23 octobre 2014

Du baume nettoyant et son usage, Lulu & Boo, et froid d’automne

cleansingbalms1.jpgJe suis réglée comme une horloge quand il s’agit de changer de routine.

Autant en été, je suis sujette au syndrome du « il me faut du léger mais que ça nettoie jusqu’au trognon », autant, quand l’automne se pointe avec sa robe de feuilles pourries, je suis prise d’une envie de me badigeonner le corps entier de substance bien grasse pour coller à la saison.

C’est la maladie de la skincare addict, j’oscille entre deux tendances sans jamais pouvoir me décider, schizo du nettoyant jusqu’au bout des ongles.

 

Très concrètement, quand débarque le temps froid, ma peau devient un membre à part entière de mon corps, elle s’érige comme une autocratie perdue en haut de mon tronc qui craint de tomber au moindre coup de vent.

Les lèvres se craquèlent (oui même avec 8 degrés dehors, la souffrance est réelle), mes mains ont déjà besoin de gants, mes pieds de moonboots, mon dos d’une fourrure en poils de ragondin.

Je recherche le style pwalu et extravagant, ce qui transformera mon corps de moustique en bonhomme Michelin tout blanc.

 

Du baume nettoyant par temps froid

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Le jour de ma première découverte des baumes nettoyants, j’avais laissé glissé la crème nettoyante de Liz Earle entre mes doigts et succombé aussi vite.

Puis essayé l’Ultrasimple, la version la plus économique et abordable en Belgique d’un cleansing balm, et enfin la merveille qu’est le Cleanser 27 (qui coûte un bras à mémé, mais me rend gaga).

L’intérêt de ce genre de démaquillant-nettoyant quand il commence à faire caillasse se trouve dans la texture et l’effet post-nettoyage.

 

On prend une noisette de produit (ou une cuiller à café, comme moi, pour huiler ses sabots), on la masse entre ses doigts pour la réchauffer, puis on l’applique sur son visage sec en en profitant pour apprécier le palper-rouler sur la bajoue.

Le secret du baume nettoyant s’appelle muslin cloth ou linge (type essuie) : sans muslin cloth, les baumes nettoyants non émulsionnables sont extrêmement compliqués à enlever car ils ne se dissoudront pas avec quelques splashs d’eau.

En revanche, avec un tissu de coton qui adhère bien (le mieux étant un gant en micro-fibre, mais n’importe qu’elle essuie en éponge fera l’affaire), et imbibé d’eau bien chaude, on dit bye-bye aux résidus et enlève les dernières traces de maquillage/crapougniasses de la journée sans encombres.

Reste en surface de peau un film protecteur qui vous assure que votre peau est bien hydratée avant même de passer au reste de la routine (oui, tout est normal là-dedans).

 

C’est pour ça que je suis aussi enjouée chaque soir, quand je me pointe devant mon lavabo, ou avant de grimper sous la douche. C’est mon moment détente par excellence : prendre la spatule, la plonger dans le pot, se servir d’une généreuse noisette, et sentir le parfum du produit. PUR PLAISIR dans une si petite dose, qui laisse la peau douce et bien oxygénée (forcément, le massage stimule la couenne) sans lever le petit doigt.

 

Lulu & Boo  

J’ai reçu un petit pot de 50ml du baume nettoyant Lulu & Boo de la part de Mon Corner B et en à peine une semaine, il m’a conquise et soigné la peau comme un chef. Il ne s’émulsionne pas, fond comme un charme et laisse un fini doux un peu plus costaud en résultat post-nettoyage que le cleanser 27 (dans le même style que l’Ultrasimple, même si le Lush a vraiment une texture particulière).

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Au niveau de la composition, je vous conseille de toujours prendre, dans les baumes bruts, des formulations riches en huiles végétales entières (donc pas estérifiées), c’est leur synergie qui permettra à votre peau de se sentir bien.

 

Dans ce baume nettoyant à la camomille il y a : 

De l’huile de coco, jojoba, olive, ricin et macadamia, de la cire d’abeille, de l’huile de chanvre, du millepertuis (qui pose problème avec la pilule en usage interne, mais apparemment pas en externe), un extrait de camomille et calendula (pour apaiser) et de romarin (purifie), de l’huile essentielle de rose, d’ylang-ylang, de mandarinier et de camomille, de l’huile de tournesol.

Donc beaucoup d’huiles rééquilibrantes, très cicatrisantes (comme le ricin, et la coco), quand le chanvre est un excellent émollient. La formulation est clairement tournée vers le calme et l’éclat de la peau, une bonne balance pour un produit entièrement naturel (99% bio).

*Cocos nucifera(coconut)oil,*Simmondsia chinensis(jojoba) oil, *Olea europaea (olive)oil, *Ricinus communis(castor) oil,*Macadamia ternifolia (macadamia) oil,*Cera alba(beeswax),*Cannabis sativa(hemp) oil, *Hypericum perforatum(St Johns wort)extract, Tocopherol, *Chamomilla recutita(chamomile) extract, *Calendula officinalis (calendula) extract, *Rosa damascena(rose oil), *Rosmarinus officinalis(rosemary) extract, *Helianthus annuus(sunflower)oil, *Anthemis nobilis (roman chamomile oil),*Citrus reticulata(manderin oil),*Cananga odorata(ylang ylang oil) *Citronellol,*D-Limonene,*Geraniol,(from essential oils)

A l’usage, je le préfère largement à l’Ultrasimple :

  • il est beaucoup plus fin sous les doigts (malgré un visuel de panade pour gosse), tout en adhérant à merveille à la peau
  • il sent les plantes avec un fond d’agrumes, et dieu sait que c’est ma petite faille
  • il démaquille vraiment très bien, ne pique ABSOLUMENT PAS les yeux, malgré les huiles essentielles. Je lui trouve même une texture plus liée, donc qui a moins tendance à faire un voile sur l’oeil pendant le nettoyage (et ne t’oblige donc pas à affronter le parcours un oeil fermé/un oeil ouvert jusqu’au robinet, un orteil en moins parce que tu n’avais pas vu le foutu pied du meuble)
  • je le rince avec le muslin cloth de Paï, et il part sans tropfrotter : donc pour les adeptes du « je me tartine de baume puis je rince avec un nettoyant », ça ne devrait pas poser de soucis
  • il laisse la peau douce et hydratée (pas seulement nourrie, on la sent vraiment plus souple)

 

Du choix du muslin cloth 

Souvent les gens sont déçus à l’usage d’un baume nettoyant : fini gras, se rince mal, un nettoyant trop léger n’en vient pas à bout, boutons parfois, petit pot (quoi ? JE VAIS PAYER 30 euros un baume de 50 ml ?? ça va pas la trogne ?) qu’on trouve cher.

Déjà, ce genre de produit est connu pour sa très longue durée de vie, quand on voit qu’un pot d’ultrasimple de 100 grammes me dure une année en moyenne, il y a de quoi revenir sur son jugement.

Ensuite, la plupart des utilisateurs ne savent pas s’en servir correctement : sans muslin cloth, pour la grande majorité, ce sera une vraie bataille de salle de bains où le baume sortira vainqueur et vous vaincu (des cheveux mêlés au gras, la bouille défaite et le regard de panda).

Donc si je n’avais qu’un seul conseil à vous donner ce serait de vous en acheter un si votre balm n’est pas fourni avec un linge.

Pas d’obligation cependant, vous pouvez très bien utiliser le genre d’essuie-éponge qu’on trouve chez Ikea, un bête gant de toilette, les carrés de coton du rayon pour le change des bébés, n’importe quel tissu qui aurait un tant soit peu d’adhérence sur votre minois.

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Pour l’entretien des mousselines, je m’arme d’un gros cube de savon de Marseille qui se suffit à lui-même pour ôter le gras, et basta.

Au départ, ce savon me sert à rincer mes mains avant de passer au démaquillage du visage avec le tissu, histoire de ne pas mettre les résidus de gras de mes doigts déjà sur la muslin.

Une fois que j’ai bien démaquillé ma bouille, c’est au tour du nettoyage de mes petits carrés : je passe le bloc sur toutes les parties tachées, je frotte bien entre mes mains pour tout décoller, puis je rince. Et ils redeviennent comme neufs.

Une fois par mois, ils passent en machine, voire moins.

 

Call me crado ou pas, je n’ai jamais eu de problème en faisant cela, ça me permet d’avoir besoin de moins de muslins, et de le faire tourner sans me préoccuper d’une machine de blanc à lancer chaque semaine juste pour ça (quand tu t’habilles le plus souvent en noir, c’est compliqué darling).

Les tissus que je possède depuis presque deux ans n’ont pas bougé à ce rythme-là, je réserve d’ailleurs le même sort à mon magic mitt de Jane Iredale, histoire de ne pas abîmer la fibre.

 

Les a priori sont les mêmes que pour les huiles démaquillantes, et pourtant, il s’agit selon moi, de la manière la plus douce de se démaquiller. Comme il y a un film protecteur qui reste à la fin du cycle de nettoyage, vous ne « souffrez pas » d’une torture aqueuse qui laisserait votre visage complètement déshydraté par le wash wash.

Aussi, tous les types de peaux peuvent s’y mettre, sans se coller aux étiquettes : le Lulu & Boo est soi-disant adapté aux peaux matures et sèches, je suis loin du compte avec ma peau mixte et pourtant je le trouve parfait.

Donc pas d’excuse.

Enfin, si vous avez une peau réactive, vous ne devez pas utiliser le muslin cloth comme un barbare, donc à moins de frotter vigoureusement, vous n’êtes pas censé ressortir avec le visage écarlate et bouillant de ce genre de nettoyage : on prend son temps pour bien imbibé le linge d’eau chaude, et on le passe en appuyant (avec des petits mouvements circulaires, si tu veux), sans trop en faire. La chaleur se chargera de disperser les huiles toute seule.

 

Je vais terminer ma tirade par une question qui revient TRÈS SOUVENT : faut-il nettoyer après ? 

Comme toujours, c’est selon votre ressenti. Même avec un programme d’une semaine non stop, matin et soir, de baume nettoyant, je ne ressens jamais le besoin de faire suivre de la mousse nominoë, je laisse juste sécher puis j’applique une crème si VRAIMENT j’en ressens le besoin et c’est tout.

Les baumes nettoyants (au même titre que les huiles végétales utilisées à cet effet) sont vraiment les rois pour vous faciliter la vie. D’où le nom Ultrasimple pour celui de Lush : qui démaquille, nettoie et hydrate la peau en un clin d’oeil.

Un must.

 

J’espère que ce sera plus CLAIR pour vous, et surtout que cela servira votre peau, maintenant qu’il fait un vrai temps de Caribou dehors et qu’on a besoin de couches supplémentaires sur le corps comme sur le visage (NON PAS LA CAGOULE), il me semble que les baumes nettoyants ne seraient pas de trop dans votre trousse de soins.

Si vous avez encore des questions n’hésitez pas, j’aurais pu écrire un article énorme à ce sujet, mais la longueur me semble déjà raisonnable, n’est-ce pas.
Prenez soin de vous, achetez une doudoune rose et de belles shoes rembourrées, c’est pas parce que c’est l’automne qu’on doit remiser son côté funky.

 

Des bisous les Caribous ! 
Reçu de la part de Mon Corner B, baume Lulu & Boo, 50 ml pour 32 euros

Caribouland
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15 réponses à “Du baume nettoyant et son usage, Lulu & Boo, et froid d’automne

  1. Galathée

    Merci pour cet article qui m’a vraiment éclairée sur les baumes nettoyants, je me posais plein de questions, comment rincer, utiliser ou non un nettoyant… J’apprécie pas trop Lush mais je pense que je vais commencer par investir dans l’Ultrasimple pour voir un peu le fonctionnement du truc 😉

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  2. Pauline

    Oui moi j’aime les baumes doudou dans lesquels on peut y lover notre minois ! Lorsque je repense à mes 1ers balbutiements cosmétiques (vers 15ans) où je ne jurais que par la scotch-brit pour me récurer la trombine !!!! Mon Dieu, mon épiderme revient de loin !

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  3. Leo

    Mais moi j’aaaiiiime tes articles énormes !!!
    Bon, tu me convaincs de plus en plus (c’est moi l’indécise de instragram…). j’attends de finir mon gel nettoyant et je crois que je vais basculer du côté obscur de la force. Par contre je pense que je vais plutôt e diriger vers un émulsionnable, je crois qu’il y en a un chez REN qui me faisait du pied sous le clavier il y a quelques jours. Dilemme. Je verrai. Là je me concentre sur l’achat de mon appareil photo, mon kindle et mon sac. N

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  4. Monagrom

    Superbe article !
    J’adore les baumes, comme les huiles. En ce moment je me délecte avec celui d’Emma Hardie.
    J’avais au départ beaucoup d’apriori sur ceux qui ne s’émulsionnent pas, mais la lingette est souvent vendue avec le baume. Alors j’ai mis de côté cet apriori, j’ai essayé, et j’ai adoré !

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  5. NK

    J’ai enfin pu acheter l’ultra simple de LUSH. Il est donc normal qu’il ne d’émulsionne pas? Et qu’il faille un muslin cloth pour l’enlever? J’ai l’impression de devoir insister pour l’enlever…
    Merci Mona
    ( PS : aujourd’hui j’ai craqué pour le flash rinse de REN 🙂 )

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  6. Vegadelalyre

    Bonsoir Rose, je te découvre aujourd’hui grâce à ce billet qui m’a été envoyé par un lien sur facebook, je ne sais même plus de qui. Ce que je sais en revanche, c’est que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ta prose ! Bien écrite, personnelle, informée, un vrai ton sans imitation, tout ce que j’aime 🙂 puis j’ai découvert grâce à toi un produit qui va sûrement remplacer mes huiles chéries -mais-qui -finissent – par -m’ennuyer, j’ai nommé le cleansing balm..du coup j’ai lu tous les articles qui s’y rapportent dans ton blog, et je comprends comment utiliser une petite merveille que j’ai depuis un bail, le baume démaquillant de Jovees, à l’or 24 carat-rien que ça, s’il te plait. Tu le connais ? C’est un produit Ayurvedique, collant et non émulsionnable. Je vais aller faire un tour chez Liz Earl en tout cas. Merci pour tes articles et ton blog et à bientôt !

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  7. aava

    alors la MERCI BRAVO GENIAL!! enfin des explications claires et simples sur l utilisation des baumes/huiles!!

    tu me donnes tres envie de tester l ultrasimple, meme si pour ma part je suis adepte du double nettoyage apres mes baumes mais je trouve que leur texture epaisse rentre moins dans les yeux par rapport aux huiles demaquillantes classiques!!

    et tu m as fais hurler de rire quand tu parles de se cocgner le pied alors qu on a un oeil entrouvert et l autre qui souffre le martyr a cause de demaquillant dans l oeil et qu on cherche peniblement a ouvrir ce foutu robinet!! ah ah mais ca m est arrivé tellement de fois !! XD

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  8. The Pretty Cream

    Youloulou, l’article qui fait plaisir à lire ! Tout comme toi, je ne jure que par les baumes deémaquillants (et ensuite à égalité les crèmes et les laits démaquillant(e)s. J’ai un peu (beaucoup) mis de côté les huiles démaquillantes.
    Vive le gras !
    Bisou

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