3 avril 2015

Quand ma peau a rencontré Karmameju

karmameju 1

Il y a des marques qui valent vraiment le coup d’oeil parce qu’elles mettent en avant l’esprit féminin, le bien-être et le cocooning d’un simple coup d’oeil.

Karmameju fait partie de mes coups de coeur récents, la tornade so fresh qui traîne sur un bord de commode.

 

La folie avait commencé par des packagings des plus attractifs (dans le genre fluo et teintes douces, l’accord parfait), puis le nez fourré dans les pots, j’ai fini par ne plus répondre de moi-même.

Dans le genre, Nominoë m’avait transcendée avec ses parfums de bonne brise bretonne, ici je retrouvais l’esprit d’un plaid, d’un thé et d’une bougie dans des flacons en verre (n’oublions pas mon passé de maladroite godiche) tous plus cute les uns que les autres.

Can’t help myself, après plusieurs mois à danser d’un pied sur l’autre, fallait que je teste.

 

La marque Karmameju (promis tu vas t’habituer au nom)

J’en ai déjà un peu parlé, mais je remets le paquet :

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Mette (c’est le prénom de la fondatrice de cette marque danoise) a créé toute une gamme de linge de bain et de soins qui répondent à la fois à des problèmes récurrents de la vie active – peau en rade – et une envie d’apporter un vrai moment aromatique avec des senteurs qui inspirent la relaxation, le calme et le bien-être.

En gros, de la bonne came pour faire plouf plouf-cream cream.

 

Les produits, s’y retrouver

Très simple, les gammes sont classées par catégorie :

La 01 qui regroupe les produits régénérants, donc plutôt conseillée pour les peaux sèches, qui ont besoin d’un coup de boost, d’un effet anti-âge et émollient. Les senteurs se rapprochent de la rose, des épices, etc.

La 02 qui regroupe les produits apaisants, parfait pour les peaux plus sensibles, les mamans et les bébés, et contiennent des huiles essentielles à moins d’1%

La 03 qui regroupe les produits énergisants, donc plutôt des agrumes, des odeurs toniques

 

Donc à moins d’être un minimal brain disease, tu ne devrais pas avoir trop de mal pour t’y retrouver. Tu suis les chiffres.

 

Les petits trésors

Jusqu’à présent, tous les produits que j’ai pu tester sont vraiment à la hauteur de mes attentes : ils font partie des mes routines détente, de ce que je dégaine quand j’ai un coup de pompe, envie de me chouchouter, de la douche au brossage à sec, je prends mon pied.

Buff Natural Body Brush
REVUE ICI

Luxe Balm 01
REVUE ICI

 

Nova Salt Body Scrub 02
350ml – 40 euros

scrub karmameju

Le seul gommage à grain que je tolérais jusqu’à présent était le Nominoë, parce qu’il avait une phase huileuse et des grains doux, le genre de scrub qui te laisse la peau comme de la soie avant même de sauter hors de la douche.

Ici, on est dans le même genre d’esprit, avec du sel de mer et de l’Himalaya pour le côté « je te ponce l’épiderme mais je le fais en restant chic », de l’huile de tournesol, d’argousier, d’argan et d’amande douce pour nourrir, du beurre de karité et de la cire d’abeille pour protéger la peau, de l’huile essentielle de mandarine rouge (mamma mia, ça rend heureux !), de petit grain bigarade (pour éliminer les tension, le côté relax), de menthe (oh so fresh), et de l’extrait de romarin (pour te déboucher le nez par la même occasion).

Sodium chloride, sodium chloride (himalayan crystal salt), helianthus annuus oil, butyrospernum parkii, prunus amygdalus dulcis oil, cera alba, mel, theobroma cacao, genus hippophae seed oil, argania spinosa oil, ºcitrus reticulata, ºcitrus aurantium spp amara, ºmentha spicata, rosemarinus officinalis (rosemary) leaf extract. ººlimonene, ººlinalool.
/ ºNatural essential oil / ººpotential allergens.

 

J’avais un peu peur de me retrouver avec un énième gommage agressif et sans grand intérêt, je me lance des fleurs quand je passe du dépit à la joie : il est GENIAL. D’abord parce que le pot est énorme, en verre, et que rien que pour la quantité, je voue un culte à la personne qui a décidé de nous vendre plus que les 200ml habituels (qui partent souvent TROP VITE, alors que j’ai un gabarit de moustique à la diète).

 

Ensuite, parce que malgré la TRES grosse dose de grains (y a pas à dire, tu ne dois pas les chercher dans le fond, y en a plus qu’assez), il y a tellement d’huiles et d’ingrédients émollients dans la composition que tu ne les sens pas passer comme du papier de verre.

Au rinçage, tout le sel part et reste la phase huileuse qui te permet un petit massage de derrière les fagots en te séchant.

Quant à l’odeur, rien que la mandarine émoustille les papilles, tu sens le fond de menthe qui rafraîchit l’esprit, et t’enveloppe pendant quelques heures après le wash-wash. Fan je vous dis.

 

Hope Body Oil 01
200ml – 40 euros

body oil karmameju

Ca se saura, moi et les huiles pour le corps, c’est une histoire d’amour faite pour durer. Une romance sûrement liée à mon culte pour le gras, ce qui rime avec baume, protège, adoucit, mime un plaid de peau, les grassouillettes sont mes amies.

J’ai bien vite choisi celle-ci dans les rayons de Kroonen & Brown, parce que ma couleur préférée sur l’étiquette, parce que NON MAIS T’AS SENTI LE PARFUM – ylang-ylang, rose et bois de santal – une texture qui s’étalait comme un charme sur les mains, m’en faut pas plus pour craquer.

Dedans il y a de l’huile de pépins de raisin (connue pour son toucher sec), d’amande douce (favori des peaux sèches), de sésame (riche en antioxydants, tu vas rajeunir de la couenne). Puis on passe aux huiles essentielles d’ylang ylang (euphorisante, très bon pour les nerfs quand t’as passé une journée à courir à gauche et à droite), de l’absolu de rose (pour le côté Pocahontas qui va cueillir des fleurs), du benjoin (pour le réconfort), de la mandarine (raaah oui, ENCORE !), du jasmin (mona va péter une durite), du vetiver (pour la note fraîche et vivifiante, et le boost de tonicité), du santal (pour l’odeur mais aussi le soin des peaux ridées, qui tirent la gueule), du patchouli (ami des jambes lourdes), du gingembre (hopla encore un aphrodisiaque), et de l’extrait de romarin.

Vitis vinifera oil, prunus amygdalus dulcis oil, sesamum indicum oil, ºcananga odorata, ºrosa centifolia, styrax benzoin, ºcitrus reticulata, ºjasminum grandiflorum, ºvetiveria zizanoides, ºsantalum album, ºpogostemon cablin, ºzingiber officinalis, rosmarinus officinalis leaf extract, ººlinalool, ººbenzyl benzoate, ººbenzyl salicylate, ººfarnesol, ººgeraniol, ººlimonene, ººcitral. / ºNatural pure essential oils, ººpotential allergens, ºººcertified organic ingredients.

 

Elle me fait un peu penser à la Lazy Cow de Cowshed, avec un côté plus doux et piquant à la fois. Comme dit plus haut, elle ne met pas des plombes à être bue par la peau et le flacon pompe m’oblige à la révérence.

En deux mois de temps, je suis quand même arrivée à siphonner la moitié du produit, la faute à ma manie de me raser avec de l’huile végétale sous la douche pour éviter les coupures et les irritations. Une mini-pompe sur jambe mouillée (ou n’importe quel endroit que je veux débarrasser de sa fourrure) et j’en oublie les lames du rasoir.

De loin, ça reste une très belle synergie, de près ça me repose quand j’ai passé mon temps à courir après les clients ou me suis mise en tête que 10 000 pas par jour est mon but journalier. Une vraie bonne grassouillette pour les adeptes des pieds en l’air en soirée (le retour veineux, tout ça), faut juste que je m’habitue à boire le thé la tête en bas.

 

Solace Face Moisturiser 02
49 euros – 50 ml

solace karmameju

Quand je l’avais commandée, je m’étais uniquement basée sur la liste d’ingrédients sur le papier – bien la première fois qu’une « dzin » pareille me prend, je suis généralement très exigeante en soin du visage, quitte à tester et re-tester le produit en magasin sans lâcher les baskets de la vendeuse.

A vouloir un échantillon, une goutte, de quoi ne pas sauter trop vite du plongeoir et découvrir une piscine vide, bonjour le plat.

Non, ici, je me suis prise pour Patrick, total coup de poker sans bluff et j’ai eu de la chance qu’elle me convienne.

 

Si je l’ai tant voulue, donc, c’est pour ses ingrédients qui inspirent le calme ultime d’une peau à la dérive : de la camomille (la touche « recette de grand-mère », apaise les peaux les plus réactives), de la glycérine (hydrate), pour la phase la plus importante, suivi d’un émulsifiant et un tensioactif.

Puis, de l’églantier (puissant cicatrisant), de l’huile de noyau d’abricot et de l’huile de coco estérifiée (émollient), de l’huile de baobab (soin des peaux sèches), du beurre de Mafura (anti-inflammatoire et réparateur), de l’huile de camelia ( nourrissante et protectrice), de l’alcool (à ce stade tu risques rien, conservateur), de l’hydrolat de camomille, de l’huile de son de riz (pour lutter contre l’excès de radicaux libres), de la protéine de riz (hydrate), extrait d’épicéa (lutte contre les signes visibles du stress), de l’acide hyaluronique et de l’aloe vera (allez hop, on repulpe tout ça), de l’avoine (lutte contre les rougeurs, parfaite pour les peaux sensibles), du maca (pour stimuler la synthèse de collagène), de la vitamine E (on dit jamais non, sûrement là pour conserver encore un peu mieux les ingrédients), de l’encens oliban (régénérant cellulaire), du néroli (couteau-suisse contre les rougeurs, la fatigue, le teint terne), de la lavande (relax jusqu’au bout), encore un peu d’huile essentielle de camomille, du benjoin (pour le réconfort, Médor), de la carotte (éclat du teint), du tilleul (tranquillisant), du santal (encore un revitalisant) et ENFIN de la mandarine rouge (mraaah).

Aqua/water, °°°chamomilla recutita flower/leaf/stem water, glycerin, cetearyl alcohol, polyglyceryl-3 dicitrate/stearate, rosa canina fruit oil, prunus armeniaca kernel oil, coco caprylate, glyceryl stearate se, adansonia digitata seed oil, trichilia emetica seed butter, °°°camellia japonica seed oil, avena sativa oil, °°°alcohol, °°°anthemis nobilis flower water, oryza sativa  starch, oryza sativa bran oil, hydrolyzed rice protein, xanthan gum, abies picea extract, potassium sorbate, hydrolyzed hyaluronic acid, aloe barbadensis leaf extract, lactobacillus ferment, avena sativa extract, lepidium meyenii root extract, vitamin e, °boswellia carteri gum oil, °citrus aurantium flower oil, °lavandula angustifolia flower oil, °anthemis nobilis  flower oil, styrax tonkinensis resin, °daucus carota seed oil, °tilia vulgaris flower oil,°santalum album (sandalwood) wood oil, °citrus reticulata (mandarin red) peel oil. °°limonene, °°linalool, °°geranol, °°benzyl benzoate, °°benzyl alcohol, °°farnesol. / °Natural pure essential oils, °°potential allergens, °°°certified organic.

 

On se croirait dans une recette de bouillabaisse, vu la liste à rallonge, mais pour une fois je ne vais pas me plaindre : tous les ingrédients sont naturels, dirigés vers un but bien précis : une peau qui sourit plutôt qu’elle ne fiche la trouille.

Au premier usage, j’ai été enveloppée par la plus parfaite des odeurs, plutôt inattendu dans une crème pour peau réactive (qu’on préfère sans fioritures) : je connais enfin le parfum du cocooning – pourtant il n’y a pas de fragrance de synthèse dans la composition, TU VOIS QUE CA EXISTE du naturel qui sent le bonheur.

 

Chaque soir est devenu une délivrance, plus on avançait dans le mois de février et mars, plus ma peau reprenait des forces. Je n’ai pas une seule fois souffert du froid, des giboulées, du vent, j’avais toujours mon petit tube blanc pour m’attendre sagement chez moi et me chouchouter comme une reine.

Certains soirs, je couple cette crème au midnight recovery concentrate histoire d’avoir LE MAX de rendu « bajoue tendue comme une framboise », et le matin je me réveille sans aucun soucis de plaque sèche ou de bidule impossible à maquiller tellement ça part en vrille.

 

Je trouve aussi intelligent que la formule ne soit pas REMPLIE d’huiles essentielles, la plupart des marques « organic » en mettent une pleine truelle dans les soins du minois alors que souvent, c’est plus pour remplir le tube qu’autre chose.

Aussi, avant de t’entendre hurler au scandale par rapport au prix, il y a 50ml dans le flacon, donc ça revient à 30 euros les 30ml, un prix moyen dans n’importe quelle parfumerie. Je ne l’utilise que le soir, bien qu’ayant tenté l’application bi-quotidienne, je lui trouve un côté doudou à réserver pour la routine du dodo.

 

Ni trop épaisse, ni trop fluide, c’est une vraie crème sous les doigts MAIS à impérativement chauffer au préalable (d’où un premier essai un peu chaotique) pour bien pouvoir l’étaler, se masser et détendre l’épiderme.

Une fois que ma couenne est aux anges, je mets mes mains en cloche devant mon visage et inspire lentement le parfum comme on clôt un chapitre avec un feu d’artifices.

Un petit bonheur cosmétique.

 

Je pourrais vous en parler en long et en large de Karmamachin, mais je suis déjà occupée à écrire dans les marges.

En résumé, je vous recommande cette marque à 1000%, parce qu’elle m’apporte autant un plaisir visuel que sensoriel, que ces produits sont bien pensés, qu’ils font spa sans le côté « hipster qui va prendre soin de ses cuticules, Gudule ».

Puis, vu la qualité de ce que j’ai déjà testé, je trouve les prix ni trop élevés ni sous-estimés, me faudra juste du temps avant de tout rafler dans les rayons.

Mais j’en ai fait un but personnel. Karmamonameju.

 

Des bisous les Caribous !

A trouver ou commander chez Kroonen & Brown à Bruxelles (j’ai reçu le luxe balm et le scrub, merci !)
Ou encore sur le site de la marque, les frais de port reviennent à 6,5 euros pour l’Europe.

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Caribouland
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2 réponses à “Quand ma peau a rencontré Karmameju

  1. Léo

    C’est une marque qui me fait envie, mais qui est bien au dessus de mes moyens… La crème pour le visage a l’air top pourtant ! Les produits pour le corps par contre, ça me gène d’investir beaucoup : depuis que j’ai trouvé ma crème pour le corps et mon savon, je n’ai pas changé d’un iota, et le gommage, c’est quand j’y pense, au gant de kessa (c’est-à-dire… Une fois toutes les 3 semaines ? Hum hum). Une vraie flemmarde 😉
    Néanmoins, le gommage que tu nous présentes ici me donne envie de retourner à un gommage en pot au sel : c’est un rituel qui se prête bien au retour es beaux jours dans ma tête \o/. Va falloir que je trouve une version plus abordable que celui-ci, surtout que je suis dans le rouge en ce moment…

    Dans un autre style, tu as vu les nouveaux masques que Caudalie a sorti ? Le detox et le peeling me font trèèèès envie… J’ai testé une petite version du peeling de madara et il me piquait piquait piquait :'(. Ca allait mieux aux utilisations suivantes, mais je supportais beaucoup mieux le peeling glycolique de REN. Je n’ai pas non plus vu de coup d’éclat flagrant… Je suis un peu déçue 🙁

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    1. Mona Auteur

      Faut savoir que c’est un peu le même genre que kiehl’s, les produits durent longtemps. Ca fait mal sur le moment, mais tu en as pour ton argent ^^ Mais je comprends que ce soit un frein.
      En plus abordable, à ta place je le ferai maison !

      OUI j’ai vu les nouveaux masques, mais pas encore eu d’infos à ce sujet, j’attends 😀
      Tant pis pour le madara, mais il a surtout de l’acide lactique dedans, dommage que tu l’ai pas toléré, ça peut arriver 🙂

      Répondre

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