11 décembre 2012

La liseuse électronique m’a fait oublier le papier

J’ai des principes.

Comme : pas de réveil sans café et trois madeleines, pas de bien-être sans soleil, pas d’envie sans fraises.

Et le livre papier a toujours fait partie de ma structure intellectuelle : pas d’amour de la lecture sans une main qui glisse sur la couverture, et pourtant j’ai acheté une liseuse.
En toute connaissance de cause, mais j’en ai acheté une quand même.

 

J’avais parlé ICI de ma réticence à basculer dans l’ère numérique pour ce genre d’objet, que rien ne pourrait détrôner le plaisir de lire avec une lampe de poche sous la couette, mais mon cerveau a un peu mûri depuis, et j’ai grandement changé d’avis.

kobo.jpg

Quand j’ai pris l’objet en main en magasin, je l’ai trouvé très léger.

Plus léger qu’une édition de poche, un peu plus de 150 grammes au compteur, la Kobo Glo me faisait de l’oeil et je suis repartie avec en me délestant de 130 euros.

J’avais un peu étudié la chose, je savais dans quoi je me lançais mais pas en quoi tout ça allait changer ma façon d’appréhender un bouquin.

J’attendais de voir.

 

Quand on était jeunes (ou plus petits, plutôt), il y avait des prix organisés à l’école primaire pour « à qui lira son livre plus rapidement que ses camarades de classe ».
J’excellais, j’arrivais dans le peloton de tête, j’avais des récits qui vagabondaient dans mon esprit et le goût de la victoire sur les lèvres.

Je lisais vite.

J’avais déjà cet amour pour la feuille, pour les caractères imprimés, pour les bouts de pages qu’on abîme, qu’on tord, la souplesse du tirage, une institution dans les mains.

Mais la liseuse permet d’aller beaucoup plus loin.

 

La différence entre un livre papier et sa version numérique

Au niveau du prix, elle est minime : à part pour les versions gratuites car libres de droit (les classiques, comme Hugo, Zola, etc), il y a une différence ridicule entre les deux versions, qui est souvent à hauteur de 4 ou 5 euros.

Un peu compliqué de comprendre la comprenure, la plupart des grandes maisons d’éditions refusent d’expliquer pourquoi parfois certains livres numériques sont même plus chers que la version papier.

 

Sachant qu’une édition numérique fait l’impasse sur l’étape « production-impression » de la chaîne, c’est l’éditeur qui tire le plus gros profit de ce changement de support (même s’il y a prix réduit pour le livre numérique, sa marge reste plus importante qu’avec une édition papier vendue plus chère).

Tout ça n’a pas l’air de faire bouger le monde de l’édition pour aboutir à une possible démocratisation du livre numérique, ce malgré les réactions en chaîne des lecteurs conquis par les liseuses.

C’est pourquoi, le plus souvent, le public se tournera vers les réseaux parallèles qui proposent des livres récents gratuitement…mais de manière illégale.

 

L’acheteur doit aussi, dès le départ, être conscient qu’il achète une liseuse qui ne lui donnera pas la sécurité de disposer pour toujours d’un livre numérique, quand un support papier dure plus de 30 ans.

 

Mon expérience après deux semaines de liseuse

J’ai donc acheté la Kobo Glo, qui est une Kobo qui possède une frontlight, un éclairage LED par l’avant qui ne fatigue pas du tout mon oeil(et non un RETRO-ECLAIRAGE, qui lui est similaire à celui des ordinateurs, mobiles, et autres tablettes) .

 

Je vous ferai une revue plus technico-fournie prochainement sur le produit en tant que tel, mais du point de vue de ma maigre expérience, voici ce que j’en tire :

  • une liseuse est beaucoup plus transportable(on sait bien que les sacs des filles sont souvent remplis de briques)
  • en deux semaines j’ai plus lu que ces trois derniers mois
  • la qualité de l’écran rappelle vraiment le papier (technologie e-ink)
  • l’autonomie est excellente (je suis à 54% alors que je lis avec la led de l’appareil allumée la plupart du temps)
  • la capacité est énorme : plus de 1000 livres peuvent-être mis dessus (un must pour emmener plusieurs livres avec soi en voyage)
  • elle ne remplacera pas le papier : que cela soit pour les Beaux Livres pleins d’images ou pour les mangas dont je préfère avoir les collections complètes physiques, je pense qu’il s’agit d’un support complémentaire au « vrai » livre

 

Pour tout vous dire, j’ai eu comme un électrochoc quand j’ai commencé à lire sur ma liseuse.

Je me suis dit que si plein de gens faisaient pareil, on pourrait sauver la planète (ah mon rêve en tant que Miss Monde).
Plus sérieusement, elle me suit partout, tout comme mon filofax, ça me fait deux bébés qui dorment au pied de mon lit sans brailler ni chouiner.

La classe.

 

Je suis plus que furieusement conquise par le concept, l’avancée culturelle que (je pense) ça apporte, et surtout sa parfaite adéquation avec les trajets en transport en commun.

On pourra dire ce qu’on veut, remuer le débat ancien/nouveau comme une vieille marmite dont la soupe a brûlé tropvite dans le fond, mais parfois la technologie nous dirige vers un mieux.

Et c’est une vieille goumiche attachée aux traditions qui vous le dit.

 

Bonne journée les Caribous !
A suivre : La revue sur la Kobo Glo

Caribouland
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12 réponses à “La liseuse électronique m’a fait oublier le papier

  1. Ellana

    Je suis une accro des livres papiers, mais je me pose la question depuis un petit moment d’un possible achat de liseuse et ton article me fait encore plus douter. C’est peut-être ridicule, mais j’ai peur de voir ma bibliothèque se dépeupler si je passe au livre numérique, et rien que l’idée fait trop mal ^^’

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  2. myël

    C’est dans ma liste de Noël… et j’hésite encore entre les marques et les modèles… prévu d’aller tester la prise en main de celui-ci demain ou jeudi dans une Fnac. Si tu as des arguments pour avoir choisi celle-ci plutôt qu’une autre je suis preneuse 😉 Bisou’

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  3. Lulu

    J’ai vu une liseuse similaire à New-York: première fois que j’étais tentée! Écran agréable, lumière douce, grande possibilité de titres, petit et fin… bon sang que c’est tentant. Je crois que les livres resteront toujours ce qu’ils sont, et que rien ne remplace le papier. C’est une autre fonction, la liseuse, c’est pratique quand on bouge pas mal. Bon sang que ça me tente!! Vais voir sur Amazon (tu l’as achetée où?)

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  4. Odile

    Bah, c’est intéressant tout ça !
    L’autre soir, l’homme est parti dormir avant moi. Et moi avant d’aller dormir, j’aime lire, un livre. Mais il dormait, alors j’allais pas allumer (je suis bonté)
    Dc j’ai commencé à charger des ebook sur la tablette.
    Mais ça tue un peu les yeux, enfin c’est pas une liseuse quoi.

    Après, j’ai test que un soir, en anglais et je captais pas trop le bidule.

    Mais je me suis dit que j’allais me mettre au ebook

    Voila
    tout ça pr ça

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  5. Nathalie scrap

    Super intéressant puisque on voudrait en offrir une à ma belle maman , du coup j’ai montré ton article à l’homme mais il a fallu lui répéter les trucs trois fois, car il est un peu déconcentré par la pub à gauche de,l’article ( pfffff) …. Mdr, chut j’ai rien dit, bref, merci pour cette revue qui tombe à pic, qui condense ce sur quoi il faut qu’on soit vigilant , cool quoi !

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  6. Chloé

    J’ai une liseuse depuis bientôt 2 ans, et je ne peux m’en passer! C’est super de pouvoir transporter plusieurs romans sur soi!:D Mais j’aime toujours autant mes livres! Allier les 2 est l’idéal^^

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  7. Little Lily

    J’hésite terriblement ces derniers temps. Mais, comment ne pas avoir peur de perdre un jour tous ces livres achetés ? Ok, il est fort possible que les-dits livres ne soient lus qu’une seule fois dans ta vie, mais ça représente tellement, d’un point de vue sentimental et patrimonial, que ça me ferait un mal fou de les perdre un jour… 🙁

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  8. celloval

    Holalalala….
    J’hésitais depuis quelques temps déjà. J’avais lu ton billet dans lequel tu évoquais ton amour des livres, de leurs pages, leur texture… Ça avait résonné en moi.
    Et puis pouf! je lis ce nouvel article, l’air de rien, et paf, je me retrouve à errer dans les rayons de la fnac.

    Mouton mouton mouton, me voilà heureuse détentrice d’une liseuse!
    Trop contente de mon achat! Et mon dos, les anses de mon sac et mon homme marmotte me remercieront.
    J’ai hâte de lire ton prochain billet à ce sujet!
    Bonne soirée!

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  9. Lili

    J’étais comme toi au départ. Et depuis deux mois, je suis accro à mon kobo ! Je le transporte partout et c’est tellement plus pratique de lire dans le métro avec une liseuse qu’un livre… Même si, le soir, je préfère un bon livre en papier !

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