borago officinalis seed oil*, Aleurites moluccana (kukui) seed oil, Moringa oleifera seed oil, Oryza sativa bran oil, Adansonia digitata (baobab) seed oil*, Squalane, Sclerocarya birrea (marula) seed oil*, Astrocaryum murumuru (murumuru) seed butter, Theobroma cacao seed butter*, Polysorbate 20 (derived from coconut), Rosa damascena (rose) cera, Ricinus communis seed oil*, Bisabolol, Calendula officinalis flower oil*, Daucus carota sativaroot extract*, Agonis fragrans (fragonia) leaf oil, Pelargonium graveolens (rose geranium) leaf oil*, Eriocephalus punctulatus (cape chamomile) oil**, Melaleuca teretifolia (honey myrtle) leaf oil,  Leptospermum petersonii (rose myrtle) leaf oil, Eucalyptus radiata leaf oil*, Tocopherol . Geraniol˚, Linalol˚, Citronellol˚, Citral˚, Bespokely botaniques, created from flower and environmental essences, LightBringer Essences Alpine Meadow  (Self heal, Le jardin des alpes, Campanula rotundifolia (harebell), Aster alpinus (alpine aster), Parnassia palustris (grass of parnassus)) *Certified organic ˚Natural essential oil constituents

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J’ai du mal à utiliser ce baume nettoyant tous les jours. Il n’a pas tellement un côté addictif, le pot est petit, il renvoie à une notion de précieux et de conservation plus qu’à une débauche pendant le démaquillage.

Mais il est divin.

Il rime avec un bain quand on a les muscles tendus, avec un grand verre d’eau quand on est assoiffé, le moment où l’on s’assoit enfin en fin de journée et que tout se relâche, ou encore avec un massage de la nuque jouissif.

Il se suffit à lui-même, offre plus que du cocooning, il évoque à lui tout seul l’acte même de détente.

 

J’en prends toujours une noisette généreuse, la glisse au creux de mes paumes pour la laisser fondre un instant. Puis j’assouplis ma peau avec la matière, histoire d’en profiter pleinement, avant de placer une muslin imbibée d’eau chaude sur tout mon visage.

Breath in, breathe out, j’inspire profondément. On sent le frais, la nature légèrement acidulée s’introduire dans les narines, le tout évanoui en un coup de tissu chaud et humide qui essuie ma bouille. Je retire lentement les derniers résidus et sors de la douche avec le sentiment d’avoir vraiment pris soin de moi.

Juste avec un excellent démaquillant (même sur le mascara).

 

Tous les cosmétiques du monde devraient être comme le baume de Mamiel, une fenêtre ouverte sur le plaisir simple – cru -fondant et une invitation à lever le pied de temps à autre. Ils ont réussi à faire entrer un génie relaxant dans ce pot, une séance de hammam et des ingrédients qu’on voit peu dans la même formule.

Non vraiment, chapeau l’artiste, et merci pour le soulagement cutané, ça n’a pas de prix.

 

Des bisous les Caribous !
Baume nettoyant de Mamiel, offert par Mon Corner B (MERCI nom de dieu)
A partir de 50 euros / 50ml, à offrir ou s’offrir

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27 novembre 2016

Le cheveu précieux avec l’huile de camélia

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Cette année, j’ai brûlé ma perruque chez le coiffeur. Façon de parler.

Je traînais sur pinterest en plein milieu des vacances, la chaleur estivale me chatouillant les narines, je me suis dit qu’un petit ombré tirant sur du auburn serait le must de la sexitude pour trancher avec le ciel bleu. Deux jours plus tard, je me suis pris une douche chimique sur la trogne pour avoir un bout d’Ariel dans la fibre.

Sans vraiment me préoccuper des conséquences – tu penses.

Mi-brune mi-rouge du tif, la coiffeuse a du s’y reprendre à deux fois pour me décolorer les cheveux, tout en clamant qu’ils étaient en excellent état – tu apprécieras le contraste du monstre qui te prend en chasse tout en te complimentant sur le fait que tu coures bien.

Trois mois plus tard, je ne suis plus aussi joyeuse du bulbe. La faute à ma faute.

J’en ai eu marre de ressembler à une ado « qui essaie des choses », j’ai reteint par-dessus mes restes de mèches décolorées pour repartir sur un brun foncé uniforme qui s’est patiné depuis. Si le tout a encore plus ou moins de la gueule (avec des zones rouges-châtain qui ressortent, bonjour), c’est parce que le lundi soir est dédié au soin du cheveuillou en profondeur.

Même la raclette ne passe pas avant. Ni les hot-dog moutarde d’Ikea à 1 balle.

 

Après quelques mois de traque, j’ai enfin pu mettre la main sur un trésor végétal sur lequel je zieutais depuis un bail, la merveilleuse huile de camelia (oui, non, même gougeul ne voulait pas coopérer, pourtant je tapais bien le mot, pas cameliane, ni cameline, tu vois). La fameuse se vante d’être le secret des japonaises pour avoir des lianes impeccables et qui réfléchissent la lumière comme un miroir, en gros, si tu n’as pas ce flacon, tu rates ta vie capillaire et ta reconversion en panneau solaire.

 

Il en existe trois variétés essentielles :

le camelia sinensis ou camelia chinois, essentiellement utilisé pour la cérémonie du thé

le camelia oleifera dont les graines produisent l’huile qu’on retrouve en général dans le domaine alimentaire et cosmétique

le camelia japonica, la version japonaise du sinensis, qu’on se passait sous le manteau à une époque, tellement elle coûtait cher et se faisait rare

Ceci étant dit, les trois produisent l’huile de camelia.

 

Je ne reviendrai pas (trop) sur le mythe de l’huile qui répare la fibre: si elle est déglinguée, elle le restera, juste que les écailles seront plus disciplinées si vous suivez un traitement grassouillet régulier. Une huile va, le plus souvent, assouplir et détendre votre cheveuillou pour le rendre moins stressé du bulbe et donner une IMPRESSION de gros changement.

On mate les mèches rebelles, on évite le plus gros des frisottis, on a moins de mal à se peigner la perruque, en gros, on revit.
Et puis surtout, on aide sa tignasse à rester lubrifiée tout du long, ce qui est une grande lacune des cheveux secs – ils ont le sébum « lent ».

 

La particularité de celle-ci, c’est qu’elle est TRES riche en acide oléique (avec un dosage encore plus élevé que dans l’huile d’olive), ce qui lui donne un haut pouvoir nourrissant et assouplissant. On n’oubliera pas ses effets antioxidants et anti-âge grâce à la vitamine E (combien de fois on ne t’as pas emmerdé avec « le thé, ça rajeunit la bouille et dégage les cernes »), elle stimule le collagène et ralentit les effets du vieillissement (à prendre avec des pincettes, tout de même). Elle a, par-dessus le marché, un effet protecteur plus que probant.

 

Personnellement, je l’utilise sur mes cheveux comme un bain d’huile classique, en la laissant poser pendant tout l’après-midi si possible, et le soir je file sous la douche. NB : cette huile végétale de camelia convient aussi bien en pré qu’en post-shampoing sur les pointes

Comparé aux autres huiles que j’ai déjà pu utiliser, celle-ci a un énorme avantage pour elle : la légèreté en texture comme dans le résultat au séchage. Et cet effet perdure à chaque fois pendant 4 jours, avant de légèrement s’estomper.

Il y aussi le lissage sans perdre dans les ondulations, un peu comme on repasserait un vêtement fluide, sans lui enlever son volume ou sa souplesse. Et puis, du gonflant en racine, pour encore embellir le tableau.

Au niveau de la brillance, je pense qu’il doit y avoir un mieux – mais j’ai toujours eu le tif qui brille comme une guirlande, donc je ne suis pas le meilleur juge du monde de ce point de vue-là.

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Je lui voue un culte parce que dans un monde de base, une chevelure qui s’est pris trois teintures dans la figure en 2 mois de temps devrait plutôt ressembler à un casque filandreux mimant une barbapapa.

Ce qui n’est pas mon cas – même la coco et l’argan n’ont pas donné ce résultat-là.

Alors, soit j’ai un ADN mutant dans ma fibre, soit l’huile de camelia est miraculeuse. Je penche quand même pour la deuxième option, sachant qu’avec la première j’aurais du naître avec la perruque de Megan Fox.

Et on en est vraiment loin.

J’attends juste que tout pousse pour que je puisse tailler mes cheveux et survivre avec un carré sain, parce que si je vais me raccourcir l’ensemble maintenant, il ne me restera qu’une coupe au bol immonde.
Du coup je m’enduis généreusement les longueurs en attendant que l’orage passe.

Et pour l’instant, cette huile végétale de camelia a plus que sauvé les meubles, donc je vais pouvoir attendre que pousse se fasse en toute sérénité.

 

Des bisous les Caribous !
Huile de Camelia Haut Ségala, achetée 20 euros environ sur Love Lula

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13 novembre 2016

Joik et ses bougies naturelles

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J’ai une terrible envie de flocons plein les cils alors qu’on est seulement mi-novembre, d’une écharpe XXL de laquelle naîtrait ma tête, le froid m’appelle comme un irrésistible Johnny Depp caché nu en pleine forêt, s’insinue et me donne des frissons.

Hier matin, point de brume, l’aube était gelée, avec la rosée croustillante accrochée aux brins d’herbe, le calme plat de la campagne sur plusieurs kilomètres sans aucune moto lancée à plein régime ou un cheval pour quadriller le macadam avec son purin.

Non.

La buée sortait de ma bouche en forme de Caribou et annonçait enfin le début de LA PUTAIN de saison aglagla-je-me-les-caille que j’aime tant. Un bonheur simple animé par mon chien qui sautillait comme un lapin blanc dans les trous du champ glacé.

Winter is coming, my friends, winter is coming; avec la magie qui l’accompagne, les odeurs de vin chaud qui s’échappent des marchés, les guirlandes mal accrochées dans les vitrines des commerçants, les gants perdus qui trainent dans le caniveau, les passants qui ne sont plus que des yeux et un nez entourés de tissu, le regard bridé par le vent.

Vive le vent, vive le vent d’hiver.

Les sapins vont se vendre comme des petits pains et bientôt, les pères de famille se battront pour un grand bleu qui ne perd pas ses épines et débarrasseront le plancher avec une masse touffue plaquée sur le toit de leur bagnole. Les deux barbus de décembre se disputeront les étalages des supermarchés sous une marée de cris de marmots indignés, et je regarderai ce carousel tourner comme on savoure une friandise.

 

Il y a bien une chose qui me ravit PLUS QUE TOUT en cette saison: se faufiler à l’intérieur comme un petit chenapan, passer de zéro degré à la chaleur d’un foyer, et sentir les odeurs qui s’engouffrent dans notre pif comme une farandole pétillante.

Ca, juste là, ce moment-là.

Le « baby i’m home », le je secoue-mon écharpe-mes chaussures et j’embrasse la différence de température comme une claque bienveillante. Rentrer chez soi quand il fait froid n’a pas la même saveur qu’en été, on apprécie d’autant plus les loupiotes qui scintillent, les casseroles qui fument, les plaids, les coussins, les pantoufles.

La mammyfication est intense, je vous le dis.

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Et la recherche de douceur aussi.

J’ai toujours une bougie allumée sur un coin de table, qui se consume lentement et diffuse pleinement son parfum. A l’époque, les « senteurs d’intérieur » se résumaient souvent à  Vent de fraîcheur/ou Vanille/ou Musc, maintenant, j’organise des sittings d’une heure devant un stand de Durance, autant de temps chez Maison du Monde, j’ai le nez qui passe d’une jarre à l’autre sans jamais se lasser.

 

Histoire de découvrir autre chose que les marques habituelles, j’ai dégoté une merveille d’enseigne estonienne (c’est-y pas farfelu) qui appelle le givre (le vrai Nord) et comble PLEINEMENT mon divin pif. Elle s’appelle Joik et s’est aussi bien développée dans le milieu cosmétique que des plaisirs olfactifs.

J’avais jeté mon dévolu sur une bougie gourmande de chez eux, puis j’ai vite pigé que j’étais partie pour devenir une soumise de leurs fragrances et j’ai rempilé avec deux autres exemplaires.

Vanille et Noisette me fait penser à une crème vanille avec une touche de caramel croquant, Sensuelle est plus classique et me rapelle Soft Blanket de Yankee Candle, quant à Cinnamon Coffee, c’est une énorme tasse de café fumant avec un côté machiatto au caramel de chez Starbucks.

Elles font partie de ma pièce à vivre, embaument généreusement l’espace en très peu de temps et me donneraient presque envie de mordre un coup dans l’air.

Pour info : non testé sur les animaux, vegan, ils utilisent de la cire de soja et la mèche est en coton

 

Pourtant, malgré ces arômes apaisants, J’AVOUE,  je suis à deux doigts d’aller scier le tronc d’un conifère pour le traîner jusqu’à mon appartement et apporter une touche festive à mon quotidien. Je me sens relativement faible quand on évoque une guirlande lumineuse, une couronne de Noël ou un mix pomme-canelle. Ne me lance même pas sur le sujet des thés, j’en ingurgite une bonne flasque chaque jour avec une petite chnute de miel, posée comme un yak ruminant devant l’intégrale d’How I Met Your Mother.

Je ne peux pas être plus pré-hivernale que ça avec mes bougies et mes fanfreluches, même s’il me manque encore une bouillote en forme de loutre ou d’ornythorinque pour parfaire le tableau. Une fois que j’aurai accumulé toutes mes conneries qui clignotent, brillent et font des bruits de grelots, là je serai vraiment détendue de la croupe.

 

Des bisous les Caribous !
Les trois bougies achetées sur Love Lula
Avec encore plus de parfums disponible sur le site de Joik

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7 novembre 2016

L’oral B genius 9000 et blabla sur le brossage électrique

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C’est un sujet peu abordé sur le blog, alors qu’il occupe et a occupé une très grande partie de ma post-adolescence, mais mes dents sont une oeuvre d’art (à peine moins sérieuse qu’un Picasso pendu dans un musée).

Un projet archi-accompli qui, 8 années durant, a réuni mon orthodontiste, des stomatologues et parontologues, des spécialistes de la gencive, des fous de la molaire, je me retrouvais parfois couchée sur le siège avec 4 visages entendus penchés vers ma bouille.

Des opérations peu ragoûtantes et sérieuses se sont suivies pour, au final, me donner le bas du visage que ces gens qualifiés identifient comme BOUCHE STABLE ET VIABLE qui ressemblera encore à quelque chose à mes 50 piges.

A l’heure actuelle, j’ai 26 dents (petite gueule de base oblige) dont 3 implants, ce qui pose ces doux mots dans la bouche de ma mère depuis que le traitement est terminé : « tu as une bagnole de 20 000 euros coincée entre les canines ».

Voilà.

 

Loin de moi l’idée de vous rendre jaloux avec mes crocs alignés si vous avez l’incisive vagabonde ou la gencive qui vole au vent, on peut très bien avoir les dents parfaitement droites et être un manche en ce qui concerne le nettoyage buccal.

Souvent, on appuie fort, pour bien tout décrasser. Comme un sagouin.

En étant complètement ignare du coin là-bas derrière, celui où les dépôts s’accumulent. ignorant qu’il faut se brosser l’extérieur comme l’intérieur du chicot (les dents ont deux faces, t’sais quoi, parfois 3 – bordel) et que 30 secondes vite vite ne suffisent pas.

Il est prouvé que Mr Lambda ne connaît absolument pas la technique de base / la fréquence de brossage / et s’en branle le citron de voir que les poils bleus ont viré au blanc.

Cela ne déclenche aucun signal d’alarme dans sa caboche malgré les hystériques en blouse blanche qui nous suivent jusque dans les pubs – ceci étant dit, leur crédibilité est amoindrie quand on voit que la fiction met en scène une goumiche harponnée au supermarché et à qui on demande si son hygiène dentaire lui convient.

W’The Fuck – tu veux aussi savoir si je me récure le conduit auditif ?

 

Très clairement, au sortir de ma dernière opération, un beau gosse spécialiste des implants m’avait observée jusqu’à la glotte (qu’est-ce qu’on fait pas, je te jure), et avait déclaré que le tartre était ma bête noire et qu’il fallait que je me dégote une brosse à dents électrique fissa parce qu’apparemment – je cite – je n’avais pas l’air de savoir comment me servir correctement d’une manuelle.

T’avoueras que quand tu pratiques la chose depuis tes 3-4 ans en solo, c’est rude à entendre.

 

J’ai fait ma « pas contente, je proteste ».

Pour enfin, deux jours plus tard, me mettre à la recherche d’un modèle pas trop cher sur internet en pestant sur les docteurs canons qui te convainquent d’acheter des bidules qui vibrent alors que ton tartre n’a rien demandé au peuple et n’emmerde personne à part sa fraise de dentiste.

 

L’Oral B Genius 9000 (celle qui se vante)

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Tout ce que je t’ai raconté avant a plus de sens que si je t’avais directement dit « ah oui, elle brosse bien, elle vaut 250 euros, c’est d’office mieux qu’une manuelle ».

Je préfère te donner de la vraie viande à becqueter, te conter le parcours concret du chicot du caribou.

 

La première Oral B électrique que je me suis achetée – on l’appellera Bibounia – était une simple à 60 euros qui nettoyait honnêtement, sans excès, elle m’avait d’ailleurs permis de décrocher un sourire à Dr Bogoss quand il avait vu qu’effectivement les dépôts de tartre n’étaient plus aussi importants entre deux rendez-vous (tous les 6 mois pour moi, la nature ne m’aide pas).

Là où j’ai vu un changement conséquent, c’est quand j’ai switché de Bibounia à Genius la vantarde.

Sans vous étaler tout le toutim, elle fonctionne avec une application sur le gsm, sur laquelle différents modes peuvent être choisis, selon les conditions de nos dents (blancheur, en plein traitement orthodontique,… ) ou nos objectifs.

Ayant trois implants, j’ai les gencives qui sont plus gonflées / irritées à leur base, ce qui m’oblige à les masser régulièrement lors du brossage pour bien enlever les dépôts et ne pas risquer de baver du sang.

Ensuite je passe le fil dentaire, je m’engloutis une dose de bain de bouche (le Sensodyne, c’est le meilleur), et je me retrouve pimpante comme Shakira dans la pub 3D white – wakawakahéhé.

 

La petite vidéo

Les points positifs

  • les vibrations ont plus de répondant sur celle-ci que sur mon ancienne : plus de modes sur le manche (blancheur – léger – pro-clean – langue – floss – et quotidien) entre lesquels on peut switcher en plein brossage
  • elle est bien plus efficace sur le tartre : au point où en à peine deux mois avant ma dernière consultation ortho j’ai réussi à dégommer plus que ce que j’aurais pu espérer avec Bibounia
  • elle m’aide mieux pour les zones avec les implants – en mode sensible, le massage passe comme crème, on peut aussi régler les sessions pour avoir du temps supplémentaire de nettoyage sur certains quadrants
  • on peut la transporter partout, rien que l’étui est génial : on peut y poser 2 embouts brosse et le corps. La boîte en elle-même permet de recharger la genius, donc pas besoin de toute la base de chargement en voyage ! Et elle dispose d’un emplacement pour mettre son smartphone
  • elle est UBER fun : l’application est très complète et va jusqu’à nous proposer les dentistes pas loin de chez soi. On peut régler des rappels de brossages/ de changement de brosse, avoir un suivi de notre activité, lire les news pendant le brossage et recevoir des récompenses
  • l’autonomie est très bonne, je n’ai pas compté les jours sans recharge mais j’oublie chaque fois la dernière fois que je l’ai rechargée (signe que ce n’était pas la veille)
  • elle est fournie avec 4 embouts, toujours bon à prendre vu leur prix
  • elle a le même détecteur de pression que Bibounia, et ralentit ou s’arrête si on appuie trop fort
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Les points négatifs (hé oui !)

  • son prix : même s’il a déjà baissé de 100 euros depuis sa sortie (vers juillet), elle reste un modèle de luxe que toutes les bourses ne pourront pas se payer – je l’ai vue à 199 euros chez Mediamarkt, contre les 299 en prix de départ
  • le socle de recharge devient toujours aussi sale après quelque temps (ce n’est pas spécifique à ce modèle, il est juste trop incurvé, tous les dépôts s’y logent)
  • elle est bruyante : si quelqu’un dort dans la pièce adjacente, c’est un peu tendu de l’allumer – mais l’hygiène buccale prime toujours sur le repos du conjoint
  • son détecteur de position est un peu bancal : plusieurs fois je me suis retrouvée à nettoyer le quadrant supérieur alors que l’appli pensait que j’étais sur l’inférieur. Du coup je passais plus de temps à grommeler, des bulles blanches me sortant par les naseaux, qu’à vraiment me concentrer sur les 2 minutes de wash wash
  • l’appli est insistante : je pourrais désactiver les notifications, c’est vrai. Et elle ne prend pas non plus en compte les jours de flemme où j’ai préféré un brossage manuel.
  • les revues sur youtube sont encore le reflet que les gens ne savent pas utiliser une brosse à dent électrique correctement : on ne « brosse » pas ses dents comme on le ferait avec une brosse manuelle, non. On passe l’embout de la brosse électrique lentement sur chaque face de la dent sans va et vient mécanique, elle se charge de tout (c’est un peu le même délire que les gens qui doublent le mouvement de leur clarisonic. Ca ne sert à rien, à part s’irriter la couenne). Tu peux effectuer de légers mouvements par moments, pour insister sur une zone, mais pas d’acharnement, s’il-te-plaît

 

Ce qui m’embête le plus c’est sûrement qu’aux yeux du monde, la genius 9000 est passée du statut d’appareil pro à gadget, à cause de son ultra-connectivité via bluetooth – et de toutes ces filles dans le vent qui en ont parlé en même temps.

Je suis un cas spécifique, j’avais déjà des implants en bouche à 24 ans, j’ai encore deux fils de contention pour empêcher que mes dents ne bougent, je porte une gouttière la nuit – de temps à autre.

Me concernant, le fait d’avoir ce genre d’outil dans ma salle de bain est recommandé voire nécessaire.

 

Au cas où tu danses d’un pied sur l’autre, quoiqu’il arrive je te conseille les Oral B de la gamme pro : elles débutent aux alentours de 70-80 euros et te permettront d’avoir déjà de très bons résultats. Et puis je te dirige naturellement vers cette marque-là parce que c’est la seule qu’on a testé et approuvé dans la famille depuis des années, avec plus de 3 modèles achetés et validés. That’s why.

(Par contre pour les dentifrices, on ne me fera jamais changer d’avis, c’est le Sensodyne Powa).

 

Question de feeling, rien qu’à la première utilisation on sent que tout est lisse, y a pas un accro, les brosses à dents électriques sont un des rares produits qui mettent tout le monde d’accord dès le départ- le prix mis à part.

Je suis fan du côté geek de la Genius et tout ce qu’elle me permet d’éviter à l’avenir (tu sais ce que c’est un détartrage tous les 6 mois ? La peur, la douleur, la haine envers Dr Bogoss ? Tout ça c’est du « pfouf, envolé » dorénavant) et me sens encore plus libérée de la canine depuis que j’ai ce nouveau joujou (et OUI, je pense que son prix actuel est totalement justifié – contrairement aux 300 boules de départ).

Je n’ai absolument rien contre les brosses à dents manuelles, mais apparemment, j’étais une handicapée de ce point de vue-là. Si ton dentiste te hurle dessus sans arrêt à chaque consultation, il se pourrait bien que la solution ultime réside bêtement dans l’abandon du mécanique.

En tout cas, après 4 ans d’usage, et avoir PHYSIQUEMENT vu des bouts de tartre éclaté partir en plein brossage, j’ai vite compris que je ne pourrais décemment plus me passer d’une brosse à dents électrique.

Just sayin’.

 

Des bisous les Caribous !
Oral B Genius 9000, offerte par Braun
Vue à 199 euros en magasin d’électro-ménager

Caribouland
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27 octobre 2016

Le cas de l’Effaclar Duo+, le zigouilleur de microkystes

ABOUT
Effaclar Duo + & Effaclar A.I. La Roche-Posay

effaclar

J’ai l’impression que c’est comme une méchante amie qui m’attend sur le pas de la porte. Au-dessus de sa tête pendouille une planche en bois qui grince et sur laquelle est gravé « automne », et mon menton se barde de bubons rien qu’en entrant chez elle.

Flûte et reflûte.

Les kystes tombent sur la mâchoire, le nez s’engorge, le front (du jamais vu, une grosse nouveauté) est miné de micro kystes – ces petits salopiauds que l’on voit en relief sous une certaine lumière, histoire d’être moche de jour comme de contre-jour.

En soi, je suis toujours préparée, je suis une rodée du bubon, j’ai les doigts qui se tendent pour éclater le comédon, faire couiner le point noir, désengorger le terrain.

Mais ce n’est pas parce que tu sais que tu auras droit à une torgnole que tu as forcément envie de t’en prendre une. Les boutons c’est comme un gnome qui hurle : tu tolères, une fois, deux fois, à la troisième, tu sévis.

Jusqu’à présent, je me contentais d’Avène (le cleanance expert que j’adule), d’Hyséac d’Uriage à une époque, d’excellent produits qui avaient chacun leurs limites mais qui arrivaient à endiguer sans problème des éruptions pré-hivernales sans rechute.

Quand j’ai reçu l’effaclar duo+, je m’attendais juste à un énième produit du même genre, rien de spécial, juste du bon basique dégommeur d’imperfections. Sauf que, dans le domaine « anti-acné » des pharmacies, c’est un peu plus compliqué que ça – à un acide près, tu passes d’un monde à un autre.

 

La bestiole

On annonce que le duo+ convient aux imperfections sévères et soignera sans laisser de traces rouges ou brunes.

Dedans, on trouve du Piroctone Olamine (un équivalent du zinc, il est purifiant et anti-bactérien). De la glycérine, du zinc PCA et du niacinamide pour bien hydrater et apaiser les rougeurs.

Quelques polymères, un silicone en tête de liste (déjà dit, mais je le répète : dans un soin anti-acné, c’est un allié qui va contre-carrer la sécheresse due à la purification – donc on s’en fiche de sa présence)

Et enfin, un acide plus que bienvenu, un LHA.

Petit Rappel sur les acides…

AHA – molécule d’acide relativement petites, elles pénètrent plus profondément la peau en cassant les liaisons intercellulaires de l’épiderme. Elles sont humectantes (elles attirent l’eau de l’environnement pour l’amener dans la peau, on observe d’ailleurs une meilleure hydratation au fur et à mesure des application, surtout avec le lactique). Mais c’est aussi le plus irritant
Reminder sur les AHA et leurs usages

BHA – molécule lipo-soluble, a une affinité certaine avec les comédons remplis de sébum, les points noirs, qu’elle dégorge en grignotant le surplus lipidique. Bien moins irritant que les AHA, mais aussi à visée purement désincrustante. Le plus connu est l’acide salycilique (issu du saule noir, mais aussi produit chimiquement) – qu’on classe dans cette catégorie par défaut

PHA – en général conseillés aux peaux plus matures, ce sont les poly-hdroxy-acids, ils grignotent plus en surface, et sont bien mieux tolérés par les peaux sensibles.

Le petit nouveau, le lipo-hydroxy-acid ou LHA

Une espèce de cousin des BHA, à ceci près qu’il est encore plus gras-friendly et grignote moins au passage – du coup moins irritant au fur et à mesure des applications, pas de desquamation et un effet anti-bactérien. On le voit souvent traîner dans les produit La Roche-Posay d’ailleurs (dans la gamme effaclar), et il va permettre de retrouver un teint uniforme tout en douceur.

 

J’ai commencé mon test dans une phase cutanée répugnante (j’exagère à peine), avec des vagues rouges qui envahissaient tout le pourtour de mes babines comme on encercle une proie facile. Je te dis pas la dégaine que je me trainais, une ado en plein bourgeonnement, la fête du slip dans tous les pores et un agacement à peine masqué quand on me demandait ma carte d’identité pour acheter du vin – j’ai, nom de dieu de rutuflu à pompons, 28 bêches, Frénégonde !

Je n’étais partie que deux semaines sous un temps relativement mitigé en août, donc pas de quoi dire « han mais patiente, ça va aller mieux d’ici trois semaines, le temps que ton épiderme s’affine à nouveau après le soleil ». Que nenni, je n’ai vu que de la grisaille durant mes vacances et la bataille a continué plus d’un mois après mon retour.

 

A la première application, j’ai eu l’impression de me tartiner une bête crème sur la bouille (un poil pas assez hydratante pour septembre), qui sentait vraiment bon, ne piquait pas, tout à fait le genre de texture qui me plaît dans un soin traitant.

Le lendemain, je vois un léger mieux sur les crasseux les plus rouges, du coup je continue sur ma lancée.

J + 1 semaine : pas encore de miracle, j’ai de nouveaux boutons qui arrivent quand d’autres partent

J + 1 semaine et demie : MHANDIEU, les microkystes du front ne sont plus, n’existent plus, j’ai la vague impression qu’on m’a fichu un nouveau front sur le haut du visage pendant la nuit (et pourtant, y en avait un paquet !)

J + 2 semaines : je me rends compte que le produit a une action ultra-ciblée sur les pores :: les points noirs dégagent déjà au pas de course, et les petits bubons à tête rouge commencent à partir (en même temps, je me trainais la chose depuis des semaines, je n’espérais pas trop que tout s’en aille en une lichette de crème)

 

J+ 4 semaines : le constat

Sachant que j’ai un gros passé (et présent, de temps en temps) d’acné kystique, quand un produit a une mention « imperfection sévères », je m’attends à ce qu’il se charge des cartaches. Ce qui n’est pas le cas.

La liste d’ingrédients étant TOUJOURS plus précise qu’un grand discours, on retrouve dans le tube des acteurs de surface plus que des balayeurs de grands fonds, donc, l’un dans l’autre, si tu sais lire une formule, tu sais directement dans quel schmilblick tu t’engages.

Spécifiquement, si tu as besoin :

  • de te débarrasser de microkystes en un rien de temps
  • de zigouiller des points noirs récalcitrants
  • et de virer des comédons de taille minuscule à petite

il gère.

D’ailleurs son acolyte, l’effaclar AI est plus que recommandé en combo pour avoir une action décuplée sur ceux qui ont décidé de s’installer sans demander ta permission (et pour dézinguer de manière plus rapide et permanente, la pâte SOS d’Uriage reste un must have de saison – surtout pour les missiles XXL).

 

J’ai beau avoir utilisé beaucoup de produits anti-acné de pharmacie, c’est la première que je trouve un soin aussi efficace sur l’effet grumeleux que BEAUCOUP cherchent à éradiquer en un rien de temps.

Et que dire de ma gracieuse contribution à la bonne vie des couennes de cette planète en partageant cette information !

 

J’aurais pu faire ma déçue, et grommeler que, bon, l’un dans l’autre, j’ai encore un kyste de la taille d’un ongle qui me nargue à l’heure où j’écris cet article.

Sauf que je n’ai plus rien d’autre sur le visage qui me donne l’air d’une gamine de 18 piges, les dernières cicatrices s’affadissent petit à petit, du coup j’ai remisé l’effaclar duo+ (quand ça va mieux, je ne m’acharne pas, non non), et je continue encore un peu mon démaquillage à l’eau micellaire.

Voir cet article si ta peau est en crise

 

Je sais que c’est pénible. Que dans les premiers mois de la rentrée on veut plus impressionner avec son humour que le diamètre de ses boutonniauds.

Il faut juste que tu te rappelles qu’on ne creuse pas avec un râteau quand on sait qu’une pelle est plus adaptée, sinon c’est une perte de temps et d’argent. Une fois que tu auras trouvé le soin qui contient la bonne molécule dedans selon ton problème, ce sera good.

Et tu pourras enfin parader comme un paon aux plumes lisses qui ne craint aucun lendemain – même si tu as abusé de chocolat hier.

 

Des bisous les Caribous !

Effaclar duo+ et AI, offerts par La Roche-Posay

Caribouland
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