4 décembre 2017

Sheet mask

Bon j’avoue, je fais partie de ces gens que rien ne perturbe quand ils ont un masque sur la trogne.

Je peux te préparer à manger, passer l’aspi et pendre le linge, y a rien qui dézingue l’attention de la donzelle.

 

J’en ai déjà testé des bien crapougnasses, d’autres délicieux, mais j’ai toujours essayé de rester dans une logique de confort. Parce qu’après tout, on s’étale un produit sur la trogne, on ne veut pas :

  • que ça dégouline de partout
  • que ça tire
  • que ça gratte – le « souffrir pour être bonasse » c’est bon, on en a ras la tasse
  • que tout le monde se fiche de notre poire – chose à peu près foutue d’avance vu ce que le marché cosmétique se vante de produire comme idiotie (les masques qui font des bulles ou aimantés).

Bref, on a tous envie d’avoir l’air sexy, mais OMAGAD, quelle épopée.

 

Je suppose que les asiatiques ont forcément quelques secrets sous le bottillon, ils pratiquent le layering, ont une hygiène de vie impeccable et un quotidien mesuré à la baguette (bonjour les stéréotypes).

Mais une chose à laquelle je n’ai jamais pu me faire, ce sont leurs masques imbibés prédécoupés ou sheet masks.

Soyons francs, ils tiennent rarement bien sur le visage, ont parfois des encoches inadéquates pour y glisser les oreilles et les fixer, mon charme file à la poubelle en 3 secondes chrono quand je me lance un regard dans le miroir.

Ils donnent cette désagréable sensation de tissu mouillé sur le minois, comme une grosse lèche de bulldog : même en se réchauffant avec la température de couenne, ils restent humides, collants, désagréables.

Si j’en utilise de temps en temps c’est parce que le résultat est souvent très bon, et qu’effectivement, d’avoir des actifs « sous cloche » augmente leur taux de pénétration. On ne choisit pas la dose, c’est à l’épiderme de voir ce qu’il veut prendre.

Mais là où ça pèche, c’est sur le côté textile.

Quand ma peau est au maximum de sa sensibilité, qu’elle dit merde au moindre coup de vent, je ne tolère pas ces masques.

Ils augmentent la sensation d’irritation, créent une friction invisible, une obligation de peau à peau avec une matière humide qui – souvent – oblige un florilège de grimaces de dégoût.

Je préfère la bonne grosse noisette à l’air libre, dont on se sert généreusement, qu’on étale avec amour.

Ou un vrai textile aéré : le soin cosmétique appliqué et puis la serviette chaude et légèrement moite par-dessus, comme chez l’esthéticienne, ça c’est du vrai bonheur !

 

Donc, l’autre jour, m’éloignant un peu plus du paradis, je me suis emprisonnée la bouille dans une tartine d’algues, sentant la mer s’introduire dans mes naseaux, j’avais plus l’impression d’être une moule sur son rocher que la blonde en bord de plage qui hume nonchalamment l’air marin.

Ces tentacules vertes qui peuplent les fonds aquatiques (attention, voix de présentateur sérieux de documentaire BBC) ont des propriétés hydratantes excellentes, adoucissent la peau au possible et lui apportent un glow exceptionnel. On parle d’une action longue durée avec plus de 8h d’activité potentielle, autant te dire qu’avec un petit stock dans le frigo, y a moyen que tu puisse te repulper la bouille H24.

Genre la petite fringale de minuit, la tête jetée dans le bac à légume pour en profiter un max.

Elles sont bourrées en vitamine A, E, C, gros cocktail antioxydant dont raffolent celles qui cherchent à changer la trajectoire de leurs rides prématurées.

 

J’ai poliment attendu 20 minutes, et, j’avoue, ma peau était vraiment jolie après la pose.

Mais je me suis battue pendant autant de temps pour supporter la chose.

Si je peux m’éviter l’embarras d’un tissu froid qui ne tient pas et achève toute tentative de séduction parce que je ressemble à l’adorable monstre de Frankenstein, je signe direct.

Et cassos avec mes pots old school de masques dans lesquels on trempouille encore les doigts, ils me rendent mille fois plus heureuse que cette bidouille-là.

 

Des bisous les Caribous !

Masque hydratant qui sent la mer, offert part MoncornerB

 

Caribouland
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