1 décembre 2014

My piercingology & les soins

piercingology-copie-1.jpgJ’ai toujours eu dans l’esprit de me faire un piercing un jour.

Pour mes 15 ans, je m’étais rendue dans une boutique avec ma mère et une copine de classe, elle avait eu droit à son bijou au nombril (la friend), moi pas, faute au « trop peu de gras au niveau du bidou, sorry mademoiselle ».

Je t’en ficherais des lipides manquants.

 

J’ai mordu sur ma chique mais c’était toujours resté en arrière de mon cerveau, la petite clochette qui tintait à chaque fois que j’ouvrais la porte de mes envies, le ding dong des grands projets au petit matin.

Une cure de chocolat plus tard, la fin de l’adolescence aidant, j’ai pris un tour de taille un peu plus moyen que maigrichon, et l’an passé, je me suis fait PLAISIR.

Mon belly button a eu droit à son diamant ( troisième piercing en un mois de temps), j’étais plus ou moins en recherche de ce moment où on se glisse sous une aiguille, on inspire, on expire, et c’est fini.

 

En général, mes choix ne sont pas anodins, tous ceux que j’ai sont à des endroits qui me marquent ou ont besoin d’un « petit plus beauté ».
Les gens pensent toujours qu’un bijou passé dans la chair n’est qu’esthétique, dans mon esprit ça va plus loin ; ça rime avec mon parcours perso, un peu comme pour les tatoués, je me construis par étapes.

 

Les petites réflexions

Quand on est tenté par l’auto-médication, la culture de betteraves, l’amputation maison ou une cure de scalp à l’acide, on demande conseil à un spécialiste (oui, même pour la dernière option). Dans le cas du piercing, on va emmerder le perceur.

 

  • on lit de tout sur les forums : même en demandant conseil à des amis, sur twitter, sur facebook, on se retrouve avec un bouquet d’expériences, de problèmes après un piercing mal fait, etc. On ne sait jamais ce que font les gens dans leur salle de bains ni leur profil génétique (influe sur la cicatrisation), donc le meilleur moyen de savoir, c’est d’aller à la source OU de faire preuve d’un très grand recul en consultant les retours sur le net
  • concernant les salons recommandables, là, par contre, rien ne vaut le bon vieux bouche à oreille, c’est comme de se passer une bonne recette sous le manteau, c’est précieux
  • on épargne si ça coûte cher, pas d’économies qui compte quand il s’agit de mettre sa peau entre les mains d’autrui. Je m’imagine mal payer moins de 30 euros pour un piercing basique + bijou, j’ai toujours mis un peu de côté spécialement à cet effet
  • on y va en bonne forme, et pas accompagné par une personne qui répète sans arrêt « t’es sûre de ton coup ? ». Quand on y a assez réfléchi et qu’on se voit avec, on saute le pas, point barre

 

L’acte en lui-même

Je ne suis pas un très bon exemple, parce que pour mes cinq piercings (hors lobes d’oreilles qu’on m’a percé à 6 mois)(coucou je suis une poupée), je me suis levée le matin avec un mal de crâne, deux fois un début de migraine, et pourtant je n’ai pas reculé.

L’idéal est quand même d’être dans une forme olympique, smoothie et barre de chocolat, et de ne pas arriver sur la tête dans la boutique.

 

Je suis très sujette aux pics d’adrénaline, personnellement : avant je stresse, pendant je me dis oh ça va, et par après, j’ai une formidable fatigue qui s’installe, couplée à l’euphorie du moment que je viens de passer, et à l’excitation de vouloir à nouveau me planter une tige de fer dans le corps.
Addiction totale.

 

Vous devez prêter attention à trois choses essentielles  avant de sauter le pas : que le salon de piercing soit clean et les instruments stériles (ou stérilisés), que le perceur soit sympa avec vous (celui qui te presse, ne répond pas bien aux questions est OUT), et qu’il prenne le temps de bien marquer l’entrée et la sortie pour les piercings plus compliqués qu’un lobe (faut que ça tienne et que ce soit DROIT)(sauf si tu es dans un trip asymétrique).

 

Quant à la douleur, je trouve que c’est parfois plus par après qu’on souffre d’un mal sourd plutôt que pendant le perçage. Vu la vitesse à laquelle mon perceur…perce, j’ai à peine le temps de dire aïe que c’est déjà fini. Il faut juste trouver ses marques, ne plus passer vigoureusement son doigt dans l’oreille quand on vient de se faire le tragus, mais une fois qu’on s’habitue à éviter certaines zones (ou même la fleur de douche pendant le wash-wash à grande eau), on le vit bien.

Si tu as peur des aiguilles, c’est une autre histoire, mais je trouve qu’une fois qu’on « en est », se coincer le doigt paraît plus terrible que de se faire des trous. Une inspiration et expiration plus tard, tu es déjà quelqu’un d’autre.

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Au début, quand je me suis renseignée sur l’univers des soins des piercings, je lisais des récits de personnes complètement alarmées « parce que j’ai une boule qui pousse à côté de celle du bijou », ou encore « la peau bleuit, on voit la barre à travers, je dois l’enlever ? ».

Le chéloïde est fréquent dans les zones de cartilage (mais peut arriver autre part), donc dès qu’il se pointe, un peu de tea tree dessus et tout se calme.

Pour le rejet, on demande l’avis de M’sieur Troutrou, au pire tu pourras le refaire plus tard, même si tu l’enlèveras la mort dans l’âme.

Et pour l’infection, on ne retire SURTOUT PAS le bijou : il sert de drain au niveau du canal, donc tant qu’il est en place, on s’évite de gros problèmes. Dès que c’est bizarre-que l’aspect change, on peut toujours aller faire un saut en boutique, mais si ON SOUFFRE, autant aller voir le médecin (antibio powa).

 

Mes soins classiques en période de cica (surtout les quelques premières semaines)

 

En sortant de chez le perceur, la première fois, j’avais reçu un papier avec la marche à suivre pour les soins, un mode d’emploi assez basique par rapport à ce que j’avais lu sur internet et qui s’est avéré efficace :

  • les quelques premiers jours (environ deux semaines), je passe un coton-tige imbibé de sterimar le matin, le midi, et le soir après la douche, puis je ne le fais plus qu’une fois le soir (le sérum phy fait aussi l’affaire). Je ne force pas pour enlever les éventuelles croûtes, elle tomberont d’elles-mêmes
  • dès que le piercing a un problème : il lymphe beaucoup trop à cause d’un accrochage ou autre, je passe du diaseptyl de ducray (pareil, avec un coton-tige). Mais je le fais ULTRA rarement : même pendant la période de cicatrisation, j’ai du ouvrir la bouteille plus de 6 mois après le premier piercing. Tout ce qui est du même ordre comme la biseptine est à utiliser le moins souvent possible, les piercings gèrent mal la « sur-hygiène », sache que la nature fait assez bien les choses
  • en règle général : on se lave avec un savon au pH neutre, on rince bien, on applique le stérimar puis dodo
  • J’ai du faire des bains d’eau bouillante (refroidis, hein) et sel marin (histoire de profiter des vertus de l’iode) quand j’avais des petits problèmes pour cicatriser, ou que le piercing n’en faisait qu’à sa tête, mais à un rythme d’un bain de dix minutes par jour pendant 3 jours au moins, on se débarrasse vite de ces maux
  • si ça gonfle beaucoup (et que c’est externe, sorry, les piercings buccaux sont un autre topic), une compresse d’hélychrise italienne fonctionne aussi très bien

 

Je fais donc partie de l’école du « moins j’y touche, mieux ils se portent », je ne les chipote pas ni ne change de bijou trop tôt (j’en ai changé qu’un au final, parce que la barre était trop longue pour mon nombril), et jusqu’à présent je touche du bois vu que tout s’est plus ou moins bien passé.

 

Je n’ai jamais vraiment hésité avant de sauter le pas, ce qui me prenait le plus de temps à choisir était l’emplacement (j’essaie de cibler des endroits qui minimisent les contraintes), mais une fois que j’ai une idée en tête, il faut que je passe à la casserole sinon la frustration monte trop vite. Le mieux, si vous avez une appréhension négative, c’est d’aller en boutique, rien que pour s’imprégner de l’ambiance, parler un peu avec la personne qui tient le lieu, et surtout se mettre en confiance.

Au final, c’est un changement qui vous concerne, il est normal et humain d’avoir un peu les pelotes qui s’emmêlent, mais le jeu en vaut la chandelle.

No regrets !

 

Des bisous les Caribous ! 

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7 réponses à “My piercingology & les soins

  1. Amély

    coucou !
    j’adore cet article (les autres aussi hein !)
    j’ai une petite expérience en piercing et la chose que je me suis toujours interdite c’est aller voir sur les forums !
    oui je préférais aller directement chez les 2-3 pierceur que j’avais sélectionné, et ensuite je me décidais au « feeling » après m’être assuré de la propreté et stérilisation bien sur^^

    malheureusement pour moi celui au nombril n’a jamais cicatrisé, je suis passé par la case antibio mais j’ai qd même du l’enlever (j’ai tenu 1 an), j’avais un métier qui m’obligeais à être souvent pliée, pantalon serré, poussières, (avec les chevaux^^)etc… et ça l’a pas fait.

    par contre un dont je ne me passerait pas c’est celui à la langue, d’ailleurs je n’oublierai jamais le jour ou je suis allé me faire percer, un monsieur avec une carrure impressionnante avec des dents complètement en acier qui me souriait à 1 centimètre de mon visage, mais d’une douceur inégalable !
    ce piercing je le voulais, il représente un moment de ma vie et pas un simple caprice ou effet de mode^^
    dommage que les gens cataloguent ou jugent par rapport à ce genre de choses^^
    « 3615 my life off »

    au plaisir de te lire

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  2. ta3mam

    J’en ai certains qui sont passés nickel et d’autres par exemple le surface au tragus que j’ai fait deux fois, je pense que l’endroit est vraiment difficile à garder nickel, entre la tête bien compressée sur l’oreiller, la tignasse qui se coince dedans et les coups qui arrivent de temps en temps >_

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  3. Morgane

    Coucou !

    Contente après t’avoir vu en parlé sur twitter de voir le résultat ! Il te va bien et à l’air de très bien se porter.
    Et j’aime ta vision du comment je soigne, je pense (par expérience) que le moins tu y touche en phase de cicatrisation, moins tu auras de problème et point hyper important, attendre longtemps avant de changer les barres.

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  4. Canalis

    C’était chouette comme article !
    Je suis aussi accro aux piercings, même si je les fais encore lentement, à mon aise, le temps d’y penser vraiment,d’avoir l’argent sur moi, etc.
    J’ai de la chance pour la cicatrisation, ma peau gère vraiment bien.
    Au niveau de la douleur, je dirais qu’il ne faut jamais y aller à la « je suppose que ». Quand je dis que j’ai un piercing au téton, les gens grimacent, me disent que ça doit faire super mal et j’en passe. Ben en fait…mon industriel (qui est tout de même à l’oreille) m’a fait bien plus mal que ça.

    Je compte aussi me faire un piercing au nombril ; j’y mettrais bien un petit pentacle ! Mais j’ai le deuxième téton à faire avant ^^ Comme quoi, on a toujours une envie !

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  5. Sarah (Renne Beau)

    Ton article est super complet, c’est cool. 🙂
    Pour ma part je me suis fait percer le septum il y a deux mois. J’ai eu une barre courbe pour la cicatrisation, les fers à cheval causant parfois des chéloïdes (je savais pas du tout pour le tea tree, je note). Et maintenant j’arbore fièrement un cavalier au pif. ^^

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  6. Pauline

    Quelques jours sans internet et me voilà toute déboussolée !
    Le piercing est passé par moi mais on s’est vite fâché ! J’avais 20 ans et la rage de vivre, mon bidon méritait bien son petit bijou… Ça n’a pas duré longtemps, oïe, ouille, infection, saignement, j’ai voulu persisté, ben oui je suis têtue, a pas mal mais au bout d’un moment c’était le piercing ou ma couenne. J’ai voulu sauver ma couenne ! Résultat une petite cicatrice pas très jolie mais bon…

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  7. Épilation laser

    Eh oui, il ne faut pas du tout négliger les actions de bonne hygiène après s’être offert un piercing. En effet, une bonne hygiène est le meilleur moyen d’avoir un bon résultat de cicatrisation. La cicatrisation d’un piercing au nombril est la plus longue étant donné que l’endroit est souvent couvert et recueille la transpiration. En général, elle dure 4 à 6 mois et a besoin de deux fois par jour de soins pendant une quinzaine de jours au début, ensuite une fois par jour après.

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