13 août 2015

Soin du tif

soin tiff 1J’ai les cheveux qui ont poussé à une allure phénoménale, à tel point qu’on ne voit plus l’ombre de mon ancien carré foufou; on se retrouve plus avec une touffe qui a besoin d’un bon coup de fraîcheur qu’un short bob sympa.

Le rendez-vous chez le coiffeur est prévu, parce qu’il est définitivement acquis que la coupe courte est ce qui me va le mieux, me prend moins de temps à mettre en forme (encore que, les bouclettes, c’est du boulot de foudingue aussi), et surtout, ça m’aère la nuque.

A chaque fois que je prends un peu de longueur, je suis du genre à choisir la facilité et passer par le steampod pour me lisser les cheveux. Trois ans d’amour inconditionnel depuis l’achat, le bidule me suit comme un chien fidèle et ne m’a jamais fait faux bond. Un bon petit coup de pouce contre la mèche rebelle et le cheveu qui rebique et rebiquette, je n’investirai pas dans un autre lisseur de croupe, foi de moi.

 

Mais qui dit lisse baguette, dit problème permanent depuis quelques siècles, à savoir LE FAMEUX volume en racine. Et dieu sait que pour quelqu’un comme moi qui a connu la perruque épaisse jusqu’à ses 20 ans, il y a de quoi déprimer quand après deux jours, le dôme perd de sa superbe.

Ca me vaut, au naturel, une superbe coupe aérienne triangulaire avec peu de gonflant vers le haut et trop de pompons vers le bas – la sueur estivale ne pardonne pas. Si tu as la boucle indomptable, tu dois comprendre de quoi je parle.

 

Le shampoing

shampoo

J’en suis à mon quatrième shampoing solide de chez Lush, parce que j’ai un gros problème pour me restreindre, budgétairement parlant : la boutique sent bon, je fais confiance aux vendeuses, puis chaque fois que je sors du magasin j’ai l’impression d’avoir vécu une petite thérapie olfactive et eu ma dose de bonne humeur.

Donc non, je suis incapable de me retenir en passant la porte.

Depuis mon article sur les wash-wash en bloc, j’ai encore testé océanix, et plus récemment, montalbano.

 

J’ai un scalp sensible mais la longueur normale, ce que je recherche ce sont des produits nettoyants qui me permettent d’aérer le sous-sol pour donner une impression de volume capillaire à la Bardot (sans les yeux de droopy fumés). Par essence, je me dirige souvent vers ces shampoings qui décrassent/décongestionnent/et sont souvent adaptés aux cheveux gras par défaut. La seule chose que je m’impose, c’est un choix d’ingrédients logiques.

Quick look vers la compo, je suis conquise : on commence avec un sulfate (bigre la mousse, mais pas de gratouille !), de l’huile d’olive (assouplissante capillaire basique), de l’HE de citron (brillance, odeur estivale, elle entretient un terrain sans miettes de parmegiano ==> pellicules OUT), encore du citron, et puis du citron (didju, ils veulent qu’on se transforme en étoile filante dans le métro), du sucre (hydratant naturel), de l’écorce…de citron (je vais finir comme une loupiote), de l’absolue de romarin (ça, c’est typiquement pour assainir à la base), de l’HE de myrte citronnée (une bonne HE purifiante), entre autres.

Laurylsulfate de sodium (Sodium Lauryl Sulfate), olives vertes (Olea europaea), Huile essentielle de citron de Sicile (Citrus limonum), Jus de citron frais (Citrus limonum),écorce de citron frais (Citrus limonum), Sucre pétillant (Saccharum officinarum), écorce de citron en poudre (Citrus limonum), Absolue de romarin (Rosmarinus officinalis), Huile essentielle de myrte citronné bio (Backhousia citriodora), Citral* (citral), Géraniol* (geraniol), Limonène* (limonene), Parfum (parfum), Extrait de gardénia (Gardenia jasminoides)

 

Sachant que je trouve Lullaby un peu trop hydratant et océanix trop lavant (ça passe de temps en temps), je place montalbano en presqu’ex-aequo avec New (ancien pousse-plus-vite). Il a une odeur terrible de citron, sans le sucre et le côté smoothie. On est vraiment dans le parfum piquant du fruit qu’on ouvre avec un petit côté balade dans les champs de citronniers.

Il nettoie super bien, n’assèche pas (il rend mes cheveux doux) et passe très bien en utilisation quotidienne. DONC OUI OUI, gros favori à glisser dans ses paumes quand on a besoin d’un coup de pouce – il remonte même le moral en flèche.

 

L’après-shampoing

syoss AS

Je n’ai pas le réflexe de l’après-shampoing facile. Parce que j’ai toujours utilisé des shampoings doux/bio/qui soignent bien, je n’ai jamais ressenti le besoin de me tartiner le toupet avec une crème qui fait tout et te promet mouvement et ondulations de fifou en une application.

MAIS. J’ai remarqué qu’ils amélioraient sensiblement la tenue de mes pointes en journée.

Même en lissant mes cheveux, à partir d’une certaine longueur, on s’emmêle parfois les lianes, pour ça que l’utilisation d’un conditioner me permet de moins me brosser les cheveux (parce qu’ils ne s’emmêlent plus), et donc de moins les perdre. CQFD de base, darling.

 

Pour cette étape, je suis moins stricte du neurone, il peut y avoir des silicones (1 ou 2), des quats (pas trop), des machins qui enveloppent et bouchent un chouilla mes écailles, je m’en bats le steak tartare. Du moment qu’au rinçage, je prends mon pied en sentant la texture soyeuse de mes longueurs sous les doigts, j’ai atteint le sommet.

En vrai, je suis trop attachée aux compos, j’achète rarement un produit qui propose de la paraffine, suivi de silicones, puis d’huiles minérales diverses sur un lit d’huiles esthérifiées. Je suis pas gaga à ce point.

 

Dernier en date, un gros bidon de Syoss, avec de la kératine hydrolisée dedans (pour de la brillance), de l’huile d’amande douce, du panthenol (embellisseur capillaire), deux quats et pas de silicone, entre autres.

Il sent « les produits de chez le coiffeur », s’étale très bien et donne instantanément un coup de douceur aux cheveux. Je me concentre surtout sur le bas de la chevelure pour ne pas alourdir le haut, question de bon sens, et pour le prix (4 pièces), je n’ai RIEN à dire.

 

Les soins de coiffage

soins styling

Histoire de garder un fil conducteur, les soins que j’applique en vue d’un coiffage de déesse répondent aux deux problématiques pré-citées : le manque de volume et de définition.

Autant ma peau réagit comme une furie quand je suis en pause pilule réglementaire de 7 jours, autant mes cheveux ont parfois mauvaise mine quand mes hormones ne marchent pas droit.

 

Le thickening spray, c’est ma petite arme magique, mon doudou dis donc, mon chouchou du tif volumineux et texturisé (sans l’effet texture, tu me suis ?). Je l’avais acheté quand j’avais craqué pour ma coupe courte, histoire de garder un maximum l’effet bouclette rebondie, même 4 jours après le shampoing.

Le mode d’emploi n’a pas changé : je répartis 3 à 4 sprays sur le haut du crâne et la mèche, je donne le mouvement au séchage et rien ne bouge jusqu’au prochain lavage.

Si je sais que je vais me lisser les cheveux, je fais pareil, mais je « scrounch » bien mes cheveux en racine, et une fois que j’ai passé les plaques du steampod, j’ai encore la touffe fringante et pleine d’entrain.

 

Le tangerine curl balm, je l’utilise surtout quand je ne passe pas par la case après-shampoing, il remplit le rôle de définition de la coiffure, il sent la mandarine (à s’en bouffer les pointes) et apporte un « je ne sais-quoi » quand je n’utilise pas le sèche-cheveux. Dans le style de la bouclette conciliante, qui bounce bien, sans cartonnage.

Au niveau des ingrédients, il est presque nickel : du jus d’aloe vera (le styling au naturel), un quat qu’on utilise souvent en cosmétique bio – a un effet filmogène/protecteur, de l’extrait de mélisse (antibactérien pour le cuir chevelu), encore du guar, de la mandarine (boost d’éclat et odeur de dingo avec l’orange qui la suit), de la protéine de blé pour adoucir/gainer, entre autres.

Aqua, *Aloe Barbadensis Leaf Juice, Glycerin, Guar Hydroxypropyltrimonium Chloride, *Melissa Officinalis Leaf Extract, *Cyamopsis Tetragonoloba (Guar Bean) Gum, *Citrus Nobilis (Tangerine) Peel Oil Expressed, *Citrus Aurantium Dulcis (Sweet Orange) Peel Oil Expressed, *Citrus Limonum (Lemon) Peel Oil Expressed, *Parfum (*essential oils incl. Benzyl Benzoate, Citral, Citronellol, Farnesol, Geraniol, Limonene, Linalool), *Alcohol, Arginine, Chitosan Lactate, Glyceryl Caprylate, Hydrolyzed Wheat Protein, Lactic Acid, Levulinic Acid, p-Anisic Acid, Tocopherol

C’est sûrement le soin le plus léger de la troupe, alors qu’il s’agit d’un leave-in à répartir sur cheveux essorés, en laissant le tout vivre sa vie à l’air libre. Si tu es à la recherche d’un booster de looping pour tes lianes, je te le conseille, surtout que même appliqué partout, il n’alourdit absolument pas et a plutôt tendance à accentuer le volume.

De quoi devenir une mandarine hystérique sur pattes sans effet casque playmobil, what else ?

 

Last but not least, j’ai investi dans un petit peigne en bois à 2,5 euros (prix soldé) chez Nature & Découvertes, vu que j’étais plutôt lazy du brossage, il a quand même fallu que je passe au dessus de mes a priori, et à ce prix-là, je n’avais pas grand chose à perdre. Je coiffe ma perruque juste avant le séchage, et c’est à peu près le seul moment, entre deux lavages, où je m’impose ce genre de rituel.
Donc en résumé, ça donne un shampoo, un après-wash-wash et un styler, je reste plutôt raisonnable. Hu hu.

A la rentrée, je ferai un article séparé sur mes soins (plus naturels) que j’applique en complément : comme les bains d’huile, le shikakai, le henné. Mais au moins, ça vous donne un aperçu de ma routine « bi-hebdomadaire » du tif de tête.

Je ne trouve pas complètement idiot d’adopter une tactique d’achat de shampoings pour cheveux gras, vu qu’ils sont ceux qui agissent le mieux à la base pour régler un problème de raplaplatitude. Mais si vous comptez shopper, tournez-vous vers la cosmétique plus naturelle, parce que les produits de lavage conventionnels misent surtout sur une tonne de sulfates pur dégager la surface du cuir. Et ce n’est pas ce qu’on recherche.

Nous on préfère le romarin, le petit grain bigarade ou encore les agrumes pour arriver à notre but. On a des goûts de luxe, madame.

 

Des bisous les Caribous !
Curl Balm, reçu par Ecocentric
Le reste, acheté par bibi

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Caribouland
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16 réponses à “Soin du tif

  1. Léo

    Aaaaah, le montalbano c’est le prochain sur ma liste, quand j’aurai fini le lullaby ! Chez moi, les shampoings durent assez longtemps, surtout parce que j’essaye d’espacer les lavages aux maximum (j’ai fait une mini cure de sébum en Thaïlande, 9 jours sans me laver les cheveux, avec la sueur sur place, je te raconte pas l’effet sexy…). Mais bon j’ai aussi deux énormes bouteilles de JMO (achetées à new-york dans leur boutique, ils font des bouteilles d’un demi litre, alleluia) qui m’attendent, donc j’y vais mollo.
    L’après shampoing, quand j’en achète, j’accepte les quats, mais uniquement dans les AS bio.
    J’ai essayé un petit format du baume lissant à la lavande chez less is more, je n’ai pas trouvé l’effet mirobolant mais mâââân diô, quelle odeur !! Une lavande fleurie, fraiche, c’était à tomber. Leur spray plage est top aussi.

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    1. Mona Auteur

      il va très sûrement te plaire le montalbano 🙂
      J’essaie aussi d’espacer les shampoings, je peux tenir 4-5 jours facile, mais vu mon boulot, je cours partout, je sue, et je déteste l’idée d’aller me coucher sans m’être lavée le crâne un peu plus souvent 😀
      OH la vache en culotte, des demi-litres de JMO oO

      Le spray plage de less is more pourrait m’intéresser quand je serai revenu au court (ça me démange, moralement parlant, j’ai envie de me refaire un carré fissa)

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      1. Léo

        Un demi litre, yeah baby, je les aime grosses (pardon, c’est de mauvais goût).
        Moi là je suis en train de passer à 6 jours avec un peu de shampoing sec, je suis super contente ! Et après des années à suer des trombes à cause de tout le sport que je faisais, je n’associe plus sueur = saleté, donc ça ne me gène pas ;).

        Il peut y avoir de sulfates dans les AS, souvent dans ceux bien riches de grande surface, pour qu’ils se rincent plus facilement. D’où la tendance du low poo en se lavant à l’AS, ça marche comment parce qu’il y a des tensio-actifs dans l’AS. Tu en retrouve aussi dans l’AS big de chez lush je crois.

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          1. Léo

            J’alterne entre :
            _un batiste quand je suis pressée, le résultat est clean mais la compo et le format en brume le dérangent, c’est pas écolo ;
            _celui de chez Lush qui dure des LUSTRES, mais il faut en mettre pas mal (il a une très bonne compo lui par contre, et il sent le pamplemousse), c’est pour quand j’ai les cheveux pas trop crades ;
            _ du rassoul pur quand il sont vraiment dégueu mais que je veux un résultat bien mat (typiquement, les périodes de révisions) (appelez-moi mimi cracra).

            Moi les AS de toute façon comme je vais un bain d’huile à presque chaque lavage et que je mets un leave-in, à 99% du temps je saute cette étape ^^.
            Voili voilà.

          2. Mona Auteur

            à chaque lavage tu fais un bain d’huile ? Bein dis donc, tu dois avoir une chevelure de déesse des licornes toi. Sont comment tes cheveux ?

  2. LaLu

    J’ai bien kiffé Montalbano moi aussi, mais en bonne testeuse compulsive, je suis ensuite passé à Jason ( vachement bien lui aussi pour touffe capricieuse )
    Côté après-shampoo, j’avoue que je suis moins régulière depuis que la coiffeuse m’a ( trop ) coupé les tifs mais j’essaye au max d’éviter les silicones voire même les sulfates.

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    1. Mona Auteur

      tope-là 😀
      Ah oui ? (===> je vais aller voir pour le Jason)

      Logiquement, dans les AS, tu as très rarement des sulfates, ou alors c’est moi qui flashe mais j’en vois pour ainsi dire jamais :p

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      1. LaLu

        J’ai l’art de m’emmêler les pinceaux en ce moment !
        Je reformule : j’évite les silicones partout et les sulfates pour les shampoos ( effectivement j’en ai jamais vu non plus dans les AS 😉 )
        Pour Jason and the Argan Oil, faut aimer l’odeur d’argan quoi ^^ même si perso je la trouve discrète !
        Bisous <3

        Répondre
        1. Mona Auteur

          les seules fois où j’ai senti l’argan, c’était « de la bonne », avec l’arrière-fond de chèvre et crottin, miam 😀

          Répondre
  3. Lisou

    Coucou,
    dis moi, tu n’as pas de souci avec le combo silicones/henné?
    Parce que je suis comme toi, même si je le privilégie, j’ai du mal avec le tout bio donc il m’ arrive d utiliser un AS avec silicone et un coiffant pas forcément très naturel. Par contre pour la colo je compte me mettre au végétale pur et j’ avais entendu dire que le silicone sur du henné…c était pas très heureux 🙁

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    1. Mona Auteur

      Coucouuu,
      Je n’utilise pas de silicone dans ma routine bichette, donc non, pas de soucis 🙂
      A une époque j’avais de temps en temps du silicone dans certains produits de soin post-lavage, mais ça n’influait pas du tout sur ma couleur, j’ai eu des roux ultra-pétant avec le henné, c’est dire si ça fonctionne 🙂

      Au pire, tu peux toujours faire un bain de lait de coco ou un masque au rhassoul pour détoxifier, mais très honnêtement je trouve ça inutile ^^

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  4. Léo

    Sont genre… Doux ^^. J’avoue, je suis passé depuis 4 ans au naturel, j’ai pas une qualité trop merdasse de cheveux de base, donc là j’ai une belle matière. J’ai les cheveux un peu en dessous de l’attache du soutif, et je dois avoir le dernier centimètre qui est un peu sec. De toute façon à partir de cette longueur j’ai du mal à les garder suffisamment doux donc en général je coupe (j’aime avoir les cheveux doux. C’est très important le doux. C’est pour ça que je reviens toujours à mon JMO cheveux normaux, même si maintenant il me fait limite un peu surgraisser. Doux. DOOUUUUUX)
    Le seul problème que j’ai c’est qu’ils sont fins (mais j’en ai beaucoup, ça compense un peu), du coup ils saturent vite, je dois mettre peu d’huile à chaque bain, un chouia trop et il me faut une goutte de shampoing sur les longueurs. Le volume c’est ma quête éternelle, mais jamais au prix de la brillance ou de la douceur. Et puis mes cheveux de bébés de l’arrière de la nuque qui fourchent, mais ça j’ai jamais rien pu y faire.
    Voilà, sorry for the pavé. J’aime trop parler de beauté, moi aussi je devrais avoir un blog.

    Répondre
    1. Mona Auteur

      je pense que le surgaissage ça vient aussi des hormones parfois. T’as de la chance de les avoir fins ET nombreux, c’est pas courant, j’imagine qu’ils sont aussi doux que des tif’s de bébé 😀
      J’aime bien tes pavés <3

      Répondre

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