25 décembre 2014

Le nettoyant Pai, ou le Sugus Citronné géant

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J’aime beaucoup l’effet « love at first sight », que je le lise dans un bouquin qui décrit une romance naissante, ou que je le vive dans un MacDo à chaque fois que je vois un McFlurry à l’affiche, je suis transportée, je me métamorphose, passe du glaçon à la flaque, je fonds.

Et parfois, sans crier gare, alors que je mets un point d’honneur à tester des produits qui, SUR LE PAPIER, me conviennent à 100%, je me retrouve comme un rond de flanc lors du premier test.

Puis du second.

Et ainsi de suite.

Je suis peut-être une idéaliste, constamment à la recherche de l’étincelle, de « l’encore mieux que ce que tout ce que tu as déjà connu », mais là, j’avoue, je n’ai pas vécu le looping ni les papillons qui grignotent le ventre, j’ai été déçue.

 

Nettoyant Pai

painettoyant2.jpgLa marque cible directement toutes le peaux sensibles, sujettes aux irritations dues à des cosmétiques chimiques, à des conservateurs douteux et de l’alcool ; rien que pour les couleurs du packaging et la promesse du respect du minois, j’aurais pu craquer comme une gosse.

Pour rappel : un produit naturel ou dont la majorité des ingrédients est d’origine naturelle NE GARANTIT PAS que le soin soit plus safe. N’importe quel ingrédient, quel que soit son mode de production,  peut vous déclencher une allergie ou une réaction.

On constate souvent, d’ailleurs, qu’une personne qui n’a pas la peau habituée à des composants très actifs (généralement issus de Mère Nature) peut très vite déchanter en entamant une routine 100% issue du cul des plantes.
Pour ça que je suis pour une balance intelligente entre le végétal et le chimique.

 

Dans la boîte on trouve un flacon pompe, tout ce qu’il y a de plus classique, et une muslin pour pouvoir ôter le nettoyant au rinçage.
Au niveau de la compo, on a de l’huile de camelia (émolliente, elle adoucit la peau), de l’huile d’amande douce (même chose, revitalise les peaux sèches aussi), un alcool gras, de la glycérine végétale (hydratante), du beurre de karité, de l’huile essentielle de rose de damas (régénération cellulaire), de géranium (astringente, anti-inflammatoire), de lavande (cicatrisante, apaise), de litsée citronnée (sûrement à l’origine du parfum), plusieurs antioxydants, entre autres.

Aqua, Camellia sinensis seed oil*, Ricinus communis (ricin) seed oil*, Prunus amygdalus dulcis (amande douce) oil*, Cetearyl alcohol, Vegetable glycerine*, Butyrospermum parkii (karité) butter* , Cetearyl glucoside, Rosa damascena (rose de damas) oil*, Pelargonium graveolens (géranium) oil*, Lavandula officinalis (lavande) flower oil*, Litsea cubeba fruit oil* – may chang oil, Mixed tocopherols (vitamine E naturelle), Sodium lauroyl lactylate, Sodium anisate, Sodium levulinate, Lactic acid, Glyceryl stearate citrate *Certifié Bio. Certifié par Soil Association (Ingrédients certifiés biologiques 80% du produit). Contient des huiles de noix

 

Je suis un peu chiffonnée par la présence d’huiles essentielles, sachant qu’elles sont les premiers allergènes potentiels dans tout la cosmétique bio, mais les Anglais ont toujours eu une vision très personnelle de ce qui convient à une peau sensible, isn’t it ?

Sinon, de manière générale, la composition est équilibrée et surtout axée vers l’émollience et la nutrition passive, donc bien a priori.

 

A l’usage

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C’est peut-être idiot de ma part de penser ainsi, mais un produit qui possèdent deux roses qui se dandinent sur le tube SE DOIT de sentir la fleur, un champ rouge et blanc, un parfum intense et floral, un artifice de pistils surexcités.

Eh bien non.

Je crois que je vais lancer une pétition pour la non-autorisation de mise sur le marché de soins qui sentent le Sugus citronné, mi-sucré mi-agrumesque, tout un univers qui ne me flatte pas les narines ni ne me donne envie de donner une chance au produit.

Le matin, ça me coupe toute envie de manger, le soir, j’essaie péniblement de retenir ce que je viens d’engloutir.

Amis du bon goût, viva la pasta. 

 

Sous les doigts, la texture est fluide, entre la crème et une lotion hydratante, et s’étale sans se faire prier.

Il est mis de l’appliquer sur visage humide, mais tu me connais, j’ai pris des risques dès le premier nettoyage : paf, la tapenade blanche étalée sur la bouille, les yeux débarbouillés jusqu’au ras des cils, j’ai essayé d’ouvrir mes mirettes pour voir si la tambouille piquait la muqueuse, mais rien ne mimait l’acide.

painettoyant4.jpgA force, je me suis quand même rendue compte que de l’appliquer sur peau mouillée (comme conseillé) fonctionne mieux : sans ajout d’eau, la matière a tendance à filer dans la peau sans demander son reste, laissant moins de temps pour dissoudre le maquillage.

Premier bémol (après le « rah, ça chnouffe ») : CETTE MOUSSELINE ARRACHE.

Il m’a fallu plusieurs essais avant qu’elle ne se ramollisse (un peu), sans vraiment approcher du niveau de douceur de mes liz earle, moyen pour une peau réactive. Pensez à avoir un back-up d’autres tissus, parce que le Pai joue du côté du papier à polir cotonneux.

Deuxième bémol : la crème enlève très bien le maquillage mais la mousseline enlève mal le nettoyant (tu me suis ?).

J’ai d’abord pensé que le fini à moitié grinçant (comme une surface un peu grasse) était du au produit, mais il s’avère qu’après avoir testé le combo magic mitt + le démaquillant, j’obtiens un bien meilleur résultat qu’avec le tissu de la marque.

Et dieu sait que les baumes qui laissent une fine couche protectrice, ça me connaît, mais ici j’avais vraiment un sentiment de non rincé.

Avec les muslins liz earle, le ressenti est aussi complètement différent, ce qui me fait dire que OUI, le tissu Pai est très adapté pour polir la carrosserie de ta bagnole, moins pour gérer la doudouce au moment du rinçage.

painettoyant6.jpgPar la porte ou par la fenêtre, je n’arrive pas à me décider concernant ce produit : il démaquille bien, et finalement c’est ce qu’on lui demande de faire mais pour moins cher (30 euros les 100ml, on paye sûrement l’huile essentielle de rose, sinon I don’t understand), j’ai trouvé le nettoyant crème de liz earle bien plus transcendant, relaxant, tout étant une vraie crème, alors qu’ici, elle est trop « fine » par rapport à ce que j’ai l’habitude d’utiliser.

Compte tenu de la richesse de la liste INCI, j’aurais voulu un peu plus ressentir le côté émollient qui manque un peu à l’appel quand la peau est sèche et nettoyée.

 

Du coup, le côté « pas grassouillet » inhérent à sa texture mis de côté, l’odeur ni le rinçage du nettoyant Pai ne me plaisent, ce qui est un petit comble vu qu’il démaquille très bien, et je perds également un peu du plaisir que je ressens quand je me débarbouille avec mes autres cleansing balms/creams.

Clairement, si vous cherchez du vegan, non testé sur les animaux et avec une bonne composition, why not, mais pour ma part, je suis devenue trop exigeante, et j’échangerais même un tube de Pai contre un Ultrasimple de Lush si je pouvais.

Oui ça va jusque-là.

Comme je suis toujours mon dicton  » tu commences, tu finis », j’en ai pour quelques semaines avant de pouvoir enfin replonger mes mains dans mes autres pots chéris, qui n’ont pas une odeur sucrée et démaquillent en me faisant voyager.

 

C’est sûrement ça que je recherche, en plus du coup de foudre : de pouvoir fermer les yeux et de sentir le sol se dérober, pour enfin atterrir dans un champ en plein mois de printemps.

Et pas le cul sur un Sugus Citronné géant.

 

Des bisous les Caribous !
Reçu par Mon Corner B, 30 euros les 100ml

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Caribouland
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7 réponses à “Le nettoyant Pai, ou le Sugus Citronné géant

  1. eveange66

    Bon alors c’est quand que (oui oui c’est quand que !!) tu passes au choses sérieuses et teste la cleansing cream de Trilogy ? Jamais trouvé mieux qui me convienne. Entre nous soit dit, le panurgisme (oui jouer les moutons quoi) sur Paï n’est pas passé par moi, sais pas, le sens pas le truc…
    Mis à part ça, merci pour ton abnégation et bonjour chez vous. Joyeux Noël !

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  2. Leo

    Paï me faisait envie, surtout pour l’engouement sur le groupe, mais de toute façon c’était beaucoup trop cher pour moi. Le texture du nettoyant au linge chaud que j’ai de REN s’approche de celle-ci, mais il est beaucoup moins cher et je préfère largement l’odeur de rose…
    Pendant les vacances au ski j’ai pu tester un echantillon de l’ultra-simple de Lush, et je suis tombée AMOUREUSE de la texture *.*. Il a fait un bien fou à ma peau, cicatrisation optimale des boutons et aucun qui ne réapparaissait ! Dès que j’ai fini celui de REN je passe au vrai « baume » démaquillant. Mais j’hésite entre tellement de marques : Trilogy, Antipodes, REN, boots, MOA… #mavieesttropdure

    Par contre j’ai oublié la lingette de nettoyage à la montagne, comme une grosse nouille… Tristesse infinie sur le coup maid Du coup j’ai investi dans le gant de Jane iredale, je l’attends avec impatience !

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  3. Monagrom

    J’ai essayé ce produit en échantillon, et j’ai beaucoup aimé ! Comme quoi ! L’odeur, la texture ! Je l’ai utilisé uniquement en nettoyant…
    Dommage, je n’ai pas d’Ultra simple de chez Lush, je te l’aurais bien échangé 😉
    Bisous !

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