Catégorie : Feel Good

4 mars 2017

Le tout petit lexique du greenwashing naturel

Je lisais le bouquin de Paula’s Choice l’autre jour, en me demandant si, finalement, les gens qui « s’y connaissent » n’ont pas toujours un peu le réflexe de prendre les autres pour des cons – parce que même à mon niveau, j’avais l’impression qu’elle s’adressait à ma petite personne comme on aimerait apprendre l’arabe à une chèvre, sans réelle conviction.

Je trouve cela plus stimulant d’instruire sans arrogance, de partager à outrance pour justement, faire réagir, conscientiser, aider ceux qui veulent changer de mode de vie ou encore atténuer leur impact écologique à leur échelle, le tout dans la bonne humeur, et non une bataille de courgettes contre éprouvettes.

 

A force de connaître les différentes facettes du greenwashing, j’ai fini par avoir un avis tranché sur la question : je préfère qu’une marque me dise clairement ce qu’elle contient plutôt que ce qu’elle a viré de la composition, qu’elle soit plus réaliste que bardée de slogans magiques (au coeur du végétal, mon oeil) et aussi, ne prenne pas le consommateur pour un énième énergumène bourré qui observe à peine ce qu’il fout dans son panier.

J’avoue parfois me positionner comme une petite vache sacrée en plein milieu d’une route indienne dans l’espoir de couper le flot du marketing douteux pour le transformer en « regardez, nous ne sommes pas parfaits, mais nous faisons des efforts ».

Mais il y a encore un gigantesque chemin à parcourir avant d’arriver à l’ultra-transparence du marché.

 

Le tout petit lexique du greenwashing naturel

J’ai essayé de vous regrouper dans un petit lexique de base de ce que l’on retrouve le plus souvent sur les étiquettes les plus sujettes à controverse, avec, en prime, leur décryptage.

  • ingrédients naturels (100% d’)
    Cela signifie que le soin contient 100 % de matières premières brutes, non modifiées (le pourcentage peut se révéler important, selon ce dont vous avez besoin)
  • ingrédients d’origine naturelle (90% d’)

    l’eau peut être considérée comme naturelle, mais également certains tensioactifs à base de coco, chimiquement modifiés, des huiles qu’on aurait estérifiées (changées pour garder leur toucher soyeux, au détriment de leurs bénéfices), certains conservateurs également.

    Il faut se méfier de ce genre d’appellation car elle ne garantit ni une quantité valable de l’ingrédient mis en avant sur la bouteille, ni que ce qui l’entoure aie gardé un chouilla de la nature en lui après avoir subi des modifications chimiques en labo. On pourrait s’en contenter, mais il y a moyen de trouver mieux

  • Extraits naturels (ou 100% d’)
    Les extraits sont présents à un dosage ridicule dans une formule conventionnelle, ils n’ont pratiquement pas d’intérêt, d’autant plus s’ils ne sont pas concentrés comme une huile essentielle, par exemple. Ou simplement jeté dans le pot sans participer à synergie intéressante.

    Un conditionner « with natural extracts of lavender and white orchid » suggère qu’il contient de la lavande (alors qu’on a juste isolé certains de ses actifs à l’aide d’un solvant pour pouvoir coller son nom dans la liste INCI).

    Les cheveux sentiront sûrement très bon grâce au parfum de synthèse, mais, à votre place, je passerais mon chemin, parce qu’il ne s’agit que d’une fraction du potentiel végétal de la plante originelle.

  • infusion de plantes
    Quasiment pareil que dans l’exemple ci-dessus, à ceci près qu’on joue encore plus sur les mots et l’imaginaire du consommateur – on rêve d’un liquide ambré intégré à la préparation qui va revigorer notre peau jusqu’au derme et lui donner de l’éclat, alors qu’en réalité, la couenne en profitera à peine.
  • tout ce qui contient le mot nature dans son nom

    ou a une image très exotique sur le packaging, des fruits, du vert, des arbres, l’océan : le pire du pire de manière générale (avec quelques rares exceptions), ce sont ceux qui vont à la fois faire preuve de prouesses langagières et de techniques de marketing bien foutues pour vous tromper, à grand renforts d’images qui évoquent, souvent, une balade en forêt.
  • le 0% de quelque chose

    Il n’y a jamais de garantie que 1° la substance ne soit pas remplacée par une nouvelle molécule plus irritante, 2° qu’il n’y ait pas d’autres rigolos dans la formule qui ne soient pas potentiellement chimiques / polluants / allergènes, ou 3° que ce qu’ils ont « enlevé » était réellement à la base du problème initial – le zéro pourcent est avant tout un argument de vente

 

Un shampoing comme le Timotei Pure, sans silicones, ni parabens ou colorants, avec de l’extrait de thé vert bio 100% d’origine naturelle (manquerait plus que ça XD) est extrêmement trompeur.

En réalité, il contient du Sodium Laureth Sulfate (le fameux SLS), du parfum, disodium EDTA, PEG, du lilial (un allergène et perturbateur endocrinien reconnu), un réel petit cocktail chimique loin du beau flacon transparent qui évoque la pureté comme la légèreté quand on le croise sur une étagère.

Mais bon, la bouteille est entièrement recyclable, alors c’est un mal pour un bien (admire mon cynisme éco-conscient)(le plastique, à moins d’être végétal, reste un matériau non biodégradable).

 

Normalement, rien qu’avec les 5 pistes évoquées plus haut, vous devriez être un peu moins dans le flou au moment de vous décider entre deux baumes pour votre perruque. Je ne pense pas qu’il soit forcément nécessaire de connaître les noms latins des ingrédients si l’on sait déjà trier ce que l’on VOIT en magasin.

Le bête exemple des logos et de ce qui est rond et plaqué sur le devant du cosmétique est aussi trompeur : ne vous fiez pas à ce qui ressemble à un label écologique ou naturel, certaines marques poussent le bouchon en écrivant seulement une info produit dedans (du style « 100% » en grand, et « sans huiles minérales » en petit). Soyez également attentif à l’ensemble de la gamme – si un produit a une certification bio, cela ne veut absolument pas dire que le reste est concerné.

Bref, ouvrez l’oeil, surtout si, jusqu’à présent, vous pensiez acheter quelque chose de très vert, qui en fin de compte ne l’est pas tant que ça.

Même si je sais pertinemment que mon petit lexique ne représente qu’une infime partie de l’iceberg, ça devrait déjà vous aider si vous vous sentiez un peu perdu dans la jungle cosmétique.

 

Des bisous les Caribous !
Je vous recommande mes anciens articles sur le langage des marques
Tome 1Tome 2Tome 3Tome 4

Caribouland
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1 mars 2017

Un mois sans sucre…ajouté

J’ai énormément d’addictions, comme les séries, les bouquins, les mugs uniques (même quand ils sont vendus par lots, je n’en veux qu’un), ou encore les statuettes de caribou (ça c’est nouveau), quitte à finir dingo.

Mais le sucre, le vrai, celui qui croustille sur un beignet ou se fond dans un tiramisu me fera toujours rêver.

Tout comme les éclairs au moka fourrés au café (très durs à trouver !), la mousse de cappucino qui absorbe lentement le carré blanc, le bout de chocolat sur le coin de l’assiette, le speculoos à la saint-nicolas, la bûche à noël, les œufs pralinés pour Pâques, les couques, les croissants, les kinder chokobon, les chips, la mayonnaise, les glaces du mcdo, la frite de chez burger king, les sorbets citron, ou encore la gelée de groseille étalée par paquets sur du pain grillé.

A tout ça, j’ai du dire non pendant un mois.

Du moins j’ai essayé.

 

Le sucre et mon comportement général avant ma « cure »

Je vais vous ressortir le blabla de ce que bon nombre d’études ont écrites en condensé mais : le sucre rapide ingéré en grosse quantité est mauvais pour la santé, surtout s’il est raffiné. Il envoie une bonne dose de plaisir au cerveau tout en favorisant un pic d’insuline, suivi d’un down assez rude, autant pour le corps que pour l’esprit – on en veut encore, plus, tout le temps mais on se fatigue juste après en avoir ingéré.

Il n’y a qu’à voir quelqu’un qui ouvre une boîte de Mellow Cakes pour en prendre « juste un puis c’est tout » – mon oeil, oui, on va retrouver la même personne en coma d’extase d’ici une heure.

Et qui déprimera le lendemain en traînant sur facebook.

 

En janvier, j’avais commencé un challenge sans alcool, plus par désintox et défi que par vraie volonté de ne plus y toucher (ça fait quand même un bien fou un petit verre de vin rouge non ?), mais je continuais à manger des petits gâteaux et autres cochonneries qui regorgeaient de matières transformées.

Je pouvais débarquer en vitesse au supermarché en fin d’après-midi parce que j’avais vraiment besoin d’une pâtisserie bien moelleuse; plus elle était fourrée à la crème, plus j’étais aux anges. Mais sans pour autant tomber dans la gloutonnerie sans limite, juste en restant dans une habitude du petit cake et son café l’après-midi qui avait du mal à me lâcher.

Je ne mangeais pas tellement de légumes, juste ce qu’il faut. Beaucoup de pain par contre, de pâtes (complètes ou pas), j’avais oublié le pouvoir des légumineuses et des protéines au profit de douces bouchées sucrées qui me satisfaisaient grandement.

Aussi, j’étais complètement devenue accro au beurre de cacahuètes, à étirer sur une tartine avec un filet de miel. Sauf que je m’en enfilais parfois 4, chaque jour, non stop.

Au niveau des boissons, j’étais plutôt chanceuse, c’est d’ailleurs le seul post d’alimentation qui n’a pas bougé d’un iota : je consomme du thé et de l’eau, il m’arrive rarement de me ruer sur un soda – quand ça m’arrive, je le regrette toujours dans le 1/4 d’heure, avec un mal de tête qui vient hurler dans mes oreilles comme un claquement de cymbales.

 

Les fringales & les habitudes

Les premiers jours ont été les plus rudes, parce qu’on ne sait définitivement pas quoi faire de sa bouche quand arrive la fringale. Quand on a l’habitude de s’ouvrir un petit sachet de biscuits et que d’un coup, on en est privé, on ne répond plus de soi – en tout cas, sur moi, ça décuplait tellement le manque que j’avais envie d’arracher les cheveux des gens un à un, lentement.

J’ai surtout ressenti le vide du croissant frangipane et voulu le combler en recommençant à manger TOUS les matins des flocons d’avoine (cela m’avait quitté mi-décembre, no idea why). Mais le problème le plus urgent qui s’est présenté a été la dent avide ou cet appétit soudain entre deux festins.

Dans l’absolu, je fais partie de la génération des petits oiseaux, ceux qui mangent peu mais régulièrement, qui picorent par-ci par-là et dont le repas le plus important est souvent celui du midi.

Donc du réveil jusqu’à la mi-journée, j’ai toujours eu un battement de plus de 4h pendant lequel je DEVAIS me nourrir, presque par obligation.

 

J’ai d’abord tenté les fruits, la pomme surtout, parfois la poire. J’étais privée de banane depuis que j’avais découvert son pouvoir migraineux sur moi, du coup je me tournais de temps en temps vers l’avocat (sel poivre, filet de citron et hop), les tomates cerises (c’est sympa à prendre dans une boîte au boulot), ce genre de produits faciles à transporter et qui ne nécessitent pas ou peu de préparation – parce que la faim d’ogre n’attend pas.

J’ai commencé à boire plus d’eau qu’avant, passant de moins d’un litre (un petit moineau, je vous dis) à la dose journalière recommandée sans m’en apercevoir.

Et enfin, j’ai appris à un peu mieux cuisiner mes repas pour justement être plus intelligente en choisissant ce que je mettais dans mon assiette, et m’éviter un creux à peine 10 minutes après avoir quitté la table.

 

Mon tri, pour manger sans plonger

J’ai du commencer par attaquer le problème à la source, c’est-à-dire quand j’allais faire mes courses, et totalement repenser ma façon de consommer au quotidien.

De manière générale, j’ai directement évité les plats préparés – même les bio/vegan/végé, parce qu’ils ne sont pas tous des plus sains, la plupart contenant une dose telle de sucre et de sel qu’on atteignait vite la limite des AJR avec une seule barquette.

En gros « bouffe-moi, mais je serai ton seul repas de la journée ».

 

Le rayon légumes a pris de l’importance, par défaut – tu découvres qu’il existe des poireaux, des brocolis, des poivrons et des courgettes.

Mais également celui des épices, qui permettent d’ajouter une note différente et de corser les plats (oui, il n’y a pas que les notes salées dans la vie). Des dizaines d’oignons sont passés sous le couteau, j’avais le réflexe de préparer pour le lendemain au lieu du jour le jour, en cuisinant en plus grande quantité.

Sachant que j’achetais pour moins cher au kilo en misant sur des denrées brutes, j’ai également eu un budget moins crevé au niveau de l’alimentation.

 

Je me suis aussi vite rendue compte que la plupart des produits de supermarché sont littéralement assaisonnés au sucre pour l’appétence et encourager le consommateur à se resservir. Dans des  aliments simples comme les haricots en boîte, les sauces tomates industrielles (même celles qui paraissent très nature), certains laits, fromages ou pains, on en trouvait.

Je parle bien du « DONT SUCRES ».

 

Les pâtes en contenaient également, mais j’acceptais un taux maximum de 5g/100gr, sachant qu’il est quasiment impossible d’en trouver sans et que je suis d’origine italienne avec des spaghetti qui coulent dans mes veines, donc constitutionnellement réfractaire au régime sans pasta.

J’ai retrouvé le plaisir de manger des légumineuses comme les lentilles (vertes ou corail), les pois, haricots blancs et rouges, le quinoa et toutes ces petits grains qui vont réellement remplir l’estomac sans le faire gonfler – contrairement aux repas bien riches en glucides et gras qui me donnent des crampes.

Et enfin, les oeufs sont devenus de bons vieux amis, à la coque, au plat, mais surtout mollets. 

 

Ce qui a définitivement changé et ce qui reste

Sur tout ce court mois, j’ai eu, à tout casser, 5 à 6 rechutes – et oui, je suis très fière de moi !
Je suis donc passée de 100% à 16%, j’ai vraiment fait un effort pour m’en tenir à cette nouvelle « diète », plus saine et équilibrée.

Toutes les fois où j’ai craqué, je n’ai soit pas fini la gourmandise, soit considérablement réduit sa dose.

C’est très étrange, mais au fur et à mesure des jours, j’étais parfois en manque, mais si je craquais, je n’arrivais pas à autant apprécier l’écart. Comme si la vraie attraction se trouvait ailleurs que dans les cochonneries qui trompaient ma caboche et mes papilles. J’arrivais plus vite à l’écoeurement avec un simple bout de chocolat, alors que j’aurais sûrement pu m’enfiler la tablette en début de mois.

J’ai perdu 1kg (en dehors de celui qui varie pendant le mois) même si ce n’était pas spécialement le but de la démarche, je trouve ça pas mal du tout.

 

Au niveau de ce qui reste, c’est l’aspect réconfortant du petit à-côté, la petite sucrerie qui donne effectivement du plaisir. J’en suis donc encore un peu au stade où je ne bannis pas totalement le sucre transformé, parce qu’il a une connotation rassurante très attrayante. Mais qui ne me séduit plus autant ni de la même manière.

Je pense d’ailleurs être incapable d’engloutir un McFlurry M&M’s aujourd’hui. 

 

Il faut savoir exactement quelles limites on se fixe dans ce genre de comportement alimentaire et pourquoi, sans pour autant être en déficit. Sachant que je n’ai jamais suivi de régime, mon but était surtout de mieux comprendre comment je me nourris, et j’ai vite intégré que mon plus gros problème était au niveau des en-cas, sachant que le reste de mes repas était déjà assez varié.

J’ai donc essayé le sans sucre ajouté, mais n’ai pas banni les autres forme comme le miel (peu, de temps en temps) ou encore le sirop d’agave. Ce dernier a l’avantage d’avoir un haut pouvoir sucrant mais un indice glycémique bas, donc pas d’insuline qui grimpe dans les hauteurs.

 

Un petit mot sur la glycation

Dans les informations qui circulent sur l’anti-âge, on parle souvent de stress oxydatif qui laisse apparaître les rides, la baisse d’hormones qui survient à partir de 25-30 ans, mais très peu souvent de la glycation.

Après plus de deux ans, je vais enfin aborder le sujet (non je ne le gardais pas au chaud, juste que je n’avais jamais pu le placer de manière pertinente dans un article – c’est pas comme si je peux l’évoquer entre une couenne et un caribou).

Quand on mange : il se passe une réaction entre protéine et taux de sucre dans le sang, qui va évoluer en quelques jours puis semaines vers un phénomène irréversible, la glycation.

Il y a moyen d’atténuer le phénomène en privilégiant des aliments plutôt crus, à la préparation lente, bouillis, qui ne sont pas des grillades/croûtes/gratins/au craquant qui ressemble à celui du rôti, comme sur un poulet par exemple.

 

Si vous ne faites pas attention, ce genre de plats peut encourager vos rides à s’installer plus vite (c’est ce qu’on appelle la caramélisation, quand, dans la cellule même, on fige le processus de renouvellement du collagène, elle perd donc progressivement son élasticité, d’autant plus vite si on abuse de mauvais sucre). Certaines maladies seraient d’ailleurs favorisées par la seule ingestion de nourriture trop cuite.

Je vous invite à lire cet article assez simple sur le sujet 😉 

 

Pour finir, parce qu’avant tout je pense qu’il s’agit de l’aventure d’une vie plus que d’un article, réduire le sucre est un bénéfice santé avant tout et va rapidement vous permettre de COMPRENDRE comment vous consommez réellement la nourriture : en un mois, je n’ai jamais aussi BIEN mangé. Mais je ne me suis pas non plus fixé de barrière fixe.

La preuve, j’ai mangé une ou deux pâtisseries sur le mois, mais pas par manque, juste parce qu’elles clôturaient des journées éprouvantes et que j’avais envie de coucher mes dents sur un tapis moelleux.

 

Je ne crois d’ailleurs pas du tout en la restriction pour la restriction, on n’a jamais fait avancer un boeuf en le tirant de force, vaut mieux que chacun aille à son rythme et trouve l’équilibre qui convienne – et surtout s’adapte à son style de vie.

 

Bref, je suis désolée pour la longueur de l’article, je préférais tout aborder plutôt que de vous lancer un « j’ai viré les sucres ajoutés, c’était super simple, essaie au lieu de bouffer tes chips ! ».

De un, ça n’aurait eu aucun sens, et de deux, quand t’as un boulot, tu n’as pas toujours le temps de tout préparer. Pour ça que j’ai choisi de vous présenter mon challenge dans toute sa réalité, avec ce qu’il a représenté comme engagement de mon côté.

Quoiqu’il en soit, ce sera toujours à vous de choisir, chacun son palais, chacun son assiette 😉

 

Des bisous les Caribous !

Caribouland
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25 février 2017

Mon petit déjeuner de base, les flocons d’avoine

Non je ne vais pas te barber avec un discours de nutritionniste de base du style « il faut bien manger, bouger et ne pas être stressé de la nouille », chacun démarre sa journée comme il le sent, avec une dose de bonne humeur ou un râle dès le lever, tant que cela te permet de partir en trombe et avec de la motivation collée aux fesses (oui c’est là qu’elle se trouve).

 

J’ai connu des petits-déjeuners très variés depuis que je suis gosse, avec une grosse tendance à la madeleine qui trempe dans le café et finit au fond de la tasse – le repêchage du malheureux bout était douloureux et poisseux, la plupart du temps.
Il y aussi eu ma période de corn-flakes, plus ils étaient sucrés, enrobés au miel-chocolat-soufflé, plus je sautillais sur place avant même de commencer à les déguster.

Y a des drogués qui dansent sur un pied comme ça quand ils attendent de recevoir leur dose.

 

Parfois je ne mangeais pas.

Parfois je ne m’enfilais que des tartines sans croûtes au nutella, ou encore des kinder délice. Je n’avais pas vraiment la notion des fruits + bonnes vitamines, je pensais que le lait de vache était plus que suffisant voire nécessaire à mon corps – j’ai évolué, je te rassure.

Bref, de cette période de trempouillage intensif dans mes mugs et de repas absolument déséquilibrés au réveil j’ai retenu trois choses : plus c’est mou, plus j’aime (calme-toi Jeannine), faut quand même une petit saveur sucrée – on ne me désintoxique pas comme ça des Trésor de Kellog’s,  ET que cela soit facile à préparer (c’est le matin, bordel).

Il s’agit du petit-déjeuner le plus « everybody-friendly » que je connaisse : chacun l’agrémentera à sa sauce, avec ou sans amandes, graines, copeaux de coco, poudre de cacao…

J’ai d’ailleurs pris une photo qui n’est pas du tout de l’ordre de ces superbes images de super-bowls énergétiques du matin, il ressemble à ce qui atterrit VRAIMENT dans mon assiette, sans fioritures ni rien. Mais si la déco de nourriture t’anime, amuse-toi hein.

 

Les flocons d’avoine sont bourrés de bienfaits naturels : ils ont tendance à remplir le ventre, sont riches en fibres, en protéines, en vitamines et ont un indice glycémique bas (ils ne vont pas occasionner un pic d’insuline). Ceci étant dit, leur cuisson peut influer sur cet élément-là, donc si vous voulez bien faire, laissez-les imbiber dans de l’eau ou du lait au soir – au frigo, et vous pourrez un chouilla réchauffer le tout le lendemain si vous voulez vraiment les consommer un chouilla caliente.

 

Une dernière chose : ils ont tendance à vite devenir « gluants » pendant la préparation à feu doux, il vaut donc mieux retirer la casserole quand la pâte est lisse mais pas trop compacte (comme dans mon assiette), plutôt que d’attendre que cela devienne un tas immangeable.

Après, je pense que certaines personnes les adorent très liquides, d’autres comme du béton, c’est une question de goût !

 

L’idée, c’était surtout de vous présenter mon petit-dèj de base, celui qui m’accompagne tous les matins depuis presqu’un an et ne me pose aucun problème de digestion (pas de maux de ventre – pas de ballonnements – pas de crève-la-faim à 10h du mat’). Si tu as envie d’être encore un peu plus rassasié, n’hésite pas à rajouter une petite cuiller à soupe de son d’avoine dans la popote, ça te calera bien le bidou.

Quelle que soit sa forme, n’en abusez pas trop non plus, car il s’agit de glucides avant tout, donc équilibrez le reste de votre journée en conséquence – mais si vous vous en cognez la mirette à coups de patoune de buffle, faites comme bon vous semble, et, surtout… bon appétit !

 

Des bisous les Caribous ! 

Caribouland
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16 février 2017

Ma gourde en verre Miu Color pour éviter le gaspillage

ABOUT
Gourde en verre @miucolor

Il y a du bon sens dans les routines.

Quand on prépare son sac le jour d’avant, son petit tupperware, quand on dispose des fringues bien pliées et repassées sur le coin d’une chaise, prêtes à être enfilées au matin.

Mais le bon sens me passe par-dessus la couenne dans certains cas, il m’arrive de ne pas distinguer le gros éléphant en tutu qui se balade dans la pièce.

Je suis capable d’utiliser du mouchoir pour essuyer mes mains, de laisser la lumière allumée dans ma chambre quand je n’y suis pas, d’utiliser beaucoup trop le robinet pendant ma vaisselle quotidienne ou de prendre des douches qui équivalent à deux bains.

J’ai beau être petite, je suis une mini catastrophe écologique à moi toute seule.

 

Quand j’ai vu la quantité astronomique de bouteilles d’eau en plastique qui jonchaient le sol de ma chambre « parce que j’avais besoin de m’hydrater » (mais qu’en réalité, après une gorgée j’oubliais le litre entier près du lit, le laissant devenir rance et imbuvable), j’ai un peu percuté avec l’absurdité de cette routine-là, justement.

J’avais l’impression d’être un oiseau dans un océan de goudron, complètement dépité. J’ai eu un petit hoquet de déception et, après avoir erré sur Amazon pour la millionième fois, je me suis achetée une gourde.

 

Hasbeen ou pas, la gourdasse était, de mon point de vue, le meilleur moyen pour mieux me rendre compte de mon gaspillage intempestif.

La mienne vient de chez Miu Color, mais peu importe la provenance – il faut juste qu’elle soit bon marché, en verre, réutilisable à l’infini, et surtout qu’elle ne soit pas oubliée sur un bord de table de cuisine au matin.

Surtout, oui.

 

Les avantages

  • je ne jette plus mon argent par la fenêtre
    Combien de fois je ne me suis pas retrouvée en pleine ville, avec une soif de chacal et à devoir dépenser 2 euros juste pour boire
  • 0 déchets plastiques
  • elle est en verre
    donc pas de rejet bizarre de substances chimiques sans nom contenues dans du plastoc
  • Totalement transportable, elle ne coule pas au fond du sac
    sur ce point je dois avouer qu’il y a eu quelques ajustements à faire – je n’avais pas vu qu’il y avait un petit rond de silicone à fourrer dans le cul du bouchon. Une fois ce petit détail compris, je n’ai plus eu de problèmes de fuite
  • je l’utilise uniquement pour l’eau
    je ne bois pas de sodas, ça fait déjà quelques années que j’ai arrêté d’en consommer – à part de temps en temps quand il fait chaud, mais ça ne coure pas les rues en Belgique
  • elle me sert de baromètre
    je dois au moins finir deux bouteilles pour arriver à un litre, sachant qu’à côté, je consomme aussi des thés, donc j’arrive toujours à mon quota d’hydratation du jour
  • le goulot est hyper bouche-friendly
  • Ma gourde est livrée avec ses accessoires de nettoyage

 

Les inconvénients

  • elle pèse plus qu’une gourde en plastique, même vide
  • le manchon en silicone est peu pratique
    au moment de la sécher, il faudra bien essuyer tous les rebords. Aussi, c’est une matière qui a tendance à un peu attirer les poussières – better have a clean bag.

 

TOUT LE MONDE devrait avoir une bouteille en verre ou en inox dans son sac, ne serait-ce que pour éviter de gaspiller son argent chaque jour dans un contenant plutôt que dans le contenu (en soi, c’est toujours plus facile de trouver un robinet qu’un gobelet) et surtout pour mettre en place un geste quotidien plus écologique.

Je l’utilise à la maison comme au boulot, où j’oublie souvent ma tasse. Il y en a bien d’autres qui traînent mais va savoir quelles babines les ont frôlées ou si elles ont correctement été lavées depuis 10 ans.

 

J’avais déjà un thermos de chez Contigo que j’aurai pu utiliser pour continuer sur ma lancée du durable et ne pas RACHETER une énième fiole à boisson. Mais je m’en sers plutôt pour le thé, le café, toutes les boissons chaudes ou dans lesquelles je rajouter du lait, du miel; c’est plus logique pour moi.

Je ne pense pas que cela soit NECESSAIRE d’investir dans une gourde, tu trouveras toujours un petit verre à jeter après usage, ou une tasse mal essuyée par un collègue quand tu seras en phase terminale de déshydratation.

Mais avoue que d’en posséder une serait presque faire preuve de bon sens, Ginette.

 

Des bisous les Caribous !
Miu Colors, achetée 20 euros en promo sur Amazon

Caribouland
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3 février 2017

Le kakebo, ou livre de compte pour mieux gérer son budget

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Mon Kakebo 2017, Dominique Loreau / @flammarion

J’ai vraiment voulu commencer cette année sur plein de bonnes notes – et un tas de post-it. Mon agenda est respecté depuis janvier, j’ai les factures archivées et payées en temps et en heure, je ne rate pas un rendez-vous et gribouille tout ce qu’il y a à retenir/améliorer/envisager dans les mois à venir.

J’ai été jusqu’à m’offrir un énorme tableau blanc (la gigantesquitude, presqu’aussi grand que moi) juste pour organiser le planning du blog – c’est dire si j’ai une vraie volonté filofaxienne qui m’habite depuis quelques semaines.

Et bon, oui, aussi le réflexe facile sur internet quand je passe en caisse pour une connerie.

J’avais tellement de motivation à revendre que j’avais recherché un moyen pour éplucher mes revenus, entrées et sorties, voir si cela pouvait m’apporter un autre changement bénéfique, mais il faut croire que certains bouquins sur le sujet ne marchent pas de concert avec ma manière de voir les économies.

 

Fin de l’année passée, j’avais sorti les grands moyens dans l’espoir d’arriver à un mieux monétaire et de pouvoir mettre un peu de mon salaire de côté et investi dans un Kakebo.

A la base, il s’agit d’un petit livre de comptes de la ménagère japonaise dans lequel elle était censée rapporter toutes ses dépenses afin de pouvoir faire face aux imprévus et s’assurer ainsi une vie sereine, sans surprises – tout du moins sur le plan du money money money. Il paraît que c’est aussi une tradition familiale et qu’on fourre ce genre de carnet dans le sac à dos des gosses qui doivent commencer à gérer leur argent de poche, histoire de les mettre sur le droit chemin avant la fin de l’adolescence.

 

Dans l’absolu, il incite à se poser chaque jour et y noter tous les apports et reports d’argent, avec combien d’espèces on a débuté la journée et avec combien on la finit, les prévisions budgétaires du mois/de l’année, mettre des libellés pour chaque dépense (food – soirée entre potes – transports – loisirs) histoire d’évaluer le montant de chaque catégorie.

Le bouquin est divisé en semaines, dans lesquelles on va consciencieusement écrire ce que l’on a eu comme mouvements financiers pendant la journée, pourquoi, le plus en détail possible. On a une rubrique de notes, une autre pour les montants prévus – par exemple « 15 euros pour le bus toutes les deux semaines », et un résumé du total par poste de dépense.

A la fin de chaque mois, on retrouve une double-page réservée aux cartes bancaires, où l’on détaille les chèques/virements émis, les retraits comme les prélèvements, en mentionnant la date et le compte concerné.

Enfin, dans les dernières feuilles, on a un récapitulatif annuel, un général, celui des dépenses énergétiques, des crédits véhicules et immobilier, des assurances, du suivi médical, du poids, des cadeaux reçus et offerts, des repas et réceptions (avec le nombre de convives, le menu), les livres lus et films vus, les projets à venir et leur somme.

 

Chaque soir de janvier, j’ai essayé de tout noter comme une artiste de l’euro, mais j’ai très vite compris que ce genre de système n’était vraiment pas fait pour moi :

  • trop de minutie : à mon sens, il y a un grand écart entre « avoir une idée » de ce qu’on dépense et TOUT noter jusqu’au moindre cent donné à la boulangère. J’ai un mi-temps, donc je devrais plutôt être à cheval sur mes investissements quotidiens, mais les détails poussés à l’extrême m’ont refroidie
  • les relevés bancaires : je dépensais plus par carte que par monnaie, du coup la double-page des comptes en banque me paraissaient ridiculement petite. Aussi, il n’y a pas d’encart pour le total du jour écoulé, les espaces sont trop exigus pour y écrire ce que je veux
  • les envies : un mal pour un bien, mais on réfléchit à deux fois avant de s’offrir une couque au chocolat, juste parce qu’on sait qu’on devra reporter l’évènement dans le récapitulatif quotidien

Il m’a pourtant amené à avoir de nouveaux réflexes, je trouve d’ailleurs que la première partie du bouquin est de bon conseil et qu’elle permet de mettre en place quelques solutions efficaces.

Par exemple, mes dépenses pour la nourriture se font presque exclusivement en cash maintenant : je retire une somme donnée chaque lundi et l’utilise pour mes courses. Avoir de l’argent en main permet de MIEUX se rendre compte de ce qu’on achète (ça paraît con, mais en ne payant que par carte, je dépensais beaucoup plus).

Ensuite, j’ai défini un budget moyen pour la semaine et une liste des domiciliations récurrentes. Je sais donc plus ou moins de quelle somme « libre » je dispose chaque début de mois – quand tu ne l’as jamais fait, tu brûles plus facilement ton salaire dans les 15 premiers jours qui suivent la paie.

 

J’ai un « coussin financier » en devenir, qui permet de faire face aux imprévus : pas besoin de gagner des milles et des cents pour mettre de côté – si tu es limité au niveau du budget, de 1 à 2 euros par jour dans une tirelire permettent de finir l’année avec une enveloppe allant de 350 à 600 euros. Si on peut mettre plus, on économise encore davantage !

L’idée est surtout de comprendre que ce n’est pas parce qu’on a des rentrées d’argent réduites qu’on ne peut pas se permettre d’épargner. Dans le livre, Dominique Loreau évoque qu’un mode de vie économiquement sain se résume à 50% du revenu  investi dans ce qui est basique (loyer, nourriture), 25% dans les loisirs (sorties, vêtements), et 25% dans l’épargne.

Et normalement, en suivant ce genre de répartition, on doit OBLIGATOIREMENT arriver à une meilleure gestion générale de son pécule mensuel.

 

J’aurais vraiment voulu que ça marche entre ce livre de comptes et moi, mais après 15 jours de bataille, j’ai lâché prise. D’abord parce que j’ai déjà fait des économies en appliquant ce que j’ai cité ci-avant, ensuite parce que je dépense maintenant moins en espèces que par carte – et rien que ça, ça m’aide énormément.

Le design des pages m’a donné des idées pour créer mon propre kakebo, moins détaillé, plus libre et surtout plus adapté à mon mode de vie. Le problème de ce genre de bouquin étant qu’on n’a pas tous la même vision du foyer – je gère mon argent, personne n’a de regard sur ce que je branle avec mes euros – ni de ce qu’on gagne.

Et ce carnet donne l’impression d’un rapport trop inégal entre économie et plaisir de vivre.

Il avance également qu’il contribue à « une meilleure entente au sein du couple, (…) la mauvaise foi n’est plus de mise ». La confiance règne, dis-moi… 

 

Apparemment, l’auteur l’a adapté à la sauce Occidentale – nous serions plus enclins à l’usage d’une carte de crédit qu’un japonais moyen – mais je ne retrouve pas mes balises habituelles comme une case épargnes multiples, une case mouvements du compte à vue uniquement, n’ayant pas de carnet de chèque, une carte de crédit rarement utilisée. La seule page viable étant celle des dépenses en espèces.

Bref, j’ai dépensé 14 euros dans un cahier de comptes qui ne me servira à rien dans sa forme actuelle. Allez le feuilleter, voyez si sa vous correspond ou vous parle, j’aurais plutôt tendance à suivre le chemin de Laetitia avec un template basique par jour ou semaine, ou en tout cas une popote maison qui colle à mes finances et comment je joue avec.

Parce que passer trois heures juste pour essayer de dépatouiller chaque ticket de caisse me semble irraisonnable et une vraie perte de temps. Rien qu’en n’achetant pas en double et en définissant des sommes de base par poste, j’ai réussi à économiser une belle petite somme.

Cela me semble plus réaliste qu’un tableau dans lequel je devrais consigner toutes les pièces qu’il me reste dans la sacoche chaque soir.

Je suis pas Picsou, bordel de chnul.

 

Des bisous les Caribous !
Acheté 14 euros à la Fnac

Caribouland
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