9 janvier 2017

That pimple update et l’antibiotique

Je pense qu’un blog de skincare ne peut pas mieux commencer l’année.

Une Mona, qui arrive avec ses gros sabots de caribou et qui va te parler de sa pustule vagabonde dans un article, y a de quoi brancher tout le monde – un peu comme avec un bon souvenir de tartoune de foie gras engloutie au coin du feu, y a pas plus fédérateur comme topic.

Tout d’abord, j’avoue, je le concède, je mouline ma main et m’abaisse bien bas pour m’excuser d’avoir été si peu présente.

Il y a eu le boulot. Beaucoup de boulot.

Certes.

Mais aussi un vrai dégoût général quand, avec mes 29 ans qui allaient pointer le bout de leur nez, j’ai vu dans le miroir le reflet d’une peau DE-GO-MMEE.

C’est assez similaire à la prise de poids, il y a une phase où personne ne le voit, comme si rien ne se passait alors que tu te prends tranquilou des kilos dans les hanches.

Et un beau matin, ça fuse, on découvre enfin qu’il y avait un éléphant en tutu qui se baladait sous notre pif, la petite danseuse innocente. Tout le monde abuse du « t’as changé, t’es ravagée, c’est quoi ces pustules ? » – tu te demandes s’ils se sont passé le mot, parce que toi-même, tu n’avais rien vu venir.

 

Ces boutons sont le signe d’une peau qui me casse les poupounes à périodes régulières. Je ne parle pas de cycle de ragnagna, ou de « mhan dieu, ATTENDRE UN AN pour le retour de grey’s anatomy ? », nope, juste d’une sorte de récurrence aléatoire mais qui me tombe sur la gueule – littéralement – toutes les trois draches.

Je ne m’acharne jamais, je reste calme, je vise même des produits encore plus doux, je ne traite en local que quand le bouton est prêt à coopérer, je ne peux pas être plus impliquée que cela. Mais j’avais, il y a deux mois, atteint une limite cutanée presque perceptible et il fallait que j’agisse.

 

Un peu désespérée, j’avais booké un entretien en dermatologie, un vrai, avec une personne qui avait l’air compétente pour une fois. On a causé de triacnéal, de différin, de solution topique préparée en pharmacie et de ces kystes qui me bourrent dans le lard depuis que j’ai 18 balais.

Je lui ai glissé que 11 ans plus tard, la valse me faisait tourner la tête et j’avais besoin que tout s’arrête ou, qu’au moins, on essaie autre chose, en interne pourquoi pas.

Je m’étais toujours juré de ne pas toucher aux traitements antibiotiques contre l’acné – pas spécialement parce que c’était médicamenteux mais plus pour la représentation de mon échec dans une pilule à gober chaque jour.

C’est déjà assez pénible de se lever en espérant que le mont rouge ait désenflé, si en plus on a l’impression d’être malade et de devoir se soigner avec des cachetons, ça en rajoute une couche sur la marmelade. Mais j’ai capitulé, elle m’a prescrit du Tetralysal et le gel Treclinax sans sourciller, et je suis repartie du rendez-vous en traînant des pieds avec un sourire collé à la bouche (oui, j’avais une foule de sentiments contradictoires qui se bousculaient sous ma caboche).

 

Ceux qui verront la photo sans connaître mon cas se diront que j’exagère, que ce ne sont que quelques bubons insignifiants, qu’est-ce qu’elle a à baver sur les touches la dadame ?

La donzelle que je suis produit de l’acné kystique (modérée par rapport à certains cas quand même), de quoi se trimballer avec une espèce de menton à trois têtes quand certains specimens atteignent 2 cm de large sur autant de profondeur.

Ca met des plombes à se barrer à Hawaïobubon, ça ne veut rien entendre (plus têtu qu’un âne) et les gens n’osent même pas la blague du « tiens, t’as un téton sous les babines », parce qu’honnêtement c’est moche et qu’on ne se moque pas de Quasimodo quand on est bien élevé.

 

Cette année je suis la devise du qui ne tente rien n’a rien et on verra bien si ces bidules aplanissent mon visage sans trop de dommages collatéraux.

Quant à mes futurs choix cosmétiques – je préfère te prévenir – ils seront surtout axés « anti déshydratation intense et anti pelade » parce que je crains plus que tout les futurs matins parsemés de lambeaux d’épiderme, petits bouts de couenne perdus sur le coussin comme des méduses flottant en pleine mer.

Y a plus sexy comme réveil, tu sais, moi je veux juste une peau douce PARTOUT qui me fasse glapir « ha merveille », c’est le genre de rêve que je titille du bout du pied.

 

Des bisous les Caribous !

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Caribouland
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12 réponses à “That pimple update et l’antibiotique

  1. Juliette

    Hello Mona,
    Je crois bien que je n’ai jamais publié sur ton blog et je trouve ça bien dommage. D’abord parce que j’ai appris beaucoup grâce à toi, ensuite parce que tu me fais beaucoup rire. Pourtant cet article résonne particulièrement… J’ai cédé aussi à la tentation et ai commencé Roaccutane alors que ça fait 4 ans que je me jure que je ne le ferai jamais. Mais voilà, avoir une contraception qui te bousille l’estomac chaque mois jusqu’à la fin des temps ou vivre le dessèchement suprême pendant 6 à 8 mois… J’ai fait le grand saut. J’ai commencé il y a moins d’un mois et avec l’hiver qui pointe son nez, j’ai décidé de prendre du costaud. REN est mon ami avec son sérum OMEGA 3 peau optimale et la crème hydratante complément nutritionnel (ça sonne comme une pub non?). Tout ça après un nettoyant tout doux : celui au Soja de chez Fresh. Pour l’instant ça fonctionne bien. Rien à déclarer mon capitaine.
    Bon courage pour la suite de l’aventure en tout cas 🙂

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  2. Tiffany

    Bonjour Mona,
    J’ai vécu la même chose jusqu’à mes 33 ans… j’ai tout essayé. J’ai décidé d’arrêter la pilule et là miracle quasi plus de boutons. Je l’ai repris un mois et tout est revenu (menton et joue principalement). J’ai à nouveau arrêté car je n’en peux plus des boutons. Maintenant je fais un traitement de fond Acnease. Assez étonnamment ce truc marche bien. Et je suis devenue addict à la marque Qiriness, très bien pour l’hydratation. Si mon témoignage peut t’aider. Merci pour ton poste en tout cas qui me parle beaucoup.

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    1. Mona Auteur

      J’aimerais bien arrêter la pilule, mais je la prend pour d’autre raison que le côté contraceptif, donc je n’ai pas trop le choix :/
      J’ai déjà entendu parlé d’acnease, sur certaines ça fait des miracles !
      La marque qiriness c’est surtout un vrai bonheur de cocooning et d’odeurs, j’avais un ou deux favoris chez eux à une époque <3 Merci pour ton commentaire 🙂

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  3. Charlotte

    Salut Salut !
    Je viens de vivre la même chose suite à l’arrêt de ma pilule il y a maintenant bientôt 3 ans… 1 an après l’acné a commencé à sortir, des boutons à n’en plus finir + méga chute de cheveux… et 2 ans après je commence enfin à retrouver une peau saine car j’ai enfin trouvé LA routine qui convient à ma peau et que je vais te partager :
    – SOIR : démaquillage à l’huile de jojoba + nettoyage au savon saponifié à froid (Gaiia savon ayurvédique Pitta ou Savonnerie Aubergine savon Rosa) + hydrolat (mélange camomille + hélychrise + poudre d’avoine) + sérum au Zinc de Pai skincare que j’alterne 1 soir sur deux avec la crème Daily renew d’Evolve ou le serum Rosehip de Pai.
    – MATIN : mon mélange d’hydrolats + serum acide hyaluronique d’Evolve + crème régulatrice de Pai au géranium + maquillage Lily Lolo.
    Dans ma routine cosmétique ce qui a fait la différence ce sont les produits Pai avec notamment le sérum au zinc et les produits Evolve. L’arrêt du fond de teint pour la poudre minérale y a aussi fait beaucoup. Ma peau est beaucoup plus hydratée depuis que j’utilises ces produits et moins réactive, moins terne. Je fais également 1 fois par semaine des masques au miel de manuka. J’exfolie régulièrement ma peau grâce à la mousseline exfoliante de Pai. Et 1 fois par semaine j’utilise également les AHA (1 goutte dans mon sérum au zinc).

    Et interne j’ai commencé une cure de probiotiques + zinc picolinate de chez solgar + capsule d’onagre. + cure d’ampoule super diet bardane / pensée sauvage renouvelé 3 fois. Depuis je n’ai plus d’acné kystique (l’onagre en interne contre les microkystes = la révélation pour ma part ) et même les boutons hormonaux sont riquiqui par rapport à ce qu’ils étaient avant. (En parallèle je prends quasiment constamment de la vitamine c acérola et du malate ou citrate de magnésium).

    J’ai commencé cette nouvelle routine début octobre, j’ai commencé à voir les effets 1 mois après et aujourd’hui je retrouve enfin une peau saine comme il y avait bien longtemps. Quant à mes cheveux ils repoussent gentillement.. j’y ai quand même laissé plus de la moitié de ma masse capillaire suite à l’arrêt de la pilule…

    Un problème de peau ou cheveux vient souvent d’un déséquilibre interne, problèmes intestinaux, foie surchargé, reins fatigués… la peau prend le relais pour éliminer les toxines et malheureusement les médicaments qu’on a tendance à nous prescrire n’arrangent en rien ces organes (intestins, foie et reins)… et ont plutôt tendance à entraîner des carences en minéraux et vitamines…et à nous dérégler. Et ce n’est hélas pas avec la nourriture d’aujourd’hui (nourriture industrielle…) que l’on peut combler ces carences…

    Enfin voilà, je voulais te partager mon témoignage en espérant pouvoir peut être t’aider.
    Courage !

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    1. Mona Auteur

      coucou,
      certaines parties de ta routine me font penser à moi il y a deux trois ans.
      Le problème est que je mange bien, que mes bilans sanguins sont très bons, que je ne suis dans l’excès dans rien, en produit laitier je tourne au lait d’amande, j’ai eu envie de tenter ce traitement-ci pour ça.

      Te concernant, la première année après l’arrêt de pilule est toujours une année de merde (autant bien la nommer), mais c’est ensuite que tout se rééquilibre. Je pense que tu fais les bons choix dans ce que tu utilises en tout cas 🙂

      Merci pour ton témoignage (k)

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  4. galathée

    Coucou Mona, je te lis depuis des années, et grâce à toi j’ai appris énormément sur les soins de la peau. Et si ma peau est beaucoup plus jolie qu’il y a 5 ans, ben c’est clairement grâce à toi 🙂
    Alors du coup je n’ai pas vraiment de conseils à te donner car tu en connais beaucoup plus que moi… Mais néanmoins je t’envoie plein d’ondes positives ♥

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  5. Louise

    Coucou ! Moi, je reviens d’une expérience cutanée assez extraordinaire. Je suis partie pour le ski (on s’est fait niquer, il a neigé le jour où on est parti). Et boum, quand j’arrive, je suis en proie à la panique totale. J’AVAIS OUBLIÉ MON NETTOYANT VISAGE !!! Je me suis dit, ça y est, la catastrophe bubonique va arriver. Et bien non. Au contraire, je n’ai jamais eu la peau aussi douce que pendant ces vacances. Très peu de boutons. Alors, évidemment, je ne sortais qu’une fois par jour pendant max une heure et demie pour aller faire de la luge. Il n’y a pas de pollution à cet endroit et je mettais une bonne couche d’huile de jojoba + crème solaire avant de sortir,

    Bref, j’étais aux anges. Quand je suis revenue à Bruxelles, je suis sorti en bravant la pollution. J’en ai bavé. Dès le lendemain, quatre pustules et pas des petites. Alors, je ferme ma bouche et j’arrête de me moquer de ceux qui disent que la pollution provoque l’acné, parce que je viens d’en avoir la preuve flagrante.

    En plus, avec les règles qui se sont ramenées une semaine à l’avance, je te dis pas les dégâts, le front a été salement amoché et les joues se sont pris quatre cicatrices supplémentaires. Fin de l’estime de soi.

    Mais je ne désespère pas, parce que l’année passée, j’ai eu l’idée de prendre des photos de mon visage (+ gros plans) pour avoir une évolution de mon acné. Et ça c’est vraiment beaucoup beaucoup beaucoup amélioré. Serait-ce grâce à LRP avec leur crème anti-acné, Uriage avec la crème aux AHA ou le cleanance expert d’Avène ? Je ne sais pas. Je pense que le dermo-nettoyant Tolériane a aussi fait beaucoup de bien à ma peau. L’usage récent de la crème cicatrisante d’A-Derma a fait des miracles sur les pustules en voie de cicatrisation.

    J »ai commencé à utiliser la crème hydratante pour ado de Fun Ethic parce que j’ai décidé d’abandonner la crème anti-acné sur tout le visage le matin (maintenant c’est plus en local), je la réserve au soir. Je suis passée de « situation grave » à « situation gérable » (en tout cas, je serai ça dès que la crise règles a fini).

    Bref. Je suis fière de mon parcours, et j’emmerde ceux qui me disent « Ah ton visage, ça va pas beaucoup mieux hein ».

    Bisous,

    Louise

    PS : désolée pour le pavé…

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    1. Mona Auteur

      ah oui, emmerde-les, de toute façon les gens sans boutons ne peuvent pas COMPRENDRE le combat que c’est. Même la meuf qui a la peau parfaite tout le mois et trois boutons pendant ses règles a le droit de râler.
      Ca gâche le paysage.

      Ton petit récit sur la montagne rejoint ma manière de faire en hiver : j’ai souvent la flemme ou pas envie de mettre ma bouille sous eau le matin, et parfois il m’arrive de passer une ou deux semaine sans me laver le visage au réveil.
      Ici en l’occurence, j’applique mon gel antibio le soir, donc le matin, je passe un petit coton d’ouate mouillé mais c’est tout :p

      Mais il n’y a pas de raison spécifique de se nettoyer la bouille tous les jours, surtout quand il fait froid. En été, c’est un autre délire.. 😀

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  6. Severine

    Coucou,

    Je te lis depuis assez longtemps, et j’espère que tu pourras enfin voir le bout du tunnel :-(.
    Dans mon cas, j’ai depuis l’adolescence des plaques rouges sur la zone T, surtout au front, ailes du nez et menton. Ma peau est très grasse à ces endroits alors qu’elle est plutôt sèche sur les joues :-/. J’avais aussi très souvent de gros kystes comme ceux dont tu parles, le genre super douloureux et qui reste des plombes. Impossibles à masquer, on aurait dit des bosses, les gens croyaient parfois que je m’étais cognée!
    Au fil des années, j’avais un peu laissé tomber, mais l’année passée, après un gros épisode stressant, l’état de ma peau était tellement catastrophique (kystes en cascade au front, méga plaques rouges grasses) que j’ai pris sur moi et suis allée pour la première fois chez une dermatologue. Là, je suis tombée sur le cul : elle m’a parlé d’une levure qui se nourrit du sébum, et qui prolifère sur les zones grasses du visage, et aussi sur les cheveux (qui étaient très gras aussi à l’époque).
    En analysant un peu ma routine de l’époque, c’est vrai que j’utilisais le gant magic mitt, avec de l’eau uniquement, et que du shampoing bio (Urtekram).
    La dermato m’a conseillé d’utiliser une crème antimycosique (Travogen, en vente libre en pharma), et d’alterner mes shampoings bio avec le shampoing nodé DS de bioderma (1x semaine). Elle m’a aussi conseillé de me laver le visage avec un nettoyant doux (je rince toujours avec le magic mitt ;-)) et de mettre une crème hydratante spécifique pour peaux grasse (eucerin).
    Et ce traitement a marché : avec la crème antimycosique, les kystes ont « fondu » de l’intérieur en quelques jours, mes plaques rouges ont disparu aussi. Ma peau est toujours grasse, mais plus enflammée par cette mycose.
    J’utilise encore régulièrement cette routine, car lorsque j’ai un épisode de stress ou de fatigue le problème a tendance à revenir à la charge, mais j’ai de longues périodes de stabilisation et je crois avoir enfin trouvé le traitement adapté à mon problème.
    Désolée pour la tartine, mais si ça peut aider, pour ma part je ne savais pas que des mycoses pouvaient provoquer ce genre de soucis, j’aurais aimé essayé cela plus tôt :-/.
    Et c’est vrai aussi que la pollution nous déglingue la peau :-(.
    Bisous

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    1. Mona Auteur

      en te lisant j’aurais pensé à une acné rosacée, mais ta dermato a du avoir l’oeil pour te prescrire ça 🙂
      Le node DS avait bien marché sur ma dermite en tout cas !

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