9 février 2015

Evoluer dans les textures, meet le nettoyant granuleux par Dr. Hauschka

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Quand je vous dis que parfois je me limite au niveau des textures, je me sens comme une mamie qui ne jure que par la même laine depuis 15 ans, et dont l’écharpe ne varie pas d’un iota entre chaque tricot.

Parfois, c’est aussi bien d’acheter de la soie pour voir si l’étoffe apporte quelque chose de plus.

Bref, j’ai découvert un nouveau genre de nettoyant, le granuleux, et depuis, mon monde vacille.


Il y a 15 ans

Sur le marché européen, quand t’étais jeune, t’avais droit à un bon vieux gel (limite visqueux)(limite imitation de la bave du Saint-Bernard de ta voisine)(limite tu trouvais ça tendance) avec un décapage de ton film hydrolipidique en bonne et due forme – y avait plus rien à voir.

A part tes pores ouverts pour un concerto, le derme ravagé par le sec – le « ça gratte »- bordel faut que j’hydrate.

Mais tout le monde était au même régime, pourquoi chercher plus loin ?

 

Il y a 10 ans

On a eu les mousses. Légères, aériennes, côté barbapapa à l’odeur de frais, petit nuage qui se fait la malle dès qu’il touche ton minois mais tu t’en branles : ça nettoie bien, ça tire moins, tu pense avoir touché le graal.

 

Il y a 5 ans

On commence le ramdam sur les crèmes nettoyantes et les baumes démaquillants (même si ça existe depuis une plombe), c’est toujours mieux de dégoupiller quand la grenade se fait chaude, histoire d’exploser sur le marché « RIGHT ON TIME ». Je m’engouffre dans la brèche quelques années plus tard, je suis fan.

 

Il y a un mois

Mona découvre la crème purifiante Dr Hauschka

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J’avais toujours juré ne jamais m’approcher de cette marque : un peu dans le style bobo, qui touche les trentenaires en recherche de naturel mais qui savent y mettre le prix.

Un packaging un peu trop écolo à mon goût, un rituel à la limite de la secte dermo-cosmétique, très peu pour moi.

Mais comme je fais mes courses seule en général, je me suis encore une fois retrouvée dans le rayon à chercher un nettoyant comme un chien creuse la terre pour y trouver un trésor.

 

J’ai à peine hésité (pendant 20 bonnes minutes), et pris une cleansing cream d’Hauschka et un dermo-nettoyant très bien noté de chez Jonzac.

J’ai directement regretté l’achat de ce dernier le soir-même, quand le cocktail « plaque rouge et picotements » s’est installé, j’ai préféré ne pas renouveler l’expérience.
En même temps, j’aurais du pressentir qu’un gel n’était pas la texture la plus adaptée à ma sensibilité de peau. Mais je suis une testeuse née.

J’aurais mieux fait de garder ma monnaie.

 

Le lendemain de ce malheureux incident, je dégaine le tube de la crème purifiante, je me renseigne un chouilla en regardant les vidéos sur youtube avant, parce que la manipulation n’a pas l’air TOTALEMENT intuitive.

La madame semble apprécier le palper-rouler de la menotte, même si ça a l’air plus facile à voir qu’à exécuter.
Une fois postée devant mon lavabo, je me sens un peu penaude.

Disons que le coup de main vient assez vite, faut juste comprendre le schmilblick.

On prend plus ou moins deux centimètres de la pâte au creux de sa main, on l’imbibe avec un peu d’eau, et on appuie les paumes en les déroulant sur le visage humide sans jamais FROTTER.

Grosse révélation dans mon monde de Caribou, je me dis que tous les exfoliants devraient même s’utiliser de cette manière, on entraîne les peaux mortes qu’il faut sans agresser la peau sensible.

La base.

 

Je restais sceptique sur le côté nettoyage mais faut bien admettre que ça marche : rien qu’avec les pressions on permet aux huiles d’agir pour purifier, les grains s’amusent entre eux comme des billes sur une surface plane.

Une fois le visage rincé, non seulement il est doux, clair et pas rouge, mais il reste super confortable.

J’ai combattu l’effet tomate de la réactivité rien qu’avec ce régime épidermique (avec le temps de Mr Freeze qu’on se tape, ce n’est pas du luxe !). Soit je me démaquille au cleansing balm avant soit avec de l’eau micellaire ==> donc oui, double nettoyage in da place mais pas de crise en vue.

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Dedans il y a (à part de l’amour et de l’innovation) :

De l’eau, de la poudre d’amande douce (pour exfolier), de l’extrait de calendula (apaise), de l’extrait de trèfle jaune (très bon contre les plaies, les peaux qui crient « j’ai mal »), de l’huile d’arachide (émolliente, assouplit la couenne), de camomille (doudou des peaux sensibles), de l’extrait de millepertuis (anti-inflammatoire), de l’huile de tournesol (adoucit), de l’hamamélis (astringent, régulateur des peaux mixtes), acérola (détoxifiant, reminéralisant), entre autres.

Water (Aqua), Prunus Amygdalus Dulcis (Sweet Almond) Seed Meal, Calendula Officinalis Flower Extract, Anthyllis Vulneraria Extract, Alcohol, Arachis Hypogaea (Peanut) Oil, Chamomilla Recutita (Matricaria) Flower Extract, Hypericum Perforatum Flower/Leaf/Stem Extract, Helianthus Annuus (Sunflower) Seed Oil, Hamamelis Virginiana (Witch Hazel) Bark/Leaf Extract, Triticum Vulgare (Wheat) Germ Oil, Prunus Amygdalus Dulcis (Sweet Almond) Oil, Fragrance (Parfum), Citronellol*, Geraniol*, Malpighia Punicifolia (Acerola) Fruit Extract, Xanthan Gum, Lecithin, Algin.

 

La composition est impeccable et se balade entre un nettoyant huileux et un exfoliant doux, les grains ne sont pas du tout abrasifs et permettent de mieux exécuter le mouvement au moment du nettoyage.

Au niveau de l’odeur, ça m’évoque une promenade plantue et fruitée (sans le côté sucré écoeurant), le genre de parfum qui ne plaira pas forcément à tout le monde mais qui n’est pas trop présent et s’en va assez vite après le wash-wash.

 

Je pense que, de tous les soins qui se proclament « purifiants », celui-ci est de loin roi en son royaume. Même si on perd la détente d’un massage à se faire claquer les tissus, on prend son temps pour bien faire le rituel made in Hauschka, et rien que les pressions-relâchements des mains apportent d’autres sensations relaxantes comme je les aime.

Un peu comme le jour où j’ai découvert qu’un sérum huileux était plus bénéfique quand on l’appliquait par tapotements, on apprend à gérer le palpage.

Que du bonheur sur mon petit visage.

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La seule chose qui me chagrine VRAIMENT, c’est la vitesse à laquelle le type se vide. J’utilise ce produit depuis trois-quatre semaines et j’ai déjà descendu la moitié du tube environ.

Mais je l’emploie quasiment deux fois par jour (matin et soir), ce qui m’arrive rarement en temps normal, étant plutôt une adepte du sans eau au réveil.

Dans l’absolu, je voterais POUR la sortie d’un format plus important.

Mais à part ce « mauvais point », ce nettoyant me rend complètement zinzin.

 

Une lectrice m’avait suggéré le même genre d’usage avec le nettoyant Angels on bare skin de Lush (texture similaire), et de se la jouer paume baladeuse la tête par-dessus le lavabo; si vous l’avez dans vos stocks, pourquoi ne pas essayer ?

 

Pour en revenir à la crème d’Hauschka, ne vous arrêtez pas à la mention « purifiante », cela reste un soin qui peut s’utiliser sur tous les types de peaux, même sèches. On a les huiles, l’exfoliation quotidienne, et la garantie d’une couenne au paradis rien qu’avec un peu de pâte brune.

Le plus dur c’est de ne pas frotter.

Le plus intelligent aussi, à vrai dire.

 

Des bisous les Caribous !
Achetée 20 euros les 50ml chez Desmecht, Bruxelles

Caribouland
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10 réponses à “Evoluer dans les textures, meet le nettoyant granuleux par Dr. Hauschka

  1. Aix Parisienne

    C’est marrant mais j’aime bien Hauschka mais c’est un poil cher à mon gout 😉 Jamais testé celui ci mais maintena t que tu viens de me donner envie d’aller faire un tour chez la roche posay va falloir que je me décide là…

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    1. Mona Auteur

      oui décide toi ! Mais ce ne sont pas vraiment les même produits bichette, la crème purifiante, c’est un nettoyant, le dermo-nettoyant la roche-posay c’est plutôt un démaquillant. A toi de voir, TU ES la reine de ton portefeuille 😀

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  2. Nelly

    Ca me rappelle les « ventousages » que j’avais appris à faire avec le lait en formation esthetique, pour nettoyer en douceur. J’ai jamais eu la patience pour moi, d’où le fait que j’ai toujours laissé de côté Haushcka, démoralisée par la gestuelle.

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    1. Mona Auteur

      si ce sont des cicatrices, le peeling au citron peut aider, sinon des sérum à la vitamine C comme le polyphénol C15 de caudalie, mais il faut être très régulier 🙂

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  3. Léo

    J’ai testé avec un échantillon d’angel on bare skin, ça a l’air de marcher pareil (peut-être qu’il est un tout petit peu moins huileux) et cette très agréable *.*. Le soir j’aime n’avoir qu’un produit pour le démaquillage/nettoyage, mais le matin, Dr hauschka me fait du pied sous la table…

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