18 janvier 2017

Mes trois favoris tech

Qu’est-ce que je peux SAOULER le peuple avec mes « ouais alors, tu peux acheter ça, mais si tu me laisses l’aprèm, je vais écumer gougeul, et même si je vais finir naze, je te trouverai le meilleur produit dans sa catégorie ».

Quand je vous dis que c’est crevant de vous fournir de bonnes revues beauté, ce n’est pas tant le test ni la rédaction qui prennent du temps. Mais la recherche.

En 2016, j’ai appliqué ma méthode de multiplication maladive d’onglets et décroché le trio gagnant en fin d’année en me trouvant un excellent baffle bluetooth, un casque in-ear anti-bruit et la meilleure case du monde pour mon iphone (qui se balade souvent l’écran face au gravier).

Welcome to my top 3 de ces petits objets geek et pratiques qui me plaisent tellement.

 

Bluetooth technology – Libratone Zipp Mini

Je n’avais pas de station audio chez moi, jusqu’à présent. Quand je voulais écouter de la musique, je poussais le volume à fond sur mon macbook air, le pauvre souffrait en silence, et moi je vivais toujours dans cette frustration de n’avoir qu’un pauvre ordi pour profiter de spotify.

Il me manquait un appareil nomade, un bidule à emporter partout, waterproof si possible, avec une bonne batterie et un excellent rendu.

J’ai été chez Mediamarkt, à la Fnac, je diffusais mes playlists dans les magasins pour tester le son, la puissance surtout – parfois je partais deux rayons plus loin pour avoir une meilleure idée de la spatialisation, les vendeurs n’arrivaient pas à trouver la source et tournaient la tête dans tous les sens comme des hiboux à la recherche d’une proie.

J’ai essayé Bose, j’hésitais fortement chez JBL même si leurs produits crachaient un peu trop quand on montait dans les décibels, puis, l’UE Boom 2, un tout-terrain à qui il manquait justement un peu de corps.

J’ai continué à creuser online et comme d’habitude, je suis tombée sur un produit inconnu au bataillon et qui pouvait très bien s’intégrer dans un intérieur Ikea, tout en ayant ce « je-ne-sais-quoi » dans la facture qui me plaisait énormément.

 

Le Pioupiou est un excellent baffle bluetooth 360° (le son est diffusé de tous les côtés) avec lequel on peut créer une ambiance surround en le connectant à d’autres Zipp. Il a une autonomie de plus ou moins 8h quand je le mets à 60% en continu, on peut pré-programmer la radio, recevoir des appels dessus et enfin s’amuser avec l’application pour que l’expérience convienne à la situation (extérieur, sur une étagère, sur une table, sur le sol, etc.).

Honnêtement, je l’adore. Il a 60w dans le ventre – gigantesque au regard de sa taille – et nous a permis de passer une soirée de Noël en famille avec Mariah Carey qui chantait en fond sonore sans se douter que tout ce coffre venait d’un « petit » bidule pareil (je mets les guillemets parce qu’il fait 20 à 30 cm de haut quand même). Les basses sont sûrement ce que j’aime le plus, elles sont chaleureuses et présentes sans qu’elles ne mangent pour autant les aigus ni les mediums.

Etant très sensible des oreilles (paraît que j’ai l’ouïe ultra-fine selon mon ORL), cette enceinte passe comme crème.

Le dessus de l’appareil est tactile (et je l’appelle pioupiou parce que…y a un zoziau sur le bitoniau) et permet de régler le volume, mettre en pause, naviguer entre les chansons ou encore les radios favorites – toutes ces contrôles sont aussi disponibles sur l’application, pas besoin d’être près du baffle H24.

Pour ceux qui voudront pousser la personnalisation, le zipp mini est équipé… d’un zipp, pour pouvoir le déshabiller et changer les covers selon l’humeur ou le plaid du jour. Personnellement, je trouve que la tirette amène un style particulier, ça  intrigue les gens, ils veulent savoir ce qu’il y a dessous (ha, ce réflexe de vouloir regarder sous la nappe). Mais de là à ôter la housse tous les jours pour en mettre une nouvelle, on atteint ma limite geek – si ça te parle, tant mieux.

Le seul réel avantage serait de pouvoir la remplacer quand, effectivement, tu as renversé de la sauce tomate ou qu’il y a des éclaboussures de peinture dessus et que tu ne veux pas remplacer tout ton baffle, mais juste son habit.

 

Après l’avoir bien testé, je lui trouve à peine deux défauts.

Il n’est absolument pas waterproof, mais c’est assez gérable, et puis on le sait au moment de l’achat.

Et son prix est aussi élevé que pour une station Bose (pour une marque peu connue, ça intrigue). Il se situe entre 199 et 250 euros selon les sites, le mieux étant de l’acheter soit sur le site de la marque, soit sur coolblue si vous êtes belge et que vous comprenez le néerlandais; ce sont les deux seuls endroits où vous le trouverez au tarif le plus bas.

 

Listen & Protect – Sennheiser cx 5.00i & Gear4 D30 Case

Je n’avais vraiment pas besoin d’écouteurs quand j’ai acheté ceux-ci.

J’avais juste perdu ceux de chez Apple, retourné toute la maison pendant 10 minutes sans les retrouver, en mode guerrière du « mais putain de bordel de shit JE LES AVAIS Y A UNE HEURE ». Si j’avais un peu mieux cherché j’aurais pu les retrouver sous une manique dans la cuisine (tout à fait à leur place) mais comme j’ai le niveau d’attention d’un gosse en bas âge, j’ai vite oublié ce que je voulais trouver au profit d’une tablette de chocolat.

 

Fun fact, au premier test je les ai trouvé horribles niveau qualité sonore. Une impression d’entendre des cris sans boum boum m’a traversée, je sentais une panade sans contours dégouliner vers mes tympans, tu parles d’une expérience désagréable. Merde quoi, cette histoire m’avait coûté 65 euros, j’avais pourtant lu les revues, les commentaires, je m’étais renseignée, c’était censé être le meilleur rapport qualité prix AVEC microphone dans cette catégorie.

Sauf que je suis une gogole.

J’ai mis cinq minutes à comprendre qu’il fallait choisir des embouts différents pour mon oreille droite et gauche pour bien pouvoir caler les écouteurs (4 paires différentes fournies avec, tu as le choix !); et une fois que j’étais à peu près sûre des tailles, j’ai appris à les mettre correctement. Et là, magie, tout a fonctionné, je pouvais enfin écouter ma musique sans avoir l’impression que la moitié de l’orchestre avait été dézingué par un ouragan.

M’enfin tout ça n’est pas le point le plus important, c’est surtout leur capacité anti-bruit qui est dingue. J’avais pourtant déjà utilisé des intra par le passé, mais jamais je n’avais pu oublier les aboiements du chien de la voisine en bossant sur un article avec mes écouteurs.

Maintenant, quand on veut me parler quand je les porte, faut gigoter devant mes mirettes sinon je n’ai absolument pas conscience du monde qui m’entoure – ce qui les rend pas du tout ville-friendly si on est dans un espace non piétonnier, vaut mieux alors n’avoir qu’un embout coincé dans le pavillon quand on erre dans la city.

Enfin, le câble est semi-plat, du coup je vis avec des écouteurs qui ne s’emmêlent PAS – c’est un petit tip en passant, y a que les fils ronds qui s’emmêlent comme des crasses, les aplatis résistent à n’importe quel foutoir de sac.

NB : au moment de choisir le modèle, prenez les Sennheiser CX 5.00i pour iphone, et CX 5.00g pour Android

Achetés chez Coolblue

Côté case, je pense que c’est le meilleur achat de ma vie.

J’étais sur youtube, je naviguais entre les vidéos sur toutes les meilleures housses de téléphone, jusqu’à ce que je tombe sur un type pro des pirouettes sur vélo qui, entre deux acrobaties, s’amusait à jeter son gsm par terre sans qu’il ne lui arrive jamais rien.

J’ai déjà eu un samsung mort comme ça, 125 euros de réparation parce qu’un client m’avait surpris à l’ouverture du club sans que je le voie arriver. Valdingue sur le sol et le gsm n’était plus qu’une toile d’araignée de verre sur laquelle je peinais à naviguer, me prenant des échardes vitrées dans les doigts.

La poisse.

Cette protection-ci, celle de Gear4, se base sur une technologie utilisée dans différents domaines (armée, sports, industrie) : la gomme orange qui a été mise dans le bumper (la partie qui fait le tour de la case) est à l’état mou en temps normal – dès qu’un choc entre en jeu, elle l’absorbe en devenant rigide, puis reprend sa forme d’origine.

Dans l’absolu, toi, dans ta vie de tous les jours, tu ne le verras pas, mais c’est ce qui permettra à ton précieux téléphone d’amour de ne pas se briser en deux au moindre coup.

 

Depuis que je l’ai, mon Iphone a eu quatre ou 5 sérieuses chutes (sans compter les petites par milliers), dont une dans mon garage (dalles de pierre sur le sol) sans même couiner. Le contour ne bouge absolument pas, les rebords sont suffisants pour une protection optimale sur les deux faces, elle est de loin la housse la plus robuste que j’aie pu tester.

Le seul bémol étant que l’arrière prend très vite les griffes : jeté dans le sac la première heure où je l’avais reçue, la case est ressortie avec quelques traces de clef, rien de dramatique, mais si vous êtes plus perfectionniste qu’à la recherche d’une protection de foudingue, allez voir ailleurs.

Achetée ici, mais disponible sur le site GEAR 4 (y a d’autres modèles transparents, roses, plus fun) – FDP offert sur les livraisons

 

En tout, je me rends compte que j’ai quand même dépensé pour 300 balles de gadgets en moins d’un mois. Alors, soit j’avais une envie irrépressible de m’entourer de geek-tech pour le fun et la forme, soit le rewatching de Big Bang Theory a eu plus d’impact sur moi que je ne veux l’admettre.

Le jour où j’achèterai le BB8 télécommandé de star wars, je me remettrai en question, juré. Mais pas avant.

 

Des bisous les Caribous !

Caribouland
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12 janvier 2017

Herbfarmacy refining cleanser, le baume du débutant

HERBFARMACY refining cleanser / @LoveLula

Avec tout ce qu’on branle sur nos blogs et youtube et le stagram et le twitteur, tu penses qu’on a encore le droit de venir clamer « je suis une débutante » ?

Non.

Même la petite midinette s’y connaît sûrement plus en crochet que sa grand-mère au même âge, la faute au système qui donne beaucoup d’infos sans les trier, on est pluri-capables, sans spécialité, des touche-à-tout qui se passionnent pour le lancer de « ah oui, je connais » – quand tu sais de quoi tu causes, t’es IN. Quand tu n’en a pas entendu parler, t’es OUT.

C’est aussi pour ça que je suis POUR l’apprentissage silencieux, ça te permet de rester chez toi sans te taper la honte, mais au moins demain, tu pourras lancer un « ha, j’en ai déjà entendu parler » ni vuch nich connuch.

 

Bref, quand j’étais une débutante dans le skincare (le genre qui utilise un gommage visage à grosses billes chaque jour « pour avoir la peau bien nette  » – quand je me scalpais, quoi), j’osais bruyamment poser des questions, je m’en fichais un peu du bazar d’être en deçà de la moyenne de connaissance couennale, j’avais envie de savoir comment je pouvais prendre soin de ma bouille comme une pro et j’emmagasinais tout ce que ces « chercheuses de bien-être » pouvaient bien me balancer.

Aujourd’hui, si tu oses demander ce qu’est une éponge konjac, tu risques la pendaison par fil dentaire.

 

Dans le toutim, j’aurais aimé – chose peu souvent arrivée – qu’on me guide à l’époque vers des produits basiques ET sensoriels. Pas les simples qu’on utilise en cas d’allergie / d’hypersensibilité passagère, pas ceux qui ne coûtent pas cher et nous enlèvent tout plaisir mais font leur boulot. Ni encore ceux « dont les ingrédients sont hors de prix, mais faut bien vendre sa famille si on veut des résultats cutanés, M’dame Donzelle ».

J’aurais juste aimé découvrir un soin original qui me ravisse plutôt que de mimer tout le monde et me ruer sur l’eau micellaire.

 

C’est un peu de tout ça qui m’a traversé l’esprit quand j’ai utilisé le refining cleanser pour la première fois, l’insatisfaction de l’époque a bêtement plié bagage en me laissant avec un regret de moins et une bouille ravie et crémeuse au-dessus de l’évier . J’aurais pu mettre le Liz Earle dans le même panier, sauf qu’il a le désavantage d’être moins old school et de sentir le spa – moi j’aime, mais tout le monde n’a pas une addiction pour l’eucalyptus, je crois. 

 

La marque / Le produit

La marque Herbfarmacy a obtenu le label « soil association organic », ses produits sont garantis cruelty free, sans ogm, avec des ingrédients issus en majorité de l’agriculture biologique (il y en a moins dans les crèmes visage par exemple, qui ont un émulsifiant non bio mais dérivé d’une plante, parce qu’ils n’ont pas pu faire autrement pour présenter une texture valable) et avec une production dans le respect de la biodiversité – pour les vegan, attention, certains de leurs produits contiennent de la cire d’abeille, les autres sont ok.

En gros, je n’ai pas craqué pour toutes ces raisons, mais c’est toujours bien de savoir qu’on n’a pas tué toute une écosphère et trois vaches en achetant son petit nettoyant.

 

Dans le refining cleanser, on trouve : de la camomille (bonjour toi, fleur du bonheur apaisante), de l’huile d’abricot (parfaite pour les peaux sensibilisées), de ricin (pour la réparation), de l’huile de tournesol, un agent nettoyant doux, de la cire d’abeille protectrice (c’est souvent elle qui laisse cette impression plus ou moins hydratée de la peau après le rinçage), de la glycérine hydratante, de l’extrait de racine de marshmallow et de calendula (pour soulager les irritations), de l’aloe vera (en poudre réhydratée, mieux que rien), du romarin pour tonifier, du géranium rosat pour régénérer et de l’ylang ylang pour revitaliser la couenne, entre autres.

Le phenoxyethanol clashe un peu avec le reste, mais sinon rien à redire.

Aqua (Water), *Chamomilla recutita, *Prunus armenica kernel oil, *Ricinus communis seed oil, *Helianthus annuus hybrid oil, sodium stearoyl lactylate, *Cera alba, cocoamidopropyl betaine, +glyceryl stearate, +glycerin, cetearyl alcohol, tocopherol, *Althaea officinalis root extract, *Calendula officinalis flower extract, *Aloe barbadensis leaf juice powder, *Rosmarinus officinalis leaf extract, *Pelargonium graveolens (Rose geranium) oil, *Cananga odorata (Ylang ylang) flower oil,  lactic acid (from sugar), phenoxyethanol, benzyl alcohol, potassium sorbate, *citonellol, *geraniol, *limonene, *linalool, *eugenol (Last 5 essential oil components) * = Organic + = Organic origin

 

Quand je dis qu’il me fait penser au parfait produit pour débutant c’est qu’il :

  • ne laisse pas un film gras outrageux – la peau est douce, mais sans surplus
  • a une odeur aromatique lactée, loin des fragrances plus roots qui divisent le public, ça change un peu
  • est efficace sur le mascara comme tout le reste du makeup
  • il se rince TRES facilement avec le muslin cloth fourni avec (pas besoin de plus de deux trois passages pour enlever le gros du gras, il disparaît super vite, jamais vu ça)
  • il ne coûte pas excessivement cher – environ 18 euros / 100ml mais se vide lentement
  • je le tolère mieux que la plupart de mes nettoyants depuis que j’ai commencé mon traitement antibio contre l’acné

Il a un côté très facile d’utilisation et se fond parfaitement sur la peau sans qu’elle le boive, donc ça laisse du temps pour bien masser à son aise. Et surtout, la composition du refining cleanser est a priori l’amie de 99% des couennes et d’autant d’addicts des ingrédients gentils pour le minois comme pour la terre.

 

Si vous n’avez encore jamais testé les crèmes démaquillantes, je vous le conseille à 1000%, il pourrait même vous donner envie de tomber (comme moi, quelques années plus tôt) dans la marmite des textures de plus en plus grasses, jusqu’à devenir un humain-huile.

Pour les blasés des baumes, il vous plaira aussi, mais plutôt comme une solution moins onéreuse que votre doudou chéri qui coûte une blinde, parce qu’on n’a pas tous les moyens d’investir chaque mois 500 lingots d’or dans un soin dégommeur de maquillage. On doit rester des goumiches et goumiche-men raisonnables,  

Enfin, pour les peaux sensibles qui n’aiment pas trop quand ça colle sous les doigts, il sera également parfait pour vous.

En résumé, je tourne en rond tu vois, c’est un soin pour tout le monde, c’est aussi simple que ça.

PS : au cas où ce n’était pas assez clair et que tu es vraiment un débutant de chez débutant, oui tu peux utiliser le refining cleanser comme démaquillant + nettoyant. 😉

 

Des bisous les Caribous !
Produit reçu par LOVE LULA (thanks !)

Caribouland
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9 janvier 2017

That pimple update

Je pense qu’un blog de skincare ne peut pas mieux commencer l’année.

Une Mona, qui arrive avec ses gros sabots de caribou et qui va te parler de sa pustule vagabonde dans un article, y a de quoi brancher tout le monde – un peu comme avec un bon souvenir de tartoune de foie gras engloutie au coin du feu, y a pas plus fédérateur comme topic.

Tout d’abord, j’avoue, je le concède, je mouline ma main et m’abaisse bien bas pour m’excuser d’avoir été si peu présente.

Il y a eu le boulot. Beaucoup de boulot.

Certes.

Mais aussi un vrai dégoût général quand, avec mes 29 ans qui allaient pointer le bout de leur nez, j’ai vu dans le miroir le reflet d’une peau DE-GO-MMEE.

C’est assez similaire à la prise de poids, il y a une phase où personne ne le voit, comme si rien ne se passait alors que tu te prends tranquilou des kilos dans les hanches.

Et un beau matin, ça fuse, on découvre enfin qu’il y avait un éléphant en tutu qui se baladait sous notre pif, la petite danseuse innocente. Tout le monde abuse du « t’as changé, t’es ravagée, c’est quoi ces pustules ? » – tu te demandes s’ils se sont passé le mot, parce que toi-même, tu n’avais rien vu venir.

 

Ces boutons sont le signe d’une peau qui me casse les poupounes à périodes régulières. Je ne parle pas de cycle de ragnagna, ou de « mhan dieu, ATTENDRE UN AN pour le retour de grey’s anatomy ? », nope, juste d’une sorte de récurrence aléatoire mais qui me tombe sur la gueule – littéralement – toutes les trois draches.

Je ne m’acharne jamais, je reste calme, je vise même des produits encore plus doux, je ne traite en local que quand le bouton est prêt à coopérer, je ne peux pas être plus impliquée que cela. Mais j’avais, il y a deux mois, atteint une limite cutanée presque perceptible et il fallait que j’agisse.

 

Un peu désespérée, j’avais booké un entretien en dermatologie, un vrai, avec une personne qui avait l’air compétente pour une fois. On a causé de triacnéal, de différin, de solution topique préparée en pharmacie et de ces kystes qui me bourrent dans le lard depuis que j’ai 18 balais.

Je lui ai glissé que 11 ans plus tard, la valse me faisait tourner la tête et j’avais besoin que tout s’arrête ou, qu’au moins, on essaie autre chose, en interne pourquoi pas.

Je m’étais toujours juré de ne pas toucher aux traitements antibiotiques contre l’acné – pas spécialement parce que c’était médicamenteux mais plus pour la représentation de mon échec dans une pilule à gober chaque jour.

C’est déjà assez pénible de se lever en espérant que le mont rouge ait désenflé, si en plus on a l’impression d’être malade et de devoir se soigner avec des cachetons, ça en rajoute une couche sur la marmelade. Mais j’ai capitulé, elle m’a prescrit du Tetralysal et le gel Treclinax sans sourciller, et je suis repartie du rendez-vous en traînant des pieds avec un sourire collé à la bouche (oui, j’avais une foule de sentiments contradictoires qui se bousculaient sous ma caboche).

 

Ceux qui verront la photo sans connaître mon cas se diront que j’exagère, que ce ne sont que quelques bubons insignifiants, qu’est-ce qu’elle a à baver sur les touches la dadame ?

La donzelle que je suis produit de l’acné kystique (modérée par rapport à certains cas quand même), de quoi se trimballer avec une espèce de menton à trois têtes quand certains specimens atteignent 2 cm de large sur autant de profondeur.

Ca met des plombes à se barrer à Hawaïobubon, ça ne veut rien entendre (plus têtu qu’un âne) et les gens n’osent même pas la blague du « tiens, t’as un téton sous les babines », parce qu’honnêtement c’est moche et qu’on ne se moque pas de Quasimodo quand on est bien élevé.

 

Cette année je suis la devise du qui ne tente rien n’a rien et on verra bien si ces bidules aplanissent mon visage sans trop de dommages collatéraux.

Quant à mes futurs choix cosmétiques – je préfère te prévenir – ils seront surtout axés « anti déshydratation intense et anti pelade » parce que je crains plus que tout les futurs matins parsemés de lambeaux d’épiderme, petits bouts de couenne perdus sur le coussin comme des méduses flottant en pleine mer.

Y a plus sexy comme réveil, tu sais, moi je veux juste une peau douce PARTOUT qui me fasse glapir « ha merveille », c’est le genre de rêve que je titille du bout du pied.

 

Des bisous les Caribous !

Caribouland
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9 décembre 2016

Where is your lip balm ?

ABOUT
By Terry Baume de Rose

Il y a quelques semaines, mes lèvres ont vécu l’enfer.

Sûr que de savoir ce que branle ta voisine à 3h du matin quand t’as l’impression d’entendre un bruit ronflant de perceuse chez elle a plus de chance de t’intéresser.

Mais moi je suis toute babine aujourd’hui, je vais mettre en place un contexte labial stressant pour occuper tes mirettes.

 

J’avais les deux boudins crevassés, meurtris, en sang (un peu par endroits, pas gravissime), et absolument aucune envie de retourner à la pharmacie pour exposer ma bidoche éventrée. Les contours n’étaient plus nets, les gens m’observaient en se demandant si, vraiment, je n’avais pas honte – si si, mais fallait bien que je fasse mes courses en plein jour.

Ma ventouse était habillée de pomortes qui volaient au vent et j’arrivais lentement mais sûrement au pic tendu où je tape de manière automatique remèdes de grand-mamy sur Gougeul.

Un soir de déchéance totale, j’ai appliqué généreusement le fameux baume de rose sur la zone de guerre, en me disant qu’au moins, ça boucherait les tranchées le temps de trouver une solution valable et qu’au pire, on resterait sur un statu quo.

J’avais un effet gloss intenable, une surdose de produit, je ressemblais à une cinquantenaire le lendemain d’une séance de botox labial, mais en moins de 24h, mes deux boudins infirmes ont été requinqués comme jamais.

 

J’utilise le by Terry à petites doses, parce que la composition est une horreur (bien que l’ingrédient principal soit de l’huile de ricin, un cicatrisant épais très recherché pour une action rapide), et que, SURTOUT, je ne veux pas finir avec une bouche à trois niveaux – y a de l’octonixate dedans, entre autres, un filtre UV qui perturbe les hormones et tout le toutim.

Si je veux bien faire, je vais d’abord miser sur un soin PROTECTEUR – avec des cires haut placées dedans, c’est ce qu’il y a de plus efficace sur le court terme. Et quand le tout recommence à ressembler à quelque chose, passer à une formule qui cible les bons ingrédients sans tomber dans le panneau du stick culte de chez Labello.

Parce que lui, pour le coup, c’est une pure crasse à l’odeur addictive.

 

Il faut juste que j’abandonne cette vieille habitude de peupler mes tables de baumes à lèvres sans en emporter aucun quand je sors de chez moi. Il y a des réflexes à la con qui m’abandonnent quand je dois faire preuve de bon sens.

Typiquement, le meilleur produit culte au monde aura beau être une bombe, s’il est à 10km de moi, j’aurai du mal à saisir son efficacité. Gnih.

Un jour je répondrai à la phrase « where’s your lipbalm darling ? » avec la nonchalance d’une donzelle qui gère tout en lançant un « dans mon sac, Ginette ». En attendant je me balade la couenne au vent comme une goumiche bien trop téméraire, en me jurant de ne plus jamais oublier mon doudou de babines.

Jusqu’à la prochaine amnésie. Y en a là-dedans.

 

Des bisous les Caribous ! 

Caribouland
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7 décembre 2016

Winter makeup removers

ABOUT
Liz Earle Cleanse & Polish
de Mamiel botaniques Restorative Cleansing Balm
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Je suis encore une fois naturellement repassée de l’huile au baume démaquillant.

Je vais d’ailleurs pleinement rejeter la faute sur le temps hivernal qui m’arrache l’épiderme chaque matin (tope-là si tu vas à véli-vélo au boulot), chaque soir je me lamente en passant la main sur mes pauvres joues, en chouinant entre deux « ouin ouin » que le carnage est total, que ça tire-ça brûle-j’ai mal. Mais j’ai trouvé la parade.

 

En général, dès que les températures frôlent l’indécence, je change complètement la manière de prendre soin de moi.

Il faut absolument oublier tout ce que l’on sait sur une routine, essayer de se concentrer sur l’agression extérieur (Froide La Putasse) et la contrer de la manière la plus simple possible.

 

Pour commencer, en journée je mets du costaud et surtout, je ne me nettoie pas le visage avant de le faire – une habitude bizarre mais qui fonctionne, cela permet à ma peau de garder un peu des bénéfices de la nuit + de profiter de sa protection naturelle + de celle que je lui apporte par-dessus en étalant un soin doudou. Si il y a un surplus de matière, « j’éponge » simplement en tapotant avec un mouchoir, et basta.

Ma crème hivernale, tu la connais déjà, c’est le fluide confort absolu à l’amande de Weleda qui, en plus d’avoir un nom complètement approprié, est imbattable pour soigner une peau mixte qui tiraille – à condition d’hydrater un peu dessous aussi avec un sérum hydratant ou…une lichette de crème gorgée d’eau tant qu’à faire, parce qu’elle est plus chargée en corps gras qu’en phase aqueuse.

 

Le soir, le délire atteint d’autres sommets étant donné mon addiction à tout ce qui enlève le maquillage.

Pour ne pas passer pour la troisième dingo du coin, je résumerai le délire comme suit :

  • soit j’ai la flemme, pas envie de passer du temps avec ma tête par-dessus le lavabo : c’est l’eau micellaire que je choisis, parce que ça va vite, c’est simple et sans prise de tête. Je rince à l’eau thermale, puis hop, je crème
  • soit je suis de bon humeur mais économe : alors je me rue sur mon cleanse & polish de Liz Earle – un peu comme pour le pot nivea qui traîne chez une personne lambda, tu trouveras toujours un cleanse & polish chez moi. Il sent bon le spa (l’eucalyptus, oui), est crémeux à souhait et laisse la peau très douce sans ce film persistant qui en dérange plus d’une
  • soit je suis vannée – exténuée – moralement raplapla et j’ai envie d’un remontant : là je me rue sur mon baume démaquillant
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Restorative Cleansing Balm par De Mamiel

Comment vous exprimer à quel point j’ai été ravie de recevoir ce produit-ci au pied de ma porte magique ? En gros, j’ai ressenti comme une forte envie d’exécuter la danse de la joie sur un pied, avec des arcs-en-ciel qui me seraient sorti par le bout des doigts. La joyance pure nature, Michel.

Pour info, De Mamiel me poursuit depuis quelques mois comme une ombre qui plane et s’insinue lentement dans mon ciboulot, en me murmurant doucement chaque nuit que j’ai besoin d’elle, qu’elle rendra ma vie plus belle et tout le toutim.

Il est désormais plus qu’évident maintenant que ce baume rend mes fins de journées fondantes et côtoie gaiement le cleanser 27, l’ultra simple et le Lulu & boo dans mon top 5 des cleansing balms qui me rendent le sourire instantanément.

Comme quoi, je n’ai pas fini d’être surprise.

 

Dedans il y a

De l’huile DE CAMELIA (rooooh, une bombe anti-âge, adoucissante au possible, PAR-FAITE pour cette saison), de mangue (nutrition cutanée intense), de tournesol, de la cire d’abeille, de la bourrache (revitalisante cutanée), de l’huile de kukui (extrêmement pénétrante, elle va réparer en profondeur), de moringa (soulage la sécheresse), de riz (adoucissante), de baobab (encore pour contrer l’aspect sec), du squalane végétal (pour aider à garder l’eau dans l’épiderme), de l’huile de marula (pour donner un coup de boost à l’éclat et la qualité de la couenne), du beurre de murumuru (voilà d’où vient le fondant ?), du beurre de cacao (protecteur), de la cire de rose (anti-âge), de l’huile de ricin – du bisabol et de l’HE de calendula (pour contrer l’inflammation et apaiser la peau), de l’extrait de carotte pour redonner vie au teint, l’HE de fragonia (histoire de rester zen et d’éviter les rougeurs), du géranium rosat pour cicatriser plus vite, HE d’eriocephalus (pour calmer l’anxiété), une variété de tea tree pour le côté antibactérien, du tea tree citronné (sédatif, calmant), de l’eucalyptus (qui fait du bien quand on inspire), entre autres.

Camellia oleifera seed oil*, Mangifera indica seed oil, Helianthus annuus seed oil*, Cera alba/beeswax*, Borago officinalis seed oil*, Aleurites moluccana (kukui) seed oil, Moringa oleifera seed oil, Oryza sativa bran oil, Adansonia digitata (baobab) seed oil*, Squalane, Sclerocarya birrea (marula) seed oil*, Astrocaryum murumuru (murumuru) seed butter, Theobroma cacao seed butter*, Polysorbate 20 (derived from coconut), Rosa damascena (rose) cera, Ricinus communis seed oil*, Bisabolol, Calendula officinalis flower oil*, Daucus carota sativaroot extract*, Agonis fragrans (fragonia) leaf oil, Pelargonium graveolens (rose geranium) leaf oil*, Eriocephalus punctulatus (cape chamomile) oil**, Melaleuca teretifolia (honey myrtle) leaf oil,  Leptospermum petersonii (rose myrtle) leaf oil, Eucalyptus radiata leaf oil*, Tocopherol . Geraniol˚, Linalol˚, Citronellol˚, Citral˚, Bespokely botaniques, created from flower and environmental essences, LightBringer Essences Alpine Meadow  (Self heal, Le jardin des alpes, Campanula rotundifolia (harebell), Aster alpinus (alpine aster), Parnassia palustris (grass of parnassus)) *Certified organic ˚Natural essential oil constituents

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J’ai du mal à utiliser ce baume nettoyant tous les jours. Il n’a pas tellement un côté addictif, le pot est petit, il renvoie à une notion de précieux et de conservation plus qu’à une débauche pendant le démaquillage.

Mais il est divin.

Il rime avec un bain quand on a les muscles tendus, avec un grand verre d’eau quand on est assoiffé, le moment où l’on s’assoit enfin en fin de journée et que tout se relâche, ou encore avec un massage de la nuque jouissif.

Il se suffit à lui-même, offre plus que du cocooning, il évoque à lui tout seul l’acte même de détente.

 

J’en prends toujours une noisette généreuse, la glisse au creux de mes paumes pour la laisser fondre un instant. Puis j’assouplis ma peau avec la matière, histoire d’en profiter pleinement, avant de placer une muslin imbibée d’eau chaude sur tout mon visage.

Breath in, breathe out, j’inspire profondément. On sent le frais, la nature légèrement acidulée s’introduire dans les narines, le tout évanoui en un coup de tissu chaud et humide qui essuie ma bouille. Je retire lentement les derniers résidus et sors de la douche avec le sentiment d’avoir vraiment pris soin de moi.

Juste avec un excellent démaquillant (même sur le mascara).

 

Tous les cosmétiques du monde devraient être comme le baume de Mamiel, une fenêtre ouverte sur le plaisir simple – cru -fondant et une invitation à lever le pied de temps à autre. Ils ont réussi à faire entrer un génie relaxant dans ce pot, une séance de hammam et des ingrédients qu’on voit peu dans la même formule.

Non vraiment, chapeau l’artiste, et merci pour le soulagement cutané, ça n’a pas de prix.

 

Des bisous les Caribous !
Baume nettoyant de Mamiel, offert par Mon Corner B (MERCI nom de dieu)
A partir de 50 euros / 50ml, à offrir ou s’offrir

Caribouland
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