5 janvier 2018

Face mists

Je ne sais pas si c’est le passage des 30 ans ou la simple ringardise du manteau gris que porte la Belgique depuis quelques semaines, mais ça me donne envie de booster un peu mes envies et de colorer tout ce mic-mac – je veux un arc-en-ciel cosmique – et une biquette pour égayer le quotidien !

Ah oui c’est rude, piquant et mordant ce passage d’une dizaine, surtout quand il entraîne :

  • des frais conséquents – en sérum, soin, on passe deux fois plus de temps dans la salle de bain pour défripper sa bouille du matin
  • un grognement supplémentaire au réveil parce qu’on ne récupère plus aussi bien d’une gueule de bois
  • une tendance générale à la régression – acheter un porte-courrier en forme d’ours. Parce que I can.
  • des considérations très terre à terre : relire des articles sur la tonification des boobies
  • un passage d’une réalité à une autre : on ne plie plus le genou comme à 15 ans, on ne saute plus en l’air comme à 5, mais on peut se payer le kiné pour la génuflexion et un tour en parachute pour passer son mercredi dans un goulet de montagne.
  • une collection de tasse toujours plus impressionnante, limite maladive
  • et un fabuleux aller-retour à la poste juste pour râler sur le mauvais service

Vwala.

La trentaine est là.

 

Je vous épargne le « nom de dieu, je traque la ridule à sa naissance », je m’en gratte les cuticules, ce qui m’importe et m’a toujours été cher, c’est le confort de couenne.

Donc, depuis quelques temps, v’la-t-y pas que la demoiselle se spraye des lotions sur le visage en faisant un « hum hum » entendu chaque soir et matin.

Ca s’en asperge à foison, ça en respire par les trous de nez au lieu de couper sa respiration, puis ça sait plus bien quand rouvrir les yeux (z’avaient dit 15 ou 30 secondes d’attente sur la bouteille ?).

Je suis à deux doigts de découvrir le plaisir d’une peau toute pulpeuse en passant par la case humidité. De là à s’astiquer le minois avec une tranche de pastèque baveuse, il n’y a qu’un trot.

 

Une pour chaque moment

La brume systémique d’Absolution
Peps du soir, la plus douce & complète

J’ai eu le grand honneur de la tester (le prix a été un pur frein depuis sa sortie), et même si elle me fait plus l’effet d’une limonade diluée qu’un bon petit grog corsé, elle a ses avantages.

Ils ont été assez intelligents en créant un monstre à deux têtes qui combine tout ce qui nous est nécessaire : du gras et de l’eau, sans être collant. Et avec du naturel dans le ventre pour ne rien gâcher au tableau.

 

Dedans il y a énormément d’ingrédients – normal de la part d’Absolution : de l’eau, de l’huile de souche hybride de tournesol (bonjour le bras qui pousse sur le dos), une huile de coco fractionnée (plus légère), de la glycérine (pour l’hydratation), de l’hydrolat d’orange amère (pour l’éclat et le tonus), d’hamamélis (pour l’équilibre), du sodium PCA (un des facteurs important du NMF, le natural moisturizing factor, ce qui aide la couenne a rester belle et hydratée), de l’hydrolat de tilleul (pour apaiser), de géranium (calmant, cicatrisant), de l’huile d’amande douce (excellent assouplissant cutané), du sel de mer (va reminéraliser ton petit minois), HE de petit grain bigarade (relaxante), un conservateur et puiiiiis….viennent les tous petits de la compo.

De l’huile d’onagre pour une peau en pleine forme, de rose musquée (pour ses bienfaits antioxydants), de germe de blé (pour la nutrition), du bisabol (anti-inflammatoire), de la marjolaine (pour le soin des bobos), encore un conservateur naturel, de la poudre d’aloe vera (pour « hydrater », est surtout là pour grossir la texture je pense), et enfin une ribambelle d’agents masquants, colorants, conservateurs, et de résidus contenus naturellement dans les HE.

aqua ( water), helianthus annuus hybrid oil*, coco-caprylate/caprate, glycerin, citrus aurantium amara (bitter orange) flower water*, hamamelis virginiana (witch hazel) water*, sodium PCA, tilia cordata flower water*, pelargonium graveolens flower water*, prunus amygdalus dulcis (sweet almond) oil*, maris sal (sea salt), citrus aurantium amara (bitter orange) leaf/twig oil*, benzyl alcohol, oenothera biennis (evening primrose) oil*, rosa moschata seed oil*, triticum vulgare (wheat) germ oil, bisabolol*, origanum majorana flower oil, tocopherol, aloe barbadensis leaf juice powder*, phenethyl alcohol, dehydroacetic acid, polyglyceryl-2 dipolyhydroxystearate, viola tricolor extract*, fusanus spicatus wood oil*, ci 75810 chlorophyllin-copper complex, silica, citric acid, linalool, geraniol, limonene, citral, farnesol

 

Cette lotion est celle que j’utilise volontiers quand j’ai besoin d’une combinaison douce mais complète, que j’ai fait la grasse mat et que mon visage est plus cubique que rond et jovial. Elle est bien foutue, mais au vu de sa composition folklorique, elle aurait vraiment mérité que l’ingrédient de base soit directement actif et pas simplement de l’eau.

En gros, c’est une belle soupe odorante vue de loin qui s’avère en fait très légère et un bon compromis pour celles qui supportent rarement les produits naturels – ici vous risquez peu, vu la dilution.
Donc, mesdames & messieurs à la peau sensible, enjoy.

Psst : elle est biphasée, donc bien la secouer avant usage 😉

 

La brume Hydro-Tonique de Novexpert
Réflexe doudou express

Entre Novexpert et moi, l’alchimie est bien bonne depuis notre première rencontre. J’ai écrit plusieurs articles à leur sujet pour en revenir toujours à la même conclusion : ils ont de la bouteille en chimie, et chaque création combine à la fois un bout de nature et de labo dans la même éprouvette – pour mon plus grand bonheur.

Dans la brume hydro-tonique il y a : de l’eau, un solvant, du parfum (ça sent surtout bon jusqu’à présent), du lactobacillus (lire mon article ici, en gros, ça permet de régler en express des problèmes d’inflammation par exemple, mais c’est pas vraiment l’ingrédient le plus important), de l’hyaluronate de sodium (plus petite molécule que l’acide hyaluronique, moins sensible à l’oxydation, elle peut potentiellement hydrater un peu plus en profondeur), du ribose (pour que ça reste bien hydraté sur ta bouille), du jus d’aloe vera (histoire de laisser un film protecteur et tenseur immédiat), de l’adenosine (vu qu’il est appliqué de manière volatile, il permet surtout d’apporter une vivacité au teint), entre autres.

aqua (water), butylène glycol, parfum (fragrance), lactobacillus ferment, sodium hyaluronate, ribose, aloe barbadensis leaf juice*, adenosine, phytic acid, sodium citrate, citric acid, glycerin

 

Je ne vais pas y aller par 6 routes : c’est de la bonne, biloute, comme une petite fiole de minuscules particules qui agissent plus profondément.

Le spray diffuse divinement bien (très important), le produit est projeté en une fine brume, cela change tout de grand matin.
Les vapos qui t’aspergent de biais et trempent ton magnifique lissage de perruque, j’ai déjà donné, quel plaisir de pouvoir éviter une catastrophe les yeux fermés.

 

Aussi, le parfum est plus qu’appréciable.

J’aurais peut-être aimé qu’il soit moins présent et donc évincé du peloton de tête, mais j’étais pas dans leurs bureaux quand ils ont créé ce petit zeste rafraîchissant.

En gros, c’est celle que j’utilise le plus des 3 lotions, parce qu’elle brumise sans faux-pas et que la peau est jolie après – mais c’est surtout à l’usage que je me suis rendue compte qu’elle était rarement laissée de côté dans ma routine, étonnant quand on voit qu’il s’agit du mélange « le moins actif » (entendre par-là « avec le moins de composants »).

Comme quoi, on ne choisit pas ses envies, elles viennent à nous naturellement.

 

La brume Narynda Skincare
Le plein d’agrumes !

Tututu, v’là de la très bonne lotion. Le genre qu’on aimerait cacher dans un tiroir de salle de bain et sortir de son sac au détour d’un pic-nic quand ton amie te balance « oh, j’ai le teint gris aujourd’hui, je ne sais pas ce qui m’arrive ».

Tu la sens, la pub pour tampon détournée ?

Et la best friend qui dégaine joyeusement son bidule en mode « j’ai la solution qu’il te faut, tu ne vas pas le regretter ».
J’ai bien envie d’être ta meilleure pote today.

 

Dans le toner de Narynda il y a (attention les yeux) : de l’hydrolat de pamplemousse & de citron (tu ne peux pas rêver mieux comme premiers de liste, ils vont adoucir le terrain et le rendre lumineux), de l’eau & de la glycérine, de l’avoine (couteau suisse de la compo, ça répare, stimule et te rajeunit le faciès), des peptides…d’avoine – tant qu’à faire (filmogènes, protègent la peau), le trio zinc-magnesium-cuivre (minéraux formidables pour réparer, cicatriser, stimuler ta peau pour qu’elle se donne à fond et se remotive), du calcium (hydratant, mais aussi conservateur naturel à ses heures perdues), trois émollients, et du phenoxyethanol (deuxième conservateur).

Puis viennent par quantité infimes du sucre de canne (hydratant cutané), de l’extrait de myrtillier pour l’astringence, de sève d’érable (va boulotter toutes les peaux mortes), d’orange douce et de citron (paf, l’éclat), entre autres.

Citrus Paradise (Grapefruit) Floral Water, Citrus Aurantifolia (Lime) Floral Water, Aqua, Glycerine, Avena Sativa (Oat) Glucan, Avena Sativa (Oat) Peptides, Magnesium Aspartate & Zinc Gluconate & Copper Gluconate, Calcium Gluconate, Sorbitol, Sucrose Laurate, Sucrose Dilaurate, Sucrose Trilaurate, Phenoxyethanol, Saccharum Officinarum (Sugar Cane) , Vaccinium Myrtillus Fruit/Leaf Extract, Acer Saccharum (Sugar Maple) Extract, Citrus Aurantium Dulcis (Orange) Fruit, Citrus Limon (Lemon) Extract, Ethylhexylglycerin

 

ALORS, je t’ai déjà trouvé des merveilles auparavant, mais cette lotion-ci a une composition égale au plaisir procuré par un cookie aux fabuleux éclats de chocolat.

MIAM.

On a vraiment tout dedans : de quoi réveiller le teint, l’hydrater, lui donner envie de bosser un peu pour remettre en marche les usines à bonne bouille. Ca repulpe, ça grignote, revigore et donne un coup de pied au gris monotone du ciel.

Par contre il faut l’appliquer soit à la main soit avec un coton, le produit sort via une pompe – pas trop contraignant en soi vu que ça vise bien la paume.

En pratique, elle fait une lotion du soir plus que sympa – j’oserais pas me l’appliquer en journée, because le soleil et les rayons – mais assez active, donc à ne pas tenter si vous êtes du genre à rougir au moindre zeste d’agrume qui touche votre visage.

 

Comme cela ne coule pas de source, je vous le dis ici : les lotions me servent surtout à hydrater ma peau après le nettoyage – le coup de frais est toujours bienvenu et je trouve qu’au saut du lit, ça met tout de suite de bonne humeur.
Il m’arrive d’utiliser celle de Novexpert en finition sur le makeup, vu sa finesse et son unique but d’hydratation, ça tombe sous le sens, y a rien qui bouge, et elle permet d’atténuer l’effet poudre si tant est que j’aie un peu abusé sur la dose.

Si vous avez un petit budget, une eau florale fera parfaitement l’affaire (team hydrolat de rose !), il ne faut pas forcément dépenser 30 euros pour avoir le visage plus repulpé.

La clef c’est de ne pas en abuser – histoire de ne pas créer l’effet inverse et se retrouver avec le minois déshydraté…Oui, les abus cosmétiques, c’est moche, donc autant les éviter.

 

Des bisous les Caribous !
La brume hydro-tonique à l’acide hyaluronique Novexpert – 22,90 €- offerte par la marque
La brume systémique Absolution – 27€ –  offert par Mademoiselle bio
Le skincare toner Narynda Skincare – 14€ offert par le site Love Lula

 

Caribouland
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Une réponse à “Face mists

  1. Asphodelia

    La brume Absolution serait la plus tentante….
    Petite question : pas gênant d’avoir du phenoxyethanol en 2e conservateur dans le toner de Narynda ?

    Répondre

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