23 septembre 2014

Petite revue non scientifique sur les ingrédients actifs/inactifs, comédogènes, etc.

lady-gaga-2.jpgOn entend de tout, depuis quelques années, sur les ingrédients à éviter, ceux qui, potentiellement, causeraient la perte de votre beauté épidermique, catastrophes de salle de bain, petits fouteurs de merde intégrés dans des formulations pourtant bien foutues.

C’est à qui trouvera le meilleur coupable, celui qui pointé du doigt, n’aura plus qu’à subir la mauvaise réputation qui va avec la sanction populaire : tu es un petit minable qui ne sert à rien dans mes produits de soins, dégage.

 

Pourtant, rien qu’en me basant sur des tests personnels, le fameux empirisme (comme à l’époque le compère qui tombait dans les fougères en ayant goûté une plante mortelle, le voisin ne voulant pas perpétuer la même erreur. Toute faute implique une leçon, un nivellement vers le haut à terme), je me suis mise à avoir une opinion sur ce que j’utilise.

Définitivement, j’aurais pu m’y perde, dans cet imbroglio, cette jungle, on trouve des affirmations qui se balancent à tout va sans réellement savoir si le « sans machin truc » a vraiment du sens, ou si « le naturel vaut mieux que le chimique ».

 

Dans la pratique, il y a quelques années, j’aurais sûrement fait le raccourci. De dire que ce qui est tiré du cul d’une plante vaut forcément mieux qu’une substance se baladant dans une éprouvette.

C’est là qu’on retrouve une idée fortement ancrée dans la croyance populaire : les hommes scientifiques sont les représentants du mal, au service de l’humain (contre le naturel), quand ceux qui brandissent une tige de laurier se font une gloire de roi comme à la fin d’un combat rondement mené.
GAME OVER.

 

Je ne vais pas re-parler de mon avis sur le bio, et de pourquoi cette ambivalence dans le marché des cosmétiques contemporains me convient tout à fait (je suis la reine du mix, pas besoin de carte, je fais ma popote et me crée des listes pour identifier ce qui fait réagir ma peau, quelle que soit son origine); je voulais juste entamer une petite revue non scientifique sur la problématique des composants « occlusifs » exclus pour cause de gros tapage.

Et aussi apprendre à regarder plus loin qu’un seul ingrédient se baladant nonchalamment comme un petit padawan pompant sur son cigare.

 

Des ingrédients comédogènes/occlusifs 

NB : pour rappel, la mention « non comédogène » ne rime à rien, elle sert juste à rassurer le client sur un produit, mais elle ne garantit pas une non-pullulance programmée. Faut tester. (Gloire aux échantillons grattés en pharmacie en faisant les yeux du chat de Shrek)

 

Les ingrédients peuvent avoir un potentiel comédogène, quelle que soit leur origine. Cela peut dépendre de leur richesse (huile d’avocat sur une peau grasse : c’est tendu), de leur caractère filmogène, des saisons (ce qui fait un effet « manteau » passe souvent mieux en hiver, tous types de peaux confondus), de leur association avec d’autres soins dans la routine, etc.

Là où ça devient intéressant, c’est quand on observe que la majorité des gens pensent que ce qui est chimique génère plus de bubons que ce qui ne l’est pas.

 

Faux :

  • il existe des ingrédients naturels qui ont un potentiel comédogène élevé : les cires naturelles et animales, certaines huiles végétales, beurres végétaux, certaines huiles essentielles pouvant augmenter la réactivité de la peau/leur sensibilité
  • l’activité d’un produit naturel peut être « néfaste » sur certaines personnes : réaction boutonneuse en ayant voulu passer à du tout bio/naturel ==> routine bien plus active

 

Dans l’industrie cosmétique conventionnelle on pointe souvent les silicones, l’huile de paraffine, car largement utilisés :

  • ces substances sont inactives, ce qui veut dire qu’elles n’apportent rien à la peau en terme de bienfaits nets (contrairement à ce qui contient des nutriments, acides gras essentiels à la bonne hydratation de la peau)
  • elles ont un rôle protecteur (moins élevé pour les silicones, très élevé pour la paraffine) : elle peuvent donc également contribuer à éviter à la peau de se dessécher, notamment lors de traitements médicamenteux contre l’acné
  • dans une crème traitante, un silicone peut représenter une bonne balance entre « ce qui traite et inclut une déshydratation » et « la recherche de confort »

 

L’importance d’une formulation/ne pas regarder à l’ingrédient unique

Si vous êtes plutôt comme moi, à varier naturel/bio/cosmétique conventionnelle ciblée (rarement parfumerie),  vous êtes sûrement passé par une étape de grand sectarisme.

Sectarisme de Type 0 (moi maintenant) : tant que ça marche ou « je me fais des listes de ce qui coince, sinon je m’en fous » ou « tant qu’il y a des actifs intéressants ».

Sectarisme de Type 1 (le mien, il y a un an et demi) : je bannis tout ce qui est tamponné sur les bidons de wash-wash du supermarché. J’avais intégré par coeur la ribambelle « sans parabens, conservateur, colorants, sulfates, canard flottant », et les marques qui criaient « je suis SANS ». Fort bien.

Sectarisme de Type 2 : NON MAIS T’ES DINGUE, tu crois que je suis une fille à me mettre du phenoxyethanol et des filtres chimiques sur le visage ? HU ! Je suis pas une loutre cosmique !

Sectarisme de Type 3 (le plus strict) : Je mets plus rien sur mon visage ni ne le lave, je suis quand même née sans produits de beauté et de maquillage, je vois pas l’intérêt. Et puis ma grand-mère elle se met seulement de la Nivea bleue de temps en temps et elle ressemble à Kim Kardashiante alors qu’elle a 100 ans. Tu peux pas test, goumiche.

 

Je me suis calmée. Parce que, de moi-même, j’ai compris que les ingrédients inactifs les plus connus N’AVAIENT RIEN DE NOCIF (pour l’humain), et que j’ai toujours du mal quand j’entends « oui mais tu sais, les silicones étouffent, ta peau sue dans le mauvais sens ».

Déjà, non, ça dépend du silicone, certains s’accumulent (comme le dimethicone) alors que le cyclopentasiloxane souvent utilisé chez Avène par exemple est « volatil » (ou en tout cas poids plume). Voir cet article du cosmétologue

Etant donné que j’arrive à faire une balance entre mes produits, je m’y retrouve une fois maquillée vu que je ne superpose pas une multitude de couches, et ce n’est pas un dimethicone par-ci par-là qui va enrayer la machine.

 

Quantité/position de l’ingrédient

Là où ça devient problématique, et c’est valable pour les deux camps cosmétiques, c’est quand on exagère sur la quantité d’ingrédients filmogènes utilisés matin et soir, qu’on se tartine de bio oil en sérum et qu’on enchaîne sur du beurre de karité pour hydrater par exemple (HAHA, je souffre en écrivant cette phrase).

Il faut essayer de faire attention à la place des ingrédients : si l’huile d’argan vous fait un peu réagir quand elle est en tête de liste, mais qu’elle se trouve sur un nouveau soin après la troisième ou quatrième place, les peaux chiantes et de sectarisme de type 2 seront contentes.

 

Je conseille d’ailleurs de souvent lire la formulation dans son ensemble, un ingrédient n’étant pas seul passager dans un train, il y a des alchimies qui fonctionnent bien (et d’autres qui peuvent craindre, comme l’accumulation d’ingrédients occlusifs), y a que le conducteur et son copilote qui peuvent vraiment foutre la pagaille puissance 1000 en une utilisation (mais en général c’est de l’eau et de la glycérine, donc rien de méchant).

Aussi, vous pouvez très bien ne pas supporter une huile essentielle seule mais la tolérer dans un soin de jour, donc on ne peut pas faire de grands débats et affirmations sur, finalement, une expérience qui reste très personnelle.

On peut néanmoins essayer de se diriger dans des cadres pré-établis et se créer sa propre steppe de caribou, avec de bonnes choses à brouter (attention, métaphore power), en piochant dans ce qui nous fait du bien au fur et à mesure des tests cutanés.

 

N’ayez pas honte/ou ce qu’induit le bannissement du chimique et non du naturel

Il est un phénomène très à la mode qu’induit le « sans-machin-brol », à savoir la honte cosmétique. Par vagues, je lis que certaines personnes se sentent coupables d’utiliser des produits qui ne sont pas « exempts d’un ou deux ingrédients CRACRA », mais qu’elles vont bientôt s’y mettre (même rengaine du côté du fumeur qui promet à son ami super sain d’arrêter dans un futur proche. Hum).

Faut pas avoir honte d’utiliser un produit entièrement chimique, parfois plus « safe » qu’un produit naturel, juste vous poser les bonnes questions : est-il réellement nocif ou seulement inactif/peu actif ? Est-ce que je suis concernée par le problème des perturbateurs endocriniens ? Leur accumulation ? La pollution induite par certaines industries ? L’impact sur la nature ou sur ma peau ? La surpopulation de Caribous ?

Il faut voir jusqu’où votre cheminement de pensée balise vos achats, à partir de là tout sera plus clair et net, rien ne sert de suivre la même routine que Ginette. Si tu aimes ton sérum Lancôme, garde-le.

 

Reste une chose

L’importance du démaquillage, avec de préférence un produit bien gras, puis un nettoyant, pour finir d’enlever ce qui part à l’eau. Un visage propre et net est la garantie d’aller se coucher sans se boucher les pores, peu importe ce qu’on a mis sur son visage en journée.

Le mieux, me concernant, reste de faire le choix d’utiliser une crème plus légère au niveau de la compo le soir, et privilégier les silicones le matin, maintenant qu’il commence à faire frisquet.

Chacun gère le positionnement de ses produits comme il le sent, mais la clef est sûrement dans la variation des textures (pas trop de gras sur du gras, pas d’hydratation sans la sceller, etc.)

 

Finalement, je voulais sortir ma tête du brouhaha pour souffler un peu, parce qu’à mesure que j’avance dans mes recherches, dans mes tests, mes envies coupées par la lecture d’une liste INCI, je remarque que je me cadenasse trop pour ne brusquer personne, ne pas partir dans des débats hors de ma portée.

J’ai toujours affirmé qu’une routine était un tout, comme ce que vous mangez dans une journée vous fait grandir, comme le corps humain ne fonctionne pas sans le sang, ni l’oiseau ne vole sans air.

Faut qu’on saisisse que tout n’est pas si SIMPLE, que j’aimerais que les gens sachent crier sur le bon coupable quand ils boutonnent, mais qu’à force de vouloir isoler les produits, puis leur compo, puis les ingrédients, on va finir par arriver à faire des articles pour parler de la structure moléculaire et dire que le « H » est mal placé et que ça craint.

 

Donc oui je vais continuer à utiliser des produits conventionnels et bio, parce que ça a du sens pour moi, parce que mon « millefeuille » revisité tient la route, et que j’arrive toujours à trouver un équilibre entre tous les ingrédients que j’utilise.

Mais essayez de voir aussi, de temps en temps, plus loin qu’un seul vilain petit canard dans une liste, the big picture comme on dit.

Avoir le nez tropprès d’une feuille fait loucher, tu m’étonnes que t’en perds tes idées claires, Herbert.

 

Des bisous les Caribous !
La petite liste indicative de beauté pure à garder sous le coude 

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20 réponses à “Petite revue non scientifique sur les ingrédients actifs/inactifs, comédogènes, etc.

  1. madraykin

    J’aime beaucoup ton article, en fait je me reconnais beaucoup dans tes cheminements de pensée (et les niveaux de sectarisme! C’est marrant d’ailleurs ^^). Mes petites expériences me montrent au fil du temps justement que non les silicones me filent pas de boutons, entre autres constatations qui font qu’aujourd’hui je pense qu’il y a du bon à prendre dans le conventionnel et le naturel. J’aime allier les deux =)

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  2. lexie blush

    Waouuu article juste parfait, comme tout les autres d’ailleurs.

    Le passage de la mamie Kardashiante m’a fait bien rire!!!
    En tous cas, ca fait du bien d’avoir une Rose Cocoon-analyse qui remet les pendules a l’heure!

    MERCI

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  3. Letipanda

    Je ne suis franchement pas une pro niveau cosmétique, ce n’est absolument pas mon domaine … Mais je plussoies ce que tu écris.
    Tu es l’une des rares blogueuses soin/beauté que je suis encore car tes articles sont réfléchis, structurés, recherchés (et même drôles)et j’ai appris tout plein de choses en te lisant sur ce qui me sert de peau.
    J’avoue que je ne suis pas une forcenée du mille-feuilles. Fut un temps où mon visage y avait le droit deux fois par jours, tous les jours, hors de question de me coucher sans. Puis j’ai testé d’autres choses, arrêté le maquillage pour de bon (rien à faire, mon visage ne veut pas), et j’ai une autre routine maintenant, pas forcément la meilleure, mais satisfaisante.
    Ce qui m’interpelle particulièrement ce sont les degrés de « snobisme » dont tu parles. Concrètement, j’en suis au type 3, non pas parce que je veux qqch sans x, y et z, mais parce que ma peau est mieux sans rien pour le moment. Et je sais que cet hiver, je passerai au degré 1, car le froid est juste mon pire ennemi (et que le sulfate m’a bousillé le cuir chevelu, je vis tellement mieux sans depuis).

    Je pense aussi qu’il n’y a pas qu’un problème de honte ou de rejet du chimique. Il y a aussi un regain d’assurance. Savoir par exemple que mon déo est sans alu (bien que ça ne soit pas le cas en ce moment, et du coup je ronchonne à chaque fois que je le mets)me rassure au niveau santé (avec les mots qui font peur comme cancérigènes, on cherche forcément à y échapper, ce qui ne veut pas dire que ce qui le remplace est mieux)(théorie du complot cosmétiques, les scientifiques veulent des sous, pas qu’on soit en bonne santé).

    Quoi qu’il en soit, je trouve ton article très vrai, il fait réfléchir sur nos habitudes et attitudes. Merci pour cette grande réflexion :).

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  4. Pauline

    Ah enfin ! Enfin une personne qui voit plus loin que le bout de son nez ! Ma chère, votre analyse me fascine ! Voici des années que j’explique à mes amies qu’il faut arrêter de se faire berner par une populasse qui du jour au lendemain te flingue un actif et te culpabilise en te faisant croire que tu vas mourir parce-que ta crème contient ce vilain ingrédient ! INCI je crie ton nom et à te lire et te comprendre on y voit plus clair parce-qu’au final ça me fait bien rire les gens qui lisent la compo sans rien y comprendre mais qui t’affirment haut et fort que ce produit est parfait parce-que oui il ne contient ni ce machin truc ni ce truc machin !
    Voici bien longtemps que je fais confiance à ma peau, c’est elle qui me dit si la compo (qu’elle soit bio, naturelle ou pas du tout) me convient ou non !
    Allez je te dédie encore une belle olà pour cet article très intéressant !

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  5. Rose May

    Oh en parlant de grand-mère, ça me fait penser à un billet que j’ai lu l’autre jour : la nana ne se lavait qu’au savon, n’utilisait aucun produit pour sa peau, et semblait clamer que c’était LA solution pour avoir une jolie peau… la preuve avec sa grand-mère qui, à son grand âge, avait toujours une jolie peau WTF ???
    Je suis mauvaise langue, mais j’avais trop envie de lui demander si moi, j’avais le droit de m’hydrater un minimum, vu que ma grand-mère à moi a une peau dégueulasse lol… Bon, j’ai rien dit, parce que je serais passée pour un vilain troll, et que finalement, l’essentiel, c’était que sa routine lui convienne à elle, qui n’est pas moi, et qui n’est pas toutes les autres non plus.

    Bref, le bon sens, le bon sens, y’a que ça de vrai, même si j’avoue que l’expérience joue aussi beaucoup et que c’est bien souvent en se trompant, en faisant des tests et en se documentant qu’on apprend sur sa peau.

    Bises 😀

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  6. sika

    Super article , alors moi c’est vrai que parfois je suis un peu perdue et me pose beaucoup de questions à savoir si je dois ou non acheter ceci ou cela.
    Car oui on nous dis n’acheter pas de produits contenant de paraben, pas de silicones, pas phenoexythanol… sinon c’est la mort assurer ah ah ah lol
    Du coup un moment donner je me suis mise que au bio ou naturel mais en fait je me suis rendue compte que mes cheveux / peau n’était pas au top avec tout ça du coup je jongle entre du bio et de l’industriel et ça me va bien finalement. Après comme tu dis je regarde les principaux ingrédients , si j’ai du miel, de l’aloe vera ou autre en principaux ingrédients et que le reste c’est un peu du silicones et compagnie ba tanpis je teste et vois ce que ça donne. Merci encore pour cette analyse j’adore tes articles. Vive Mona!!!! bises

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  7. Katarina

    la mention « non comédogène » c’est une belle segmentation marketing ça. Comme tu le dis chaque peau réagit différemment. L’empirisme et un bon nettoyage de peau y’a que ça de vai.

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  8. Sasha

    Ah toi aussi tu as remarqué cette vague de gens qui, parceque c’est la mode du moment, se sentent « coupable » d’utiliser tel ou tel produits. Un peu comme ceux et celles qui se découvrent une soudaine allergie au gluten… Brefffffff…

    Comme d’hab’100% d’accord avec cet article. Quand je vois les gens focaliser sur un seul ingrédient sans se poser de question sur la formulation, ça me gave.

    Un exemple, les gens qui chouinent sur l’alcool dans les actifs Etat Pur, sans savoir de quel type d’alcool il s’agit et sans connaître la capacité de l’alcool à délivrer les actifs.

    Y’a beaucoup trop de désinformation sur certains blogs pseudos écolos. Mais chut, faut pas critiquer le « naturel ».

    Comme toi je mix naturel et conventionnel sans flipper parceque je connais ma peau et que ce ne sont pas les lubies de la blogo qui vont m’influencer.

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  9. Léo

    Excellent article, comme d’habitude. Je fais partie de celles qui, comme toi, jonglent entre cosmétiques bio (parce que c’est ma philosophie, que j’ai envie de limiter mon impact sur la planète) et conventionnels (parce que peau assez sensible, et qu’Avène devient du coup mon meilleur ami en période de crise).

    Seule chose sur laquelle je tique : du fait qu’il faut un corps gras pour bien nettoyer puis ensuite un nettoyant. Si j’ai bien compris, c’est ta formulation de « le gras enlève le gras, l’hydrophile enlève l’hydrophile » ?
    Je me permets de poser mon avis là dessus : je suis pas d’accord. Ça déjà c’est fait 😀
    Je m’explique : quand on réfléchit chimiquement,l’action d’un savon va se faire de deux manières : une chimique( viens on s’attire) et une physique (bouge ton boooouuuule). La composition d’un nettoyant (qu’il se base sur du savon, des micelles, etc…), se base sur des molécules super intéressantes parce qu’elles ont la propriétés d’être à la fois hydrophobe (mioum monsieur le gras vient par ici tu m’attires) et hydrophile (l’eau est làààà !). Donc, oui, un nettoyant nettoie le gras ! Et grande révélation, toutes les « impuretés hydrophiles »… Bah elles partent quand tu te rinces le visage, ou même avec la phase aqueuse de ton nettoyant.
    Ensuite, deux paramètres qui vont changer toute l’efficacité :
    _ number one, j’ai nommé… le TEMPS ! Et oui, il faut laisser le temps au savon d’agir, pour que toutes tes gentilles molécules puissent se fixer sur toutes les méchantes saletés… Prendre le temps de bien masser son visage avec son nettoyant, ça change tout.
    _number two… la quantité ! Il y a un certain nombres de molécules par quantité de nettoyant, et forcément, elles ne sont pas des hercules en armure et ne peuvent pas gérer un nombre infini d’impuretés si elles sont en sous nombre.

    Pour moi, beaucoup d’adeptes du double nettoyage (je ne dis pas layering, quand je ne parle pas de l’apport d’actifs pour les différents sérums et autres lotions) ont eu une amélioration d’une part parce qu’elles prenaient plus de temps pour se laver le visage (bah oui, une huile faut la masser, ça aide) et parce qu’elles apportaient une plus grosse quatité d’actifs nettoyants (deux nettoyages versus un).
    Encore selon moi, si tu ne te vide pas un tube de fdt sur la gueule et utilise du waterproof à outrance (parce que là il y a d’autres questions de chimie), le double nettoyage n’est pas nécéssaire, si tu prends bien le temps de masser ton visage et si tu en mets une quatité raisonnable (s’agit pas de vider le tube non plus).

    Voilà, je ne dis pas que ça marche pour tout le monde,par exemple les peaux grasses tirent un bon bénéfice du double nettoyage par exemple, mais parce que le nettoyant apporte une deuxième action (purifiante, exfoliante…), dont elles ont besoin ; mais voilà, c’est pas forcément nécessaire.

    Voilààààà, Leo a parlé !

    (et pardon pour les parenthèses, je peux pas m’en empêcher)

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  10. Harmony

    Je ne commente pas souvent, mais que je le fais c’est toujours pour dire la même chose : super article, très bien écrit et très instructif!
    Je le partage de ce pas sur ma page FB pour que d’autres en profitent 😀
    Bisous ! 🙂

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  11. Lila

    Merci pour cet article très complet.
    Je me penche depuis plusieurs années sur les compos et je fais le « triste » constat, que ce n’est pas parce qu’un produit est naturel, qu’il va mae convenir… et oui!, je sais, je suis bien naïve…!! la grande difficulté chez moi est d’arriver à faire le tri et de savoir quel ingrédient me convient ou non…
    J’entends beaucoup parler du double sérum de Clarins mais la paraffine est en toute première place ou presque… qu’en penses-tu?

    J’évite les cires, trop de silicones et je me demande toujours si les huiles démaquillantes avec de l’huile minérale sont si mauvaises que ça , puisqu’en théorie, elles ne restent pas sur la peau…
    Autre point, j’ai remarqué que chez moi, qui ai la peau fine et sensible, c’est plutôt le frottement avec coton ou eponges, gant…qui favorise des problèmes de peau. Alors, que faire?

    Si tu as une idée, je suis preneuse 😉
    Bonne journée

    Répondre
  12. Le soin, le soin, le soin!

    Excellente « grande » revue, dans laquelle je reconnais parfaitement ma propre ambivalence.. Comme toi (ou pire) je suis passée par une période facho où je me lavais au savon d’alep et hydratais visage, corps et cheveux à l’huile de jojoba (j’adorais le principe de la chose, son minimalisme absolu, mais côté résultats.. c’est un fait, ma peau n’est jamais aussi belle que quand elle est biberonnée au pétrole)
    Depuis quelque temps je me suis beaucoup calmée et j’ai trouvé un équilibre, je me fie aux tests et non à la lecture de la compo (oui, c’est plus dur mais ainsi, une crème Avène/LRP avec silicones et co améliorent considérablement ma peau tandis qu’une crème 100% bio m’a donné des boutons..)
    J’ai adoré ton article (comme d’habitude, même quand je ne commente pas)
    Plein de bisous et une excellente soirée 🙂

    Répondre
  13. Estelle

    Oh laaa VACHE ! Ton article est génial, franchement. Je suis bouche-bée, je n’ai rien à ajouter tellement il est superbement bien conçu ! Je suis entièrement d’accord avec toi, notamment pour ce qui concerne les silicones.
    Et ça me rassure enfin de trouver une blogueuse qui publie un avis similaire au mien. J’en ai marre de voir partout qu’il faut bannir le silicone, entre autres. Au fond, c’est surtout son impact écologique/environnemental qui pose problème. Il n’entraîne aucun danger pour la santé et la peau.
    Bref : Amen. J’agree totalement avec ton article 🙂 Bravo !

    Répondre
  14. Léo

    Aha, c’est gentil de dire ça, j’aime beaucoup te lire aussi !
    On a des points de vue semblables sur beaucoup de points, ça aide 🙂 (je crois qu’on était d’accord sur quelques trucs dans des com’ du groupe du mille-feuille ^^)
    En fait, comme je considère que l’huile démaquillante est un nettoyant (encore dune fois, pour moi démaquillage ou nettoyage, même combat), mais un nettoyant très gras, ça devrait suffire pour le combo make-up plus crème solaire ! Bien sûr s’agit d’adapter en fonction de ses habitudes 🙂
    Après si on a juste un gel nettoyant, comme il n’a pas assez « d’actifs nettoyants », l’ajout d’une huile pure (type noisette, jojoba), aide effectivement à dissoudre les impuretés.
    C’est surtout le combo huile démaquillante (rinçable hein, qu’on soit d’accord) + nettoyant, dont je ne vois pas trop l’utilité (sauf si l’huile laisse des résidus, mais dans ce cas pour moi ce n’est pas un bon produit…).
    Voilà, peace and love au pays de la beauté, si ça éclate quelqu’un de se laver dix fois le visage, qu’il le fasse ! Après tout moi je me fais des masques tous les 2 jours. (j’aaaaiiiiime les masques)

    Répondre
  15. Leo

    Oulah, il y en a beaucoup !
    En ce moment, j’ai :
    _l’appletox et la tomatox de tony moly pour l’éclat (pas mal mais sans plus, je trouvais mon cattier mieux).
    _catastrophe cosmétique de Lush (j’adore leurs masques frais

    Répondre
  16. Leo

    Et je suis d’accord, ça m’arrive aussi de faire un double nettoyage, mais pareil, après des événements exceptionnels : dans mon cas, journée bien polluante à Paris, soirée médecine, etc… Bizarrement après le sport je me sens plutôt propre au contraire, j’ai l’impression que la saleté est éliminée par la sueur ^^

    Répondre
  17. Leo

    Aaaah, mon commentaire a été bouffé par over-blog !
    Bon ben je continue alors :
    _ catastrophe cosmétique de lush (j’adore leurs masques frais), il m’apaise vraiment la peau, en été il a fait un boulot de malade (il avait une bonne action anti boutons aussi, il stoppait net l’invasion quand ma peau déclarait la guerre)
    _ la guerre des boutons de Lush, aucun avis pour l’instant, à part qu’il pue (tea tree + oeuf, miaoum), je viens d’en faire l’acquisition en me réapprovisionnant en catastrophe cosmétique, parce que là j’ai une belle poussée de boutons dont je ne sais pas l’origine (OST ? coquelicots du mois ? ma Jonzac qui pourtant me convenait depuis 6 mois ? mystère et boule de gomme).
    _ le rasshoul, mais je ne suis pas trop convaincue de l’efficacité contre les points noirs, je testerai celui à la boue de innisfree quand je l’aurai fini.
    Après j’ai quelques masques en tissus dans mes tiroirs, mais ça ne me fait pas kiffer plus que ça, je préfère les textures crèmes.
    Il me manque un bon masque hydratant aussi, j’hésite entre celui de Jonzac ou Avène (Avène mon amûûûûr de tûjûrs, ta compo cracra me brise le coeur).

    Répondre

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